10 JUILLET 1993/10 JUILLET 2015: DATES DU CHANGEMENT

« Au risque d’embraser le pays, il réprime l’opposition et impose un calendrier électoral, les yeux rivés sur un seul objectif: obtenir un troisième mandat le 15 juillet. Jusqu’où ira Nkurunziza? »,  telle est l’observation du journaliste Olivier Caslin que nous lisons dans l’hebdomadaire Jeune Afrique de cette semaine. L’objectif de Nkurunziza qui veut régner sur une terre brûlée, sur un pays réduit en cendres trahit un dérèglement total de sa pensée. Cette soif du pouvoir démesurée démontre que Nkurunziza n’a jamais eu l’étoffe d’un homme d’Etat, un homme qui a les facultés de réfléchir aux intérêts vitaux d’une nation avant ceux d’un groupuscule de généraux aventuriers. Hier, on disait à voix basse que la santé mentale de Nkurunziza est défaillante; aujourd’hui il n’y a pas l’ombre d’un doute Nkurunziza n’a pas les facultés de présider à la tête d’une nation.

Dès lors il devient facile de comprendre pourquoi il est sourd aux  multiple voix qui ne cessent de lui demander de lâcher le mandat de trop, un mandat qui sème la mort et la désolation au Burundi. Autiste, sourd, aveugle et muet, Nkurunziza reste impassible, insensible à la tragédie qu’il impose au pays. Jusqu’où ira t-il? Il chemine tout droit mais sûrement vers une catastrophe. Le sang des innocents qu’il ne cesse de verser crie vengeance au ciel comme dirait Monseigneur Evariste Ngoyagoye. La mission initiale de la lutte du CNDD-FDD de défendre  la démocratie qu’il a remplacé par la destruction de la démocratie lui coûtera cher. Une malédiction foudroyante risque de le surprendre! Les martyrs de la démocratie ne doivent pas être contents!

Je ne suis pas superstitieux, mais analysez avec moi le sens de ces deux dates: le 29 juin et le 10 juillet. Souvenez-vous du  29 juin 1993, c’est le jour où le parti de Ndadaye Melchior, héros de la démocratie, remportait haut la main les élections législatives. Le 29 juin 2015, soit 22 ans jour pour jour, après la victoire de la démocratie, Nkurunziza s’amuse à organiser en solo un scrutin pour un seul parti politique. Une mascarade électorale. Et le 10 juillet 1993, le premier président de la république du Burundi, démocratiquement élu, son Excellence Melchior Ndadaye était investi au Palais des Congrès de Kigobe. 22 ans après, jour pour jour, le 10 juillet 2015, une attaque foudroyante d’un groupe de résistants armés jusqu’au dents déclare la guerre au festoyeur de la démocratie, Pierre Nkurunziza.

En tout état de cause, les deux dates  qui nous reviennent en 2015, soit 22 ans après, est un rappel à l’ordre. Un signe d’espoir! Et si Nkurunziza ne change pas son fusil d’épaule, il risque d’être frappé par le courroux des hommes et des femmes disparus à cause de cette démocratie. Trop de sang des innocents a coulé. Le Burundi a perdu  des  centaines de milliers de ses fils et filles, hutu et tutsi; Nkurunziza devrait cesser de s’amuser à rééditer cette tragédie. Le ciel veille et châtie! La coïncidence de ces deux dates historiques est une lueur d’espoir que le changement est imminent.

 

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

1 réponse

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *