CITATION DU 30 AVRIL 2015

« N’abandonnez jamais. Jamais. Jamais. » Winston Churchill

CITATION DU 26 AVRIL 2015

« L’histoire est écrite par les vainqueurs ». Winston Churchill

Où est passé le Médiateur burundais?

Depuis qu’il a été désigné au poste de Médiateur de la République du Burundi, le peuple burundais n’a pas un seul instant espéré des miracles de la part du sénateur Mohamed Rukara. Autant dire que ce qui aurait surpris c’était que Mohamed Rukara fasse des merveilles!

Tout au long de son règne, le Médiateur Rukara a plutôt fait le job de garçon de course du Président Pierre Nkurunziza, notamment auprès des donateurs  des pays du golfe. C’est pourquoi en ce moment précis où le Burundi a besoin d’un Mushingantahe pour ramener à la raison le Président Nkurunziza, le préposé à cette mission a disparu des écrans radars. A ce titre le Médiateur Rukara qui devait rentrer d’une mission à l’étranger depuis le 12 avril 2015, reste en France; histoire d’assister de loin à la descente aux enfers de son mentor Pierre Nkurunziza. Pour le moment il prétexte qu’il reste en France pour des raisons de santé. Ces raisons de santé devraient disparaître avec le dénouement heureux de la crise du troisième mandat. Au cas contraire le Médiateur Rukara risque de rester longtemps en soins intensifs en France si la situation devait dégénérer au Burundi.

Ainsi, du début à la fin, Mohamed Rukara aura été fidèle à sa mission première, celle d’être un médiateur de nom, qui se tient loin des préoccupations du peuple burundais. Mais cette fois-ci il est allé très loin puisqu’il a décidé de fausser compagnie son employeur Pierre Nkurunziza pendant sa traversée du désert. En attendant que le chemin de la croix du Président Nkurunziza prenne fin, nous souhaitons un prompt rétablissement au « Médiateur » Mohamed Rukara! Reposez-vous bien cher Mohamed Rukara, vous n’avez pas tort de vous tenir loin du président Nkurunziza, c’est plutôt Nkurunziza qui a eu tort de vous propulser à ce prestigieux poste de responsabilité. Un autre contentieux que Nkurunziza devra régler avec le peuple burundais!

Andy Nyandwi.

CITATION DU 23 AVRIL 2015

« Construire peut être le fruit d’un travail long et acharné. Détruire peut être l’oeuvre d’une seule journée. » Winston Churchill

Révérien Ndikuriyo: invitation à un suicide collectif!

L’honorable Hussein Radjabu l’a dit en ce début de la semaine, le président de la république sortant et ses hommes de mains planifient un bain de sang sans précédent. Avant lui, l’honorable Léonce Ngendakumana, président de l’ADC-IKIBIRI avait prédit le déluge, Pancrace Cimpaye de Bruxelles avait tiré  la sonnette d’alarme!

Le chapelet des signes annonciateurs de cette menace ne cesse de s’allonger. Ce jeudi 23 avril 2015, tôt le matin à 7h 26min, le sénateur de Makamba, Révérien Ndikuriyo, vient de publier sur son compte Facebook un message on ne peut plus explicite. Lisez le message en langue nationale mêlé au français:

 » Iryavuzwe riratashe. Mumasaha 48 ico mwari mumaze imisi mubaza kizoba. IKORANIRO KAMINUZA RY’UMUGAMBWE CNDD-FDD. Le peuple va décider, le peuple va assumer.

Dusavye abavuze kobazoca biyahura, batangure kurondera ibiti birebire n’imigozi ikomeye idacika kugira bazoshikeyo neza.

L’avion atterrira dans 48 heures, heure de Bujumbura. Shirako ceinture muhagarike neza intebe mwicayeko. On va commencer la descente. »

Ce sénateur bras droit du chef de l’Etat déclare:

 » Chose promise chose faite. Dans 48 heures, le rendez-vous tant attendu aura lieu. Le congrès du parti CNDD-FDD. Le peuple va décider, le peuple va assumer.

Nous demandons à ceux qui ont dit qu’ils se suicideront de commencer à préparer les effets y afférents, un échafaudage solide afin d’être certain de mourir.

L’avion atterrira dans 48 heures, heure de Bujumbura. Attachez vos ceintures et redresser vos sièges. On va commencer la descente. »

La teneur de ce message, déplacé,de la part d’un si haut responsable trahit l’état d’esprit qui règne autour du Chef de l’Etat Nkurunziza: ça passe ou ça casse! C’est nous ou le chaos! Les chiens aboient, la caravane passe! Le message de ce sénateur s’adresse à l’opposition, à la fronde interne au CNDD-FDD et à la société civile. Ceux- là même qu’un autre élu de Bubanza avait qualifié d’ennemi; ceux-là même que le vice-président du CNDD-FDD, Burikukiye Victor avait comparé aux bourreaux du Prince Louis Rwagasore et du Président Melchior Ndadaye.

