Gatumba brûle, Pierre Nkurunziza tente de cacher la fumée!

Avant hier, le poste frontière de Gatumba a été le théâtre des affrontements entre un mouvement armé et la position militaire stationné dans cette localité. Les dégâts humains et matériels sont à la hauteur du temps que Bujumbura a pris pour cacher les faits et échafauder une communication « rassurante »: « il n’y a pas le feu, ce n’était que des bandits »!

Pourtant toute la matinée d’hier l’accès au site des affrontements était interdit à tout le monde sauf aux plus hauts responsables de l’armée et de la police qui étaient présents en grand nombre et fous furieux; dans un accès de colère, un de ces hauts gradés a explosé: » Bishoboka gute ko iyi mihimbiri ya RED-TABARA itera ahantu twashize inguvu zumutekano zitagira uko zingana bagasubira inyuma ataco binona? ( comment se fait-il que ces idiots de RED-TABARA peuvent-ils attaquer sans difficultés un endroit où nous avons concentré énormément de moyens de sécurité?)

Il fallait donc minimiser cet affront, édulcorer  les pertes et travestir les faits. C’est dans cette logique que le pauvre Procureur Général de la République Sylvestre Nyandwi a été appelé à déclarer qu’il n’y a pas eu d’attaque des rebelles mais juste des bandits. Mais pour une tentative de vol, le porte-parole de la police, de l’armée ou du ministère public auraient suffi pour la communication!  Si les faits étaient aussi anodins pourquoi l’intervention du Procureur Général de la République qui avait les yeux tout rouges comme quelqu’un qui a passé une nuit blanche? Pourquoi cette présence massive de tous les sécurocrates de la République? Pourquoi cette fermeture de l’artère Gatumba-Uvira pendant plus de 6 heures? Pourquoi cette valse nocturne de plusieurs ambulances s’il n’y a eu qu’un seul policier blessé?

En définitive le pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza peut crier sur tous les toits qu’il n’y a pas de crise politico-sécuritaire au Burundi, que Gatumba n’a pas été attaqué par des rebelles, mais il justifiera très difficilement l’absence des militaires et policiers disparus cette nuit du 14 septembre! Quelle salade va t-on servir aux familles des disparus qui ne rentreront plus jamais à la maison?

Je le dis et je le répète, ndasubiramwo, comme dirait l’autre, ce bain de sang doit cesser! Et pour y arriver le 5è round des pourparlers doit être inclusif et traiter la véritable problématique de la crise burundaise qui tourne autour de trois questions: Comment accéder au pouvoir? Comment gérer le pouvoir? Et comment et quand quitter le pouvoir? Et au 5è round Pierre Nkurunziza ne devrait plus être représenté  par un Secrétaire permanent du Ministre de l’intérieur. C’est aussi ça le respect des partenaires!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Attaque armée à Gatumba: Pierre Nkurunziza ,le seul responsable!

Ce  matin, samedi 15 septembre 2018, la vie s’est arrêtée au poste de  la frontière Gatumba-Kavimvira. Et pour cause un mouvement armé a mené, hier soir, une attaque foudroyante contre la position militaire et policière de cette localité.

Une source autorisée des services de sécurité burundais confie, sans donner de chiffres, que les pertes en vies humaines sont considérables. L’effet de surprise a décimé presque toute la position. En outre les assaillants ont eu le temps de brûler et saccager les bureaux de la frontière. Un incendie qui n’était pas encore maîtrisé ce matin.Ils ont même eu le temps de brûler un des leurs qui a perdu la vie, le seul que nous avons pu abattre. Avant de partir, ajoute notre source, les assaillants ont descendu et emporté le drapeau du Burundi; ils ont aussi presque systématiquement pris les tenues militaires des cadavres, et leurs armes et munitions.

