Arrêt des négociations au Burundi à deux jours de la présidentielle

Après des discussions houleuses samedi, aucun représentant du parti au pouvoir au Burundi ne s’est présenté dimanche à Bujumbura pour poursuivre le dialogue avec l’opposition. À deux jours de la présidentielle, la médiation est ajournée « sine die ».

À deux jours d’une présidentielle controversée au Burundi, la médiation ougandaise a « ajourné sine die », dimanche 19 juillet, en l’absence des délégués du camp présidentiel, le dialogue entamé entre le pouvoir et ses adversaires pour sortir le pays de la crise qu’il traverse depuis fin avril.

Aucun représentant du gouvernement, du parti au pouvoir CNDD-FDD ou de ses alliés ne s’est présenté dimanche à l’hôtel de Bujumbura où se tiennent les discussions, ajournées la veille après des débats houleux, au cours desquels le pouvoir avait accusé ses adversaires d’être « tous des putschistes ».

>> À voir sur France 24 : « Burundi : un Conseil national de transition pour ‘faire partir Nkurunziza' »

Ceux-ci avaient reproché en retour au camp présidentiel de vouloir gagner du temps, pour ne pas aborder avant le scrutin mardi la question du report de la présidentielle, exigé par l’opposition et la société civile qui jugent que la Constitution interdit au chef de l’État de se représenter.

Le ministre burundais de l’Intérieur Edouard Nduwimana avait annoncé tôt dimanche vouloir « interrompre » les pourparlers « pour déterminer si nous continuons ce dialogue parce […] que pendant que nous étions en train de dialoguer, d’autres étaient en train de préparer autre chose ».

« Il faut être deux pour dialoguer »

La candidature du président Pierre Nkurunziza, qui brigue un troisième mandat, a plongé depuis fin avril le Burundi dans une grave crise émaillée de violences ayant fait plus de 80 morts. Ce petit pays d’Afrique des Grands Lacs, à l’histoire post-coloniale jalonnée de coups d’État et de massacres entre Hutu et Tutsi, a été traumatisé par une longue guerre civile.

Le gouvernement a déjoué à la mi-mai une tentative de coup d’État militaire, et finalement mis fin à la mi-juin à un mois et demi de manifestations quasi-quotidiennes à Bujumbura par une brutale répression. Mais il a essuyé depuis une série d’attaques à la grenade et est confronté, depuis une semaine, à des combats et escarmouches entre armée et rebelles au nord du pays, dans la zone frontalière avec le Rwanda.

« Il faut être deux pour dialoguer, l’absence du gouvernement signifie que nous devons suspendre jusqu’à ce qu’il soit prêt à continuer le dialogue » a expliqué le médiateur ougandais, Crispus Kiyonga à la presse. « Nous avons attendu, passé des coups de fil et nous n’avons vu personne du gouvernement; nous n’avons reçu aucune réponse à nos appels téléphoniques », a-t-il déploré.

« Le dialogue n’est pas terminé », a néanmoins assuré le médiateur. « Dès que nous serons prêts, nous reviendrons » aux discussions, a-t-il affirmé, « nous devons donner une chance au gouvernement […] personne n’a dit qu’il quittait la table des négociations ».

« Les masques sont tombés »

« Le gouvernement a été vraiment irresponsable, en refusant de sauver le Burundi alors que ce pays s’enfonce dans l’abîme », a réagi Jean Minani, chef de la délégation de l’opposition aux discussions, après l’ajournement du dialogue.

Léonce Ngendakumana, président de l’ADC, principale coalition de l’opposition burundaise, a estimé que « le gouvernement a pris l’option de s’isoler et de poursuivre les pseudo-élections, pour qu’on reprenne les discussions après les élections, ce qui n’aura pas de sens ».

« Le processus est au point mort » et « la situation sécuritaire peut dégénérer à tout moment », s’est inquiété dimanche un cadre de l’EAC.

Selon Innocent Muhozi, représentant de la société civile, le camp présidentiel « cherche depuis le début le fait accompli électoral, tout en faisant semblant de négocier ». « Les masques sont tombés », a-t-il estimé.

Avec AFP

Les frondeurs du CNDD-FDD annoncent leur structure.

Abaryumyeko (Abagumyabanga baryumyeko) du CNDD-FDD communément surnommés frondeurs rendent publique leur structure provisoire de coordination.

