L’église catholique frappe très fort sur Nkurunziza

Notre confrère IWACU le dit si bien, la déclaration de l’Eglise catholique de ce 6 mars 2015 est  « de l’artillerie lourde » lâché sur le troisième mandat du président Nkurunziza. Dans cette déclaration sans équivoque, la conférence des évêques catholiques du Burundi est opposé au troisième mandat du président Nkurunziza. Cette déclaration qui va être lue dans toutes les églises catholiques du Burundi ce dimanche 8 mars est un coup fatal pour le pouvoir de Bujumbura.

Cette nuit, le président Nkurunziza a passé une nuit blanche, une nuit cauchemardesque. Les milieux du CNDD-FDD n’ont pas fermé l’œil. La fronde a jubilé pendant que les tenants de la reconduction du président sortant broyaient du noir.

Dans notre article du « Requiem pour le pouvoir du président Nkurunziza et ensuite… », nous recensions les voix qui militent en faveur du départ de Nkurunziza, c’est chose faite, à cette liste il faut ajouter cette position de l’Eglise catholique qui confirme le prescrit d’Arusha: « Aucun burundais ne peut exercer plus de deux mandats de cinq ans au sommet de l’Etat ». L’église catholique vient d’asséner un coup fort au club du Président Nkurunziza. Le glas a sonné! L’Eglise catholique vient d’entonner le requiem pour le pouvoir de notre président bien adulé. l’ambassadeur de l’Union Européenne, Monsieur Patrick Spirlet de concert avec l’Eglise catholique avait annoncé diplomatiquement la même position contre le troisième mandat. C’était ce 5 Mars 2015 à Roca Golf Hôtel.

 

Amandla… Ngawetu.

CITATION DU 7 MARS 2015

« Le gouvernement est stationnaire, l’espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins qu’il est possible la marche de l’espèce humaine » Benjamin Constant

CITATION DU 6 MARS 2015

« Dieu fit la liberté, l’homme a fait l’esclavage. » Marie-Joseph de Chénier

Requiem pour le pouvoir de Nkurunziza et ensuite…

Depuis le 18 février 2015, jour de libération de Bob Rugurika et jour de la destitution du Général- Major Godefroid Niyombare au poste de patron des services secrets burundais, la voix du changement retentit dans les cœurs de tous les burundais. Une fièvre du changement, telle une maladie contagieuse, a frappé toutes les couches de la population burundaise y compris dans la galaxie du président sortant Pierre Nkurunziza. Ce dernier, par la manifestation qu’il a organisé à Bujumbura le samedi 28 février 2015, il a confirmé que rien ne sera plus comme avant. De ce fait on n’a jamais vu un père de famille montrer des biceps à ses enfants! Une telle démonstration est un aveux de faiblesse devant sa progéniture. C’est le message qu’il faut retenir de cette manifestation du gouvernement de ce samedi 28 février. Le Président Nkurunziza n’avait jamais eu à s’expliquer.

L’autre signe du ras-le- bol qui ne trompe pas, c’est le procès verbal de ces deux dangereuses réunions ( du 21 février2015 et du 23 février 2015) du Chef d’Etat Major Général de l’Armée, le Général-Major Niyongabo Prime, qui est arrivé dans la rédaction de MporeBurundi trois jours après ces rencontres. ( Rappelons que ce haut responsable de l’armée a invité des commandants des régions militaires et de certaines unités de tirer sur les manifestants qui contesteront le troisième mandat de Nkurunziza.)Ce geste magnanime d’alerte est un thermomètre éloquent qui démontre que l’armée burundaise refuse de servir une caste aux intérêts égoïstes; disons-le clairement, de plus en plus l’armée burundaise  refuse de servir le club du chef de l’Etat Nkurunziza.

