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Burundi: report du dialogue entre le gouvernement et l’opposition à Arusha

Le dialogue entre le gouvernement burundais et l’opposition ne reprendra finalement pas ce lundi 2 mai à Arusha en Tanzanie. L’information a été confirmée par la médiation tanzanienne menée par l’ancien président Benjamin Mkapa sous l’égide du président ougandais Yoweri Museveni. Initié dans l’espoir de mettre fin à la violente crise politique déclenchée il y a un an par la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, ce dialogue reste bloqué depuis fin 2015.

Depuis la séance inaugurale le 28 décembre à Entebbe en Ouganda, le dialogue inter-burundais est au point mort. Il devait reprendre lundi à Arusha mais la date a été repoussée. La facilitation espère organiser une nouvelle rencontre à la fin du mois de mai. Explication officielle : « Toutes les consultations nécessaires » pour commencer le dialogue n’ont pas encore eu lieu. Mais on sait que les modalités de cette rencontre ne faisaient pas l’objet d’un consensus. Bujumbura refuse toujours de s’asseoir à la même table que le Cnared, la plateforme de l’opposition en exil, qu’elle accuse d’avoir participé à la tentative de putsch.

Vendredi matin, seuls cinq partis du Cnared avaient reçu leur invitation pour ce dialogue. La veille, le nouveau président, Jean Minani, avait écrit au facilitateur Benjamin Mkapa pour lui dire combien il était « absurde » à ses yeux d’organiser ce dialogue sans cette large coalition d’opposition qui se pose en « principal adversaire de Nkurunziza ». Il avait annoncé que ses membres ne viendraient pas à Arusha tant que le Cnared ne serait pas invité en son nom propre. La facilitation, comme l’Union européenne qui finance le dialogue, avait insisté pour que toutes les parties prenantes y participent.

Un report qui arrange tout le monde

Le Cnared a accueilli favorablement la nouvelle de ce report, espérant recevoir une invitation d’ici là. Du côté des autorités burundaises en revanche, personne n’a souhaité s’exprimer pour l’instant.

Mais cette décision répond aux vœux de Bujumbura. Mercredi, le gouvernement burundais avait exigé des consultations avec la médiation sur « les invités, les dates et le lieu » où devait se tenir cette session de relance, en menaçant de ne pas y participer. Il a obtenu gain de cause. Les pourparlers de paix ont été renvoyés à une date ultérieure, mais surtout, son ennemi juré, le Cnared, dont il ne veut pas entendre parler, n’a pas été convié cette fois.

Ce qui fait dire à un diplomate que la médiation « ne pouvait faire de meilleur choix », en expliquant que cette session n’avait pas été bien préparée. Et de détailler : toutes les parties concernées n’avaient pas encore reçu leurs invitations, l’Union africaine et l’ONU viennent à peine d’y être associées, la médiation venait tout juste de faire des requêtes pour le financement de la réunion et surtout, il y a la question de l’invitation du Cnared.

Plusieurs observateurs espèrent que la médiation mette ces trois semaines à profit afin d’organiser « un véritable dialogue de paix ». « C’est sa crédibilité qui est en jeu », assurent-ils.

29 Avril 1972: Hommage ou vengeance?

L’oligarchie de Bujumbura a dédié la semaine du 24 au 31 avril 2016 à la célébration du génocide hutu de 1972. Banderoles et t shirts ont été arborés dans la ville de Bujumbura ce vendredi 29 avril 2016.

A cette occasion les victimes qui espéraient hommage ,justice et réparation n’ont eu droit qu’à des manifestations d’une propagande de haine ethnique et de désir de vengeance; bref l’événement a été travesti et transformé en une campagne politique devant tenter de rallier desperemment la majorité hutu derrière la dictature de Nkurunziza. Et pour preuve Nkurunziza qui est au pouvoir depuis 2003, pendant ces 13 ans il n’a jamais  évoqué cette date fatidique du 29 avril 1972. Aujourd’hui il s’en souvient non pas pour la compassion ou pour un devoir de mémoire, mais comme une arme à utiliser pour déchirer de plus belle le tissu social burundais. Par ce geste, Monsieur Pierre Nkurunziza vient de démontrer qu’il rêve d’un Burundi divisé; plus grave et terrifiant c’est que pour garder son pouvoir maudit, Nkurunziza Pierre rêve d’une confrontation entre les hutu et les tutsi.

Tout compte fait cette célébration en mémoire des seuls victimes hutu de 1972 est un manque de respect pour les survivants et une insulte pour la mémoire des disparus. Voilà pourquoi les participants à ce cirque de Nkurunziza n’étaient pas nombreux hier à Bujumbura!

La seule note positive autour de cette célébration vient de Bruxelles. En effet depuis longtemps,une diaspora burundaise de Belgique a toujours célébré la date du 29 avril. Cette cérémonie est toujours articulé autour d’une messe en la mémoire des victimes et un verre d’amitié. « Pendant 10 ans de règne de Pierre Nkurunziza, je n’ai jamais vu un seul représentant de l’ambassade du Burundi à Bruxelles » confie un fidèle participant à ces cérémonies.

Je rends un grand hommage mérité au sage Ntamahungiro Joseph et à Monsieur Ntacorigira Victor qui ont toujours organisé ces cérémonies à Bruxelles sans tambour ni trompette. Toujours guidés par la recherche de la vérité,  la réparation et  la réconciliation. Chapeau à cet hommage qui refuse la vengeance! Malheur à celui qui utilise le drame de 1972 pour diviser le peuple burundais.

(Sé) Pancrace Cimpaye.

CITATION DU 30 AVRIL 2016

 » Je suppose que le leadership à un moment donné voulait dire les muscles; mais aujourd’hui ça veut dire s’entendre avec les gens autour de vous » Gandhi

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Un an après le début de la crise, le Burundi vers une reprise du dialogue?

Le facilitateur dans la crise burundaise, l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, s’apprête à relancer le dialogue pour tenter de mettre fin aux violences. Il vient de donner rendez-vous aux protagonistes du conflit burundais en début de semaine prochaine, deux mois après sa nomination le 2 mars pour prêter main-forte au médiateur ougandais, le président Yoweri Museveni, alors que ce processus était en panne. Mais beaucoup de zones d’ombre demeurent, alors que cela fait un an aujourd’hui que le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis l’annonce par le président Pierre Nkurunziza de se représenter à un 3e mandat.