1. Depuis le mois de mars 2015, des membres du CNDD-FDD opposés au 3ème mandat du Président Pierre Nkurunziza, surnommés « Frondeurs du CNDD-FDD », ont mis en place une structure provisoire de coordination des actions visant à faire respecter la Constitution de la République du Burundi et l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation. Ladite structure est composée notamment des membres suivants :
1. Onésime Nduwimana: Représentant;
2. Honorable Moïse Bucumi : Représentant Adjoint;
3. Léonidas Hatungimana : Porte-Parole;
4. Honorable Aimé Nkurunziza: chargé de la Diplomatie;
5. Honorable Oscar Ndayiziga: chargé de la Propagande et de la Mobilisation des jeunes;
6. Geneviève Kanyange : chargée de la Mobilisation des femmes;
7. Frédiane Coyitungira: chargée de la logistique

2. Ce comité de coordination est appuyé par des membres du Conseil des Sages notamment le Président de l’Assemblée Nationale Honorable Pie Ntavyohanyuma, le Deuxième Vice-Président de la République Gervais Rufyikiri et l’ancien Président du Parti CNDD-FDD Honorable Jérémie Ngendakumana.
Pour des raisons de sécurité, les noms des autres membres de la structure de coordination et du Conseil des Sages qui résident actuellement au Burundi ne sont pas révélés.
3. Abaryumyeko du CNDD-FDD profitent de cette occasion pour informer la communauté burundaise et internationale qu’ils adhèrent à l’initiative lancée en date du 15 juillet 2015 de mettre sur pied un Conseil National pour le Respect des Accords d’Arusha pour la paix et la réconciliation et de l’Etat de Droit au Burundi.
4. Abaryumyeko du CNDD-FDD appellent tous les Burundais à boycotter les élections présidentielles du 21 juillet 2015 parce que la candidature de Nkurunziza Pierre viole la Constitution de la Républque du Burundi et l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation qui limitent le nombre de mandats présidentiels à deux seulement.
5. Abaryumyeko du CNDD-FDD demandent aux pays et aux organisations régionales et internationales partenaires du Burundi de ne pas reconnaître les résultats de ce simulacre d’élections déjà passées ou en vue qui ne sont ni libres, ni transparentes, ni inclusives et de ne pas reconnaître les institutions qui en seront issues.

Fait à Cankuzo, le 20 juillet 2015
Hatungimana Léonidas
Porte-Parole
Cantacts :
Tel : +25775399894
Whataspp : +25776570597

CITATION DU 20 JUILLET 2015

« Entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. » Wiston Churcill

La force des armes et non des urnes.

Nkurunziza obnubilé par sa reconduction de demain 21 juillet 2013 a claqué la porte des négociations avec l’opposition ce dimanche 19. Pour  l’oligarchie de Nkurunziza, le train de la mascarade électorale qui a débuté le 29 juin doit poursuivre sa route. Ainsi donc demain le despote Nkurunziza va s’autoproclamer « Président à vie du Burundi ».

Mais que se passe t-il dans la tête de Pierre Nkurunziza et ses mousquetaires? L’histoire de ce troisième mandat et de la présidence à vie étaient programmés d’avance. En effet à la veille des élections de 2010, Alain Guillaume Bunyoni, le bras droit de Nkurunziza, confiait à quelques fidèles ceci: « Nous n’avons pas été au maquis pour diriger cinq ans seulement! ». Après 10ans de règne, le même refrain revient « Nous n’avons pas été au maquis pour diriger 10 ans seulement! »

En 2010, cette oligarchie, aidé par le célèbre informaticien ivoirien Aidara Sheriff, devenu par la suite ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Burundi en Côte d’Ivoire, a truqué les élections et a gagné le pari de demeurer au pouvoir. Cette année, la même volonté de rester au pouvoir va être définitivement concrétiser par la mascarade électorale de demain.En 2020, le même Nkurunziza redira « Nous n’avons pas été au maquis pour diriger 15 ans seulement! » Ainsi de suite.

Ce crédo du passage au maquis qui revient de façon récurrente signifie que Nkurunziza et sa clique ne quitteront pas le pouvoir par la voie des urnes. Seule la voie par la quelle ils sont passé, le maquis, est autorisé à les mettre sur la touche. En définitive « ils sont au pouvoir par la volonté des armes, ils ne partiront que par le coup des mêmes armes ». Autant dire qu’ils ont enterré dès leur arrivée toute idée d’une alternance via les urnes. Seule la force des armes et non celle des urnes compte. Aux armes citoyens…!

