Pourquoi Nkurunziza s’accroche t-il au troisième mandat?

De plus en plus la nouvelle se confirme, le président Burundais Pierre Nkurunziza entend briguer un troisième mandat. Telle est la raison qui expliquerait le report systématique du Congrès du CNDD-FDD depuis décembre 2014. A ce titre le congrès qui était initialement prévu en décembre 2014, puis en janvier serait reporter au mois de Mars. Histoire d’annoncer le candidat Nkurunziza à la dernière minute.

Mais pourquoi, diable, le Président sortant veut-il forcer ce mandat de trop et de tous les dangers? La raison majeur est que sa galaxie qui s’est enrichit illégalement et qui vient de couronner le sommet des drames par l’assassinats des trois soeurs italiennes  a peur que son départ ne corresponde à la fin des vacances de la justice. Les crimes économiques et du sang qui jonchent les deux mandats de Nkurunziza, voilà le leitmotiv qui soutend le troisième mandat. L’autre ingrédient qui pousse le Président sortant à s’accrocher au troisième mandat est le silence coupable d’une partie de la Communauté internationale à ce sujet. Ainsi en privé Nkurunziza clame haut et fort que les Français sont à ses côtés. Et  les autres pays de l’Union Européenne se taisent laissant la besogne de contrer cette aventure à l’opposition, à la société civile ou à la fronde interne au CNDD-FDD. Seul les Etats Unis par la voix de Russell Feingold sont opposés ouvertement au troisième mandat de Pierre Nkurunziza.

En tout état de cause, seul le peuple burundais meurtri par 10 ans de misère, 10 ans de haine, 10 ans d’exclusion, 10 ans de chômage, 10 ans d’alphabétisation généralisée dans toutes les écoles, 10 ans  de persécution, 10 ans d’exécutions extrajudiciaires, 10 ans d’une justice injustice, 10 ans d’intolérance, 10 de deuil de la démocratie, 10 ans de dictature doit se lever comme un seul homme pour dire que « trop c’est trop! ». Cette traversée du désert ne peut pas bénéficier d’une prolongation de cinq ans de plus!

Pancrace CIMPAYE.

CITATION DU 3 FEVRIER 2015

 » Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui » Martin Luther King