CITATION DU 17 JANVIER 2015

« Il m’a fait trop de bien pour en dire du mal.
  Il m’a fait trop de mal pour en dire du bien »  Pierre Corneille

APPEL A CANDIDATURE POUR LA COORDINATION DE L’ ADC-IKIBIRI L’ETRANGER

 MOUVEMENT POUR LA SOLIDARITE ET LA DEMOCRATIE AU BURUNDI.  

téléchargement1. La   coordination  de   la  section  de   l’ Alliance  des  Démocrates  pour  le   Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI, à l’étranger  est  assurée  par une   présidence  tournante des partis membres de la coalition présents en Belgique.

2.  Cette coordination sera assurée cette année par le parti M.S.D. Fidèle à son idéal de la promotion des vertus de la Démocratie, la section du parti lance un appel solennel à candidature à tous les militants du MSD.

3.  Au regard des défis relatifs aux élections générales au Burundi, le candidat devra notamment:

  • être suffisamment armé pour galvaniser les membres et sympathisants de  l’ ADC-IKIBIRI et les partenaires du Burundi;
  •   être  disponible    et  avoir un contact facile   avec le  siège  de  l’ ADC- IKIBIRI à Bujumbura ;
  •   avoir suivi régulièrement les travaux de  l’ ADC-IKIBIRI  à l’étranger ;
  • être en règles avec les cotisations du parti.

4. La date limite de dépôt des candidatures au près du président de la section du MSD en Belgique est fixée à jeudi le 22 Janvier 2015 à minuit.

Contact :  E – mail   :  info@msdenbelgique.be

Fait à Bruxelles, le 15/01/2015

Pour la Section du MSD Belgique

  Aimé-Napoléon BUCUMI

Pourquoi Patrick Nkurunziza est arrêté?

L’arrestation rocambolesque du leader des jeunes de l’ADC-IKIBIRI, monsieur Patrick Nkurunziza ce jeudi 14 janvier 2015 est hautement politique.  Le montage de ce dossier est confectionné par le chef de cabinet police à la présidence, le général de brigade Ndirakobuca alias Ndakugarika et le Président de la République en personne. Avec cette arrestation, le club des « Bagumyamabondo » ou « ventriotes » tel que l’ancien sénateur du CNDD-FDD, l’honorable Richard les appelle, qui veut à tout prix s’accrocher au pouvoir, veut se débarrasser de plusieurs menaces.

Primo: La première menace de ce Club des Bagumyamabondo est sans conteste Monsieur Alexis Sinduhije, le leader du parti MSD. En effet la démonstration de force  de son parti par le congrès de ce dimanche 11 janvier 2015, au coeur du  fief du président Nkurunziza l’ a tétanisé. Ce jour-là   ,à Ngozi, le club de Nkurunziza a paniqué. Cette panique a atteint son paroxysme quand ce congrès a désigné Alexis Sinduhije comme candidat aux élections présidentielles.

Pour se débarrasser de cette menace, il fallait arrêter Patrick Nkurunziza qui aurait eu un contact avec Sinduhije le 23 décembre 2014 à Kampala.  L’accusation qu’on vient de coller à Patrick d’achat des armes pour la rébellion non identifiée de Cibitoke est aussi grotesque que mensongère. A cet égard il sied de préciser que pendant toute la semaine qui a précédé son arrestation, le Club des Bagumyamabondo a, à plusieurs reprises imploré Patrick Nkurunziza de coopérer dans un montage qui mettrait l’attaque de Cibitoke sur le dos d’Alexis Sinduhije, mais il a refusé de cautionner cette combine. La veille de son arrestation, mercredi soir, un dernier émissaire est revenu à la charge avec la même requête, mais Patrick lui a signifié qu’il ne peut pas participer à un montage aussi grossier contre le leader du MSD. Rappelons aussi que le samedi 3 janvier 2015 la police était venu au domicile de Patrick Nkurunziza avec un mandat de perquisition et l’intéressé, informé de cette descente, avait quitté les lieux. Il est resté dans la clandestinité jusqu’au 9 janvier, le jour où on a informé sa famille qu’il n’y avait aucune poursuite contre sa personne. Cette opération visait à lui mettre une pression afin d’accepter en échange de sa liberté de charger Sinduhije Alexis. Ainsi le lendemain  10 janvier à 16 heures, Nkurunziza Patrick est appelé à l’hôtel  Roca Golf pour rencontrer une forte délegation du Président Nkurunziza. Il ne s’est pas rendu à ce rendez-vous parce qu’il avait perçu l’intention du groupe.

