Les insolites de l’oligarchie de Bujumbura à Entebbe

Ce lundi 28 décembre 2015, au palais présidentiel d’Entebbe se tenait le premier contact entre l’opposition burundaise et le pouvoir de facto de Pierre Nkuruniza. Tel un enfant qui a peur d’une piqûre, les envoyés de Pierre Nkurunziza, venus en nombre impressionnant avait la frousse  qui était lisible aux yeux. Ainsi de bourdes aux insolites, ils n’ont cessé de trébucher. Appréciez par vous même:

  1. Avant le début des cérémonies ils hésitent d’entrer dans la salle parce qu’ils viennent d’apprendre que le chef de l’opposition qui montera à la tribune pour s’adresser à la médiation  et au parterre d’invités n’est pas leur allié Agathon Rwasa mais bel et bien l’honorable Léonard Nyangoma, président du CNARED. Ils finiront par rentrer dans la salle.
  2. Quand le maître des cérémonies invite le ministre Nyamitwe Alain à la tribune, c’est le deuxième vice-président du CNDD-FDD, le terrible Burikukiye qui se précipite à la tribune et annone pendant quelques minutes que le pouvoir du CNDD-FDD pose des préalables au début des négociations proprement dites notamment les parties au négociations.
  3. L’incident clos, Alain Nyamitwe peut prendre le micro. Il fait un très long discours où il conte l’histoire du Burundi de depuis plusieurs décennies. Le Médiateur est obligé de le ramener à l’ordre en lui rappelant qu’on était pas là pour suivre une leçon de l’histoire  du Burundi.
  4. Quand le tour du Président de l’opposition arrive, Rwasa  Agathon qui est assis dans la tribune de l’opposition ronge les freins; il avait un discours à la main. Il ne le prononcera pas. Surpris par sa présence dans la tribune de l’opposition, Léonard Nyangoma est obligé dans son discours de rappeler le prescrit de la constitution qui dispose en son article 173 qu’aucun parti ayant des membres au gouvernement ne peut se prévaloir d’être à l’opposition. La même mise au point concernait les partisans de Sindimwo qui occupaient eux aussi des sièges du côté de l’opposition. A côté de cette insolite  d’une ambivalence des membres du gouvernement qui se réclament en même temps de l’opposition, est venu la sortie des délégués du pouvoir, en tête Alain Nyamitwe, quand le président du CNARED a commencé à citer les déboires du pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza. Ils sont tous sortis.
  5. A la fin du discours de l’honorable Léonard Nyangoma, Monsieur Rwasa Agathon dira à l’honorable Léonce Ngendakumana qui était assis à sa gauche, que le discours du Président du CNARED avait le même contenu que le sien.  Léonce Ngendakumana lui conseilla  d’être conséquent en  démissionnant des institutions.
  6. Le communiqué du ministère des Affaires Etrangères burundais qui rejette la date du 6 janvier 2016. Ce communiqué qui est presque un désaveu du Médiateur est une bourde qui peut coûter cher à Bujumbura. On ne crache pas à la figure d’un  vieux sage d’Afrique comme le Président Museveni. Surtout quand il s’appelle Médiateur. C’est le principe le plus élémentaire des techniques de négociations. A leur décharge, ils ne savent pas, ils ont tout à apprendre. Surtout apprendre à négocier, à discuter, à dialoguer avec l’opposition, cette fois-ci sans le couteau à la gorge! Un exercice nouveau pour Nkurunziza Pierre et les siens.

En définitive, ce que le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza doit comprendre pour limiter ces bourdes à répétition, c’est qu’il est une partie au procès! C’est d’ailleurs par cette observation que le Médiateur a quitté la salle.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

 

 

NEGOCIATIONS INTERBURUNDAISES D’ENTEBBE: Discours du président du CNARED-GIRITEKA

 

Au nom du Conseil national pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la réconciliation au Burundi et de l’Etat de Droit, CNARED-GIRITEKA, permettez-moi de prime abord, de m’acquitter d’un très honorable devoir de remerciements:

Très chaleureusement ,je tiens à témoigner ma profonde gratitude au peuple Ougandais en général pour son hospitalité, au Président de la République en particulier pour sa disponibilité; malgré un calendrier très chargé, son Excellence Yoweri Kaguta Museveni a bien voulu accepter la lourde tâche de médiation dans la crise burundaise.