La troisième voix du changement est celle qui vient de révéler le scandale de vente de l’ancien marché central de Bujumbura à une société fictive chinoise. Dans cette supercherie, les véritables patrons de cette société fictive sont le trio du président Nkurunziza-Bunyoni et Adolphe. Ici alors reviens la question de l’identité des véritables auteurs de l’incendie criminelle qui a ravagé ce marché centrale de Bujumbura. On ne doit pas être Sherlock Holmes pour établir une relation entre  » A qui profite le crime? » et « l’identité des criminels »! Rappelons que la valeur des biens perdus dans ce marché est estimé à plus de cent cinquante milliards de francs burundais soit plus de 90 millions d’euros. Rappelons également que suite aux pertes causées par cette incendie, certains commerçants sont rentrés dans un asile psychiatrique. Ils sont détraqués mentalement. La sortie de ce dossier en ce moment précis réclame châtiment et réparation. « Accusés levez-vous! »

La quatrième voix du changement est celle de ces hommes et femmes qui se sont investi pour l’évasion du célèbre prisonnier Hussein Radjabu, ce 1er Mars 2015. L’évasion spectaculaire de ce prisonnier sonne le glas du pouvoir de Pierre Nkurunziza. Le requiem pour le pouvoir de Nkurunziza doit être entonné!

La dernière voix qui confirme la fin du règne de la dictature du Président Nkurunziza est cette grève générale de ce Jeudi 6 Mars 2015. Le mot d’ordre  a été largement observé y compris au palais présidentiel! Le roi est nu! Le glas a sonné! Chantons le requiem…

Dès lors, à mon humble avis, les partis politiques y compris le CNDD-FDD, la société civile, les syndicats et l’armée doivent prendre leur responsabilité avant que le pays ne sombre dans des violences programmées par Nkurunziza et son Chef d’Etat-Major Général de l’Armée. Dans cette dynamique, pour éviter un bain de sang annoncé dans la réunion du Général Major Prime Niyongabo des 21 et 23 février 2015, ces forces vives de la nation doivent mettre en place un Gouvernement de transition de plus ou moins une année, pour organiser des élections apaisées.

En l’absence de cette transition, Nkurunziza qui a le dos contre le mur, Nkurunziza un lion blessé, il va plonger le pays dans les affres d’une guerre civile s’il reste au sommet de l’Etat! Avec ou sans le troisième mandat, pas d’élections apaisées! Le griot informaticien de la Côte d’Ivoire qui a réussi la fraude électorale en 2010, vient de passer  à la CENI cette semaine.

Ajoutons pour terminer que ces violences, comme le dit si bien , le Général-Major Godefroid Niyombare dans la note de renseignement, disqualifiera définitivement le parti CNDD-FDD. Dès lors les burundais chanteront le requiem pour la dictature  de Nkurunziza et pour le CNDD-FDD.

 

Amandla…Ngawetu.

 

 

CITATION DU 5 MARS 2015

« Il est dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre pour qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes, qu’il n’aie pas le temps pour la rébellion » Aristote

Lettre ouverte au Chef d’Etat Major Général de l’Armée

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général,

Au moment où le Burundi est à la croisée des chemins, un moment historique où le pouvoir finissant du Président Pierre Nkurunziza perd le nord, en tant que citoyen burundais préoccupé par la tension qui tourne autour du troisième mandat du président Nkurunziza, je prends la liberté de vous adresser cette lettre ouverte afin que vous compreniez que l’heure est arrivée pour vous de faire un choix. Le choix entre la patrie et le clan mafieux du Président Pierre Nkurunziza. Le temps de vous refaire une santé politique.

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général,

Vous êtes à la tête d’une armée qui est une résultante de la fusion de deux armées, celle issue des mouvements politiques armés et celle de l’armée régulière de l’époque. Cette fusion est le résultat d’une intense négociation qu’il faut protéger à tout prix. Vous ne pouvez pas vous payer le luxe de détruire ce capital précieux. Ce corps de l’armée, poumon de la stabilité des institutions et partant de celle du Burundi n’avait donc pas besoin de vos deux malheureuses réunions de discorde du samedi 21 février 2015 au café « IWABO WABANTU » et celle du lundi 23 février 2015 à Gahahe, non loin de Carama.