Secundo: La deuxième menace est la personne même de Patrick Nkurunziza. Avec sa position de président des jeunes de l’ADC-IKIBIRI et en même temps président des jeunes du parti FRODEBU, le club des Bagumyamabondo réalise que ce jeune est un acteur central dans la mobilisation électorale. Dès lors pour briser l’élan de cet acteur  important de l’opposition, il fallait l’incarcérer.

Rappelons que pendant la séance qui avait précédé la tenu de la conférence de presse du porte parole de l’armée, le ministre de l’intérieur, Monsieur Edouard Nduwimana avait suggéré que l’attaque de Cibitoke soit mise sur le dos du parti MSD, une accusation qui lui permettrait de rayer définitivement le MSD sur la liste des partis politiques. Dans son argumentation, il déclarait que la force de plus en plus grandissante du MSD devenait une menace contre les intérêt du club des bagumyamabondo. ( A SUIVRE)

(Sé) Pancrace CIMPAYE

 

CITATION DU 16 JANVIER 2015

« Ineza imeze nk’Amazi, irateba ikicira inzira »
 » Le Bien a la puissance de l’Eau, il finit toujours par se frayer un passage » Sagesse burundaise

CITATION DU 13 JANVIER 2015

« Qui craint de souffrir, il souffre déjà de ce qu’il craint » Montaigne

CITATION DU 11 JANVIER 2015

« Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience » Jean Jaurès

JE SUIS CHARLIE

Les journalistes de Charlie Hebdo n’ont jamais

reculé, ils ont toujours usé pleinement de leur

liberté d’expression, ne cédant ni à la censure ni à

l’autocensure. Aujourd’hui, leur liberté est / doit

être un exemple pour nous tous.

Vous avez été nombreux hier à vous manifester,

par votre présence aux rassemblements ou par

vos dons. Un formidable élan de solidarité qui

démontre l’attachement de chacun d’entre nous à

la liberté d’expression et d’information. Nous

vous invitons aujourd’hui à exprimer votre

indignation en signant l’appel que nous lançons

afin de dénoncer les individus et les

gouvernements qui perpètrent des violences

contre les journalistes au nom de la religion.

Ni la censure, ni l’autocensure ne doivent

prévaloir. Ainsi, l’esprit de Charlie vivra.

Rupture en vue entre Katumbi et Kabila qui militarise le Katanga ?

Par Jean Jacques Omanyundu Wondo

L’événement politique de ce début de l’année a été incontestablement la grande rencontre politique entre le président congolais, Joseph Kabila, et les notabilités katangaises ce lundi 05 janvier à Lubumbashi. Une rencontre qui s’est déroulée dans une atmosphère politique provinciale très mouvementée à la suite du retour fort médiatisé du Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, après quelques mois d’absence du pays.

Divorce en vue entre Katumbi et Kabila ?

Plusieurs sources médiatiques nationales et internationales ont relayé la rumeur d’empoisonnement de Katumbi pour expliquer son long séjour à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne pour y recevoir des soins appropriés. Mais après recoupements, DESC est en mesure de confirmer que Katumbi n’a jamais été empoisonné. Il a profité de son séjour londonien pour un faire un check-up médical complet et soigner ses antécédents médicaux des reins dont il souffre depuis des années.

Cependant, l’histoire de l’empoisonnement procède d’une stratégie de communication penséee avec finess par des agents de communication anglo-américains de Katumbi. Le but était de polariser l’attention et l’actualité politique autour de Katumbi dont les ambitions présidentielles ne sont plus un secret pour personne, du moins dans son entourage direct, nous a fait savoir un de ses proches collaborateurs. Ainsi, un des alibis à avancer pour pousser l’opinion publique à adhérer à la thèse de se rupture avec Kabila était de jouer sur l’émotion et la compassion. En effet, Moise Katumbi et son entourage ont subtilement laissé répandre la rumeur de son empoisonnement en vue d’amener le public à désigner directement Kabila ou son régime comme étant les premiers coupables. Et Moïse a bien réussi son coup de génie communicationnel en emballant dans son marketing politique aussi bien la presse nationale qu’international. Bien plus encore, Katumbi s’est attiré la sympathie de la population congolaise non Katangaise et surtout le soutien de plusieurs têtes leaders des mouvements contestataires et ultra hostiles au régime Kabila de la diaspora congolaise connus sous l’appellation de « combattants – résistants ou patriotes ».

