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Lettre de Pancrace CIMPAYE au Saint Père traduite en langue italienne

Oggetto: Per la memoria delle suore Olga Raschietti,
Lucia Pulici e Bernadette Boggia,  si degni Santo Padre di intercedere
per il rilascio del giornalista burundese Bob Rugurika.

Santo Padre,

il 7 settembre 2014 alle ore 16, le suore italiane Olga Rachietti e Lucia Pulici della Parrocchia Guido Maria Conforti di Kamenge nell’arcidiocesi di Bujumbura nella Repubblica del Burundi, sono state vilmente uccise come fossero animali. Alle 2 del mattino, l’8 settembre 2014, una terza suora italiana, Bernadette Boggia, è stata ugualmente sgozzata sotto l’occhio “vigile” e complice della polizia burundese che sorvegliava sulla sicurezza dei luoghi interessati dal primo atto spregevole.
Il governo del Burundi, per voce del Primo Vice-presidente e del portavoce del governo ha versato lacrime di coccodrillo e, successivamente, è stato indicato, coscientemente, un falso colpevole, per di più mentalmente squilibrato. E’ così che Radio Publique Africaine, la radio più ascoltata del Burundi, guidata dal giornalista Bob Rugurika, ha avviato delle indagini per evidenziare la nuda verità e il vero volto degli assassini e dei mandanti di questo atto odioso.
A seguito di tali indagini, si è assodato che l’attuale capo dei Servizi Segreti del Burundi, il tenente generale Adolphe Nshimirimana, braccio destro del Presidente della Repubblica Pierre Nkurunziza, è il mandante della decapitazione delle tre suore italiane.

Da alcuni giorni, la Radio Publique Africaine diffonde la sequenza degli eventi di questo atto barbarico.  La stragrande maggioranza del popolo burundese, stravolto da questo atto spregevole che propone un’immagine orribile del Burundi, saluta calorosamente queste rivelazioni che indicano i nomi degli assassini di queste tre suore.
Tuttavia, i carnefici smascherati sono agitati e furiosi.  E’ così che viene ordinato, Martedì 20 Gennaio 2015, l’arresto arbitrario del direttore di Radio Publique Africaine, signor Bob Rugurika.
Santo Padre,

con la presente, ho l’onore di rivolgermi a Sua Santità al fine di implorarLa di intercedere presso il governo burundese affinché il giornalista Bob Rugurika, direttore di Radio Publique Africaine venga rilasciato senza condizioni e che i veri assassini delle tre suore, Olga Raschietti, Lucia Pulici e Bernadette Boggia vengano tradotti a giustizia.
Attraverso Sua Santità, io interpello il Parlamento Italiano affinché, anch’Esso, si occupi della decapitazione delle tre cittadine italiane. L’impunità di questo crimine odioso permette agli stessi carnefici di perpetrare i loro crimini, soprattutto in questo momento in cui il Burundi sta affrontando una escalation elettorale di tutti i pericoli. Per la memoria delle nostre sorelle scomparse e per la protezione dei sopravvissuti burundesi, invocate la liberazione di Bob Rugurika e la punizione di questo crimine degno di un’altra epoca.
Per finire, chiederei a Sua Santità di continuare a pregare per il Burundi che nella prima metà di quest’anno affronta un periodo di turbolenza elettorale, e chiedo la paterna benedizione.
Sua Santità sia assicurata del mio più profondo rispetto.
Il suo devoto e umile servitore,
Pancrace Cimpaye,
Cristiano dell’Unità pastorale di Charleroi
Chiesa di S. Antonio
Diocesi di Tournai

CITATION DU 29 JANVIER 2015

 » Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier » Martin Luther King

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Communiqué de l’Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie

