Pierre NKURUNZIZA: un footballeur rancunier.

C’est l’histoire vraie d’un chef d’Etat burundais qui est arrivé au pouvoir avec un ballon de football pour charmer les burundais les plus sceptiques. La stratégie était imparable tellement le football à travers le monde fait vibrer les cœurs, mêmes des frères ennemis s’embrassent quand le ballon rond fait vibrer la lucarne adverse. Le foot est un bon levain pour la réconciliation; le foot est un très bon créneau pour la communication.
Le président Nkurunziza l’avait compris. C’est ainsi qu’il joue tous les jours avec un club à lui, « Alléluia FC ». Dans ses nombreux déplacements à l’intérieur du pays, des matchs sont organisés localement contre son club. Mais là où le bas blesse, c’est la façon dont cet amoureux du foot traite les figures de proue du football burundais.
Le cas le plus emblématique est l’emprisonnement de cet entraineur de football burundais qui avait longtemps évolué en Allemagne. Monsieur Ribakare Baudouin alias NDINDI pour les intimes ou « Cocher » est emprisonné arbitrairement dans un dossier purement politique. La question que tout le monde se pose est celle de savoir pourquoi, le président Nkurunziza,amoureux du foot peut ne pas avoir une compassion ou l’empathie pour NDINDI, qui a entraîné l’équipe nationale de football!
Le deuxième cas est celui d’un grand nom du football burundais, Malik Jabil. Une star de son temps! Cet homme qui a rehaussé de son talent prodigieux le football burundais était devenu agent de la douane. Mais avec la restructuration du service, il est tombé au chômage. Des amis lui ont alors suggéré d’aller jouer de temps en temps dans l’équipe du président Nkurunziza, espérant que par cette occasion, le chef allait faire un geste à Malik. Malheureusement, les mêmes amis, très déçus ont constaté avec amertume que le Président Nkurunziza se moque plutôt de ce malheureux père de famille démuni. L’un d’eux me confiera ceci  » Pancrace, c’est étrange, nous avons l’impression que le président voudrait montrer à Malik que c’est la revanche de l’histoire, que Malik n’est plus cette star adulée par tout Bujumbura mais que c’est le tour de Nkurunziza! ». Quel dommage!
Le troisième cas pathétique est celui de deux citadins, anciens étudiants de l’université du Burundi. Ces deux footballeurs qui ont eu à l’époque la malheureuse idée de ne pas aligner Pierre Nkurunziza dans l’équipe « Rumuri » de l’université du Burundi pour des mobiles régionalistes ( Nkurunziza mtoto wa birimani= Nkurunziza qui n’était pas citadin), le président Nkurunziza s’en est souvenu et l’a fait savoir à qui de droit. Le président footballeur devait confier que tant qu’il sera Président de la République du Burundi, Dominique et Moses n’auront aucun cadeau dans le monde du football burundais!
Drôle d’homme d’Etat qui a la mission de réconcilier le peuple burundais! Avec cette rancune primaire, imaginez chers compatriotes, le sort qu’il réserverait au Général Niyombare et la fronde s’il était réélu pour la troisième fois!

Pancrace Cimpaye.

CITATION DU 28 FEVRIER 2015

 » Pousser un peuple à bout, l’affamer, le museler trop longtemps ne peut que mener à l’explosion » Yanis Koussim

La répression interne de Nkurunziza, un suicide…

Le rouleau compresseur du Président sortant Pierre Nkurunziza est en marche pour écraser les membres de sa galaxie qui s’opposent au troisième mandat. L’ancien sénateur Richard Nimbesha a ouvert le ban. Il avait ouvertement déclaré en premier que la candidature du président Nkurunziza serait une violation de la loi burundaise et celle des saintes écritures. Un conseil de guerre du parti s’est réuni, et cet élu de Bubanza a été chassé du parti de Nkurunziza.

Le mercredi 18 février 2015, un mercredi des cendres, un mercredi début du carême dans l’Eglise catholique, le président Pierre Nkurunziza a  frappé très fort par le limogeage du Général Major, Godefroid Niyombare, qui venait de passer juste un trimestre à la tête des services secrets burundais. « Pour préserver la paix et la stabilité », cet officier général avait conseillé au numéro un burundais de ne pas se présenter aux élections pour la troisième fois. Nkurunziza, va t-il aller jusqu’à dégrader cet officier, comme la radio trottoir le raconte?