Nos remerciements vont également à ses pairs de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de l’Union africaine qui n’ont ménagé aucun effort pour contribuer à la résolution de la crise burundaise.

J’exprime aussi un sentiment de gratitude aux pays de l’Union européenne en général et particulièrement les pays comme le Royaume de Belgique,la France, les Pays bas, l’Allemagne et la Suisse. Que les Etats Unis d’Amérique se reconnaissent aussi dans cette liste non exhaustive des pays aux quels nous devons beaucoup da qui se sont mobilisées pourns notre lutte pour la sauvegarde de l’Accord d’Arusha pour la paix et la Réconciliation au Burundi et de la constitution.

A l’Union africaine, l’union Européenne aux nations Unies ainsi qu’à toutes les personnalités pour crier au secours, nous disons également merci. sans leur intervention les souffrances des burundais auraient été vécues à huis clos.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais ensuite saluer la bravoure, la détermination et la résistance du peuple burundais, surtout les jeunes, contre la tyrannie que lui impose depuis une longue et pénible décennie, le régime en place à Bujumbura. hommage à nos courageux journalistes qui ont refusé d’être bâillonnés, contraints à la pensée unique ou réduits au silence. Hommage aux organisations de la société civile qui  ont fait du Burundi le pays des milles témoins, le pays des mille voix, le pays  des milles versions, le pays des milles débats, le pays de mille protestations. Ici je rends particulièrement un vibrant hommage à Pierre Claver Mbonimpa ici présent, qui est l’icône d’une société civile burundaise au service d’un peuple opprimé. Je rends aussi un grand hommage à toutes les victimes, connues ou anonymes, aux prisonniers, aux enlevés et disparus sans laiser de traces, aux étranglés, aux gens ligotés et jetés dans  les trous et précipices, dans les fleuves ou lacs; hommages aux fusillés, aux morts d’inanition, aux torturés, aux morts sans sépulture. A toutes ces victimes du pouvoir de facto de Bujumbura, nous devons un grand respect, la vérité et la justice.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,,

Une question se dresse devant nous: c’est celle de la raison de nos malheurs. Celle de la nature et de l’origine du conflit burundais. Qui s’oppose à qui? pour le CNARED-GIRITEKA, le conflit actuel n’oppose pas  les ethnies comme veut l’accréditer le régime de facto de Bujumbura dans sa campagne pour justifier ses crimes. Il n’oppose pas non plus le Burundi et un autre pays, fût-il l’ancien colonisateur ou l’un ou l’autre des pays voisins. le conflit burundais est  fondamentalement politique, économique et social. Ce système qui gangrène le Burundi refuse le pluralisme politique et social, divise délibérément les partis de l’opposition en avalisant des congrès illégaux, ferme et verrouille l’espace politique, monopolise l’administration publique, viole constamment les lois. Un tel système, foncièrement intolérant et violent peut-il organiser des élections crédibles? peut-il les organiser et les perdre? Peut-il être pour la limitation des mandats ou l’alternance? Au niveau judiciaire, la magistrature est instrumentalisée par l’exécutif. Au Burundi on ne parle plus de justice mais de la loi de la jungle! Et comme si tout ce chapetet de misère ne suffisait pas, une cllique d’extrémistes a tout fait pour  saper la cohésion et la sécurité publique en mettant en place une milice, la jeunesse des IMBONERAKURE en revêtant des tenues  de la police et de l’armée.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

C’est pour lutter contre ce système que s’est constitué le CNARED-GIRITEKA, que j’ai l’honneur de présider. la crise consécutive à la candidature de Monsieur Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat illégal n’a été en réalité, que  la suite logique d’une longue série de mauvaises habitudes, de vices et de malheurs qui ont caractérisé les dix ans de règne de Monsieur Pierre Nkurunziza et son parti. Aussi serait-il insuffisant et inefficace de traiter l’effet sans remonter aux causes.; nous nous devons de diagnostiquer le mal à la racine et , ensuite, d’appliquer une thérapie appropriée. En clair,  LE NOEUD DU PROBLEME BURUNDAIS, C  ‘EST BIEN PIERRE NKURUNZIZA. De ce problème est né de nombreux contentieux:

  1. Un contentieux politique lié au non respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution;
  2. Un contentieux sécuritaire matérialisé par la création de la milice armée IMBONERAKURE et la destruction des corps de défense et de sécurité;
  3. Un contentieux juridique liés à l’élaboration des lois liberticides;
  4. Un contentieux économique dû notamment à la corruption et aux malversations économiques sans précédent.