L’Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie, I.P.D.D en sigle,  salue la résistance du peuple de la République Démocratique du Congo  dans sa lutte contre la modification de la loi él ctor l  qui conditionn it l  r c ns m nt du corps él ctor l   l’org nis tion d  l’él ction présidentielle de 2016. L’I.P.D.D salue également la détermination du peuple de la république démocratique du Congo pour le respect de la constitution en vigueur dans le Pays. L’I.P.D.D souti nt tout proc ssus p cifiqu   t cons nsu l d ns l  règl m nt d s conflits  n république démocratique du Congo. L’I.P.D.D cond mn  f rm m nt  l s p rt s  n vi s hum in s  t l  clim t d’insécurité c r ctérisé survenus au cours de journées de 19,20 et 21 janvier 2015 lors des manifestations pacifiques et popul ir s sur l’ ns mbl  du t rritoir  d  l  RDC exigeant le retrait de la disposition de la loi él ctor l  li nt l’él ction présid nti ll   u r c ns m nt  du corps él ctor l. L’I.P.D.D cond mn  l s brut lités d s forc s d  l’ordr  sur l s m nif st nts  t  xig  qu  l s  ut urs de ces forfaits soient traduits devant les tribunaux. L’I.P.D.D   n  pp ll    l  commun uté int rn tion l  d ns son rôl  d  s uv g rd  d s v l urs démocr tiqu s  t l  r sp ct d s droits d  l’homm  pour qu  l  proc ssus él ctor l  n RDC s  déroule dans la paix, la démocratie,  la transparence et la liberté.  Fait à Paris, le 26/01/2015.  Pour l’I.P.D.D, Le comité de suivi ; Freddy KITA Joseph OUABARI

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Communiqué de presse de l’Union Européenne

Les Chefs de missions de l’Union européenne au Burundi et les Représentants du Gouvernement du Burundi ont tenu le 23 janvier 2015 une réunion du dialogue politique en conformité avec l’article 8 de l’Accord de Cotonou.

Après celle tenue les 17 octobre et 9 décembre derniers, cette réunion s’inscrit dans le cadre de l’intensification du dialogue politique entre les deux parties. Elle a permis des échanges approfondis sur la préparation des élections de 2015, la situation sécuritaire et plusieurs affaires judiciaires en cours.

Concernant les élections, les Chefs de missions de l’Union européenne ont insisté sur la nécessité de poursuivre dans la voie de l’ouverture et du dialogue avec l’ensemble des parties prenantes au processus électoral, en particulier telle qu’elle a été initiée lors de la réunion d’évaluation de l’enrôlement du 22 décembre. Ils ont appelé chacune des parties prenantes à faire preuve de leur sens des responsabilités, en particulier dans la perspective de la tenue de l’atelier d’évaluation de l’enrôlement et de la mise en œuvre des mesures correctives qui seront adoptées. Ils ont rappelé l’importance du respect du calendrier constitutionnel pour la tenue des différents scrutins.

Concernant la situation sécuritaire, les Chefs de missions de l’Union européenne ont à nouveau exprimé leur préoccupation à propos des évènements violents qui se sont produits dans les provinces de Cibitoke et de Ruyigi, et sur leur impact sur la stabilité du pays en cette période pré-électorale ; ils ont réitéré leur souhait de voir les enquêtes, non seulement sur les commanditaires mais aussi sur le comportement des forces de sécurité, être menées à leur terme dans la plus grande transparence et le respect des règles de l’Etat de droit.

Concernant les affaires judiciaires, les Chefs de missions de l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation devant, d’une part, les atteintes aux droits des personnes prévenues ou condamnées ainsi qu’aux droits de la défense dans plusieurs affaires, en particulier celles des militants du parti MSD, et, d’autre part, l’impact politique de certaines condamnations dont celle de M. Frédéric Bamvuginyumvira. A propos de l’arrestation et incarcération du Directeur de la radio RPA, ils demandent que l’affaire soit traitée dans le strict respect de la légalité, en particulier de la loi sur la presse et des principes constitutionnels de liberté d’expression et d’opinion. Ils appellent les autorités, conformément aux nombreux appels, nationaux et internationaux en ce sens, à remettre en liberté le Directeur de la radio RPA. Ils ont également exprimé leur préoccupation sur l’impact politique de cette affaire à quelques mois des élections.

Le Gouvernement du Burundi a fait part, dans le cadre du dialogue et de la concertation engagés sur l’enrôlement des électeurs, de la réunion tenue le 22 janvier 2015 entre la CENI et les parties prenantes dans l’objectif de dégager une vision commune sur la préparation de l’Atelier d’évaluation de l’enrôlement électoral et sur la participation inclusive à cet Atelier. Il a ainsi été décidé que l’Atelier se tiendra aux dates du 28 et 29 janvier 2015.

Le Gouvernement du Burundi a rassuré que, pour sa part, il est bien disposé à tout mettre en œuvre pour que les conclusions issues de cet Atelier soient traduites en actes concrets. Il a affirmé que les premières élections auront lieu en mai 2015 tel que prévu.