Cette attaque fulgurante à l’une des meilleures vitrines du Burundi, la frontière de Gatumba, est sans conteste, une preuve irréfutable que tout n’est pas pour le mieux au Burundi. Monsieur Pierre Nkurunziza qui nargue le monde entier et surtout la Médiation/ Facilitation par la nomination de son porte-parole Nzobonariba Philippe au poste de Porte-Parole d’une CENI censé organiser les élections  » crédibles » en 2020, doit comprendre qu’il est en train de créer et renforcer les conditions favorables non pas aux élections mais à une lutte armée.En tout état de cause Monsieur Pierre Nkurunziza est le seul responsable de ce regain de violence. Il est en effet en train de créer  les mêmes conditions qui l’avaient poussé en 1995 à prendre le chemin du maquis.

A la veille du 5è round des pourparlers, il n’est pas tard pour le Président de facto Pierre Nkurunziza de donner la chance à une solution pacifique négociée que tout le peuple burundais appelle de tous ses vœux!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Nzobonariba Philippe face à Pierre Claver Mbonimpa!

Bruxelles, 17 juillet2017. Cette semaine passée, nous avons suivi la sortie médiatique de Monsieur Philippe Nzobonariba qui attaque au vitriol la ligue Iteka. C’était douloureux de suivre cette attaque menée par un membre fondateur de la ligue Iteka.

Pourtant quand Nzobonariba Philippe était très actif au sein de cette ligue Iteka, il dénonçait les mêmes travers d’aujourd’hui, et curieusement, la réaction du pouvoir de l’époque est un copié collé de celle de Nzobonariba aujourd’hui. A cette époque là, il portait affectueusement le pseudonyme de  » Nturenganywe », un sobriquet qui recommande de résister contre l’injustice, et le pouvoir de l’époque le traitait comme il traite Anchaire Nikoyagize aujourd’hui.

Hier, Nturenganywe était perçu comme Pierre Claver Mbonimpa aujourd’hui. Il était sur tous les fronts de la lutte pour les droits de l’homme! Il inspirait admiration et respect! Nturenganywe et Pierre Claver Mbonimpa se connaissent très bien! Mais aujourd’hui, est-ce que Nzobonariba Philippe peut regarder droit dans les yeux Pierre Claver Mbonimpa? Un pincement au cœur, remords ou honte, je ne sais pas le sentiment qui fuserait dans la pensée de cet ancien défenseur des droits de l’homme s’il se trouvait nez à nez avec Pierre Claver Mbonimpa.

La question qui ronge mon esprit est celle de savoir si le combat que les deux hommes ont mené ensemble hier avait pour objet de tuer le fils et le gendre de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa. La question qui devrait torturer Monsieur Nzobonariba Philippe est celle-ci:  » Est-il juste de continuer à défendre un pouvoir qui a voulu assassiner mon ami de lutte Pierre Claver Mbonimpa? »

(Sé) Pancrace Cimpaye.

L’évasion de Charles,une gifle de la police à Pierre Nkurunziza!

Charles Nzeyimana, un des grands piliers du parti MSD, qui a été emprisonné à plusieurs reprises par le pouvoir de Pierre Nkurunziza vient de s’échapper de façon spectaculaire de la prison de Rutana ce jeudi 13 avril 2017 en plein jour. Emprisonné depuis le 8 mars 2014,cet ancien président du MSD en Mairie de Bujumbura a bénéficié de la complicité et de la bénédiction de certains responsables de la police.

Cette implication de la police dans l’évasion d’un éminent membre du MSD est un signe évident et une leçon qui démontrent à suffisance que l’oligarchie de Bujumbura peut suspendre ou interdire le parti MSD sur papier mais ce grand parti reste et restera gravé dans les cœurs des burundais. Chaque jour qui passe, avec les déboires à répétition du pouvoir en place, agrandit le cercle des membres et sympathisants de ce parti d’alternance.

