DIASPORA: NKURUNZIZA NOUS IMPOSE UNE TAXE DE 3,5%!

L’oligarchie de Pierre Nkurunziza qui est en train d’isoler le Burundi et de l’asphyxier économiquement a mis en place en secret, sans passer par le parlement, une taxe au niveau de toute transaction via Western Union. Ainsi pour tout envoie d’argent au Burundi via Western Union, l’oligarchie de Bujumbura perçoit 3,5%. Pour tout envoie à partir de Bujumbura vers l’étranger, la même oligarchie perçoit 19,25 %.

Dans cette misère chronique imposé au peuple burundais,  le flux des transfères du Burundi vers l’étranger n’est pas important. Par ailleurs plutôt que de payer 19,25 % à la dictature de Nkurunziza, il est moins  cher de faire la même transaction à partir d’un pays voisin. Autant dire que cette taxe frauduleuse est beaucoup plus imposée à la diaspora burundaise qui mène un combat légitime, sans merci, à la dictature de Nkurunziza. Dans cette logique les fonds collectés à travers le monde entier pour venir en aide aux sinistrés burundais, Nkurunziza garde 3,5%! Inadmissible! Cynique! Incroyable mais vraie!

La diaspora qui doit être solidaire avec le peuple burundais meurtri par la misère, l’exil, la prison et les assassinats doit mettre en place rapidement un autre créneau pour envoyer l’argent au Burundi. Une chose est certaine, cette diaspora est plus maligne et plus intelligente que Nkurunziza et sa galaxie! Nous devons contourner cette supercherie qui est une provocation de trop! (LARGE DIFFUSION)

( Sé) Pancrace CIMPAYE

Que retenir du dernier sommet sur le Burundi en Tanzanie?

Ce 6 Juillet 2015, un sommet qui devait réunir 5 chefs d’Etat de la Communauté Est Africaine n’a réuni que deux Chefs d’Etat, le tanzanien, Jakaya Mrisho Kikwete et Yoweri Kaguta Museveni, l’Ougandais. Que faut-il retenir de ce sommet?

1. La réunion  des Ministres  a reconnu que les élections du 29 juin 2015 s’étaient mal déroulées. Le sommet  qui n’est pas revenu sur cette décision des ministres a t-il confirmé le constant par son silence? Le Médiateur nous le dira.

2. Le Sommet a sauté pieds joints la problématique du troisième mandat qui a déjà tué plus de 100 paisibles manifestants, un troisième mandat qui a déjà produit plusieurs centaines de milliers de réfugiés et plus de 1500 prisonniers politiques;

3. Le sommet de ce lundi estime à tort que la milice IMBONERAKURE peut être désarmée en quinze jours et ainsi permettre une élection paisible le 30 Juillet au lieu du 15 Juillet;

4. Le même sommet voudrait qu’ après que Nkurunziza ce soit autoproclamé Président du Burundi qu’il forme un gouvernement qui intègre l’opposition qui n’aura pas participé aux élections. Une telle perspective équivaudrait à confier à Nkurunziza la conduite d’un gouvernement de transition d’union nationale pendant… 5ans!

5. La plus douloureuse décision sera cette recommandation de faire entériner ces décisions par tout le continent africain. Pourtant l’Union Africaine et le monde entier estiment que les conditions pour une élection digne de son nom ne sont pas réunies.

6. La seule chose positive de ce sommet aura été la nomination de l’ancien président de l’initiative régionale sur la paix au Burundi, le président Yoweri Kaguta Museveni. comme Médiateur. A ce titre il sied de saluer cette nomination d’un Médiateur d’un haut rang. Aux grands maux, les grands remèdes! Espérons qu’il saura ramener Nkurunziza à la raison et qu’il comprendra que la crise burundaise est loin d’être une affaire des tutsi qui en veulent à Nkurunziza.

7. De ce sommet, le peuple burundais doit comprendre que la solution à la crise burundaise viendra en priorité des burundais.