Au sujet des événements de Cibitoke, le Gouvernement du Burundi a indiqué que la situation sécuritaire est complètement assainie dans cette partie du pays. Le chef du groupe qui a mené l’attaque est aujourd’hui connu et les combattants identifiés ainsi que leurs provinces d’origine. Les investigations se poursuivent au niveau judiciaire dans la transparence et les résultats seront dûment communiqués au public. Quoique graves, ces événements ne peuvent causer aucune inquiétude sur le processus électoral. Le Gouvernement du Burundi a demandé aux Chefs de missions de l’Union Européenne d’être proactifs dans cet exercice d’identification des commanditaires de ces événements.

Le Gouvernement du Burundi a rappelé ses engagements internationaux en matière de défense et de protection des droits humains, notamment le droit à une justice équitable, le droit de recours devant les juridictions supérieures, le droit des détenus à un traitement humain, le droit de la défense. Ces droits sont par ailleurs consignés dans la Loi fondamentale de la République du Burundi et tous les citoyens sont tenus de s’y conformer. Les cas de justice ci-haut évoqués par la partie européenne sont de ce fait traités conformément à la loi.

Le Gouvernement du Burundi a demandé aux Chefs de missions de l’Union Européenne d’aider à la professionnalisation de la presse burundaise. Il a exprimé son souhait que le Directeur de la RPA accepte de collaborer avec la police afin que le criminel des trois sœurs religieuses soit appréhendé.

Les deux parties ont enfin convenu de poursuivre leurs échanges sur toutes les questions abordées, dans la perspective de recherche de solutions propres à garantir un environnement serein à l’approche des échéances électorales, et de tenir une nouvelle réunion de dialogue dans un mois.

Ont participé :

Pour le Gouvernement du Burundi :

– S.E. le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale

– S.E. le Ministre de l’Intérieur

– Monsieur le Président de la CENI

– Monsieur le Conseiller principal à la Présidence chargé de la communication

– Monsieur le Conseiller à la 1ère Vice-présidence

 

Pour l’Union européenne:

– S.E.M. l’Ambassadeur de l’Union européenne

– S.E.M. l’Ambassadeur d’Allemagne

-S.E.M. l’Ambassadeur de Belgique

– S.E.M. l’Ambassadeur de France

– S.E.M. l’Ambassadeur du Royaume Uni, en résidence à Kigali

– Monsieur le Chargé d’Affaires des Pays-Bas

 

 

Le 27 janvier 2015

CITATION DU 28 JANVIER 2015

 » Aucun pays ne s’est jamais élevé sans être purifié au feu de la souffrance » Gandhi

Assassinat des trois religieuses italiennes: l’identité des assassins confirmée…

Contrairement à une conclusion, pour le moins étrange ,d’un médium pourtant respectable que je n’ose pas nommé qui déclarait : « Tout ceci rend caduque la version soutenue par la RPA et qui met en cause l’ancien patron des services secrets burundais », les agissements de certains présumés acteurs de l’acte ignoble comme Monsieur Guillaume Harushimana et le Lieutenant général Adolphe Nshimirimana confirment plutôt l’implication des services secrets burundais. Ce crime est bel bien un crime d’Etat, cher confrère! Les faits suivants confirment sans ambages l’identité des présumés criminels:

1. Le faux coupable désigné par la police et le ministère public est un détraqué mental. Comment un détraqué mental a pu tromper la surveillance du cordon de policiers qui entouraient les lieux? Seul le Club des Bagumyamabondo ( terme que j’emprunte à l’Honorable Richard Nimbesha pour désigner la petite bourgeoisie qui tiens en otage le Burundi)  pouvait exfiltrer les véritables assassins.

1. Dès l’annonce de l’identité des présumés acteurs clés, un plan d’assassiner Bob Rugurika ,en passant par un prisonnier de Mpimba,est mis en place. Qui peut prendre une telle initiative si ce n’est le Club des Bagumyamabondo nantis du droit de vie et de mort? Logiquement ,ce nest pas la famille du détraqué mental qui a organisé cet assassinat.

2. Guillaume Harushimana saisit le Conseil National de la Communication, mais il n’a jamais mentionné dans sa plaidoirie qu’au moment des faits il était au Rwanda.

3. Guillaume Harushimana qui démontre, visa de sortie et d’entrée dans son passport à l’appuie ,que lors de l’assassinat des trois soeurs il était au Rwanda. Malheureusement ce jour-là il ne montrera pas les mêmes visa de sortie et d’entrée au Rwanda. Et dans la fraîcheur du montage à la Radio Télévision Nationale du Burundi(RTNB), la police des frontières niera la paternité des visa. Qui peut ouvrir les portes de la RTNB, médium public à un simple Guillaume Harushimana si ce n’est le même Club susmentionné.