Excellences,

Mesdames et messieurs,

Au regard de tous ces contentieux, tenant compte de la nécessité d’aller à l’essentiel et d’avancer rapidement vers des solutions viables et pratiques, le CNARED-GIRITEKA, propose l’agenda suivant:

  1. Le rétablissement de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la constitution de la République du Burundi;
  2. La situation sécuritaire;
  3. Les conséquences du troisième mandat;
  4. La relance, la gouvernance et la réhabilitation économique;
  5. Les institutions de transition;
  6. Calendrier et garanties de la mise en application de l’accord conclu.

Toutes ces questions devraient être examinées, afin que nous stabilisions à nouveau notre contrat social. Au nom du CNARED-GIRITEKA? J’aimerais demander aux deux parties en conflit de privilégier les intérêts supérieurs de la nation et du peuple burundais pendant ces pourparlers. Je demande surtout  à la partie adverse de retrouver la voie du bon sens et de la raison. En effet, peut-on avoir raison et se retrouver en but à la désapprobation quasi unanime de la communauté internationale? Peut-on gérer la nation avec équité et voir des centaines de milliers de citoyens abandonner leurs biens et se retrouver en exil, exposés à des épidémies, aux affres de l’incertitude et de la dépendance totale? Peut-on gérer un pays en bon père de famille et le voir sur la liste des pays les plus corrompus au  monde, les premiers au monde à pratiquer la dictature?

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Avant de terminer mon propos, je saisis cette occasion pour saluer la décision de l’Union africaine d’envoyer des troupes  d’intervention au Burundi pour la protection de la population et la prévention d’un génocide politico-ethnique qui plane sur le Burundi.

En ce qui concerne le CNARED, je veux prendre un engagement que nous voulons des négociations sérieuses, sans faux fuyants. Nous sommes prêts à discuter de toutes les questions pour l’intérêt de notre peuple. Nous voulons construire des  institutions fortes et elles ne seront fortes et  stables que si les dirigeants  respectent la loi et la parole donnée, s’ils sont élus régulièrement de façon juste et transparente, s’ils gèrent le patrimoine national en ayant à cœur le bien de tous et non d’une petite minorité. bref, s’ils peuvent dire au peuple burundais, en toute sincérité, ce mot du prince Louis Rwagasore, héros de l’indépendance du Burundi:  » Vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté ».

Je vous remercie.

 

cnared

Ijambo rishikirijwe numukuru wa CNARED

https://www.facebook.com/video.php?v=906138456138355

cnared

DECLARATION RELATIVE A LA DESTRUCTION DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE ET LE RISQUE

Le CNARED, suite à la dégénérescence de la crise politique créée et entretenue par le régime de facto de Bujumbura déclare ce qui suit :

A. Les faits

1 .Depuis que Monsieur Pierre Nkurunziza a violé l’esprit et la lettre de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi en s’imposant comme Président à Vie du Burundi, il a pris comme stratégie suicidaire la destruction des corps de défense et de sécurité en les remplaçant par la milice Imbonerakure et en faisant la chasse à l’homme à tout élément qui ne soutient pas Sa mésaventure.

2. Pourtant les corps de défense et de sécurité issus de l’Accord susmentionné et des différents Accords de cessez-le- feu étaient le pilier de la stabilité et de la paix du Burundi.

3. Dans cette dynamique de chasse à l’homme, des décisions de révocations de plusieurs dizaines d’éléments de ces corps, des emprisonnements ou séquestrations arbitraires ou à base ethniques s’observent ; des fouilles perquisitions humiliantes et dégradantes, à base ethnique et politiques, aux domiciles des officiers sont devenues monnaie courante.