Ainsi, il ne se passe plus une heure, dans les différents fora sociaux ou politiques congolais sans que « Moïse » soit évoqué ici ou là. De la sorte, après ses propos métaphoriques des « trois penalties injustement accordés », faisant à la fois allusion aux victoires électorales frauduleuses de Kabila et de son intention de réviser la constitution, accueillie avec euphorie par la population lushoise, il contraignait « tactiquement » Kabila à sortir du silence pour s’exprimer à son tour de peur de laisser au tribun Katumbi le seul espace médiatique au Katanga et voir son populisme renverser Kabila avant même de livrer la vraie bataille politico (-armée ?) sur le terrain avant 2016.

C’est à ce jeu que Katumbi, fort du soutien du sulfureux président de l’assemblée provinciale du Katanga, l’inoxydable et impétueux provocateur Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, du bâtonnier Jean-Claude Muyambo avec qui il s’est réconcilié en début 2014 et d’autres notables locaux du Katanga (du nord et du sud), a amené le taciturne Kabila dans un terrain (médiatique) où il (Katumbi) est maître.

C’est sur ce fond de stratégie politique de communication miné par plusieurs menaces de sécession du Katanga, que Joseph Kabila, malgré lui, a été obligé de rencontrer les notables du Katanga pour tenter de les faire adhérer à sa cause quasiment perdue d’avance. Plutôt qu’opter un style de communication d’échange à bâtons rompus, comme le faisait jadis Mobutu avec brio, Kabila a opté pour un style pédagogique en s’engouffrant dans un long monologue soporifique, loin des attentes de l’auditoire, malgré le zèle de quelques fanatiques anachroniques.

Pendant près d’une heure, Joseph Kabila s’est adressé en swahili à près d’un millier de personnes. Il a articulé sa communication en trois points: la décentralisation, la situation politique tendue au Katanga et le volet économique.

Pour Joseph Kabila, on ne peut parler que lorsqu’on a des mots plus forts que le silence et aujourd’hui il a donc trouvé ces « mots ». DESC a fait le tour des grands médias nationaux et internationaux ayant pignon sur rue pour recenser ces mots forts, des mots qui devraient faire le buzz de l’actualité à l’instar des « Trois penalties », en sonnant comme des slogans. Malheureusement, il n’en était rien, c’est la désillusion totale et l’homme Kabila, à l’instar de Tshisekedi, communique peut-être plus fort que lorsqu’il se tait. Le fiasco médiatique est patent ; peut-être que parce qu’il n’avait pas à ses côtés Mende ?

En quelques mots, dans son adresse unilatérale aux notables du Katanga qui attendaient un débat, le chef de l’Etat congolais a voulu réaffirmer sa volonté de poursuivre le processus de la décentralisation de la Constitution, en se disant respectueux de la Constitution votée par ceux qui contestent aujourd’hui le même dispositif du découpage territorial visé par la décentralisation. Nous osons croire qu’il ne fera pas preuve d’amnésie en allant jusqu’au bout de sa logique son mandat la Constitution lorsque poindra la fin de son mandat présidentiel en décembre 2016 en ne rien tripatouiller pour se maintenir au pouvoir. Kabila, visant indirectement Gabriel Kyungu sans nommément le citer, a demandé à ceux qui ne sont pas pour le découpage de cesser d’imposer leur volonté sur l’ensemble de la République.

Au sujet de la situation politique qui prévaut au Katanga, Joseph Kabila, voulant prendre de la hauteur, mais en réalité à court d’arguments convaincants, a déclaré qu’en sa qualité du Chef de l’Etat il ne peut pas se mettre à répondre à tous ceux qui s’en prennent à lui. Procéder de cette manière, c’est se rabaisser. On a entendu un président fatigué, embarrassé et à la défensive, synonyme d’une posture prête à encaisser les coups.