L’ancien président tanzanien annonce la reprise du dialogue interburundais en panne depuis des mois du 2 au 6 mai à Arusha dans le nord de la Tanzanie, une ville qui a abrité les négociations qui ont abouti en 2000 à un accord de paix qui a mis fin à la guerre civile au Burundi.

Jusqu’ici, la reprise des pourparlers de paixs’est heurté au refus du gouvernement burundais de s’asseoir à la même table que le Cnared, qui regroupe la quasi-totalité des partis d’opposition, de discuter du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza ou encore, d’aller négocier dans la ville-symbole d’Arusha.

Que va-t-il se passer cette fois ? La présidence burundaise assurait il y a deux jours ne pas encore être au courant de cette relance, alors que l’opposition regroupée au sein du Cnared exige d’être invité sous ce label.

Pour le moment, « la situation est encore confuse » reconnaît une source proche de la médiation. Les invitations commencent à peine à être envoyées, l’agenda de ces cinq jours de discussion n’est pas connue : cette source reconnaît que « le défi est immense sur le plan de l’organisation ».

Le facilitateur tanzanien a donc prévenu, il espère que « toutes les parties prenantes » seront présentes à cette session, qu’il qualifie lui-même d’ « inaugurale ». Mais les nouvelles rébellions burundaises ne seraient pas invitées selon un diplomate onusien, qui estime que « le chemin est encore long avant un accord de sortie de crise », alors que le Burundi vient d’entrer dans sa deuxième année de turbulences politico-sécuritaires.

Une année de crise

Il y a un an aujourd’hui, le Burundi plongeait dans une violente crise politique. Le 26 avril 2015, Elvis, 25 ans, et Jean, 18 ans, sont les deux premiers manifestants tués par balle. La veille, le CNDD-FDD vient d’officialiser la candidature du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat, en dépit de l’accord d’Arusha et de la pression nationale et internationale. Ces deux victimes marquent le début la répression sanglante des manifestants, rapidement qualifiés d’insurgés par le pouvoir.

Une seconde phase commence le 13 mai avecla tentative de putsch menée par plusieurs généraux. Suite à cet échec, les manifestations faiblissent et la répression se durcit. Journalistes et opposants sont de plus en plus nombreux à devoir s’exiler.

Après la réélection du président, une nouvelle phase commence à l’été 2015 : l’assassinat du général Nshimirimana, considéré comme le numéro 2 du régime, marque le début d’une longue série d’assassinats ciblés. Les attaques à la grenade se multiplient et, en réponse, la traque aux opposants s’intensifie, instaurant un climat de terreur dans les quartiers contestataires.

Autre date clef, le 11 décembre et l’attaque simultanée de plusieurs camps militaires, suivie d’une répression violente qui fait au minimum 79 victimes. Après ce pic, la tension se fait moins spectaculaire : les disparitions sont de plus en plus nombreuses alors que témoins et ONG évoquent l’existence de fosses communes.

De leur côté deux groupes rebelles armées se structurent et s’organisent : Forebu et RED-Tabara. Après une période de calme apparent, les assassinats ciblés reprennent au printemps 2016 avec la mort du lieutenant-colonel Darius Ikurakure ou encore lundi 25 avril, celle du général Kararuza. Un signe que la peur règne dans les deux camps.

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNARED GIRITEKA

1. Du 23 au 25 avril 2016, le Directoire du CNARED-GIRITEKA s’est réuni en une

session extraordinaire en Belgique pour renouveler son Comité Exécutif en fin de

mandat et réactualiser sa feuille de route de lutte contre le pouvoir de facto de

Bujumbura.

2. Au terme des élections, voici le nouveau visage du Comité Exécutif :

1°. Dr. Jean Minani : Président

2°. Hon. Bernard Busokoza : Premier Vice-Président.

3°. Hon. Onésime Nduwimana : Deuxième Vice-président.

4°. Monsieur Anicet Niyonkuru : Secrétaire Exécutif

5°. Maître François Nyamoya : Commissaire chargé du processus de paix et des

négociations.

6°. Monsieur Alexis Sinduhije : Commissaire chargé des questions de défense et de

sécurité.

7°. Madame Aline Ndenzako : Commissaire chargée des droits de l’homme et des

questions humanitaires.

8°. Monsieur Gervais Rufyikiri : Commissaire chargé des questions diplomatiques.

9°. Hon. Joseph Ntidendereza : Commissaire chargé des questions de finances, de la

mobilisation des fonds et de la logistique.

10°. Maître Jérémie Minani :Commissaire chargé de la communication et des

relations publiques.

11°. Hon. Frédéric Bamvuginyumvira : commissaire chargé des questions politiques et

des relations avec les autres forces vives du pays.

12°. Monsieur Pancrace Cimpaye : Porte-Parole.

13°. Hon. Léonce Ngendakumana : Chargé du pôle Burundi.

14°. Hon. Jérémie Ngendakumana : Chargé du pôle Afrique.

3. Le Directoire a réactualisé sa feuille de route des négociations. Il profite de cette

occasion pour réaffirmer qu’il répondra au rendez-vous d’Arusha annoncé par le

Médiateur Benjamin Mkapa.

 Fait à Bruxelles, le 26 avril 2016

Pour le CNARED

Pancrace Cimpaye

Porte-Parole.

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Olusegun Obasanjo : « Les dirigeants africains sont responsables de l’insécurité sur le continent »

En Afrique, les conflits armés font désormais moins de morts que les accidents de la route. C’est le constat de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui participait au Forum de Tana sur la sécurité en Afrique, qui s’est tenu dans la ville éthiopienne de Bahir Dar les 16 et 17 avril. La précision n’en est pas moins préoccupante, mais elle met l’accent sur l’amélioration de la situation sécuritaire. L’Afrique reste toutefois le continent où 80 % des opérations de maintien de la paix dans le monde sont déployées. Pendant deux jours, dirigeants, diplomates et chercheurs africains se sont livrés à un exercice d’introspection en questionnant la place de l’Afrique dans l’agenda sécuritaire mondial. L’ancien général et chef d’Etat du Nigeria Olusegun Obasanjo, président du Forum de Tana, fait le point pour Le Monde Afrique.