(Sé) Pancrace CIMPAYE

ILS ONT DIT

« Nous souhaitons que les chefs d’Etat s’investissent personnellement dans cette affaire en raison de sa gravité. Le Burundi glisse actuellement dans le chaos. La situation sécuritaire se dégrade à vue d’œil. Près de 140000 personnes sont réfugiés dans les pays voisins. L’armée est divisée. Il y a des fissures très nettes à l’intérieur du parti au pouvoir. Le président de l’assemblée nationale a trouvé refuge en Belgique en disant qu’il a eu peur pour sa vie. Le deuxième vice-président, membre du parti au pouvoir, a également fui à l’étranger. Ce pays  est en réel danger! »Abdoulaye Bathily, Médiateur de l’ONU dans la crise burundaise.

CITATION DU 6 JUILLET 2015

« Son ombre plane sur divers actes criminels et prévarications économiques. Avec une poignée de généraux acquis à sa cause, il incarne le mal qui ronge le Burundi. Adolphe est prêt à tuer pour arriver à ses fins.  Son influence en coulisses est d’autant plus déterminante que même le président le redoute. » Gervais Rufyikiri, Deuxième Vice-président du Burundi , dans Jeune Afrique du 5 au 11 Juillet 2015.

Qui étaient présents à la signature de l’Accord d’Arusha?

A la signature de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, le 28 Août 2000, outre les deux anciens chefs d’Etat burundais, Jean baptiste Bagaza et Sylvestre Ntibantunganya, il y avaient 55 personnalités venus des quatre coins cardinaux pour assister à la signature de ce pacte entre burundais.

Quand Pierre Nkurunziza traite ce précieux accord comme un chiffon de papier, est-il au courant de ces personnalités qui étaient présentes ce jour là? J’en doute. Pour sa propre gouverne, voici la liste de ces témoins:

1. S.E.M. Nelson Rolihalahla Mandela, Médiateur;

2. S.E.le Général Gnassingbé Eyadema, Président de la République du Togo et président en exercice de l’Organisation de l’Unité Africaine;

3.S.E Yoweri Kaguta Museveni, Président de la République de l’Ouganda;

4. S.E Daniel Arap Moi, Président de la République du Kenya;

5. S.E Benjamin William Mkapa, Président de la République-Unie de Tanzanie;

6. S.E le Général-Major Paul Kagamé, Président de la République Rwandaise;

7. S.E William Jefferson Clinton, Président des Etats-Unis d’Amérique;

8. S.E Jerry Rawlings, Président de la République du Ghana et Président en exercice de la CEDEAO;

9. S.E Bakili Muluzi, Président de la République du Malawi;

10. S.E Joachim Chissano, Président de la République du Mozambique;

11. S.E Meles Zenawi, Premier Ministre de la République d’Ethiopie;

12. S.E Ketumile Masire, ancien Président de la République du Botswana;

13. S.E Jacob Zuma, Vice-Président de la République Sud-Africaine;

14. M. Louis Michel, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères du Royaume de Belgique;

15. M. Charles Josselin, Ministre de la Coopération Internationale de la République Française;

16. M. Peter Hain, Ministre d’Etat aux Affaires Etrangères et aux Affaires du Commonwelth du Royaume Uni;

17. M; Louis Venden Akker, Pays-Bas;

18. M. Ludgar Volmer, Secrétaire d’Etat, République

19. M. Kieran Prendergast, Secrétaire Général adjoint aux affaires Politiques, Représentant le SG des Nations SE Koffi Annan;

20. M. Salim Ahmed Salim, Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine;

21.  M. Aldo Ajello, Envoyé Spéciale de l’Union Européenne dans la Région des Grands Lacs;

22. M. Hacen Labatt, Envoyé Spécial de l’Organisation Internationale de la Francophonie dans la région des Grands Lacs;

23. M. Howard Wolpe, Envoyé Spécial des Etats-Unis d’Amérique dans la Région des Grands Lacs;

24. M. Douglas Scrafton, Envoyé Spécial du Royaume-Uni dans la Régions des grands Lacs.

( A suivre).