Manifestement Nkurunziza ulcéré par l’opposition interne à son mandat est prêt à toutes les réactions-sanctions maladroites. Les troisièmes victimes sont les ambassadeurs accrédités à Kinshasa et à Bruxelles. A ce titre ces deux diplomates ont été rappelés avant la fin de leur mandat. Leur tort est de n’avoir pas défendu suffisamment le troisième mandat de son Excellence Monsieur le président à vie. De surplus ils seraient accusés de faire parti de la fronde. A  côté de son appartenance à la fronde, l’ambassadeur Moïse Pasteur Nzeyimanaun n’a pas pu sauver la face de son Excellence Adolphe Nshimirimana, envoyé spécial du président Pierre Nkurunziza, qui est parti à Kinshasa sans rendez-vous  du 12 au 20 janvier 2015. Pendant une semaine, aucune autorité congolaise n’a accepté de le recevoir. Il est rentré bredouille! l’ambassadeur Nzeyimana n’a pu faire des miracles! Certainement que Kinshasa, comme voisin, a surement vu la fumée de la maison Nkurunziza qui brûle.

Avec le limogeage de l’ambassadeur Félix Ndayisenga, Nkurunziza vient de publier au cœur de l’Europe la fracture et la fragilité de son pouvoir. Le chef de l’exécutif burundais vient de dire aux européens que la  question de son troisième mandat est non négociable. Pourtant Bujumbura qui attend des gestes financiers de Bruxelles n’avait pas intérêt à transmettre un tel message aux partenaires européens. Ces derniers ont probablement la même lecture que Niyombare Godefroid et ses amis.

Tout compte fait cette répression interne de Nkurunziza est tout simplement du harakiri. Un suicide qui peut enterrer définitivement le  parti des combattants de la liberté, le CNDD-FDD. Rappelons que même son porte-parole, Monsieur Léonidas Hatungimana est opposé à son mandat de tous les dangers.

Andy Nyandwi.

CITATION DU 26 FEVRIER 2015

 » Les institutions ne sont légitimes que si elles sont socialement utiles » Un prélat du Burkina Faso dans Jeune Afrique no. 2743

La révolution est en marche au Burundi…

Le 18 février 2015, le monde s’est réveillé devant un spectacle d’un Burundi nouveau. La marée humaine spontanée dans les rue de Bujumbura pour saluer la libération de Bob Rugurika a marqué les esprits. Désormais il y a un avant et un après 18 février! Depuis ce jour la peur a changé de camp, le ras-le bol est perceptible. La grande majorité de burundais ont souffert d’une décennie de misère, de  privations, de pleurs et de deuil. Le moment est venu de crier le « trop , c’est trop! »

Aujourd’hui à 17h30 devant le  Village Market, non loin de la banque BCB, une cohorte de policiers sont venus comme d’habitude dépouiller les pauvres commerçantes ambulantes; la réaction a été surprenante et immédiate: une pluie de jet de pierres qui fusait de partout a assailli les policiers. La camionnette qui venait de les déposer a pris le large laissant les pauvres policiers à leur propre sort. Ceux-ci ont quant à eux détalé. Il y a eu un policier blessé à la tête. Mais ces pauvres mamans commerçantes ont échappé à cette raquette d’aujourd’hui!

Il a raison, Nelson Mandela, lui qui déclare à cette brave population qui vient de secourir ces pauvres commerçantes ceci: « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ». Un autre auteur , Paulo Coelho, nous dévoile l’origine de cette force qui grandit depuis le 18 février dans ces termes: « La douleur d’hier est la force d’aujourd’hui ». C’est cette douleur qui dure depuis dix ans qui est le moteur de ce ras-le- bol, de cette révolution de mentalité. La roue du changement est en marche! La douleur a été grande, la force du changement sera conséquente!

Amandla…Ngawetu.

CITATION DU 25 FEVRIER 2015

« La douleur d’hier est la force d’aujourd’hui » Paulo Coelho

CITATION DU 24 FEVRIER 2015

« De l’expérience d’un désastre humain inouï qui a duré trop longtemps, doit naître une société dont toute l’humanité sera fière » Nelson Mandela

ADC-IKIBIRI: OU EST PASSE L’UPD-ZIGAMIBANGA?