Au sujet de ceux qui se demandent sur ce qui va arriver en 2016, Joseph Kabila a rappelé que c’est «une distraction.» Il a un mandat dont il devra rendre compte à la fin. «En 2016, il n’y aura pas d’hécatombe. Il n’y aura rien», a-t-il conclu en faisant des parallélismes avec le passé alors que les contextes sociopolitiques auxquels il se rapporte sont diamétralement à celui d’aujourd’hui. Si en 2006, il a pu s’appuyer de Kamerhe et Mbusa pour lui permettre de faire le raz-de-marée à l’est, il pourra constater que ce n’était plus le cas en 2011. Depuis que Kamerhe et Mbusa se sont opposés à Kabila en 2011, Kabila a totalement perdu les deux Kivu. La seule base ethnique qui lui était alliée politiquement au Kivu dans les zones occupées par le M23 issu du CNDP se retrouve en Ouganda. D’où son forcing à vouloir les ramener à tout prix au Kivu par une loi d’amnistie contre-nature. De même si Kyungu, Muyambo et Katumbi lui ont été salutaires en 2006 et en 2011, à moins d’être atteint d’une cécité politique, les signaux venant du Katanga montrent que Kabila est pratiquement un homme seul, isolé. Pour gagner une bataille (politique), il faut avoir des troupes (population) qui combattent pour toi. D’autre part, si Kabila veut se targuer de ses victoires en 2006 et 2011, c’est parce qu’il avait également une certaine communauté internationale derrière lui pour légitimer ses fraudes électorales. Est-il si rassurant que la donne géopolitique et diplomatique reste inchangé comme en 2006 et 2011 ou c’est vraiment lui qui est réellement un « président distrait », pour paraphraser Hillary Clinton ? Autres temps, autres mœurs et Mobutu dont il devient le clone en a appris à ses dépens, malgré les assurances d’une cour remplie d’une kyrielle de cons-eillers en tout genre pour le rassurer.

Enfin, Kabila a abordé le volet économique en mettant en lumière l’échec de sa gouvernance kleptocratique par le paradoxe du Katanga, une promesse riche mais avec une population vivant dans la misère. Distrait qu’il est, Kabila par ses propos, va conforter Muyambo qui, dans son réquisitoire justifiant les raisons d’empêcher Kabila à briguer un troisième mandat anticonstitutionnel, c’est parce que le Katangais n’ont pas bénéficié le fruit de la croissance économique produite au Katanga principalement. Au fait, Kabila vient par là creuser davantage sa propre tombe.

Indices de rupture entre Katumbi et Kabila – Nervosité du dispositif sécuritaire de Kabila

L’absence très remarquée du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, du président de l’assemblée provinciale, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et du bâtonnier Jean-Claude Muyambo est un indice (pas encore une preuve suffisante) qui tend à montrer que Katumbi et Kabila ne seraient pas en bonne odeur de sainteté.

Un étudiant de l’Université de Lubumbashi nous a fait le constat suivant, après avoir recueilli les réactions de ses collègues : « Bonjour mon vieux, quelle honte pour Kabila ,il convoque la réunion avec les katangais mais curieusement il y a eu l’absence du gouverneur moise katumbi, de Kyungu wa Kumwaza et de Muyambo et même l’Eglise catholique l’a boudée, c’est grave, du jamais vu et presque fini pour lui. »

Un autre indice qui pourrait faire croire que Katumbi se détacherait de Kabila est l’information reçue par DESC selon laquelle Katumbi se serait longuement entretenu avec Russell Feingold à Londres dans le courant du mois de novembre 2015. Or l’Envoyé spécial du président américain est connu pour mener une diplomatie active et militante contre toute prolongation de mandat présidentiel de Kabila au-delà de 2016, sous quelque format politique que ce soit. En isolant Kabila pour se rapprocher de Katumbi, les Etats-Unis les oppose et les poussent plus que probablement à une confrontation.

Un autre élément sérieux qui montre que Kabila ne serait plus à l’aise au Katanga où Katumbi se sent chez soi ou presque, est le dispositif sécuritaire impressionnant déployé à Lubumbashi lors de la tenue de cette réunion. Plusieurs sources locales de Lubumbashi ont fait état d’un déploiement d’un dispositif militaire très impressionnant de la Garde républicaine autour du Camp militaire Kimbembe.