L’Union africaine (UA) répète souvent que seule l’Afrique peut trouver des solutions aux problèmes de l’Afrique. En matière de paix et de sécurité, le continent est encore largement dépendant du financement des puissances extérieures. Est-ce un frein à la réalisation de cette vision ?

Olusegun Obasanjo L’Afrique ne peut pas être prise au sérieux dans l’agenda sécuritaire mondial si elle ne finance pas sa propre sécurité. Les Etats membres de l’UA doivent commencer par payer leur contribution au budget de l’organisation et aux opérations de paix, car notre dépendance à l’égard des donateurs étrangers limite notre marge de manœuvre et notre autonomie politique. C’est une question de volonté politique et de leadership.

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Cela ne signifie pas pour autant que la communauté internationale ne doit pas être impliquée dans la résolution des problèmes du continent. Elle peut être un partenaire. Mais les Africains doivent être en première ligne. Nous sommes les mieux à même de régler les conflits sur notre sol parce que nous savons mieux que quiconque de quoi il retourne. Le passé nous prouve que nous sommes capables de trouver des solutions. La décolonisation était une solution africaine. Nos dirigeants n’ont pas hésité à prendre les armes face à certaines puissances coloniales qui rechignaient à nous donner notre indépendance. De la même façon, lors de la guerre civile de Sierra Leone et du Liberia dans les années 1990, le contingent nigérian était au premier plan de la supervision des cessez-le-feu dans les pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avec l’Ecomog. Et notre engagement nous a permis d’obtenir le soutien de partenaires extérieurs à l’Afrique.

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Vous dites que l’ingérence occidentale a été la cause de conflits en Afrique en prenant l’exemple de la Libye. L’Afrique a-t-elle sa part de responsabilité dans le désordre libyen ?

Nous pouvons blâmer nos dirigeants qui n’ont pas suffisamment de force politique, diplomatique et militaire pour imposer des solutions africaines aux conflits qui minent notre continent. Nous, les Africains, souhaitions que la transition se déroule dans la paix et la stabilité en Libye. Nous avions une position commune claire qui a été rejetée par nos partenaires. La communauté internationale a décidé de déloger Mouammar Kadhafi. Barack Obama a lui-même estimé que sa pire erreur en tant que président américain était d’avoir échoué dans le suivi de l’intervention en Libye. La situation est désormais chaotique sur le terrain, sans compter les répercussions sur la sécurité au Mali, dans la région du Sahel et au Nigeria. Comment pouvons-nous parler de solutions africaines aux problèmes africains si nous sommes incapables d’agir ? Les dirigeants africains aussi sont responsables de l’insécurité sur le continent.

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Lors du sommet de janvier, l’UA a finalement renoncé à envoyer une force de maintien de la paix au Burundi, compte tenu de la réticence de certains chefs d’Etat africains et du refus catégorique du président Nkurunziza. L’organisation panafricaine a-t-elle perdu de sa légitimité ?

Je ne dirais pas que l’UA a perdu de sa légitimité, mais de son intégrité. Elle a reculé après le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement en adoptant une position qui encourage virtuellement ce qui se passe au Burundi. Et cela fait de l’Afrique la risée du monde. L’UA doit avoir plus d’assurance et être à la hauteur de ses responsabilités pour sauver la vie d’Africains avant qu’il ne soit trop tard. Nos dirigeants doivent collectivement trouver la volonté politique pour apporter une solution rapide et durable à la situation au Burundi. Les caprices de présidents déraisonnés ne doivent pas primer sur les intérêts des Africains.

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Le gouvernement de votre pays, le Nigeria, lutte contre les terroristes de Boko Haram. Quel regard portez-vous sur la politique sécuritaire du président Muhammadu Buhari, élu en mars 2015 ?

Les choses ont changé depuis son arrivée au pouvoir. Le président Buhari a remporté des succès militaires considérables contre Boko Haram. Il doit suivre cette voie et immédiatement investir dans le développement socio-économique des zones libérées du joug des terroristes. En Afrique, les inégalités, le chômage, le manque d’éducation et d’infrastructures sont autant de fléaux qui peuvent encourager les groupes terroristes. Les populations marginalisées ont recours à la violence pourexprimer leur mécontentement. C’est une menace pour la paix et la sécurité du continent.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : BURUNDI – COUR PENALE INTERNATIONALE – LES AVOCATS DES FAMILLES DES VICTIMES DEPOSENT PLAINTE CONTRE LE PROCUREUR GENERAL DU BURUNDI AUPRES DU BUREAU DU PROCUREUR DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE A LA HAYE

Il y a peu, le Procureur général du Burundi a rédigé un communiqué de presse suite à l’annonce effectuée par les avocats de 60 familles de victimes d’exécution extra-judiciaires au Burundi.

Ce communiqué du Procureur général du Burundi est joint en annexe à la présente.

Ce faisant, le Procureur général du Burundi tente d’entraver l’action des familles de victimes auprès de la Cour pénale internationale.

Son communiqué est, très clairement, une menace tant à l’égard des familles que de leurs avocats.

Par ailleurs, les avocats rappellent également que le Procureur général, comme toute autorité judiciaire en charge des poursuites dans un pays a la faculté d’ouvrir et de gérer d’office les dossiers concernant les assassinats intervenus dans son pays.

La défense constate que le communiqué du Procureur général est l’aveu qu’il ne semble pas avoir ouvert les dossiers et cet aveu conforte la position des avocats de la défense qui estiment crédibles les accusations formulées par leurs clients selon lesquelles les autorités judiciaires burundaises étouffent la recherche de la vérité dans les dossiers des exécutions extra-judiciaires et font des pressions illégales sur les familles de victimes.

Dans ces conditions, les avocats de la défense ont déposé plainte à l’encontre du Procureur général du Burundi devant le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale pour entrave à la justice de la Cour.