Ce samedi, de 12 h30 à 22 heures, appuyés par le général de brigade Ntakirutimana Etienne alias Steve, devenu par hasard patron des services secrets burundais,vous avez réunis certains commandants de région ainsi que certains chef d’Etat-Major de région, tous issus de l’ancien mouvement politique armé, CNDD-FDD. A Carama vous aviez réunis certains commandants d’unités et certains membres de votre administration. Au-delà de cette division de l’armée qui est une faute grave, le message de soutenir à tout prix le troisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza, est une démarche lourde de conséquences pour le corps de l’armée. A ce titre la division de l’armée et la mobilisation politique pour soutenir un club mafieux aux abois n’a d’autres issus que la destruction de ce corps. Et pour cause un des officier supérieur de l’armée burundaise confiait au journal Jeune Africaine de cette semaine que : « L’armée est derrière le Burundi, pas derrière un Burundais en particulier », une vision correcte qui tranche avec votre message du 21 février 2015 à IWABO WABANTU ou celui de Carama.

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général,

Au cours de cette réunion politique de mobilisation d’une partie de l’armée, vous avez déclaré sans ambages que le Président Pierre Nkurunziza a le droit de briguer un troisième mandat et que les pays de la sous-région le soutiennent et l’encouragent dans cette aventure. Nantis de ce mensonge, vous avez demandé, à votre auditoire pourtant sceptique, de tirer sur les manifestants qui descendraient dans la rue contre le troisième mandat du chef de l’Etat. Dans votre exercice de persuasion,vous êtes allés loin dans le mensonge, jusqu’à promettre aux militaires qui tireront sur les manifestants l’intervention du président Nkurunziza auprès de la Cour Pénal International de La Haye ! Comme si ces militaires étaient des gamins, vous les avez bernés en leur promettant que le président Nkurunziza allait négocier l’abandon des poursuites judiciaires auprès de La Haye. Mais comme ils ne sont pas dupes, ils vous ont posé la question de savoir ce que sera leur sort si Nkurunziza perdait ces élections alors qu’ils ont déjà massacré les manifestants.

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général,

A cette pertinente question vous avez donné une réponse extraordinaire car riche en renseignements. A ce titre vous avez déclaré que Nkurunziza ne peut pas perdre les élections car vous avez la complicité de la Commission Electorale Nationale indépendante ! En langue nationale vous avez dit : «  Twaripanze bihagije ! Ntakuntu Prezida yotsindwa ! CENI turi en étroite collaboration, baraziko tudategerezwa gutsindwa ! » Merci mon Général ! Merci pour cette révélation précieuse qui confirme ce que Pierre Claver Ndayicariye avait déclaré en d’autres termes. Mais par cette révélation vous venez de poignarder le Président Nkurunziza et Pierre Claver Ndayicariye en mettant à nu leur plan «  secret » de fraude électorale.

Monsieur le Chef d’Etat-Major général,

Le groupe mafieux d’Adolphe Nshimirimana et d’Alain Guillaume Bunyoni vous pousse à la faute par ces agissements qui compromettent l’unicité de l’action de l’armée. Pourtant en 2012, à votre nomination à ce prestigieux poste, vous étiez très appréciés par le corps de l’armée. Mais pour vous tenir par le bout du nez, ces deux mentors vous ont poussé dans l’enrichissement illicite. Ainsi en moins de trois ans vous avez une villa à Carama, une villa à Kinanira, une villa en construction à Bugarama, deux hangars à Bubanza et une villa rénovée à Gihosha. A moins de trois ans vous êtes passés de l’officier intègre à l’officier corrompu. Peut-être vous ne le savez pas, mais aujourd’hui, à l’armée vous portez le surnom de « YABU », allusion faite à un chat qui boit tout le lait des enfants des militaires qui sont en mission de maintien de la paix à l’étranger.