Nyabenda Caton.

Burundi: report du dialogue après 4 jours de discussions agitées

A un jour de l’élection présidentielle, le médiateur ougandais qui tentait de mettre fin à la crise qui dure depuis avril a finalement quitté le pays, en ajournant sine die les pourparlers. En cause, l’absence du camp gouvernemental aux discussions. Pas un ministre, ni un représentant du parti au pouvoir ou de ses alliés n’a répondu à la convocation du ministre ougandais de la Défense. Or la question qui était censée être mise sur la table était celle du calendrier électoral et d’un nouveau report de la présidentielle. Retour sur ce premier round de négociations.

Au premier jour, jeudi 16 juillet, le ministre ougandais de la Défense avait déjà attendu le camp présidentiel, toutes les parties étaient convoquées à 14h. Finalement les ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères, le porte-parole du CNDD-FDD et tous leurs alliés ne sont arrivés que deux à trois heures plus tard. « Nous n’avons pas été informés », avaient-ils expliqué.

Les discussions commencent et les accusations réciproques aussi. Les prises de paroles sont interminables. La médiation – elle – fait tout pour aller vite et établir les thématiques à aborder. Pour l’opposition, la première urgence, c’est de reporter la présidentielle. Mais uncommuniqué couperet du gouvernement tombe alors que ses délégués viennent de rentrer dans la salle. Il appelle les Burundais à aller voter le 21 juillet.

Il faudra attendre samedi, troisième jour des négociations, pour que l’ordre des priorités soit établi. Dix points, puis quatre : sécurité, calendrier électoral, gouvernement d’union national et troisième mandat. La sécurité et le retour des réfugiés en premier, selon le souhait du gouvernement.

L’opposition bataille peu et n’a qu’une hâte, en arriver au débat sur le calendrier électoral. Alors que le sujet doit être mis sur la table, le gouvernement brandit un document signé par plusieurs partis d’opposition et publié depuis plusieurs jours, qui annonce la création prochaine d’un conseil national. Le gouvernement y voit l’équivalent d’une tentative de putsch. Le camp présidentiel obtient un premier ajournement jusqu’à dimanche pour consultation et finalement ne se présente pas.

Le report est un « malentendu », selon le gouvernement

Constatant l’absence du camp présidentiel, le médiateur ougandais a donc décrété un report sine die. Le ministre burundais des Affaires étrangères assure que c’est un malentendu et que la délégation gouvernementale avait expliqué la veille qu’il lui serait difficile de se libérer à cause de l’élection des administrateurs communaux et de la messe.

« Il me semble qu’il y a un problème de communication, le gouvernement avait clairement indiqué au facilitateur que ce dimanche était difficile pour nous dans la mesure où c’est le jour où se sont tenues les élections des administrateurs communaux par les conseils communaux. Et c’est aussi un dimanche, le matin au Burundi on va à l’église », avance Alain Aimé Nyamitwe.

L’opposant Agathon Rwasa, lui, n’y croit pas : « c’est un blocage parce que pour le pouvoir et le CNDD-FDD il faut aller jusqu’au bout pour après imposer sa volonté. Mais je pense que ça n’augure rien de bon. Plutôt que désamorcer la crise, ça risque de la renforcer. »

Mais pour l’ex-président Domitien Ndayizeye, le dialogue finira par porter ses fruits. « Je pense que tant que la facilitation n’a pas dit son dernier mot, on a pas à désespérer. Les points de vue qui sont défendus aujourd’hui continueront à être défendus jusqu’à ce qu’il y ait une bonne organisation des élections pour le Burundi et pour tout le monde », estime-t-il.

Cet épisode inquiète dans les milieux diplomatiques qui y voient un mauvais signal pour l’avenir du pays.