Ils ont également demandé au Bureau du Procureur d’être attentif de mettre en place le mécanisme de protection des victimes et des familles des victimes dans le cadre de ces enquêtes et, éventuellement des procédures judiciaires qui s’en suivront.

Paris et Bruxelles, le 21 avril 2016

-Bernard Maingain

Avocat au Barreau de Bruxelles

-Lef FORSTER

Avocat au Barreau de Paris

-Armel NIYONGERE

Avocat au Barreau du Burundi

 

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Perriello accuse le Burundi de ne pas tenir ses engagements

L’envoyé spécial du président américain dans la région des Grands Lacs a appelé, à Bujumbura, le gouvernement burundais à respecter ses promesses.

« La crise au Burundi persiste car le gouvernement burundais ne réalise pas ses engagements », a constaté Thomas Perriello, en visite pour la septième fois à Bujumbura et à l’intérieur du pays.

« Nous faisons un pas en avant, deux pas en arrière. Nous avions eu, il y a quelques semaines, des engagements fermes du président lui-même pour libérer les prisonniers politiques. Cela n’est pas réalisé. Nous avions eu des engagements du président pour l’arrivée de 200 observateurs de l’Union Africaine. Ça continue d’être comme un jeu », a-t-il déclaré.

Pour lui, les Etats-Unis attendent plutôt des résultats.

« Ce qui compte pour nous, c’est d’avoir des observateurs sur place qui pourront vérifier si des personnes sont tuées ou ont disparu », a-t-il soutenu.

M. Perriello a également déploré l’augmentation au Burundi de l’utilisation de la torture dont fait état le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme.

« Et nous en sommes là. Le gouvernement dit s’engager pour que les Burundais puissent se sentir en sécurité pour revenir dans leur pays et dans le même temps nous voyons des documentations systématiques sur la torture et des exécutions extrajudiciaires. C’est ce genre de double langage qui ne bâtit pas la confiance et n’aide pas à aller de l’avant », a-t-il fait remarquer.

L’envoyé spécial du président américain dans la région des Grands Lacs se rend après a à Dar Es Salam en Tanzanie pour discuter avec le nouveau facilitateur dans la crise inter-burundaise l’ancien président Benjamin William Mkapa.

Le Gouvernement de Nkurunziza: Le rêve de le quitter ou l’autopsie de la décadence!

« L‘enfer à côté de la maison de Dieu » tel est le titre  d’un article de l’envoyé spécial de l’hebdomadaire Jeune Afrique à Bujumbura, notre confrère Rémi Carayol. Cet enfer c’est cette répression, ces arrestations arbitraires, ces exécutions extrajudiciaires, bref c’est la boucherie du Service National de Renseignement situé non loin de la cathédrale Régina Mundi, la maison de Dieu. Tous les burundais voudraient quitter cet enfer! Quoi de plus normal!

Mais ce  qui est anormal et amusant, c’est quand les membres du gouvernement  fantoche de Nkurunziza rêvent de quitter le navire. Le dernier qui vient d’avoir la chance de sortir de cet enfer, c’est Tabu Abdallah Manirakiza, le ministre des finances. En effet il est nommé à Libreville au sein de la CEAC. Il rejoint son nouveau poste au mois de Mai. D’une source  proche du Ministère des Finances, ce super ministre a sabré le champagne parce qu’il venait de quitter ce gouvernement. Etrange, n’est-ce pas?

Rappelons que cette fièvre de quitter avait frappé également l’ambassadeur Alain Nyamitwe, patron de la diplomatie burundaise, qui avait postulé au poste de Secrétaire Général de la Communauté des Pays de l’Afrique de l’Est à l’insu de Pierre Nkurunziza. Une démarche qui a été désavouée et combattue par Bujumbura. Le dossier a été clôturé peut être, mais la rancune contre Alain Nyamitwe est là. A ce propos cette haine contre la famille du Ministre Nyamitwe a été affichée à l’ambassade du Burundi à Bruxelles lors de la commémoration de l’anniversaire  de la disparition du président Ntaryamira Cyprien. C’est ainsi que lors du discours de circonstance, l’on a présenté la fille du Médecin de Habyarimana Juvénal, médecin disparu dans le même avion. Mais l’épouse du Ministre Nyamitwe qui est en même temps la belle soeur de feu président Cyprien Ntaryamira  qui était à cette cérémonie,n’a pas été présentée. Pourquoi présenter un membre de la famille rwandaise et omettre de présenter un membre de la famille du président burundais,qui est en même temps l’épouse du patron de la diplomatie burundaise? Cette question était sur toutes les lèvres. A cette question, les irréductibles de Pierre Nkurunziza ont rétorqué que le Ministre n’a pas le droit de mettre sa famille à l’abri en Belgique!

En tout état de cause, Nkurunziza Pierre a un gouvernement atypique: il y a des membres qui rêvent de le quitter mais qui ont peur de démissionner. Le cas de Tabu Abdallah et  d’Alain Nyamitwe constituent l’autopsie d’un pouvoir en décadence, bâtit sur du sable mouvant. Il a raison le professeur André Guichaoua, parlant de la situation préoccupante du Burundi, lui qui constate que « …les élites de gestion de l’administration centrale et des services décentralisés expriment…leur lassitude voire leur inquiétude pour l’avenir. » Ce constat du professeur Guichaoua aurait-il un lien avec la stigmatisation des militants du CNDD-FDD telle que décrétée par le terrible Vice-président Burikukiye? En effet,dans une colère sans bornes, criant à la trahison, il a déclaré que le parti présidentiel infiltré, avait aujourd’hui 4 types de militants: les vrais, les espions,les opportunistes et les indécis? Choisissez votre cas et votre camp, Mesdames Messieurs les ministres.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

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Communiqué de presse du CNARED contre la résolution du Conseil de Sécurité