Ce Dimanche 22 février 2015, le parti UPD-ZIGAMIBANGA a tenu son congrès à Bujumbura. Outre la consolidation de la réunification qui a été matérialisée par la reconduction de Monsieur Zedi Feruzi à la tête du parti, les burundais attendaient de ce congrès la confirmation du parti à l’appartenance à l’ADC-IKIBIRI.

Malheureusement ce dernier aspect a été renvoyé au calendes grecques. En effet tout parti politique désirant entrer officiellement dans l’ADC-IKIBIRI doit, réaffirmer l’entrée par les congressistes. De la même manière la question pendante de la désignation d’un candidat de l’UPD devant participer aux primaires de la coalition n’a pas été évoquée alors que la concrétisation de ces primaires n’attendait que le candidat de ce parti.

Dès lors la question qui est sur toutes les lèvres y compris au sein de l’UPD, est celle de savoir sur quel bateau ce parti va embarquer. Manifestement l’ADC-IKIBIRI n’est pas son premier choix. D’une source proche de l’Etat major de l’UPD-ZIGAMIBANGA, ce congrès est resté muet sur sa relation avec l’ADC-IKIBIRI car si Nkurunziza était déposé par la fronde interne, il n’est pas exclu que ce parti rejoigne le camp des frondeurs. En attendant l’UPD-ZIGAMIBANGA reste au balcon. A ceux qui avaient été surpris que le Président de l’ADC-IKIBIRI, l’honorable Léonce Ngendakumana n’ait pas été convié à ce congrès, doivent trouver l’explication dans ce nouveau positionnement.

Signalons qu’ au côté du Président Zedi Feruzi, Madame Marina  Barampama est devenu Secrétaire Général pendant que Chauvinea Mungwengezo hérite d’un poste honorifique de » président d’honneur ».

Andy Nyandwi.

 

 

CITATION DU 23 FEVRIER 2015

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » Abraham Linoln

Dix ans au pouvoir, pas plus!

Depuis presque un demi siècle, le Burundi est un des rares pays de la région qui n’a jamais connu un régime qui dure plus de dix ans. A ce titre rappelons que 10 ans après le pouvoir de Michel Micombero , le Colonel Jean baptiste Bagaza a pris les reines du pouvoir; 10ans après le major Pierre Buyoya a évincé Bagaza. Quant à Buyoya, il durera 6 ans au pouvoir avant de laisser la place au premier président démocratiquement élu en 1993, Monsieur Melchior Ndadaye.

Soulignons à toutes fins utiles  que quand Micombero est parti, la grande majorité de burundais étaient en liesse! Quand Bagaza est parti , la grande majorité de burundais étaient en liesse! Quand Buyoya est parti, une large majorité de la même population était en liesse! La fin du règne des trois premiers présidents burundais coïncidait avec une lassitude, des déboires d’où cette allégresse quand il y avait un changement.

De cette vérité historique, le Président Nkurunziza devrait comprendre qu’au delà de dix ans, il ne peut pas faire des merveilles. Après une décennie, les burundais ont toujours salué l’arrivée d’un nouveau régime. Pourtant au même moment, au Zaïre, au Rwanda,au Kenya ou en Uganda on se contentait d’un seul homme pendant plus de dix ans. C’est cette tradition d’une décennie au pouvoir qui aura certainement inspiré les négociateurs d’Arusha qui ont fixé » qu’aucun burundais ne pouvait présider aux destinées du Burundi pendant plus de dix ans ». Nkurunziza, le Président sortant   et ses amis doivent comprendre cette philosophie et s’y conformer. Ils doivent se rendre à l’évidence, cette foule immense en liesse, qui a salué la libération de Bob Rugurika n’avait que ce seul message du changement.

Pancrace CIMPAYE

CITATION DU 22 JANVIER 2015

« A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. » Martin Luther King

QUI SONT LES NOUVEAUX PATRONS DU SNR BURUNDAIS?

La note de renseignement du Service National de Renseignement qui conseille avec raison  au Président Nkurunziza de ne pas briguer un troisième mandat a provoqué la colère du destinataire. Celui-ci a par décret limogé le Général Major Niyombare Godefroid, patron du service ainsi que deux directeurs qui avaient cautionné cette note pourtant salutaire pour Pierre Nkurunziza.