CENTRAFRIQUE :LISTE DES CANDIDATS PARTICIPANTS POUR LA PREMIERE FOIS AUX ELECTIONS PRESIDENTIELLE DE 2015 EN CENTRAFRIQUE

Désiré Nzanga KOLINGBA du RASSABLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN( RDC)

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Annicet Georges DOLOGUELE (URCA)

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Aristide BRIAND REBOAS du PARTI CHRÉTIEN DÉMOCRATE (P.C.D)

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Michel AMINE de L’UNION NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (UNDP)

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Pascal Bida KOYAGBELE du MOUVEMENT KITE DES PAYSANS

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Charles Armel DOUBANE INDÉPENDANT

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Eddy S. KPAREKOUTI du PARTI DE L’UNITE ET DE LA RECONSTRUCTION ( PUR )

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Fidèle GOUANDJIKA INDEPENDANT

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Sosthène Marius DINGOMBE INDEPENDANT

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Sylvain NGAKOUTOU PATASSE INDÉPENDANT

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Jean Barkes GOMBE – KETTE INDÉPENDANT

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Jean Willibiro SAKO INDÉPENDANT

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Crépin  MBOLI GOUMBA (patri)

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Cyriaque   GONDA INDÉPENDANT

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Gomina POMPALI INDÉPENDANT

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WANGUE DIDIER INDÉPENDANT

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Gaston NGUEREKATA (PARC)

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Abdou KARIM MECKASSOUA INDÉPENDANT

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Timoléon -MBAIKOUA INDÉPENDANT

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Francis LINGBIMA

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Séminaire de la Diaspora Burundaise sur la crise politique et humanitaire que traverse le Burundi

Conclusions et appel pour une large coalition en faveur de la

Paix et de la légalité constitutionnelle

En date des 17, 18 et 19 Juillet 2015, sur invitation du Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et

Humanitaire que traverse le Burundi (Belgique), des Burundais venus de plusieurs pays (Belgique, France, Hollande,

Allemagne, Suisse, Italie, Canada) se sont réunis à Ciney en Belgique. Ensemble, nous avons procédé à un examen de

la situation actuelle et l’évolution probable de la crise que traverse le Burundi. Nous constatons la gravité de la crise

ainsi que le risque évident que la crise actuelle dégénère en une guerre civile au Burundi et en une déstabilisation de

toute la région d’Afrique Centrale, voire un possible génocide.

Pour rappel, lorsque le 25 avril 2015 Pierre Nkurunziza a décidé de se porter candidat pour un troisième mandat

présidentiel, violant ainsi l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et la constitution burundaise.

La contestation pacifique et populaire qui s’en est suivi fut violemment réprimée dans le sang.

La stupeur et l’indignation ont amené la diaspora burundaise à s’organiser spontanément et localement au niveau

de chaque pays  en vue de soutenir le peuple burundais et de faire écho à son cri de colère auprès de l’opinion

internationale.

Nous étions tous confiants que Pierre Nkurunziza allait rapidement revenir à la raison et éviter de plonger le Burundi

dans une crise politique et humanitaire qui en rappelle celle de son histoire récente. Aujourd’hui, force est de

constater que plus que jamais, Pierre Nkurunziza reste déterminé à aller jusqu’au bout de sa mésaventure en

utilisant  notamment la terreur de sa milice Imbonerakure et des forces de sécurité, plongeant le Burundi

dans un chaos et une anarchie totale.

Plus de 100 personnes ont été sauvagement assassinées lors des manifestations pacifiques, plusieurs autres

personnes font quotidiennement objet d’enlèvements et d’exécutions sommaires un peu partout dans le pays.

Plus de 150.000 personnes ont déjà pris le chemin de l’exil, plus de 1000 personnes ont été arbitrairement arrêtées

et croupissent en prison où beaucoup subissent toutes sortes de tortures tant physiques que morales.

Les Burundais assistent médusés à la préparation d’une guerre menée par Pierre Nkurunziza qui risque de plonger le

Burundi dans le chaos et l’anarchie totale.

Malgré les multiples mises en garde de la communauté internationale dont particulièrement les Nations Unies,

l’Union Européenne, l’Union Africaine, plusieurs pays démocratiques et de personnalités marquantes contre le

troisième mandat illégitime et illégale, Pierre Nkurunziza fait la sourde oreille et s’accroche au pouvoir.

C’est pourquoi, le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi (Belgique) a

décidé d’organiser ce séminaire et y a convié des Burundais, membres ou pas des comités existants dans les autres

pays.

Ce séminaire visait les objectifs suivants :

 Favoriser le dialogue au sein de la diaspora burundaise et procéder à un échange d’opinions et d’expériences ;

 Stimuler la coordination des efforts, agir en synergie et encourager la poursuite de cette lutte pacifique pour un

Burundi digne et prospère ;

 Créer un consensus sur les buts et les objectifs à atteindre ;

 Définir les moyens de communication à déployer en vue de soutenir cette lutte pacifique qui permettra le

rétablissement d’un état de droit et une véritable démocratie, en paroles et en actes, consensuel et durable au

Burundi ;

 Etablir un lien permanent entre les Burundais de l’étranger et ceux de l’intérieur afin de créer une synergie

et une concertation permanente sur les questions de paix, de sécurité, de justice, de respect strict des droits

humains et de développement économique et social de la mère patrie.