La Rédaction.

 

CITATION DU 4 JUILLET 2015

« Quand un peuple déteste ses dirigeants, c’est pas compliqué de prendre des villages » Ernesto Che Guevara

Coopération Pays-Bas-Burundi : « Les élections tenues ou à venir ne sont pas crédibles »

Le communiqué publié par le ministère du Commerce Extérieur et de la Coopération au Développement des Pays-Bas dont Iwacu a reçu une copie est très clair : « les élections législatives tenues plus tôt cette semaine, et les élections présidentielles prévues pour le 15 Juillet, ne sont pas crédibles », écrit la ministre Lilianne Ploumen.
Pour les Pays-Bas, la violence électorale en cours au Burundi «prend une tournure de plus en plus inquiétante. » D’après madame Ploumen, « cette violence a éclaté après l’annonce controversée, par le président Pierre Nkurunziza, fin avril, de briguer un troisième mandat. »

Et si le président Nkurunziza prête encore serment…

Le communiqué est très précis sur les sanctions « si l’actuel président Nkurunziza prête serment pour un troisième mandat, sans l’existence d’une réconciliation nationale ». Les Hollandais qui ont la réputation d’être directes  ne tournent pas autour du pot : « Dans ce cas, l’aide directe au gouvernement burundais sera définitivement abrogée. » Plus clair on ne trouve pas…

Pour rappel, le gouvernement néerlandais a déjà décidé de suspendre, entre autres, le programme de réforme de l’armée et de la police, un programme qui avait donné un résultat positif jusqu’ici car, selon différents observateurs, les forces de sécurité avaient commencé à adopter une attitude professionnelle et retenue.

Les Pays-Bas regrettent qu’il soit devenu de plus en plus compliqué de trouver un compromis entre le gouvernement et l’opposition.

La ministre demande au gouvernement burundais et toutes les parties concernées de suivre les recommandations de l’Union africaine et de la Communauté Est Africaine, pour « trouver une solution basée sur le consensus et le dialogue ».

Madame Ploumen insiste aussi sur la nécessité de désarmer « les jeunes affiliés aux partis politiques et de rétablir le fonctionnement des médias indépendants ». La population burundaise, après des décennies de conflit, « a droit à la sécurité, la stabilité et la paix » conclut le communiqué.

Burundi: l’ONU juge les élections ni crédibles, ni libres

La Mission d’observation électorale de l’ONU au Burundi, la seule mission d’observation indépendante qui était présente dans le pays lors des législatives et des communales du 29 juin, a livré ce jeudi soir des conclusions sans appel.

Premier constat : les élections communales et législatives se sont déroulées dans un climat politique tendu, de peur et d’intimidation dans certaines parties du pays. La mission onusienne parle de restrictions des libertés d’expression, de réunion, d’information.

Si la commission électorale a bien géré le processus d’établissement de la liste électorale, c’était avant la crise. La Menub rappelle que l’opposition critique son manque d’indépendance et le départ de deux de ses commissaires en exil. D’un point de vue technique, la mission de l’ONU n’adresse en revanche aucun de reproche envers la commission électorale. Les observateurs onusiens ont pu visiter 145 centres de vote dans les 18 provinces. Ils disent que là où ils ont été, le vote s’est déroulé normalement.

De manière générale, note ce communiqué, de nombreux Burundais se sont rendus aux urnes. Mais vu les arrestations et les restrictions dans les libertés, la mission onusienne estime que l’environnement n’était pas propice pour des élections libres, crédibles et inclusives. Elle dit toutefois regretter le boycott des scrutins par l’opposition.

Ce communiqué fait écho à un autre, celui du gouvernement sorti à quelques heures d’écart. Le gouvernement affirme que lundi, à la mi-journée, 95 % des électeurs inscrits sur les listes électorales étaient allés voter. Bujumbura assure que le scrutin a été libre, malgré « quelques cas d’intimidation dans les quartiers dernièrement objet de perturbation ». La mission des observateurs électoraux, dit le gouvernement, est de rapporter les faits, pas d’invalider les scrutins.