4. La police des frontières qui avait contredit  la version de Guillaume Harushimana s’est fait taper sur les doigts et a été sommé de confirmer la version du présumé assassin. Et l’homme qui a appelé à la PAFE s’appelle Adolphe Nshimirimana en personne. C’est le même Lieutenant général qui a demandé  que la justice et la police sortent une déclaration qui soutien l’absence de Monsieur Harushimana Guillaume au pays du 6 au 8 septembre 2014. Pourquoi cet officier général vole t-il au secours de ce « simple » citoyen Harushimana s’il n’est pas lié à ce crime odieux?

5. La marche manifestation, avec un cercueil vide , du même Harushimana Guillaume devant la RPA. Il est apparu que cette manifestation qui était protégée par la police n’avait pas reçu une autorisation de la Mairie de Bujumbura. Qui peut organiser une telle marche manifestation sans l’aval du Club des Bagumyamabondo?

En tout état de cause ce n’est pas » la RPA qui est dans la tourmante », mais plutôt les présumés assassins des soeurs Olga Raschietti, Lucia Pulici et Bernadette Boggia. En effet le sang de ces innocentes qui crie vengeance au ciel, frappe  telle une tempête violente, le camp d’Adolphe Nshimirimana et de Guillaume Harushimana. D’où moult explications et montages. Mais tout ce cirque ne fait que confirmer l’adage français qui statue que :  » Qui s’explique s’accuse »! Accusés, libérez l’innocent Bob Rugurika et rendez-vous!

Pancrace CIMPAYE

CITATION DU 24 JANVIER 2015

 » A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent » Gandhi

Citation pour Patrick Nkurunziza Détenu arbitrairement à Cibitoke

 » Ils nous mettront en prison et nous feront payer des amendes, ils saisiront nos biens mais ce qu’ils ne réussiront pas à prendre par la force, c’est notre dignité » Mahatma Ghandhi

La libération de Bob Rugurika doit être une priorité de l’Eglise Catholique.

«  Il y a des péchés qui crient vengeance au ciel« . Telle est  la phrase que l’archevêque de Bujumbura, Monseigneur Ngoyagoye Evariste a prononcé quand il revenait sur l’ignoble assassinat des soeurs Raschietti, Pulici et Boggia. Ce jour -là les chrétiens ont senti que  l’archevêque de Bujumbura était ulcéré par cette décapitation macabre et exigeait réparation. Effectivement  le sang de ces innocentes soeurs catholiques crient vengeance au ciel. Et la première vengeance légitime  était de démasquer les  bourreaux qui avaient commis l’irréparable afin de les traduire par  la suite en justice. Voilà la noble mission que le chrétien Bob Rugurika a accompli avec brio.

Depuis le 20 janvier Bob Rugurika est incarcéré dans des conditions inhumaines par les bourreaux des trois soeurs. Dès lors l’Eglise catholique du Burundi qui est au courant dans les moindres détails des investigations menées par la Radio Publique Africaine doit s’investir corps et âme afin que le Directeur de cette radio soit libéré. Dans un pays comme le Burundi où plus de 90% de la population sont catholiques, le clergé burundais a l’obligation d’ intervenir. L’assassinat de ses trois soeurs italiennes et l’emprisonnement du fidèle Bob Rugurika doivent alerter la conscience du leadership de l’Eglise catholique. Le silence coupable n’est pas permis dans cette affaire. Il y va de la crédibilité de notre Eglise. Face à ce dossier noir la  voix de la conférence des évêques du Burundi doit être unique:  » Libérer Bob Rugurika et châtier les véritables assassins de Raschietti, Pulici et Boggia« .

Quant au Président de la République Pierre Nkurunziza fidèle allié du Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, il doit comprendre qu’on ne badine pas avec l’Eglise Catholique! Cette confession religieuse a une force  redoutable! Pour vous en convaincre, allez consulter l’ancien Président Jean Baptiste Bagaza. Il en sait quelque chose. C’est dire que cette fois-ci  le protégé du Chef de l’Etat burundais a assassiné les femmes qu’il ne fallait pas. L’assassinat des trois soeurs par les services secrets du président Nkurunziza risque de lui coûter cher. En effet tuer ces trois missionnaires de l’Eglise catholiques était une bévue de trop que l’Eglise catholique qui crie vengeance au ciel ne laissera pas passer comme une lettre à la poste. Désormais le combat pour la vengeance de RASCHIETTI, PULICI et BOGGIA qui passe par la réhabilitation de Bob Rugurika doit être la priorité de l’Eglise Catholique.