4. En outre des réunions des seuls éléments issus de l’ancien mouvement politique armé CNDD-FDD sont organisées par Monsieur Pierre Nkurunziza et ou le Chef d’Etat-Major de l’armée, le Général-Major Prime Niyongabo. Cette démarche consacre la destruction de l’armée et de la police.

 

5. La discrimination et la marginalisation à base politico-ethnique de ces corps de défense et de sécurité est devenu le mode de gestion de ces corps. Cette gestion malheureuse ne cesse de provoquer des désertions et un climat malsain de cohabitation entre les enfants choyés de Pierre Nkurunziza et « les autres ».

6. La goutte qui vient de faire déborder le vase aura été l’emprisonnement à base ethnique de deux étudiants de l’Institut Supérieur des Cadres Militaires (ISCAM), ce 09 décembre 2015. En effet à 22 heures du soir les sous-

lieutenants Ndihokubwayo Olivier et Ntakarutimana Epaphrodite ont été livrés par le Chef d’Etat-Major Général de l’armée au tortionnaire Ayubu de la Documentation. Cette arrestation arbitraire de trop a créé une vive tension à l’armée en général et à l’ISCAM en particulier.

7. Les troubles qui viennent de secouer les camps de l’ISCAM, de Muha et de Ngagara ce 11 décembre 2015 trouvent l’origine dans cette gestion à base politico-ethnique de ces corps de défense et de sécurité.

8. Pour le moment le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza profitant de ces troubles vient d’enclencher un mouvement d’épuration ethnique qui prend des allures de génocide.

B. Position du CNARED

De tout ce qui précède, le CNARED :

9. Condamne avec énergie la destruction des corps de défense et de sécurité à base politico-ethnique qui entraine le Burundi vers une guerre civile ;

10. Condamne les actes de génocide en cours et s’oppose à toute perspective de décréter un Etat d’urgence qui ne serait qu’une occasion pour le pouvoir de facto de Bujumbura de parachever ces actes de barbarie dans un silence total et sans témoins.

11. Demande une fois de plus l’intervention rapide des forces des Nations Unies pour arrêter la guerre civile déclarée par Nkurunziza à son peuple.

12. Demande à la médiation appuyée par la région, l’Union africaine et toute la communauté internationale d’organiser sans délais les négociations entre le CNARED et le pouvoir de facto de Bujumbura pour rétablir la paix et la sécurité au Burundi et mettre fin au conflit burundais.

13. Demande à l’Union Européenne de prendre les sanctions économiques contre ce pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza qui tue son peuple et des sanctions ciblées contre Nkurunziza et sa galaxie.

14. Demande à la communauté Internationale dans son ensemble et spécialement à la CPI de prendre des mesures et des sanctions qui s’imposent contre l’oligarchie de Bujumbura qui est en train de semer la mort et la désolation au Burundi.

15. Demande au peuple burundais de rester soudé en ces moments de dures épreuves. L’unité est la seule arme qui peut nous aider à résister contre l’oppression et la tyrannie de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Fait à Bruxelles, le 11 Décembre 2015

Pour le CNARED

Léonard NYANGOMA

 

 

europe-drapeau

Déclaration conjointe de la HR/VP Federica Mogherini et du Commissaire à la

Suite aux attaques contre des camps militaires vendredi dernier, des actions des forces de sécurité

ont eu lieu ce week-end, entraînant la mort de nombreuses personnes, y compris par des exécutions

sommaires. Toute la clarté doit être faite sur toutes ces attaques graves afin que leurs responsables

puissent être identifiés et rendent compte de leurs actes.

Cette dégradation dramatique de la situation demande une réaction déterminée. Elle exige en

premier lieu l’ouverture d’un processus politique à travers un dialogue inter-burundais sous

médiation de l’Ouganda avec l’aide de l’Union africaine. L’Union européenne, en consultation avec

les autorités ougandaises et de l’Union africaine, a décidé de mettre à disposition une contribution

financière permettant son lancement immédiat. Tous les acteurs burundais doivent répondre

positivement à l’invitation et rejeter toute violence.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le Conseil de Paix de l’Union africaine se sont saisis de

la situation. Leur action est cruciale pour éviter de nouvelles pertes de vies et un embrasement de la

région.

Carnages:Nkurunziza versus Dadis Camara.