Selon une source de la maison militaire du chef de l’Etat congolais, « le déploiement des militaires de la 13 ème brigade infanterie de la GR qui est stationnée au Camp Kimbembe avec une partie de la 11 ème brigade infanterie GR procède d’une alerte rouge décidée par le pré-carré militaire présidentiel. La présence de Kabila à Lubumbashi les a poussés à mettre en œuvre un plan de sécurité de niveau très élevé pour sécuriser et boucler complètement la ville de Lubumbashi et ses environs pendant le séjour du président au Katanga. Ce déploiement est à usage dissuasif. Il y avait de fortes rumeurs insistantes avant la venue de Kabila au Katanga d’une attaque coordonnée de la ville de Lubumbashi qui devrait être menée par des miliciens Bakata-Katanga ralliés à quelques jeunes désœuvrés de l’UNAFEC, le parti de Kyungu, qui selon les informations des services T2 (renseignement de la GR), leur servent d’indicateurs, ainsi que des ex-gendarmes katangais infiltrés au Katanga depuis la Zambie et l’Angola.

Le camp Kimbembe est situé non loin de la ferme présidentielle de Manika à 30 km à l’ouest de lubumbashi. C’est tout-à-fait normal , compte tenu de la menace sécuritaire pesante et évaluée par la GR que le camp Kimbembe deviennent le poste de défense avancée de Manika pour contenir les des éventuels assauts en cas d’attaque. La situation était très tendue et la GR était en préavis zéro».

Cependant, la militarisation de Lubumbashi n’est pas seulement le fait de la présence de Kabila dans la province. Depuis quelques mois, comme renseignés dans plusieurs de nos publications antérieures, on observe une obsession sécuritaire croissante à Lubumbashi . C’est ainsi que DESC a reçu l’information de la livraison de 250 véhicules blindés PVP (petit véhicule protégé) de marque Plasan Sand Cat de fabrication israélienne. Une centaine de ces PVP est entreposée à Kibomango à Kinshasa et le reste au camp GR de Kimbembe. C’est l’entreprise israélienne de sécurité privée BTS (Beni Tal Security) qui les a livrés. Ces véhicules sont arrivés en RDC depuis le mois d’aout 2014. La firme israélienne a également fourni des armes légères comme les mitrailleuses Negev et Tavor ainsi que des pièces de mortiers de 81mm et de 120mm.

Katumbi n’est pas si dangereux que cela selon l’entourage présidentiel

C’est le constat fait par un proche collaborateur de Kabila. Notre contact dit que « Moïse n’est pas si dangereux que ça, vu qu’il est membre d’une ethnie minoritaire (Bemba) dans le Katanga. En plus il ne fait même pas l’unanimité dans la province et ailleurs au Congo ». Pour notre interlocuteur, « Katumbi n’a pas une envergure nationale. D’ailleurs, et depuis qu’il était rentré à Lubumbashi après avoir amusé la galerie avec sa déclaration, le président Kabila ne le prend plus au téléphone, malgré ses appels insistants. Le boss l’a mis en quarantaine pour le moment, le temps qu’ il voie un peu plus clair sur ses intentions réelles ou supposées. Mais s’il prend la folie de s’affronter au président, nous mettrons notre machine (ANR) en action pour arrêter net ses ambitions démesurées comme nous l’avons fait avec un autre du Sud-Kivu qui peine à convaincre l’opposition aujourd’hui. Et nous avons des sales dossiers contre lui pour le couler par la justice ».

CITATION DU 8 JANVIER 2015

 » Je préfère mourir débout que vivre à genoux » Charb, journaliste de Charlie Hebdo, assassiné ce 7 janvier 2015

Tanzanie : un nouveau procureur général et une nouvelle direction pour la société d’électricité.

Arusha (Tanzanie) – Le président tanzanien Jakaya Kikwete (photo) a nommé un nouveau procureur général et changé le Conseil d’administration de la société nationale de distribution d’électricité après un scandale de plusieurs millions de dollars décelé dans la gestion de l’énergie, apprend-on lundi.

Les députés tanzaniens avaient réclamé fin novembre le limogeage de plusieurs hauts responsables gouvernementaux, dont le procureur général Frederick Werema qui a rang de membre du gouvernement, le ministre de l’Energie Sospeter Muhongo, son homologue chargée des Affaires foncières Anna Tibaijuka et le secrétaire permanent du ministère de l’Energie Eliakim Maswi.

Les parlementaires avaient par ailleurs réclamé la dissolution du Conseil d’administration de la société nationale d’électricité (Tanzania Electric Supply Company Limited – TANESCO).

Le procureur général Werema a démissionné en décembre et la ministre Tibaijuka a été démise par le chef de l’Etat ainsi que M. Maswi.

Selon un communiqué de la présidence, George Mcheche Masaju est nommé nouveau procureur général et doit prêter serment lundi dans la journée en remplacement de Werema dont il était jusqu’alors l’adjoint, après avoir servi comme conseiller juridique à la présidence.