« MA PENSEE VA AUSSI A PARTICK NKURUNZIZA DETENU ARBITRAIREMENT A CIBITOKE »

Pancrace CIMPAYE

 

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Lettre à Sa Sainteté, Pape François pour qu`il plaide en faveur de la libération de Bob Rugurika

Objet : Pour la mémoire des sœurs Olga Raschietti,

            Lucia Pulici et Bernadette Boggia, intercédez

            pour la libération du Journaliste Bob Rugurika.

Très Saint Père,

Le 7 septembre 2014 à 16 heures, les sœurs italiennes Olga Rachietti et Lucia Pulici de la paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge dans l’archidiocèse de Bujumbura en République du Burundi, ont été lâchement égorgées comme du bétail. A 2 heures du matin, le 8 septembre 2014, une troisième sœur italienne, Bernadette Boggia,  a  elle aussi été égorgée sous l’œil vigilant  et complice de la police burundaise qui sécurisait les lieux depuis le premier acte ignoble.

Le gouvernement du Burundi, par la voix de son porte parole a versé des larmes de crocodile et a par la suite désigné sciemment un faux coupable, de surcroît détraqué mental. C’est ainsi que la Radio Publique Africaine, la radio la plus écoutée au Burundi, dirigée par le journaliste Bob Rugurika, a entamé des investigations pour mettre à nu la triste vérité et le véritable visage des assassins et commanditaires de cet acte odieux.

Au terme de ces investigations, il est apparu que le patron des services secrets burundais de l’époque, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, bras droit du Président de la République Pierre Nkurunziza, est au cœur de cette décapitation des trois sœurs italiennes. Depuis quelques jours, la Radio Publique Africaine publie le film des événements de cet acte barbare. La grande majorité du peuple burundais meurtri par cet acte ignoble qui renvoie une image hideuse du Burundi salut chaleureusement ces révélation qui donnent  les noms des bourreaux de ces trois sœurs.

En revanche les bourreaux démasqués sont confondus et furieux. C’est ainsi qu’ils viennent d’ordonner ce mardi 21 janvier 2014, l’arrestation arbitraire du Directeur de cette Radio Publique Africaine, Monsieur Bob Rugurika.

Très Saint Père,

Par la présente, j’ai l’honneur de m’adresser à votre Sainteté afin de vous implorer d’intercéder au près du Gouvernement burundais pour que le journaliste Bob Rugurika, directeur de la Radio Publique Africaine soit relâché sans condition et que les véritables assassins des trois sœurs Olga Raschietti, Lucia Pulici et Bernadette Boggia soient traduits en  justice.

A travers votre Sainteté, j’interpelle le Gouvernement Italien afin que lui aussi se penche sur la décapitation de ces ses trois citoyennes. L’impunité de ce crime odieux autorise les mêmes bourreaux à récidiver surtout en ce moment où le Burundi fait face à une fièvre électorale de tous les dangers. Pour la mémoire de nos sœurs disparues et pour la protection des survivants burundais, plaidez pour la libération de Bob Rugurika et pour la répression de ce crime d’ un autre âge.

CITATION DU 21 JANVIER 2015

« L’opinion est si bien la reine du monde que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort » Voltaire

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Le Lieutenant général Adolphe Nshimirimana emprisonne Bob Rugurika .

Ce mardi 20 Janvier 2015, le Directeur de la Radio la plus écoutée au Burundi, la RPA a été écroué à la prison centrale de Mpimba. Bob Rugurika est emprisonné pour avoir osé mener des investigations sur l’identité des véritables assassins des trois soeurs italiennes de la paroisse Guido Maria Comforti de Kamenge. Au terme des investigations de cette radio, le commanditaire de cet acte ignoble est l’ancien patron des services de renseignement burundais, le Lieutenant général Adolphe Nshimirimana. Avant que Bob Rugurika soit transféré à la prison, ce général est venu  le narguer dans les bureaux du magistrat qui l’interrogeait. Par ce passage il a prouvé que la justice est toujours sous ses ordres.