A cet effet, plusieurs exposés et débats ont porté sur les points suivants :

 Récents développements de la crise burundaise : contextualisation du débat, état des lieux, questions politiques,

sécuritaires, sociales et économiques ;

 Scenarios de l’évolution de la crise et pistes de solutions politiques possibles ;

 Stratégies de la Diaspora pour mieux organiser la résistance pacifique au lendemain du forcing de

Pierre Nkurunziza pour briguer le troisième mandat. Synergie et coordination des contributions de la Diaspora ;

 Reconstruction et développement économique du Burundi après Pierre Nkurunziza.

De ces exposés et les échanges qui s’en sont suivis, nous constatons que, entre autres:

 Le Burundi se trouve en danger d’une guerre civile suite à la volonté manifeste de Pierre Nkurunziza de rempiler

pour un troisième mandat illégal dans le seul souci de se maintenir au pouvoir en violation flagrante de l’Accord

d’Arusha et de la constitution ;

 La détermination de Pierre Nkurunziza à continuer d’organiser une parodie d’élections décriées par le peuple

burundais et toute la communauté internationale ;

 Les crimes de sang, les exécutions sommaires, les enlèvements et tortures commis par la police et la milice

Imbonerakure ;

 Le grand risque d’implosion des forces de défense et de sécurité ;

 Le risque imminent que le nombre important d`officiers supérieurs et subalternes de l`armée régulière et de la

police, qui ont fui le pays ne créent une rébellion

 L’incompétence notoire, la corruption et le manque évident de vision positive de l’avenir du peuple burundais

caractérisent certains responsables politiques.

Les participants à ce séminaire international:

1. Félicitent le peuple burundais pour la dignité et l’unité sans faille qui caractérisent les contestations

contre le troisième mandat ;

2. Présentent les condoléances les plus attristées aux familles qui ont perdu les leurs au cours de ces

derniers mois et leur souhaitent beaucoup de courage ;

3. Encouragent l’ensemble de tous les responsables burundais à sauvegarder l’unité et la concertation dans

toutes leurs actions de résistance pacifique ;

4. Saluent avec force la création d’un Conseil National regroupant l’ensemble des partis politiques, la

société civile et l’ensemble des militaires et policiers qui refusent la trahison de Pierre Nkurunziza.

5. Recommandent à toutes et tous d’agir de manière concertée et consensuelle avec pour seul objectif

l’intérêt supérieur du Burundi et de la sous-région ;

6. Demandent à l’ensemble du peuple burundais, à la communauté africaine et internationale, à la

diaspora burundaise, à la société civile et aux partis politiques de soutenir massivement ce Conseil en

vue d’un retour rapide à la paix et à la stabilité politique au Burundi ;

7. Décident de mettre en place un fonds d’appui dénommé « Burundi Solidarité » pour contribuer à la

résolution pacifique de la crise burundaise.

Aussi, au sortir de ce séminaire, les participants lancent un appel à l’ensemble des acteurs politiques burundais, à la

société civile, à tous les hauts cadres de l’Etat, aux militaires et aux civils, aux personnalités morales, religieuses et à

toute la jeunesse burundaise à prendre position unanimement et fermement en faveur de l’unité et du respect de

l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation et de la légalité constitutionnelle.

Il ne s’agit pas seulement de l’avenir du Burundi, mais aussi de l’ensemble de la sous-région. Nous devons tous

surmonter nos peurs et prendre fait et cause contre la candidature de Pierre Nkurunziza qui viole l’Accord d’Arusha,

la constitution et plonge le Burundi et la sous-région dans une crise politique et humanitaire dramatique.

Nous appelons vivement tout le peuple burundais à une large coalition en faveur du retour de la paix et de la

légalité constitutionnelle.

Enfin, le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi (Belgique), exprime ses

remerciements les plus sincères à l’ensemble des participants et réaffirme sa disponibilité à apporter sa contribution

pour une sortie rapide de cette crise que traverse le Burundi.

Pour Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.

Fait à Ciney, le 19 Juillet 2015

Mamès Bansubiyeko

Coordinateur