1. Ce vendredi 1er avril 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a pris une
résolution en faveur du déploiement d’une présence onusienne de quelques dizaines de
policiers pour renforcer la capacité des Nations Unies de surveiller les conditions de
sécurité et celle de promouvoir le respect des droits de l’homme au Burundi.
2. Le CNARED-GIRITEKA est surpris par le caractère dérisoire du remède proposé au
regard de la gravité du mal imposé par Monsieur Pierre Nkurunziza au peuple martyr
du Burundi.
3. En effet comment est-ce qu’une poignée d’experts peut-elle stopper la saignée qui vide
le Burundi de ses forces vives, obligées de s’exiler pour ne pas finir dans des fosses
communes? Le régime honni de Nkurunziza sait bien que les tortures inhumaines et
les exécutions extra-judiciaires s’opèrent la nuit, dans des sinistres endroits connus des
seuls escadrons de la mort, loin des hôtels de luxe qui hébergeront ces experts. Voilà
pourquoi le régime de facto de Bujumbura a applaudi des deux mains cette faible
résolution proposée par la France, avec une nuance mineure concernant les effectifs.
4. Le CNARED-GIRITEKA salue la visite au Burundi de Monsieur Tom Malinowiski,
Sous-Secrétaire d’Etat américain pour la Démocratie et les Droits de l’Homme qui
vient de dénoncer à juste titre « la situation extrêmement grave dans laquelle se
trouve le Burundi ». Sa sonnette d’alarme devrait inspirer le Conseil de Sécurité dans
la prise des mesures à la hauteur du drame que Monsieur Tom Malinowiski vient
d’observer au Burundi ; la réponse à la gravité de cette situation ne saurait être le
déploiement de quelques policiers.
5. Le CNARED-GIRITEKA rappelle qu’il est du devoir du Conseil de Sécurité des
nations Unies de préserver la paix dans le monde, en envoyant dans les pays où des
rivières de sang coulent une force de maintien de la paix et non des policiers-
observateurs. A cet égard, à défaut d’une force onusienne, le Conseil de Sécurité
devrait plutôt relancer et appuyer l’initiative de l’Union Africaine d’un déploiement de
5000 militaires au Burundi

www.cnared.info, e-mail : info@cnared.info
Compte : IBAN : BE17068902923921 ; SUIF CODE : GKCCBEBB, Belfius Bank
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6. Face à une crise politico-sécuritaire profonde qui risque d’embraser toute la région, le
CNARED-GIRITEKA demande une fois de plus au Conseil de Sécurité des nations
Unies d’imposer des négociations entre le Gouvernement de facto de Bujumbura et
l’opposition.
Fait à Bruxelles, le 02 avril 2016
Pour le CNARED-GIRITEKA
Pancrace Cimpaye
Porte-parole Adjoint.

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Burundi: un haut responsable américain dénonce la gravité de la situation

Au terme d’une visite de deux jours au Burundi, le secrétaire d’État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l’homme,Tom Malinowski a une nouvelle fois dénoncé samedi 2 avril la situation extrêmement grave dans laquelle se trouve le pays.
Tom Malinowski, secrétaire d’État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l’homme, s’est inquiété de la poursuite des arrestations arbitraires, de la multiplication des signalements de disparitions forcées et d’allégations crédibles de torture. « J’ai dit au gouvernement que la situation reste extrêmement grave à nos yeux. Il est évident que les atteintes aux droits de l’homme se poursuivent, a assuré Tom Malinowski. Nous avons constaté que les personnes perçues comme sympathisants de l’opposition continuent d’être mises en prison ; nous avons constaté la multiplication des signalements de disparitions forcées ; nous avons entendu de nombreuses allégations crédibles de torture de prisonniers ». S’il est vrai que les groupes armés se sont livrés à des actes de violence graves, c’est loin d’être le cas de toutes les personnes persécutées et emprisonnées par le gouvernement, ajoute Tom Malinowski.

« L’arrestation il y a quelques jours de l’humoristeAlfred-Aubin Mugenzi [plus connu sous son nom de scène Kigingi et libéré vendredi après 4 jours de détention NDLR], dont le seul crime avait été de publier un dessin mettant en scène le président, montre très clairement qu’il y a des gens emprisonnés qui ne sont pas des rebelles ni des putschistes, mais simplement des citoyens burundais qui expriment pacifiquement leur point de vue ».

Une impasse économique et sociale

Le secrétaire d’État adjoint américain pour la Démocratie et les Droits de l’homme a également dénoncé le double discours du gouvernement, qui, selon lui, s’enfonce lui-même dans une impasse économique et politique. « Le gouvernement ne peut pas tenir un certain discours à la communauté internationale et un autre à sa population » poursuit Tom Malinowski.

« Il ne peut pas nous dire qu’ils soutiennent un dialogue inclusif d’un côté et de l’autre, publier des communiqués comme celui du parti au pouvoir la semaine dernière : accuser tout le monde, de l’église catholique à la communauté internationale, en passant par la société civile, les médias, l’opposition et les pays étrangers, d’être des ennemis du peuple burundais ne va pas nous mener à dialogue réussi. Et cela fait douter de la sincérité du gouvernement ».

Ce discours « fou et haineux » doit cesser, assène Tom Malinowski qui s’interroge sur le retard pris dans le dialogue avec l’opposition. « Pourquoi le dialogue est-il retardé ? C’est une question à poser au gouvernement parce que nous, nous ne voyons aucune bonne raison. Il nous semble parfois que le gouvernement essaye de jouer la montre, mais il pourrait bien être pris à son propre jeu; car il est en train de perdre le soutien de l’Union européenne à son budget et auxpaiements de l’Amisom, l’économie du pays se dégrade… Comment va-t-il pouvoir se financer ? Comment va-t-il payer ses forces de sécurité, payer les Imbonerakure ? Ce ne sont pas que des questions morales, mais des questions pratiques auxquelles le gouvernement va devoir répondre. Il n’agit pas dans son propre intérêt, même s’il pense le faire ».

pcimpaye

Ibaruwa pancrace Cimpaye yandikiye Imboneza zabahutu

Igitumye ndabandikira : Akamo ko kurwanira Uburundi Buhire
amazi atararenga inkombe!