Un carnage sans nom, des exécutions impitoyables de tout ce qui s’appelle jeune de l’opposition  et spécialement des jeunes tutsi produisent des rivières de sang depuis la nuit du 11 décembre 2015. De ces rivières de sang, des rivières de pleurs, des rivières de sanglots, des rivières de larmes forment un océan de malheurs, un océan de désolation, un océan de rancoeurs.

Dans son petit cercle , Nkurunziza et les siens en chœur  jubilent et Sindimwo Gaston,Freddy,Nduwimana Edouard, Wakenya,Suguru Olivier et consorts applaudissent ! Et Cokoroko sert le champagne. Ils sablent champagne car le nettoyage promis par Révérien Ndikuriyo et Alain Guillaume Bunyoni est en cours et suit son cours normal. Et pour cause les jérémiades de l’occident, de l’ONU et le silence complice du continent africain sont l’huile à la machine d’extermination du peuple burundais.

Pourtant le 28 septembre 2009, 150 manifestants ont été exécutés par l’armée  de Moussa Dadis Camara en Guinée. Une enquête internationale a été ouverte et Dadis Camara a été obligé de vider les lieux! Le carnage a pris fin! Au Burundi, en moins de 24heurs plus de trois cents personnes viennent d’être froidement exécutées par Pierre Nkurunziza et enterrées dans des fosses communes. Et cette boucherie humaine continue dans l’inaction totale du monde entier! Une épuration politico-ethnique aux élans génocidaires au Burundi fait rage et le monde est au balcon! Et pourtant Moussa Dadis Camara de Guinée et Pierre Nkurunziza du Burundi comme deux gouttes d’eau, ils sont dramatiquement identiques.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

CITATION DU 9 DECEMBRE 2015

« Le grand orateur du monde, c’est le succès » Napoléon Bonaparte cité par Jeune Afrique no.2865

USA-Bunyoni: les sanctions qui font mal!

Les Etats-Uis d’Amérique ont pris des sanctions contre Alain Guillaume Bunyoni, le numéro deux de l’oligarchie qui sème la désolation au Burundi. Cet homme habitué à se cacher derrière le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana est aujourd’hui obligé de dévoiler son vrai visage. Ainsi c’est Alain Guillaume Bunyoni qui a remis en scelle le boucher Désiré Uwamahoro en lui confiant l’unité anti-émeute qui n’est qu’une unité pour massacrer les nombreux burundais opposés au troisième mandat de Nkurunziza. Rappelons que l’ancien Ministre de la Sécurité Publique, Gabriel Nizigama, avait refusé de reprendre Désiré Uwamahoro dans son département ministériel. Et pour cause disait-il  » Je ne peux pas donner du travail à ce voyou ».

Il avait raison Gabriel Nizigama » le voyou » ou le sanguinaire Désiré Uwamahoro qui est tellement cruel pour avoir tiré une roquette sur un bus rempli de civils qui rentraient d’un enterrement le 31 octobre faisant 16 morts sur le champ ne mérite pas de faire partie de la police. Rappelons que ce jour-là Désiré Uwamahoro est allé achever les rescapés dans les différents centres de santé. Ce personnage aux mains pleins de sang, Bunyoni l’a quand même ramené pour tuer en son nom!

Quoi de plus normal que les Etats Unis d’Amérique le mettent sur la liste noire. La bonne nouvelle est que contrairement aux déclarations officielles de l’intéressé qui estime que ces sanctions ne lui font ni chaud ni froid, il broie du noir. Ces sanctions l’ont fortement déstabilisé. A ce propos, Bunyoni pousserait Nkurunziza aux négociations afin que l’épée de Damoclès des sanctions puisse disparaître. Dans son petit coin, Alain Guillaume Bunyoni refuserait d’être la seule victime du noyau dure qui soit poursuivi par la communauté internationale; au besoin il est prêt à amorcer des contacts officieux afin d’accélérer les négociations avec le CNARED à l’étranger.

A côté de ce deuxième personnage de la dictature de Bujumbura, toute la galaxie de Nkurunziza a la frousse des sanctions. C’est pour échapper à cette liste noire que certaines personnes ont été mises sur la liste des négociateurs avec l’Union Européenne. Ainsi pendant trois mois que dureront les négociations, ces personnes bénéficieront d’un sursis. C’est cynique ou drôle de venir se cacher à l’union Européenne pour échapper aux sanctions de la communauté internationale!