L’emprisonnement de ce journaliste en ce moment précis d’une fièvre électorale, vient prouver aux sceptiques que le club du président Nkurunziza est résolu à fermer tout l’espace politique. L’arbitraire est érigé en instrument de répression contre tout homme qui menacerait la reconduction du statu quo au sommet de l’Etat cette année. L’autre leçon à tirer de cette arrestation, et surtout de ce passage d’Adolphe Nshimirimana au parquet, est que contrairement à ce qu’on avait cru, le trio de Bunyoni, Adolphe et Nkurunziza reste aux commandes de l’Etat. Enfin à la lecture des charges retenues contre le Directeur de la RPA, on comprend que la rébellion anonyme de Cibitoke est un instrument bien pensé par le même cercle dans le but de reprendre du service et se débarrasser de tous les hommes de l’opposition , de la société civile et de la presse qui menaceraient les intérêts du Club de Nkurunziza. Dès lors il est aisé de comprendre pourquoi l’un des prisonniers de la pseudo rébellion de Cibitoke, refusant de parler, il a exigé de rencontrer préalablement le général Adolphe Nshimirimana ou le Commissaire Alain Guillaume Bunyoni. Ceci explique cela!

Beaucoup de gens avaient parié ce matin que cette dictature de Bujumbura ne pouvait pas oser emprisonner Bob  Rugurika. Nombreux sont ceux qui avaient donné leur tête à couper que Bujumbura ne pouvait pas franchir le rubicon! Eh bien, la ligne rouge a été franchie! Ma question s’adresse alors aux partenaires du Burundi comme l’Union Européenne qui vient de signer ce 19 janvier 2015 une convention de financement des élections de huit millions d’euros. Le financement des élections,dans un climat d’oppression, de terreur et de verrouillage de toutes les libertés y compris la liberté de la presse, est coupable. Ce financement risque d’être perçu comme un encouragement de cheminer dans la dérive autocratique. Un préalable s’impose donc à nous tous, Madame Mogherini Federica : LA MISE EN PLACE D’UN CLIMAT FAVORABLE AUX ELECTIONS APAISEES, DEMOCRATIQUES ET INCLUSIVES! Quant au Gouvernement Français qui soutiendrait le troisième mandat du Président sortant, Pierre Nkurunziza, rappelez-vous que » l’après 7 janvier 2015″ vous impose le respect des valeurs républicaines dont le respect de la liberté de la presse qui vient d’être bafouée par cet emprisonnement arbitraire d’un journaliste burundais qui exerçait son droit d’informer. Notre » CHARLIE » au Burundi s’appelle dès ce 20 janvier « BOB RUGURIKA ». Le peuple burundais doit donc compter sur la République Française pour la libération de ce célèbre journaliste burundais emprisonné par le général Nshimirimana, bras droit du Président Pierre Nkurunziza.

Pancrace CIMPAYE.

 

CITATION DU 20 JANVIER 2015

 » Dieu fit la liberté, l’homme a fait l’esclavage. » Marie-Joseph de Chénier

Qui sera le candidat de l’ADC-IKIBIRI aux présidentielles de 2015?

Depuis un certain temps la question de la personnalité qui sera candidat de l’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI, aux élections présidentielles de cette année est sur toutes les lèvres. Dans les milieux diplomatiques, au niveau de la diaspora, au sein de la société civile et des confessions religieuses, dans toutes les rédactions , c’est la même question qui revient:  » Nkurunziza doit partir mais qui est en face à l’ADC-IKIBIRI pour le remplacer? »

Fidèle à son idéal de promouvoir les vertus de la démocratie, l’ADC-IKIBIRI a, dans sa réunion de Kampala du 25 au 27 novembre 2014 décidé que ce candidat sera connu le 31 janvier 2015, au terme des élections primaires. Si ce calendrier n’est pas bousculé par les vicissitudes de la dictature du Président Nkurunziza, un collège  de grands électeurs venus de tous les partis politiques et de tous les coins du pays va élire cet Homme providentiel.

Depuis le congrès du 11 janvier 2015 du MSD, ce processus est en cours. Ainsi chaque parti politique de la coalition qui le désire désigne en son sein le candidat qui participera à cette compétition du 31 janvier. Pour le MSD, Monsieur Alexis Sinduhije a été désigné à l’unanimité par les congressistes  pour représenter le parti. Ce samedi 17 janvier 2015, le parti Sahwanya FRODEBU a élu l’honorable Léonce Ngendakumana pour représenter le parti. Il a été élu à 95%. Les candidats qui avaient concouru aux côtés de Ngendakumana sont: l’ancien président Ntibantunganya Sylvestre, le vice-président du parti Frédéric Bamvuginyumvira, le directeur général de la COGERCO, Monsieur Pierre Claver Nahimana ainsi que l’ambassadeur Barusasiyeko Pierre,conseiller à la présidence de la république.

