Lettre aux partis et coalitions politiques burundais actuellement en campagne aux côtés de Nkurunziza

À l’attention de :
1. Mr. Sylvestre Ntibantungaya (candidat de Ijambo)
2. Mr. Domitien Ndayizeye (candidat de RANAC)
3. Mr. Jean Minani (candidat de Frodebu-Nyakuri)
4. Mr. Gerard Nduwayo (candidat de l’Uprona)
5. Mr. Agathon Rwasa (candidat de Mizero y’Uburundi)
6. Mr. Jean de Dieu Mutabazi (candidat de COPA)
7. Mr. Jacques Bigirimana (candidat du FNL)
Messieurs,
En dépit de la cruauté des évènements consécutifs à la violation de la constitution
par Mr. Nkurunziza, vous avez choisi de lui venir en aide et de l’accompagner dans
ses mésaventures.
Pour cela, vous avez décidé de poser vos candidatures aux côtés de la sienne et
bien évidemment vous continuez comme lui à faire campagne comme si rien n’était.
En âme et conscience seriez-vous fières de vous-mêmes en allant totalement à
l’encontre :
– Des sacrifices qu’endure la population burundaise ; vos propres concitoyens ?
– Aux cris et aux appels à la raison de la société civile ainsi que les autres partis
politiques qui ont choisi la voie du peuple, qui est celle de la légalité ?
– De tous les efforts que l’ensemble de la communauté africaine et internationale
est en train de faire pour forcer Nkurunziza à mettre fin à cette course
mortifère ?
Pour ce qui nous concerne, au nom de la Communauté Burundaise de Belgique, le
comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi
– Constate avec étonnement et profonde déception le mépris que votre attitude
témoigne envers les accords d’Arusha et la constitution burundaise.
– Constate avec effarement le peu de considération que vous portez à l’égard de
la population burundaise qui jour après jour descend dans les rues pour
contester et exiger de Nkurunziza le strict respect de la constitution et des
accords d’Arusha.
– Constate avec consternation que les flots de sangs à travers tout le Burundi et
dans la capitale Bujumbura en particulier, ne vous font aucun effet.
– Constate avec indignation que les flux de réfugiés vers les pays voisins du
Burundi ne vous inspirent aucune compassion.
Ceci est d’autant plus troublant que certains d’entre vous sont de ceux qui ont
négocié les accords d’Arusha.
Comment peut-on comprendre, que d’anciens présidents de la république, que
d’anciens ambassadeurs et d’autres personnalités sensées être mieux éclairées pour
défendre un Etat de droit au Burundi, puissent souiller leur honorabilité en acceptant
de se mettre en compétition avec un hors la loi qui un certain 26 avril 2015 a décidé
d’ignorer les accords d’Arusha, de déchirer la constitution et qui au jour le jour verse
le sang de son peuple qui ne réclame qu’une seule chose :
Le strict respect de la constitution, celle-là même sur laquelle il a juré par deux
fois, respect et fidélité lors de son entrée en fonction.
Comme le dit l’adage : «Ikiza kirahera, mugabo igihemu kibi ntigihera».
Nous attendions de vous la dignité des « bashingantahe », aux côtés de votre
population pour exiger un retour à la légalité et à l’éthique démocratique.
Nous avons du mal à réaliser que du haut de vos titres les uns aussi
respectueux que les autres, vous puissiez faire montrer de si peu de
discernement en étalant au grand jour une telle étroitesse d’esprit et un tel
niveau d’opportunisme. Comme l’on dit : « ba mpemuke ndamuke ! »
Cependant, nous ne désespérons pas, c’est pourquoi :
– Nous vous demandons de faire montre d’un minimum de solidarité avec
votre peuple pour exiger la dignité et arrêter cette course déshonorante.
– Nous vous demandons de vous retirer publiquement et sans délais de
cette campagne qui ne rime à rien.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi,
réaffirme que le retrait de la candidature de Mr. Nkurunziza qui viole la constitution et
les accords d’Arusha, est une condition sine qua none pour la tenue des élections
régulières au Burundi.
Nous considérons que toute association à ce projet indigne qui viole les textes
fondamentaux du pays par Mr. Nkurunziza, est à la fois un acte de haute trahison
contre le peuple burundais et un acte de compromission de la paix et de la stabilité
de toute la sous-région.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise que traverse
le Burundi.
Fait à Bruxelles, le 27 mai 2015
Mames Bansubiyeko

La liste noire provisoire des responsables de la déscente aux enfers du Burundi

Le Burundi est inexorablement en train de descendre dans un gouffre. La liste noire, non exhaustive, des responsables de cette tragédie, qui devront un jour ou l’autre être traduits devant les juridictions compétentes  vous sera régulièrement donnée. C’est à base de cette liste noire que la communauté internationale devrait commencer à prendre des sanctions ciblées comme le refus de visas, le gel des avoirs à l’étranger. Cette liste noire devrait aussi attirer l’attention de la CPI. Voici les privilégiés de cette liste:

1. Pierre Nkurunziza, commandant suprême des crimes économiques et des crimes de sang qui endeuillent le Burundi depuis dix ans.