On aura tout vu sous le règne du président Nkurunziza! Ce langage digne d’une république bananière ne devrait pas être assumé publiquement. Mais sous un régime politique où  l’interdit est autorisé et ce qui est autorisé interdit, c’est « normal » que le sénateur Ndikuriyo invite une partie du peuple qu’il représente au  suicide collectif. On aura tout vu!

Caton Nyabenda.

CITATION DU 22 AVRIL 2015

« Nul être humain n’est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n’est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu’il considère à tort comme entièrement mauvais. » Gandhi

CITATION DU 21 AVRIL 2015

« Un dictateur ne sait pas où s’arrêter… » Béchir Ben Yahmed

« Le problème de Hitler est qu’il ne sait pas où s’arrêter. » Staline

« Avec son troisième mandat de tous les dangers, Nkurunziza, le président Burundais, ne sait pas où s’arrêter. » Pancrace Cimpaye

LE SECRET D’UN SRUTIN REUSSI?

La biométrie a été la clé de la réussite de la présidentielle au Nigéria. Le but ultime d’une élection étant l’acceptation des résultats par tous, notamment par les perdants. Son introduction a permis d’instaurer plus de confiance dans le processus en singularisant chaque électeur, limitant ainsi doublons et inscriptions multiples.

Plusieurs pays du continent ont déjà adopté la « biométrisation » des données électorales, tandis que d’autres s’apprêtent à la remettre en place en dépit de son coût élevé. Ce procédé est perçu comme une évolution positive, même s’il n’est pas exempt de tout reproche. La simple compilation des empreintes digitales ne permet pas, par exemple, de détecter tous les doublons, ce qui introduit une marge d’erreur que certains acteurs politiques ont du mal à accepter. Enfin la vérification a un coût que les Etats hésitent souvent à assumer.

Par Georges Dougueli, dans Jeune Afrique no. 2830 du 5 au 11 Avril 2015.

 

Pie Ntavyohanyuma fait le ménage.

Depuis que le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Pie Ntavyohanyuma, s’est opposé au troisième mandat du Président de la République sortant, le fonctionnement de cette institution est paralysée. Les députés acquis à la cause du troisième mandat boycottent les séances plénières. La même fièvre a frappé les fonctionnaires de l’administration qui sont passés de collaborateurs de Ntavyohanyuma aux agents de renseignement du numéro un burundais avec pour mission de bloquer le fonctionnement administratif de l’institution.

Ainsi  ce 17 avril 2015, le Président de l’Assemblée Nationale vient de nommer 17 nouveaux responsables administratifs de l’institution dont:

1. Le nouveau Chef du protocole:  Monsieur Jean Karekezi

2. Le Directeur Législatif: Madame Jeanne Chantal Harerimana.

3. Le directeur administratif et financier: Madame Alice Nitunga.

4. Conseiller Principal à la cellule juridique et administrative: Monsieur Laurent Ciza.

5. Conseiller Principal chargé de la cellule politique et diplomatique: Monsieur  Sylvère Bavugamenshi.

6. Conseiller Principal chargé des questions économiques et sociales: Monsieur Ferdinand Sindarironka.

7. Conseiller Principal chargé de la Presse, communication et relations publiques: Madame Marie Véronique Nizigiyimana.

8. Conseiller principal chargé de la cellule d’appuie aux questeurs: Madame Pauline Ndikumana

9. Conseiller principal chargé de la cellule sécurité: Monsieur Cléophas  Nizigiyimana.

10. Le chef charroi: Monsieur Jules Nkengurutse.

 

Caton Nyabenda.

CITATION DU 18 AVRIL 2015

« Ils en ont eu marre du régime vieillissant d’Abdoulaye Wade, ils ont balayé les vingt-sept longues années de celui de Blaise Compaoré et rêvent maintenant de siffler la fin de celui de Joseph Kabila et de Pierre Nkurunziza.(c’est nous qui ajoutons Nkurunziza). » Jeune Afrique no.2830 du 5 au 11 avril 2015

NKURUNZIZA OU LE CHAOS!

 

Les appels au lynchage de tout homme opposé à la reconduction du Président Nkurunziza lancés par le porte-parole du CNDD-FDD, le Sénateur Gélase Ndabirabe et le Vice-président du CNDD-FDD, le député Burikukiye Victor ne sont pas des menaces en l’air. Nkurunziza tient mordicus à rester au pouvoir. A ce titre le limogeage des anciens camarades du Président opposés à son troisième mandat est un signe qui ne trompe pas, un signe qui confirme que  Nkurunziza n’est pas prêt à partir.