CITATION DU 3 JUILLET 2015

« La principale qualité d’un révolutionnaire, c’est l’amour. L’amour des hommes, l’amour de la vérité, l’amour de la justice… » Ernesto Che Guevara

Elections du 29 Juin 2015: Ndadaye Melchior assassiné pour la deuxième fois…

Après la mascarade électorale du 29 juin 2015, le héros de la démocratie, son Excellence Melchior Ndadaye, se retournant dans  sa tombe dit à Nkurunziza:  » Toi aussi, mon fils! » Tel Jules César s’adressant à son fils Marcus Brutus venu le tuer, Ndadaye Melchior doit être amer au lendemain du coup de force contre la démocratie de ce lundi 29 Juin 2015; par ces pseudo-élections qui consacrent le monopartisme et enterrent du coup les vertus de la démocratie, le héros de la démocratie a raison de se sentir trahi par ceux-là même qui avaient pris les armes pour la Défense de la Démocratie en 1993.

La trahison est à son comble quand on réalise que l’oligarchie de Pierre Nkurunziza vient de parfaire le tableau des raisons qui ont poussé, à l’époque, le peuple en armes d’emprunter la lutte armée. Il a raison le Général-Major Niyombare Godefroid de constater avec amertume que : « Ils ont complètement oublié pourquoi nous sommes allés au maquis! Nous y sommes allés pour défendre la démocratie, pour nous battre contre l’exclusion et l’injustice. Notre objectif était de promouvoir l’équité! Hélas l’objet de ce combat a été travesti ou jeté à la poubelle! »

Effectivement l’oligarchie de Nkurunziza vient d’immoler, sur l’autel des intérêts égoïstes, la démocratie; ce groupe mafieux est parvenu à détruire la presse privée et la société civile. La liberté d’opinion et d’association deviennent un vain mot. A ce titre l’exécution de tout homme à une voix dissonante ou supposé comme tel est devenu le mode de faire taire l’opposition. Les emprisonnements arbitraires par une justice sous les bottes de cette dictature rentrent dans cette dynamique d’instaurer un parti unique au Burundi. La propagande dangereuse de la haine ethnique devient le crédo de ce pouvoir. Ces actes barbares et anachroniques constituent une déclaration de  guerre au peuple burundais. Celui-ci  ne lâchera plus d’un iota les acquis de la démocratie.

Cette guerre que Nkurunziza et son club imposent au peuple burundais est perdu d’avance. Et pour cause Nkurunziza a en face de lui un front de Hutu et de tutsi qui réfléchissent « Nation » et non « Ethnie »; Nkurunziza a en face de lui une grande partie de l’armée qui refuse sa délinquance monolithique et ethnique; Nkurunziza a contre lui tout un peuple qui avait jubilé, sur tout le territoire burundais et à l’étranger, à l’annonce de son renversement le 13 Mai 2015; enfin Nkurunziza est parvenu à se mettre sur le dos toute la communauté internationale qui ferme les robinets de l’appuie économique.  L’oligarchie de Bujumbura est en passe d’imposer un embargo économique au peuple burundais juste pour couvrir ses crimes économiques et de sang. C’est dans cette même dynamique que Nkurunziza et sa clique ont décidé de brûler tous les quartiers de Bujumbura dits  » Tutsi ».

Le sang de ces innocents est une malédiction! La haine ethnique que Nkurunziza ravive est une malédiction! L’assassinat de la démocratie au Burundi, 22 ans après l’assassinat du héros de la démocratie, est une trahison  qui crie vengeance au ciel. Et le héros de la démocratie, son Excellence Melchior Ndadaye qui doit être remonté,répète sans cesse le « Tu quoque mi fili » de Jules César. Une malédiction à l’adresse du traître qui vient d’assassiner Ndadaye Melchior pour la deuxième fois!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

CITATION DU 2 JUILLET 2015

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » Albert Einstein