Selon un autre communiqué officiel, Mighanda Manyahi devient président du nouveau Conseil d’administration de TANESCO. Cet universitaire remplace le général à la retraite Robert Mboma.

Dans son message à la nation, le 1er janvier, le président Kikwete a promis de continuer à se pencher sur ce scandale et de prendre les décisions appropriées.

Une large partie de l’opinion continue de réclamer le départ du ministre de l’Energie, Sospeter Muhongo, qui clame son innocence et refuse de démissionner.

D’autres ont également demandé la démission du Premier ministre Mizengo Pinda qui a échappé de justesse au vote du Parlement, alors qu’il a déjà annoncé son intention de briguer la magistrature suprême à la prochaine présidentielle.

Le vote avait été provoqué par un audit qui avait découvert le paiement frauduleux de quelque 120 millions de dollars d’argent public à une société privée du secteur de l’énergie.

Plusieurs donateurs comme la Grande-Bretagne, le Canada, l’Union européenne et le Japon ont averti qu’ils allaient suspendre une aide de centaines de millions de dollars à la Tanzanie jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits de l’enquête.

Ce scandale dont l’opposition s’est saisie comme d’une aubaine risque, selon les observateurs, de coûter cher au parti au pouvoir, dans la perspective des prochaines élections en octobre.

CITATION DU 7 JANVIER 2015

« Pousser un peuple à bout, l’affamer, le museler trop longtemps, ne peut que mener à l’explosion » Yanis Koussim

La communication officielle de l’armée: LE NON DIT.

Ce lundi 5 janvier 2015, le porte parole de l’armée, le colonel Gaspard Baratuza a animé une conférence de presse à Cibitoke. L’objet de la communication était de donner la lumière sur les combats meurtriers qui venaient  de durer cinq jours entre les forces de l’ordre burundaises et une rébellion venu de la République Démocratique du Congo. Mais au terme de la conférence de presse tous les hommes des média sont partis avec plus de questions que de réponses. Pas de lumière. Un flou, un langage de bois qui trahissait un malaise et un mensonge.

Mais quelle est la vérité qu’on a caché au peuple burundais et au monde entier? Qu’est ce qui s’est passé? Mpore Burundi a dépêché un reporter au près des militaires qui rentraient de cette campagne. voici les faits occultés:

1. Le bilan. Les premiers combats ont été meurtriers surtout dans le camp de l’armée. Les rebelles qui étaient plus de deux cents étaient lourdement armés et de durs combattants. L’armée a perdu plus de cinquante militaires et a enregistré beaucoup de blessés et non quelques blessés. C’est cette force de frappe qui a poussé Bujumbura à déployer  quatre bataillons pour combattre ces assaillants. Autant dire que l’armée était autour de 2800 hommes contre plus ou moins deux cents rebelles. Dans les rangs des rebelles, notre interlocuteur confirme le bilan du Colonel Baratuza « effectivement nous avons abattu plus de 90 assaillants ,récupéré plusieurs armes dont un mortier 60mm et un téléphone satellite. Il faut le reconnaître, ils avaient un équipement impressionnant ».

2. L’identité des rebelles. Au moment du déploiement de ces bataillons,  » on nous disait qu’on allait combattre des rwandais qui avaient envahi notre pays » confiera notre source. « Mais arrivés sur le champ de bataille nous avons été surpris de réaliser que l’ennemi en face, c’étaient des anciens compagnons d’armes qui avaient déserté ou avaient été démobilisés » ajoute notre interlocuteur. Cependant la source confirme qu’ils n’ont jamais décliné l’identité de leur mouvement ni leur hiérarchie.  A ce sujet notre source ajoute qu’on a essayé de suggérer de donner la paternité de cette rébellion au leader du MSD, Monsieur Alexis Sinduhije sans succès. C’est ce refus de charger Sinduhije gratuitement qui explique le carnage qui suivait la capture des prisonniers.

3. Les exactions des Imbonerakure. Nos interlocuteurs reconnaissent les exactions de la milice Imbonerakure. Ils soulignent que ces exécutions étaient répugnantes et féroces, par endroit révoltantes mais ils précisent que quand les condamnations ont été nombreuses, les miliciens ont été sommés, non sans peine, de vider les lieux. Mais c’était vers la fin des combats. Nos interlocuteurs déclarent qu’au regard de la férocité dont ces miliciens ont fait preuve, il est apparu clairement qu’ils sont comme des chiens enragés, incontrôlables et insoumis. Ils affichaient une arrogance qui laisse penser à une complicité d’en haut.