Pourquoi tient-il à rester au pouvoir contre vents et marées? La réponse est simple, Nkurunziza est ligoté par des dossiers de crimes économiques qui font froid au dos. A ce propos nous avons à la une de la RPA le feuilleton d’un jet présidentiel fictif acheté en 2014 aux Etats Unis d’Amérique pour une valeur de huit millions de dollars américains. Le deuxième crime économique concerne les dividendes de la hausse du coût de l’électricité, le prix le plus élevé de l’EAst African Community. Le montant des dividendes de cette hausse s’élève à un milliard de francs burundais par mois, et le deal vient de durer une année. Cette rançon est partagée entre les membres du club du Président de la République. Le troisième crime est autour du fameux compte des recettes des communications internationales. Ces recettes qui oscillent entre 300 et 400 milles dollars américains par mois, et ce depuis 4 ans, sont discrètement remises au chef de l’Etat Nkurunziza. La liste est longue. Mais n’oublions pas qu’au commencement, Nkurunziza a débuté son quinquennat en 2005 par une vente frauduleuse du seul jet présidentiel dont disposait le Burundi. Signalons en passant les recettes du carburant du Nigeria que la Ministre de l’époque Madame Afsa Mossi allait chercher mains à mains au Nigeria et remettait directement au Chef de l’Etat.

Quand le navire du troisième mandat à commencer à chavirer, Nkurunziza et les siens se sont sentis menacés. Ainsi ils sont en train d’éparpiller ce butin dans des  banques diverses  au Maroc, au Zimbabwe, au Kenya, en Malaisie, en Chine, aux Etats-Unis, etc.

Mais Nkurunziza et son club réalisent que le butin de ces crimes économiques est connu presque de tout le monde. Dès lors ils redoutent la répression du pouvoir de demain contre ces crimes économiques. Ils préfèrent donc le chaos plutôt qu’une chambre à la prison centrale de Mpimba. La question que le monde entier se pose est celle-ci: Nkurunziza et son club mafieux partiront, partiront pas? Et Nkurunziza de répondre: C’EST NKURUNZIZA OU LE CHAOS! Dans sa vidéo du 7 mars 2015 le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana le clame dans des termes clairs : « NURYA NYENE, NTAWUNDI NURYA NYENE! ». En définitive, seule la rue initiée par l’opposition et la fronde dès ce mercredi 15 avril , est capable de le mettre hors d’état de nuire. A bon entendeur, salut!

Amandla… Ngawetu

 

CITATION DU 16 AVRIL 2015

« Quand on se lance en politique dans un système démocratique, comme c’est le cas en République Démocratique du Congo, on sait que l’on est élu par le peuple pour des mandats limités dans le temps et dans leur nombre. C’est le peuple qui décide de nous porter au pouvoir sur base de textes que nous devons respecter. c’est une forme de contrat. Si une des parties ne le respecte pas, le business est caduc ». Moïse KATUMBI dans Notre Afrik no.54 d’avril 2015.

Les élections impossibles au Burundi.

Le délai limite de dépôt des listes des candidats aux élections communales est écoulé. Mais une seule réponse est sur toutes les lèvres  » nous présentons ces listes pour la forme, mais en réalité ces élections sont impossibles dans les présentes conditions ».

Quelles sont ces conditions qui font défaut à une bonne organisation des élections? Quelles sont les entraves à ce processus électorale? A l’ADC-IKIBIRI, on ne mâche les mots, les élections qui excluent des leaders politiques  suivants ne sont pas envisageables:

Monsieur Alexis Sinduhije, Président du MSD;

L’Honorable Léonard Nyangoma, le président du CNDD;

L’Honorable Hussein Radjabu, ancien Président du CNDD-FDD;

L’Honorable Jérémie Ngendakumana, ancien Président du CNDD-FDD;

L’Honorable Pie Ntavyohanyuma, Président de l’Assemblée nationale;

L’Honorable Ntisezerana Gabriel, Président du Sénat;

L’Honorable Gervais Rufyikiri, deuxième Vice-président  de la République;

L’Honorable Onésime Nduwimana, ancien porte-parole du CNDD-FDD;

L’Honorable Léonidas Hatungimana, ancien porte-parole du Président de la République;

L’Honorable Festus Ntanyungu, Président du forum des partis politiques. L’exclusion de ces hommes politiques du processus électoral est un grand handicap.