Ncuti zanje,
Kumusi mukuru wa Pasika narahamagaye abanyagihugu banyarucari bo muntara nyinshi z’uburundi ndabipfuriza PASIKA NZIZA. Nagahinda kenshi banyishuye bati : «  Nta Pasika nziza ! Ibintu vyarayangaye ! Kera twaranywa, twaratamba tugatarika ! Kera twabaga ibimasa kwipasika no ku Noheli ! Kera twambara agahuzu gashasha kuruyo musi mukuru ! None ubu ntanurwumunyu tugira ! Ubukene dufise bwokora inzara. Amaganya atwuzuye inda. Turara ntibuca ! »
Ncuti zanje,
Abo banyagihugu banganyira si abahinga muvya politike. Abo banyagihugu si abahinga muvyubutunzi. Abo banyagihugu si indongozi z’imigambwe. Nabashingantahe nabapfasoni basigaye batubitse uwavubi kubera ikigoyi nubukene vyatewe nintwaro mbi y’umukuru wigihugu w’umuhutu Petero Nkurunziza. Ayo magorwa afatanije numutekano muke mugihu, birahamba mucobo. Igihamba mucobo gusumba, ncanteye agahinda nuko abo banyagihugu hageze aho bipfuza intwaro zari imbere ya Petero Nkurunziza zitirirwa abatutsi. Izo ntwaro twese turibuka ko Petero Nkurunziza yari yafashe umuheto aja mwishamba ngo ingendo yizo ntwaro ihinduke. Abo banyagihugu bari biteze ko Petero Nkurunziza azoganukana agaseke kamahoro namahonda ; agaseke kamata n’ubuki. None uyumusi ntanurwumunyu bafise !
Ncuti zanje,
« NTANURWUMUNYU TUGIRA ! » bisigura ko Petero Nkurunziza ivyo guteza imbere igihugu vyaramutaye kuwamazi. Yagomvye gutanga imihoho iyaba akunda uburundi n’abarundi. None raba ariko yizingitirira kubutegetsi ngo azotwara uburundi gushika imana igarutse,ubona koyivugira ngo yatowe n’imana ! Ubwo Burundi nabwo bukaba buri mukaga, mumakuba uyo mugabo yabutayemwo. Igitangaje nuko aho kwemanga ako kabi Petero Nkurunziza nabo basangiye gupfukama munda igihugu, bariko bakwira imirambi basigura ko abatutsi aribo babangamiye igihugu, kobagomba bagaruke kubutegetsi. Izonyigisho zogukorera inteba ishushe abatutsi zishobora gukwegera igihugu akarambaraye zikambika ibara n’iceyi incabwenge zose z’abahutu. Nimuntumbero yokurwanya ako kabi kabishe nafashe ingingo yokubatera aka kamo mwebwe ncabwenge z’abahutu.
Ncuti zanje,
Petero Nkurunziza nakarwi kiwe batavuye kubutegetsi bihagiye kunguvu, ubutegetsi bariko bakoresha mugusasika inganda nomugusasagaza ikigoyi mugihugu, ntagisivya Uburundi burasubira muntambara. Urubuto rw’amacakubiri bariko babiba rutaranduranywe n’imizi ntagisivya turasubira mwihumbi ! Hanyuma ejo abana bacu nabuzukuru baze batubaze bati :
« Dutabare mutubwire ingene ubutegetsi bw’abahutu bwananiwe kubogora no kunagura igihugu ! Vyagenze gute ngo abagiye mwishamba, kugira bahabuze demokarasi izira ubugunge, demokarasi izira igikenye, demokarasi izira ubukene, bate igihugu mwisanganya ? »
Bazongera batubaze bati :
« Umukuru w’igihugu, yari umuhutu ! Ivyegera vyiwe bibiri, bari abahutu ! Umukuru w’Inama Nshingamateka, yari umuhutu ! Umukuru w’Inama Nkenguzamateka, yari umuhutu ! Umukuru w’Ibiro bikuru vy’Intwaramiheto, yari umuhutu ! Umushikiranganji ajejwe umutekano, yari umuhutu ! Umukuru w’Iperereza, yari umuhutu ! Umushikiranganji w’Ikigega ca leta, yari umuhutu ! Umushikiranganji w’Imigenderanire y’Uburundi nayandi makungu, yari umuhutu ! Umushikiranganji ajejwe uburimyi n’ubworozi, yari umuhutu ! Umushikirizamanza kizigenza wa repuburika, yari umuhutu ! Ibice birenga mirongitandatu kwijana vy’abasoda, bari abahutu ! Ibice birenga mirongumunani kwijana mugipolisi, bari abahutu ! Vyagenze gute ngo ubwo butegetsi bwari bugizwe nabahora baracinyijwe ngo bunanirwe nogutunganya igihugu kuneza ya bose gushika aho bugita muntwaro yumukazo nagacinyizo ? Vyagenze gute ? Vyagenze gute ? »
Ncuti zanje,
Ejo ahobukera kugira ntituze tumaramare,kugira ntituzorye ivyatsi imbere yabo bana,tugomba kuvira hasi rimwe kugira duhagarike amarorerwa ariko akorerwa mugihugu kwizina ry’abahutu. Kuko basogokuru barayamaze bati « Umuryambwa aba umwe agatukisha umuryango ». Ndasavye rero abahutu bari mugisirikare no mugipolisi bave ibuzimu baje ibuntu ! Bakubitize agatima mpembero bibuke amarushwa, amarira n’amaraso baboneye muntambara bamazemwo imyaka cumi . Kobari bagize imana bagatahuka amarembe bokwemerera gute Petero Nkurunziza uyumusi ko abasubiza muyindi ntambara itagira shinge na rugero ? Intambara yogukingira amatungo yiwe yakuye mumitsi yabanyagihugu. Komwari mwacitse kwicumu mwosubira gute muntambara yogukingira inyungu z’umuntu umwe ? Abahinga muvyubutunzi basanze Petero Nkurunziza muriyi mwaka cumi, afise ubutunzi bungana nimiriyoni amajana atanu yamadolari yabanyamerika nukuvuga imiriyaridi zirenga igihumbi yamarundi. Ngayo mafaranga Petero Nkurunziza yicayeko abarundi isinzi batagira nurwo kugura umunyu, abahutu isinzi batubitse uwavubi ! Ngayo mafaranga Petero Nkurunziza yarahiye akarengwa ko hako yoyabura yotuma amara abarundi bose ! Gukingira ayo mahera adasobanutse, ngurwo urugamba Petero Nkurunziza yiyemeje gukwegeramwo abarundi twese.