Monsieur le Chef d’Etat Major Général,

Pour vous enfoncer dans cette sale besogne d’instrumentaliser l’armée, Nshimirimana Adolphe, Alain Guillaume Bunyoni et le président Nkurunziza vous font miroiter des promotions multiple. Ainsi on vous promet d’entrer au Gouvernement à la tête du Ministère de la Défense ; on vous murmure à l’oreille que si la rue devient forte contre le troisième mandat, Nkurunziza et son club vont monter un coup d’Etat et vous deviendrez le Président de la République ! Je vous en conjure toutes ces promesses sont autant vides que dangereuses.

Dès lors il est grand temps de vous ressaisir et de revenir à la raison. Regardez autour du Président Nkurunziza, tout s’effondre ! L’évasion du célèbre prisonnier Hussein Radjabu, ce 1er mars 2015 est une preuve irréfutable que le pouvoir finissant du président Nkurunziza que vous défendez est une coquille vide. Changez votre fusil d’épaule à temps ! Prenez le courage à deux mains et présentez votre démission. Par cette action, vous aurez contribué à l’écriture de la nouvelle page de l’histoire burundaise ; vous aurez redoré votre image et surtout rendu un grand service à l’armée burundaise qui a besoin de cohésion et non de division en ce moment précis.

Dans l’attente d’une suite favorable à ma lettre ouverte, je vous prie d’agréer, Monsieur le Chef d’Etat-Major Général de l’Armée, l’expression de ma considération distinguée.

 

(Sé) Pancrace CIMPAYE,

Un citoyen préoccupé par la tension qui prévaut au Burundi.

CITATION DU 4 MARS 2015

 » Il nous manque un organe de contrôle, il faut que les Nations Unies créent une Cour Constitutionnelle Internationale qui aura pour fonction de contrôler les constitutions des Etats et leurs pratiques électorales par rapport à leurs engagements internationaux » Moncef Marzouki, ancien Président Tunisien

CITATION DU 2 MARS 2015

« Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal: c’est le courage de continuer qui compte » Winston Churchill

Radjabu évadé, sale temps pour Nkurunziza!

Comme si la note du général Major Godefroid Niyombare ne suffisait pas pour donner des cauchemars à Pierre Nkurunziza, Hussein Radjabu, l’ancien président du CNDD-FDD vient de s’échapper, en complicité avec la police, de la prison de Mpimba.
Rappelons que ce prisonnier politique venait de passer 8 ans à la prison de Mpimba. La douleur de cet emprisonnement de 8ans est une force qui va donner du fil à retordre au numéro un burundais qui a d’énormes difficultés à contenir la fronde interne au système CNDD-FDD.L’ancien homme fort du CNDD-FDD serait sorti avec son compagnon d’infortune Ribakare Baudouin alias Ndindi et trois policiers qui gardaient la prison.
Comme certaines prophéties le prédisaient, du sang va couler dans ce pays; avant hier l’épouse du Général Niyombare, la députée Spès Niyonkuru a échappé à une tentative d’assassinat à l’alimentation Fée du Logis, en plein centre ville de Bujumbura. Le boucher KAZUNGU était le chargé de cette sale besogne.
Cette sortie d’Hussein Radjabu, en ce moment précis est un cauchemar pour Nkurunziza et ses proches. C’est le début d’une fin programmée du règne de Nkurunziza. Une fin qui risque d’être tragique. Sale temps pour Nkurunziza.

Amandla…Ngawetu

CITATION DU 1ER MARS 2015

« Dans la guerre: Résolution
Dans la défaite: Intransigeance
Dans la victoire: Magnanimité
Dans la paix: Bonne volonté » Winston Churchill