Le deuxième handicap qui compromet ce processus électorale , est le troisième mandat du président sortant. Un troisième mandat qui a été vulgarisé ce samedi 11 Avril 2015 par la marche manifestation de Bujumbura.Une manifestation au cours de la quelle le message des manifestants était clair : « Ceux qui s’opposeront au troisième mandat, nous les écraserons ( Tuzobamesa! Tuzobarasa!) ».

Avec cette menace d’un bain de sang, le troisième  élément qui bloque ce processus électorale, c’est l’armement de cette milice Imbonerakure. Une milice encadrée par le lieutenant-générale Adolphe Nshimirimana, chargé de mission du Président Nkurunziza. Le résultat des élections sur fond d’un terrorisme de cette milice Imbonerakure n’ont aucune crédibilité.

Au delà de ce terrorisme de la milice Imbonerakure, la problématique du fichier électoral biaisé par la Commission Electorale, qui ne cache pas qu’elle est au service du seul candidat Pierre Nkurunziza, reste entier. C’est dire qu’aussi longtemps que ces deux contentieux  ne sont pas vidés, on ne peut pas parler des élections dignes de ce nom au Burundi.

A l’ADC-IKIBIRI, la libération de tous les prisonniers politiques est aussi  un préalable qui rentre dans le registre d’un environnement favorable aux élections inclusives.

En définitive  aussi longtemps que ces questions susmentionnées ne sont pas vidées, les élections au Burundi est une illusion voire un danger pour la stabilité du pays. Les bailleurs de fonds impliqués dans le financement de ce processus devraient conditionner le décaissement des fonds au règlement des préalables susmentionnés. Ignorer ces préalables, c’est conduire le Burundi droit dans le mur!

(Sé) Pancrace CIMPAYE

 

CITATION DU 13 AVRIL 2015

« La non-violence est la loi de notre espèce, tout comme la violence est la loi de l’animal » Gandhi

Pierre Nkurunziza avec une coquille vide du CNDD-FDD.

La manifestation de ce samedi 11 avril 2015 dans la capitale de Bujumbura par le parti présidentiel avait pour objet de galvaniser les troupes derrière le candidat Pierre Nkurunziza. C’était aussi une occasion de prouver que le club présidentiel est très fort.

Malheureusement, la scène d’hier a plutôt aboutit à une démonstration de faiblesse de cette partie du parti CNDD-FDD. A priori quand vous êtes forts, vous n’avez pas besoin de montrer les biceps, mais si vous doutez de votre force, vous devez faire du tapage comme celui d’hier. A ce propos l’effectif des manifestants, venus de tout le pays, transportés aux frais du contribuable burundais, n’était pas impressionnant. Il n’y a vraiment pas de quoi se pavoiser!

Mais pourquoi le président Nkurunziza tenait-il tant à évaluer les effectifs qui sont encore acquis à sa cause? Pourquoi doute -t-il de sa force?  Pourquoi le parti présidentiel peine -t-il à déposer les listes des candidats aux élections communales? La raison  majeure est à chercher  du côté de  la fronde interne au CNDD-FDD. Quoi de plus normal que le président Nkurunziza broie du noir dans son retranchement à Ngozi quand il se retrouve à la veille des élections sans le président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Pie Ntavyohanyuma, sans le président du sénat, l’honorable Ntisezerana Gabriel et sans le deuxième Vice-président, l’honorable Gervais Rufyikiri! Quoi de plus normal que Nkurunziza soit dans de mauvais draps quand il  se paie le luxe de chasser du parti l’ancien président du CNDD-FDD, l’honorable Jérémie Ngendakumana, le porte-parole du parti, l’honorable Onésime Nduwimana et son porte parole, l’honorable Léonidas Hatungimana! L’autre front qui donne des insomnies au club du Président Nkurunziza, et qui mine la bonne marche du CNDD-FDD est celui de l’honorable Hussein Radjabu en liberté, mais qui n’a pas non plus le droit de participer au processus électorale en cours.

En l’absence de ces figures de proue du CNDD-FDD, Nkurunziza a raison d’avoir peur; Nkurunziza a raison d’hésiter et de commander ce tapage de ce samedi 11 Avril 2015. De plus en plus le numéro un burundais découvre qu’il tient dans sa main une coquille vide du CNDD-FDD. D’où cette fureur contre les frondeurs, exprimée dans des termes terrifiants par le sénateur Gélase Ndabirabe.

(Sé) Pancrace CIMPAYE

 

CITATION DU 12 AVRIL 2015

« Le Président doit s’adresser au peuple chaque fois que la nécessité s’en fait sentir ». Béji Caïd Essebsi, Président Tunisien, dans Jeune Afrique no.2829 du 29 Mars au 4 avril 2015.