Ntwaramiheto z’abahutu, Nyamiramabi z’abahutu,
Igihe mwatahuka muvuye kurugamba mwariruhukije. Mwari mwizigiye komusezereye burundu intambara. None raba uyumusi Petero Nkurunziza nakarwi kiwe babasubije muri yamarira n’amaganya y’ intambara. Impfuvyi za caporal Kazungu yaraye ahitanywe na grenade mwikambi yo ku Muzinda tuzozisigurira gute ingene umuvyeyi wabo yari yavuye mwishamba ari muzima yapfuye mumwaka w’ibihumbi bibiri na cumi nagatandatu ? Impfuvyi za Coloneli Darius Ikurakure yaraye aguye mu biro bikuru vy’intwaramiheto tuzozisigurira gute ingene uyo muvyeyi yapfuye muruyu mwaka kandi yari yararusimvye mukibira ? Tuzosigurira gute impfuvyi za Jenerali Adolphe Nshimirimana yari arongoye intambara mwishamba agatahuka amarembe ingene yarashwe muri 2015 ? Izo mpfuvyi nabo bapfakazi bariko bazira urugamba rwo gukingira amatungo ya Petero Nkurunziza.
Nyakubahwa Mukuru w’Ibiro bikuru vy’Intwaramiheto,
Ejo bundi ikibazo co kuvanga igisoda cari carabaye akayoberabahinga. Umuntu wese afise ingorane itagira umuti baca bayita ngo «  NINKIBAZO CIGISODA ». Amaraso menshi yarasesetse, inganda ziratikira kugira urwo rwego rube urwego rushasha ruhurikiyemwo abarundi bose, rukingira uburundi nabarundi atamwana nikinono. None raba uyu musi urwo rwego rw’igisoda ruriko ruratabagurwa, ruriko rurasamburwa kugira hakingirwe inyungu z’umuntu umwe, Petero Nkurunziza. Urwo rwego mwaruciyemwo imirwi ibiri irabana ayingwe : abashigikiye Petero Nkurunziza n’ihonyangwa ry’Amasezerano yi Arusha kuruhande rumwe, kurundi ruhanda abaterekwa ihonyangwa ryayo masezerano. Muriyo ntumbero, Petero Nkurunziza, yahora yitwa Kizigenza Muntwaramiheto yarinamuye arahayagiza ko «  Kaporare asigaye ahonyora kumutwe Jenerali ! ». None ko ubutegetsi bwanyu bwanse kuja mubiganiro buriko butwara uburundi munzira yintambara, nikihe gisirikare kizorwana iyo ntambara ko mugisambuye ? Iyo ntambara nitabahitana, izohitana imigambi mwari mufise, ihitane amatungo mwari mufise, ihitane ubwo butegetsi bwagacinyizo mwishimikije.
Nico gituma nteye akamo izo Mbonerakure, abasirikare bamwe bamwe, nabapolisi bamwe bamwe bariko basasika inganda bahendwa ngo bariko bahora impfuvyi zo mu 1972, basubize inkota murwubati. Kuko izo mpfuvyi ziriko zizira intambara yogukingira amatungo ya Petero Nkurunziza, mumyaka irimbere niba zigomba guhiga buhongo uruvyaro muzoba mwasize, Uburundi buzoba buriko buva he buja he ? Ni mureke guhendwa kuko ejo aho bukera intahe niyafata ijambo, Petero Nkurunziza ntanankimwe azokora kugira abatabare.
Bagumyabanga, Bakenyererarugamba mukiri inyuma yako karwi nacane cane bakozi bareta mwugarijwe nubukene, nimuve inyuma yubwo butegetsi.
Bashikiranganji muri muri Leta mutazi iyo ingingo zayo zifatirwa,nimutange imihoho kuko ejo aho bukera nihagera muri nankana muzobarizwa hamwe na Petero Nkurunziza amahano iyo leta iriko ikorera abarundi. Ntimuzovuga ko mutarimwo canke komutari mubizi.
Kubahutu bari mumahanga bakwiragiza uyo mugera w’amacakubiri, mumenye ko umuvyeyi yibarutse Petero Nkurunziza ari umututsikazi, umuvyeyi yibarutse Icegera ciwe cambere ari umututsikazi nuwibarutse icegera cakabiri yari umututsikazi. Bisigura yuko izonyigisho zokwanka abatutsi kandi aribo babonkeje atakindi zigamije atari kurondera ingene igice kinini c’abarundi, aribo bahutu, bokunda bakabashigikira. Ariko rero abarundi barazi gutandukanya icatsi nururo. Abo bahutu batakigira nurwo kugura umunyu kandi hatwara abahutu barazi neza ko ingorane zihanze igihugu atari izubwoko. Kukaba nkako iyo biba vyaruko, ubwo butegetsi bwabahutu buhangamye i Bujumbura bwari kurasa umutama Pierre Claver Mbonimpa, bukica umwana wiwe numukwe wiwe kandi ari umuhutu ? Mbega iyaba ikibazo aricubwoko, umuhutu Gélase Ndabirabe avugira CNDD-FDD yari kubahuka kuvugira kwiradiyo ngo Onésime Nduwimana na Hatungimana Léonidas ngo ni bicwe kobadashigikiye Petero Nkurunziza kandi ari abahutu ? Mbega Lehonarudo Nyangoma yatanguje urugamba rwashize kungoma Nkurunziza ko ari umuhutu aba amaze iyi mwaka yose ahunga ? Uyumusi ibicocoro muri politike vyabahutu nka bose barara ntibuca, abandi barataye barahunga. Abo nabo ni abahoze barongoye uburundi babiri, abahoze barongoye Inama Nshingamateka na Nkenguzamateka bane, abahoze ari ivyegera vy’umukuru w’igihugu batatu, abahoze barongoye CNDD-FDD babiri, nintwazangabo mugipolisi nomugisirikare nyinshi.