D’une source autorisée nous apprenons que l’honorable Léonard Nyangoma devrait représenter le parti CNDD. La rédaction de Mpore Burundi  est à la recherche des autres candidats  au près des autres partis politiques de la coalition. C’est un dossier à suivre. Rappelons qu’au sein de l’ADC-IKIBIRI, un candidat unique aux présidentiel sera présenté au peuple burundais ainsi qu’une liste commune des conseillers communaux, des sénateurs et députés. Signalons à toutes fins utiles qu’ un candidat non membre de la coalition peut participer aux primaires du 31 janvier à condition qu’il soit parrainé par un des partis de l’ADC-IKIBIRI. Un esprit d’ouverture incontestable!

Pancrace CIMPAYE.

CITATION DU 18 JANVIER 2015

« Aimez qu’on vous conseille, et non pas qu’on vous loue » Nicolas Boileau

Lettre ouverte au Président Pierre Nkurunziza pour libérer le peuple burundais.

Excellence Monsieur le Président,

A l’aube de cette année 2015, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux ; le vœux le plus cher dont vous avez besoin étant de pouvoir sortir du palais présidentiel par la grande porte le 26 Août 2015, date de fin de votre dernier mandat. Au terme de votre deuxième et dernier mandat, que le tout puissant vous accorde la grâce de pouvoir vous consacrer entièrement à votre famille et le temps de continuer à prier pour votre successeur et le peuple burundais.

Excellence Monsieur le Président,

Mon deuxième vœu est que vous répondiez aux inquiétudes de tout un peuple qui a peur que la maladie contagieuse des chefs d’Etat africains de briguer un troisième mandat ne vous frappe. Certes vous avez raté l’occasion en or de lever tout équivoque à ce sujet le 31 décembre 2014, mais il n’est jamais tard de nous tranquilliser avant la fin de ce mois de janvier.Comme vous devez vous en doutez votre silence et les déclarations sans équivoque de vos collaborateurs comme le ministre Nduwimana Edouard, le député Joseph Ntakarutimana, vice-président du CNDD-FDD ainsi que le président du CNDD-FDD lui-même, le député Pascal Nyabenda , créent une cacophonie assourdissante. Cette cacophonie traumatise le peuple burundais.

Excellence Monsieur le Président,

Au-delà des mises en garde répétées de l’opposition en générale et de l’ ADC-IKIBIRI en particulier, je vous recommanderais d’écouter très attentivement la voix de l’Honorable Richard Nimbesha ainsi que celle de l’archevêque de Gitega, Monseigneur Simon Ntamwana. A un moment crucial de notre histoire, ces deux hommes vous exhortent de quitter le pouvoir dignement le 26 Août 2015, vous aurez ainsi libéré tout un peule ! Je dois vous rappeler qu’à un autre moment crucial de l’histoire du Burundi, ce prélat avait eu le courage d’exiger aux décideurs de l’époque ceci : « laisse partir mon peuple ». C’est la même requête qui vous est adressée aujourd’hui. Vous qui lisez tant la Bible, dans le livre de l’Exode, vous n’ignorez pas les épreuves qu’a enduré le roi d’Egypte qui refusait au peuple d’Israël de partir vers des lendemains meilleurs !

Excellence Monsieur le Président,

Vous avez peur ! La peur de perdre les sirènes du pouvoir ! La peur de perdre l’immunité ! La peur de perdre votre droit de vie et de mort ! C’est clair et limpide ! Il suffit de voir comment vous organiser les élections de cette année pour comprendre que vous voulez les gagner à tout prix. C’est dans cette dynamique qu’en complicité avec la Commission Electorale, inféodée à votre parti, vous voulez confectionner un faux fichier électoral.

C’est cette fraude électorale programmée depuis belle lurette qui vous aviez poussé à exiger le départ du BNUB. Malheureusement vous venez de réaliser, non sans surprise, que la MENUB a pour mission première d’avoir un œil sur le déroulement de ces élections, avant, pendant et après le vote. Comme d’habitude, allez-Vous chasser pour la cinquième fois le représentant de cette institution avant qu’il n’ait commencé sa mission? Cette mission onusienne ne devrait pas cautionner des élections avec un fichier électoral confectionné à la permanence de votre parti politique. La confection d’un fichier électoral est le cœur de toute élection. S’il est confectionné par les soins du seul CNDD-FDD et de votre Commission électorale, le résultat connu d’avance ne pourra déboucher que sur des heurts dont le peuple burundais n’a pas besoin. La légitimité des institutions qui sortiraient de telles élections serait compromise dans un pays où on sent l’électricité en l’air.