Le même jour, le numéro un burundais a nommé le CPP Mbonimpa Maurice au poste de chef de cabinet au SNR et l’OPC1 Gahungu Bertin comme  Directeur du Département intérieur. Ces deux hommes sont des fidèles parmi les fidèles du trio NKURUNZIZA-BUNYONI-ADOLPHE. Et pour cause Mbonimpa Maurice était le chef de cabinet d’Alain Guillaume Bunyoni au Ministère de la sécurité publique pendant que Gahungu, l’homme qui conduisait jusque là toutes les arrestations arbitraires de Bujumbura et toutes les perturbations des réunions de l’opposition, est le bras droit de Nkurunziza. Dans un élan d’insoumission il lui arrivait de répondre à sa hiérarchie qu’il n’a de compte à rendre à personne; que seul le chef de l’Etat peut lui demander des comptes.

A la tête du service, trois noms sont cités: Moïse Bucumi, le député de Ruyigi, le général Steve et le général Miburo.

En définitive, le SNR va être entre les mains des fanatiques, des courtisans pures jus de Nkurunziza. Cette nouvelle équipe qui aura la seule mission de cautionner la reconduction du Président Nkurunziza va malheureusement l’enfoncer sans le savoir dans un gouffre dangereux. Dès lors le club Nkurunziza tombera comme une feuille morte puisque le service d’alerte, le SNR, devient un sédatif pour endormir le système. Nkurunziza aura des rapports du SNR qui chantent sa victoire tel la Sureté de Buyoya en 1993. Franchement, cette nouvelle équipe est une aubaine pour l’opposition! Merci Monsieur le Président pour ce coup de main!

AMANDLA…NGAWETU

 

 

CITATION DU 21 FEVRIER 2015

 » Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir » Gandhi

CITATION DU 20 FEVRIER 2015

 » J »ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre » Nelson Mandela

adc-ikibiri

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’ADC-IKIBIRI A L’ETRANGER concernant la libération de Bob Rugurika

1. Ce 19 février 2015, jour de libération du célèbre journaliste Bob Rugurika, Directeur de la Radio Publique Africaine, la section étranger de l’Alliance des Démocrates pour le changement au Burundi, ADC-IKIBIRI, présente ses chaleureuses félicitations à Bob Rugurika pour l’espoir qu’il vient de redonner au peuple burundais.
2. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend un vibrant hommage au peuple burundais dans toutes ses composantes pour le message qu’il vient de donner au pouvoir du Président Pierre Nkurunziza et à la communauté internationale. A ce titre la marée humaine qui a envahi la rue pour saluer la libération du directeur de la Radio Publique Africaine, Bob Rugurika, est une démonstration éloquente que les burundais ont soif d’un ordre nouveau et d’un véritable changement.
3. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend un hommage mérité au parlement européen et à travers lui, à toutes les missions diplomatiques accréditées à Bujumbura, pour la résolution salutaire du 12 février 2015.
4. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend un hommage très appuyé à la société civile burundaise et à la famille des journalistes, flambeau d’un combat sans réserve pour une justice juste au Burundi.
5. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger se joint aux nombreuses voix qui réclament la justice pour les trois religieuses ressortissantes de l’Union Européenne, Lucia Pulici, Bernadette Boggia et Olga Raschietti, sauvagement assassinées les 7 et 8 septembre 2014. A cet égard, nous encourageons la Radio Publique Africaine et spécialement Bob Rugurika à garder un coup de projecteur sur cet ignoble assassinat. La même requête s’adresse à la communauté internationale, spécialement à l’Italie et au Vatican.
6. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger profite de cette heureuse occasion pour rappeler au Gouvernement de Pierre Nkurunziza qu’il a l’obligation d’organiser des élections inclusives en concertation avec l’opposition. En outre une troisième candidature du Président Nkurunziza sera une provocation que le peuple burundais dans sa grande majorité combattra.
7. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger demande au peuple burundais de rester vigilant, soudé et de se préparer sereinement au changement démocratique de cette année.

Pour l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,

Pancrace CIMPAYE

Coordinateur