Ncuti zanje,
Uretse ivyo bicocoro vyabahutu muri politike, ninde ayobewe ko abarundi benshi bahurikiye mwidini rya Ekleziya Katolika (yagenewe bose) ? Ibice birenga mirongumunani kwijana vy’abarundi bahurikiye muriryo dini. Nico gituma Ekleziya Katolika yari yasasiye indava ubutegetsi bwa CNDD-FDD bugishika. Ariko uko imisi yaheze niko ubwo butegetsi bwerekana ko ingendo yurwanko, gukumirana, gusesa amaraso, kutihanganira abandi ariyo iranga ubwo butegetsi. Ryabwirizwa ry’URUKUNDO risumba ayandi yose Yezu Kristu atwigisha, abo batwara barigize indahiro. Nico gituma Ekleziya Katolika itashobora kwihanganira iyo ngendo. Aho kumviriza impanuro zabungere b’Ekleziya Katolika, Petero Nkurunziza yahora yiyita koyatowe n’Imana, yafashe ingingo yokurwanya Ekleziya. Urwanije Ekleziya Katolika, uba urwanije isinzi ry’abarundi bashika mirongumunani kwijana, murabo nabo hakaba harimwo isinzi ry’abahutu. Uretse kwanguha biragaragara ko Petero Nkurunziza afise ingorane nisinzi ry’abahutu ; guhiga buhongo abatutsi rero nurwitwazo rutagira ifatiro.
Mboneza z’abahutu,
Iyo ntambara Nkurunziza Petero yuguruye, gushika aho asigaye akura abakirisu mwisengero kunguvu ngo baze kumusanganira, igomba kuba inzira yo gusidukana niyonka kugira turwanye ivyitwazo vyose vyokuryanisha abarundi. Ncuti yanje Ntibantunganya Silivesiteri, ncuti yanje Ndayizeye Domisiyano, ncuti yanje Nyangoma Lehonarudo, ncuti yanjeNtavyohanyuma Piyo, ncuti yanje ngendakumana Lehonsiyo,ncuti yanje Rufyikiri Gerevasi, ncuti yanje Minani Yohani, ncuti yanjeNibizi Zidori,ncuti yanje Nditije Karori, ncuti yanjeNduwimana Onezimz, ncuti yanje Hatungimana Lehonidasi, ncuti yanje Ngendakumana Yeremiya, ncuti yanje Radjabu Hussein, ncuti yanje Bamvuginyumvira Ferederiko, ncuti yanje Nzomukunda Alise, ncuti yanje Barampama Marina, ncuti yanje Niyombare Gode, ncuti yanje Nabindika Giyome, ncuti yanje Nzabampema Loyizi, ncuti yanje Biremba Merikiyade nimufatanye n’imboneza z’abatutsi, zabatwa n’abaganwa mugire urunani rw’intamenwa mugihugu cose tuzibire ako kabi kabishe k’intambara yubwoko itegurwa murufuri nakarwi gapfukamye munda igihugu. Icitwazo c’intambara yamoko tugomba kuyigira indahiro. Abarundi bakeneye intambara yokurwanya ubukene buzura inzara bubugarije. Ubwo nabwo ntibugira ubwoko !
Barundi, Barundikazi, ncuti z’Uburundi,
Kubatari babizi canke bari bagikekeranya, Petero Nkurunziza nakarwi kiwe ntibaserukira abahutu. Ihibambewe !Petero Nkurunziza ntakundwa nabarundi isinzi ! Habanamba ! Nikimenyamenya asigaye akura abantu mwisengero kunguvu kugira baze kumusanganira. Vyongeye umusi zahindura imirisho amasaha makeyi kwigenekerezo rya 13 rusama umwaka uheze, abarundi benshi baratamvye baratarika. Nomuri komine Kamenge bahora babesha ngo ni IWABO w’ubutegetsi, inzamba zarasamiranye. Aha rero ntitwibagiye iki kimenyetso cokuvavanura na Ekleziya Katolika.
Mumaguru masha rero ningombwa koduharira ivomo ako karwi kinkorabara kihagiye uubutegetsi kunguvu muguhonyanga amasezerano yi Arusha nogushaka kuryanisha abarundi. Ayo masiha atakindi kiyaranga atari ukunyonora itunga ry’igihugu, tugomba kubafatisha amaboko maze bareke kuguma batabagura igihugu no kwambika iceyi abahutu.
Muri urwo rugamba tugomba kumenyesha amakungu ko indyane ziri mugihugu zitatewe nibihugu bibanyi nk’Urwanda. Ingorane ziri mugihugu ntizatewe nigihugu c’Ububirigi. Amahano ari mugihugu yatewe nubuyobozi bubi bw’igihugu bugenzwa ninambu yamatungo gusa. Tuboneyo akaryo ko gushimira ahubwo ibihugu biriko bitwakirira impunzi. Twongeye gusaba dushimitse ivyo bihugu bibandanye bidufatira mumugongo izo mpunzi. Ibihugu vyaburaya n’amerika bihereze abarundi ubuhungiro nkuko babuha abanyesiriya kuko tugowe rumwe.
Barundi, Barundikazi,
Uburundi burageramiwe. Uburundi bugeze aho umwansi ashaka. Uburundi bwabaye agasho gapfungiwemwo abarundi bose na Nkurunziza Petero arimwo, kuko nawenyene asigaye agenda anyegeye, arara ntibuca kuko yikeka nigitutu ciwe kocomugirira nabi. Nico gituma abahutu, abatutsi, abatwa n’abaganwa tugomba kuvira hasi rimwe kugira tubohore Uburundi nabarundi. Murico gikorwa c’iteka abahutu dufate iyambere gurtyo turandurane n’imizi izonyigisho zurwanko! Maze ejo aho bukera turamukane UBURUNDI BUHIRE , Uburundi bw’amata n’ubuki, Uburundi bw’amahoro n’amahonda kuri bose, ata mwana n’ikinono.

TUGIRE URUNANI RWINTAMENWA !
DUFATANE MUNDA TUBOGORE UBURUNDI !
IMANA IHEZAGIRE YONGERE IHANGAZE UBURUNDI !
Pancrace CIMPAYE.
Umuyobozi wa www.mporeburundi.org