Cette fraude électorale est aussi visible avec cette volonté de vous immiscer dans le fonctionnement des partis politiques de l’opposition en créant des ailes qui doivent être vos caisses de résonance. Le cas pathétique est celui du refus du ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana qui vient d’interdire la réunification du parti UPD-ZIGAMIBANGA. C’est aussi ce projet de destruction de l’opposition qui se cache derrière cette attaque d’une bande lourdement armée à Cibitoke le 30 décembre 2014. En effet le refus de révéler l’identité des assaillants s’inscrit dans une logique de désigner vous-même les hommes politiques de l’opposition à qui attribuer la paternité de cette rébellion. Ainsi vous allez les arrêter. Ce qui vient de se passer avec l’arrestation arbitraire du leader de la jeunesse de l’ADC-IKIBIRI, Monsieur Patrick Nkurunziza, ce jeudi 15 janvier 2015 répond à cette stratégie. Et dans ce montage, vos services suggèrent à la victime de désigner Alexis Sinduhije, président du MSD, comme le commanditaire de cette rébellion non identifiée. Il ne serait pas étonnant que demain d’autres arrestations au sein de l’opposition soient effectuées. De la même manière, l’instrumentalisation de la justice qui est en campagne de condamnation fallacieuse des leaders de l’opposition n’a d’autres visées que de les empêcher de participer aux élections.

Au demeurant vous voulez allez aux élections seul, avec des partis politiques satellites du CNDD-FDD, avec un fichier électoral à vous et une complicité d’une Commission Electorale qui ne jure que par votre nom. Toute cette fraude électorale est mise en place dans le seul but de garder le pouvoir.

Excellence Monsieur le Président,

Vous avez raison d’avoir peur ! Vous avez raison de vous accrocher à ce pouvoir ! Comme dirait Charles de Gaule « je vous ai compris » ! En effet le registre de votre bilan possède des rubriques des crimes de sang et des crimes économiques qui donnent froid au dos. C’est le cas de :

L’assassinat des trois sœurs italiennes de l’Eglise Catholique à Kamenge;

L’assassinat des soeurs de Kiremba ;

L’assassinat d’Ernest Manirumva avec le dossier du trafic des armes y relatif;

Les massacres de Gatumba avec Nzarabu ;

Les massacres de Muyinga ;

L’incendie criminel des différents marchés,

La vente de l’avion présidentiel FALCON 50 ;

Le marché de l’exploitation du Nickel ;

La taxe sur les communications internationales ;

La vente du port de Bujumbura ;

L’argent du pétrole du Nigeria ;

L’argent de la dette ougandaise remboursée ;

L’argent du terrain où est érigée l’ambassade des Etats Unis ;

Les différents terrains de cultures vivrières que vous vous êtes octroyés à travers tout le pays ;

Le terrain de Mwumba où vous avez érigé le fameux stade en expropriant de paisibles citoyens sans indemnité aucune ;

Etc.

Excellence Monsieur le Président,

Certes ces dossiers sont lourds. Mais la meilleure façon de vous en sortir indemne n’est pas de narguer tout le peuple burundais en voulant rester au pouvoir à vie. Plus vous restez, plus le cercle de vos adversaires va s’agrandir. Regardez autour de vous dans votre propre camp, aujourd’hui vous ne savez plus à qui faire confiance. Avec ces biens mal acquis, vous avez réussi à creuser un fossé entre vos anciens compagnons de lutte démunis et une petite classe de bourgeois. Dès lors la seule façon de vous en sortir, c’est de négocier à temps votre sortie. Vous êtes le produit d’une négociation : vous êtes entré au pouvoir par la porte des négociations, sortez par la même porte et « laisse partir mon peuple vers des lendemains meilleurs ».

Dans cette dynamique prenez le courage à deux mains et négocie avec l’opposition les préalables à l’organisation des élections apaisées, transparentes, inclusives et régulières. Ces préalables sont la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés politiques, la libération de l’espace politique,l’abandon des poursuites judiciaires contre les leaders de l’opposition, l’annulation de la mascarade d’enrôlement des électeurs et la mise en place d’une nouvelle commission électorale paritaire. Si ce cadre n’est pas mis en place pour vider ces préalables, vous aurez des élections chaotiques qui vont ternir de plus belle votre image et hypothéquer votre sortie honorable. Vous aurez refuser de libérer le peuple burundais qui a pourtant soif de savourer les délices des vertus de la démocratie véritable.

Dans l’espoir d’une suite favorable, à cette lettre ouverte, je vous prie d’agréer, une fois de plus, Excellence Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

 

Pancrace CIMPAYE