4. Le cas Nduwimana Edouard. Le brave ministre de l’intérieur, lors d’une séance qui peaufinait la communication à faire autour de ces affrontements de Cibitoke, il  a déclaré sans ambages que comme le parti MSD devient de plus en plus très fort, donc une menace pour le  CNDD-FDD,il fallait lui coller la paternité des attaques et en conséquence le rayer de la liste des partis politiques. Mais on lui a répété qu’il n’y  avait pas eu  aucune déclaration du genre du côté des rebelles prisonniers.

5. Les conséquences d’une menace contre le MSD. Edouard Nduwimana qui rêve de supprimer le MSD par le biais de ces attaques de Cibitoke  devrait comprendre  que ce piège  peut être fatale pour le pouvoir qu’il défend. En effet, comme il le reconnaît, un parti très fort comme le MSD, si vous le supprimez en lui collant une  fausse étiquette de mouvement rebelle, que pensez-vous que ses nombreux militants feraient? Ils vont se comporter comme tel. Dès lors ils ne seraient soumis à aucune loi, ils auraient le dos contre le mur et n’auraient d’autre choix que de se battre. Le ministre Nduwimana devrait oublier ce scénario qui condamnerait, in fine, le CNDD-FDD à la disparition! A moins que, comme tout militant de la 25 ème heure du CNDD_FDD qui se respecte, Nduwimana n’ait opté pour la destruction de ce parti de…Hutu comme il le nommait hier. C’est aussi ça le rôle de ce genre de militants qui adhèrent aux différents partis par intérêt et non par conviction idéologique. Quand le bateau  commence à couler, ils l’enfoncent et sautent dans le suivant.

De notre envoyé spéciale à Cibitoke, Ntwari Gisèle

4.

CITATION DU 6 JANVIER 2015

 » Un défaut qui empêche les hommes d’agir, c’est de ne pas sentir de quoi ils sont capables » Bossuet

Combats de Cibitoke: une répression aveugle en marche.

En marge des combats de Cibitoke, une photo macabre des civils abattus de sang froid par le pouvoir de Nkurunziza circule sur les réseaux sociaux. Cette photo est le reflet d’une sinistre répression aveugle. Jusque là la répression s’était limitée à la région de Cibitoke. Mais depuis ce samedi, comme nous le disions hier, une chasse à la  jeunesse de l’ADC notamment son président, Nkurunziza Patrick est en marche. Ainsi très tôt le matin de ce lundi 5 janvier 2015, le domicile du père de Nkurunziza Patrick est encerclé par la police.

Cette police veut-elle s’en prendre au père de Nkurunziza Patrick faute de mettre la main sur son fils majeur et père de deux enfants? Rappelons qu’hier, faute d’atteindre Alain Guillaume Bunyoni, la même force a tiré sur sa maman. Décidément cette répression aveugle est irrationnelle.

Andy Nyandwi

CITATION DU 5 JANVIER 2015

« La loi juste n’est point celle qui a son effet sur tous, mais celle qui est faite pour tous » Joseph de Maistre

Avec la guerre de cibitoke, la chasse à l’homme a commencé!

Ce samedi 3 janvier 2015, la police a tôt le matin investi le domicile du leader des jeunes de l’Alliance de Démocrates pour le changement, Monsieur Patrick Nkurunziza. Cette fouille-perquisition était accompagné d’un mandat d’arrêt. Les mêmes mandats concernaient aussi deux autres membres du comité exécutif de ce collectif des jeunes. D’une source  autorisée de la police ces leaders de la jeunesse de l’opposition sont accusés à tort d’être de mèches avec la rébellion de Cibitoke. Mais la fouille -perquisition n’a rien donné.

Avertis à temps de cette arrestation, ces représentants de la jeunesse de l’ADC-IKIBIRI ont pris le large. Ils sont donc en cavale. Cette chasse à l’homme de l’opposition consécutive à la guerre de Cibitoke donne raison aux défenseurs des droits de l’homme qui redoutent une persécution de l’opposition; celle-ci sera accusée d’être en intelligence avec la nouvelle rébellion. Les têtes des bouc-émissaires vont commencer à tomber.

Pancrace CIMPAYE