2. Willy Nyamitwe, des fois il joue le rôle de numéro deux du pays et d’autres fois il fait office de Président de la République Ad Intérim. Il remanie le Gouvernement et est le cerveau de tous les plans macabres que connaît le pays.

3. Lieutenant-Générale Adolphe Nshimirimana, Commandant en second des crimes économiques et des crimes de sang qui endeuillent le Burundi depuis dix ans.

4. Commissaire de police Alain Guillaume Bunyoni, cerveau des crimes économiques et des crimes de sang qui endeuillent le Burundi depuis une décennie.

5. Générale-Major Prime Niyongabo, Chef d’Etat-Major de l’armée. Il est déchaine une partie de l’armée et la milice Imbonerakure  sur les civils innocents. En complicité avec Nshimirimana Adolphe, il a transféré le siège de l’Etat Major dans le café IWABOWABANTU, devenu le sanctuaire de toutes les exécutions et de la planification des plans macabres.

6. Le Commissaire de Police Gabriel Nizigama, Ministre de la Sécurité publique assisté par le directeur-générale Adjoint de la police, Bizimana Godefroid. Ils assurent la logistique de la milice Imbonerakure. Ils transforment la police en cette milice qui sème terreur et désolation par des tueries. Le même Ministre est responsable de la fermeture et de la  destruction des radios privées.

6. Le Commissaire de police, Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika, chef  de cabinet police du président Nkurunziza. Proche de Nshimirimana il fait le même boulot que le Ministre de la sécurité publique avec la particularité de mettre la main à la pâte lui même. C’est le cas àMusaga où l débarque personnellement pour participer aux tueries.

7. Nkunzimana Joseph alias Kazungu, l’homme de toutes les tuerie et le principale formateur et encadreur de la milice Imbonerakure surtout en RDC.

8. Ntakarutimana Etienne alias Steve, patron du service de renseignement. Membre du laboratoire du chef d’etat-Major Niyongabo Prime.

9. Le Colonel Nyamugaruka, le patron de la garde présidentielle. L’homme qui commande cette unité qui exécute les blessés hospitalisés, cette unité sème terreur et désolation telle la garde présidentielle de Habyarimana au Rwanda.

10. Ndomboro et Nurweze alias Rwembe, les bourreaux  ou bouchers au service d’Adolphe Nshimirimana.

11. Pierre Claver Ndayicariye et Prosper Ntahorwamiye, respectivement président et porte parole de la Commission électorale. Ces deux hommes,régulièrement au palais présidentiel le soir, sont la source de l’entêtement du président sortant Pierre Nkurunziza. Ils lui ont promis de tout faire pour que sa victoire soit certaine. Ce contrat a été révélé par le Chef d’Etat-Major Prime Niyongabo lors de sa campagne de ralliement des éléments de l’armée en février.

12. Ndagijimana Charles, Le président de la Cour constitutionnelle. C’est aussi sur cet homme que Nkurunziza a compté pour l’autorisation à briguer ce troisième mandat illégal qui tue.

13. Edouard Nduwimana, Ministre de l’Intérieur. L’homme qui a détruit tous les partis politiques et la feuille de route entre partenaires politiques. Artisan du retour au parti unique, il a sombré dans un trafic d’influence et au premier loge dans les crimes économiques.

14. Pascal Barandagiye, Ministre de la justice.  Bagorikunda Valentin, Procureur Généralé de la République. Arcade Nimubona, Procureur en Mairie de Bujumbura. Ces hommes sont les piliers de la répression aveugle, de la destruction de l’opposition et de la société civile, de la presse et des manifestants, par des emprisonnements arbitraires. On les surnomment messieurs » DOSSIERS SENSIBLES« .

N.B:  -La suite de la liste noire, demain 29 Mai 2015.

-Un grand merci à ceux qui nous aident à compléter cette

liste non exhaustive.

(Sé) Nyabenda Caton.

CITATION DU 28 MAI 2015

« La première des vertus est le dévouement à la patrie » Napoléon 1er