En définitive, la dictature de Bujumbura n’est pas si toute puissante comme  Gélase Ndabirabe semble l’accréditer. Elle est sensible, très sensible aux sanctions! Elle redoute la main de la justice internationale à tel point que pour voyager en occident aujourd’hui, certains préfèrent se rassurer d’abord qu’ils ne font pas partie de la liste noire. Effectivement cette liste des Bunyoni n’est pas exhaustive. Les auteurs du drame burundais sont légion.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

CITATION DU 6 DECEMBRE 2015

« On ne meurt pas riche de ce qu’on a fait, on meurt pauvre de ce qu’on n’a pas fait. » Frédéric Dard cité par Jeune Afrique no.2862.

Burundi- Union Européenne: Nkurunziza à genoux!

Mardi 8 décembre 2015, s’ouvrent les négociations entre l’Union Européenne et l’oligarchie de Bujumbura. Pourtant hier, le même pouvoir par la voix de ses porte-parole, avait juré qu’il ne mettrait jamais les pieds à Bruxelles pour quémander la charité; dans un élan de fierté déplacé il montait au créneau en disant qu’il préférait mourir de faim plutôt que de venir négocier la mise en place au Burundi d’un Etat moderne où les vertus de la démocratie règnent en maîtres absolus.

Pour l’heure, le despote Nkurunziza et sa galaxie  embarrassés par ce revirement tranquillisent la troupe et donnent de fausses informations suivantes:  » L’Union européenne a accepté de nous accorder l’aide financière sans aucune condition. La preuve, elle vient de nous payer les frais pour nous rendre à Bruxelles. En plus Bruxelles accepte notre délégation sans exiger la présence de son Excellence Monsieur le Président de la République. Le lobby de la Chine et de la Russie a convaincu l’Union Européenne que tout va très bien au Burundi. » Telle est la salade servie au cercle de Nkurunziza qui redoute encore l’issue des négociations de ce mardi: le retour à un Etat de droit au Burundi!

Bien entendu ce mensonge cousu de fil blanc est loin de la réalité des mobiles qui ont poussé Nkurunziza à accepter de se plier à la condition de négocier avec Bruxelles. En effet ce que les adeptes aveugles de Monsieur Pierre Nkurunziza ne savent pas c’est que les caisses de l’Etat burundais sont vides à tel enseigne que cette oligarchie ne peut plus se payer le luxe d’engager des frais de mission en Europe de dix huit personnes. Nkurunziza vient de découvrir, non sans surprise, que même la gestion d’une république bananière requiert de l’argent. En effet des sources proches du Ministère des Finances confient que Nkurunziza ne saura plus payer les fonctionnaires dès le mois de janvier 2016. Et pour preuve le budget de 2016 n’est toujours pas voté. A ce titre sans importations, avec presque la quasi-totalité des hommes d’affaires qui mettent la clé sous la porte, les caisses de l’Office Burundaise des Recettes sont vides! Cette paralysie des recettes intérieures conjuguée avec l’absence de 52% de l’aide budgétaire de la communauté internationale mettent à genoux le despote Pierre Nkurunziza.

Dès le mois de janvier 2016 Nkurunziza ne pourra même plus payer sa milice IMBONERAKURE, encore moins ses policiers et son armée. Et quand ces corps ne sont pas payés, c’est Nkurunziza qui y laisse la peau! En conséquence pour sa survie physique, Nkurunziza doit négocier avec l’Union Européenne les conditions de retour à un Etat de Droit au Burundi. Cela passe par Bruxelles et par Kampala où le CNARED attend de pieds fermes l’oligarchie de Bujumbura.

Nkurunziza doit comprendre qu’il ne suffit pas de faire un coup de force contre l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi pour régner tranquillement,mais encore et surtout il faut avoir les moyens financiers de gérer ce coup d’Etat. A ce propos la sagesse de nos ancêtres farouchement opposée aux coups de force dispose:  » Ikigoye si ukwiba ingoma, ni ukuronka aho uyivugiriza! ». Bwana Nkurunziza subiza ingoma wivye!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.