Cette évasion de Charles Nzeyimana, qui est une gifle de la police en pleine figure de Pierre Nkurunziza rappelle la tendance électorale de 2010 dans les casernes où le parti MSD avait raflé la mise dans les communales. Rappelons qu’au lendemain de ce constant de la popularité du MSD dans les casernes, Monsieur Pierre Nkurunziza a été obligé de changer sa garde; celle-ci ayant aussi largement voté pour le MSD.

Ceci explique cela! Voilà une des raisons qui pousse la dictature de Pierre Nkurunziza à avoir peur du parti d’Alexis Sinduhije. Voilà pourquoi le CNDD-FDD qui redoute la popularité du MSD envisage de le supprimer! Voilà pourquoi Pierre Nkurunziza refuse systématiquement depuis 2010 des élections libres, justes,démocratiques et ouvertes à tout le monde!

Cher Charles, bon retour parmi les tiens! Ta liberté est le meilleur cadeau de Pâques que le ciel vient d’offrir au parti MSD! Pasika Nziza à tous!

(Sé) Pancrace Cimpaye,

Coordinateur du MSD en Europe.

Le 11/11/ à 11 Heures: Les Burundais manifestent devant la C.P.I

Le 18 Octobre 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza, président de facto du Burundi a décrété le retrait du Burundi du Statut de Rome de la Cour pénale Internationale. Cette décision malheureuse est un aveu de culpabilité du pouvoir de facto de Bujumbura. Rappelons que, au mois de septembre, le rapport d’Enquête indépendant des experts des Nations Unies a, à juste titre, révélé les cas graves de crimes contre l’humanité, de tortures et une menace de génocide au Burundi. Le responsable de cette tragédie étant le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Ce dernier croit à tort que le retrait du Burundi du Statut de Rome de la CPI est une garantie d’une impunité totale sur tous les crimes suscités. Est-ce que ce retrait donne carte blanche à la dictature de Bujumbura de tuer à perpétuité? Voilà la question qu’il faudrait poser, à ses pays africains qui, comme une traînée de poudre, ont emboîté le pas à Pierre Nkurunziza en retirant leur pays de la CPI. Le prétexte d’une CPI à la solde des blancs contre les africains omet de pointer du doigt l’injustice de la Justice de certains pays africains devenu un outil de répression de toute voix discordante. Si l’appareil judiciaire à la  solde de ces dictateurs devient un rouleau compresseur contre l’opposition, la presse et la société civile, quoi de plus normal qu’on se tourne vers la CPI!

Voilà une raison qui va pousser les forces vives de la nation burundaise à manifester devant les bureaux de la CPI à La Haye, ce 11 Novembre 2016 à 11 heures. Ce jour d’anniversaire de la signature de l’armistice, le CNARED-GIRITEKA, la principale plate-forme politique de l’opposition burundaise, la Société civile Burundaise ainsi que la Diaspora burundaise se donnent rendez-vous à la CPI pour réclamer la justice internationale au Burundi. Nous voulons démontrer à la face du monde et des oppresseurs africains, que des africains réclament la justice de la CPI au Burundi. Ce jour-là,les forces vives de la nation burundaise lanceront une fois de plus ce cri d’alarme: «  Quand Pierre Nkurunziza massacre son peuple, la CPI a l’obligation de l’arrêter! Madame Bensouda, venez nous sauver, Nkurunziza veut nous exterminer tous! »

Puisse ce 11.11.11, jour de la fin de la Première Guerre Mondiale, être le début de la fin des crimes du pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza!Tous les burundais sont conviés à ce rendez-vous honorable et mémorable de La Haye. JUSTICE POUR NOS MORTS, nous clamerons!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Résolution de Genève, une lueur d’espoir?

Depuis que les experts des Nations Unies ont rendu public le Rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies faisant état des crimes contre l’humanité et d’un danger de génocide au Burundi, le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza ne tient plus en place. Bujumbura fait n tapage sans bornes pour étouffer cette triste réalité contenu dans ce rapport salutaire. Et tous les moyens sont bons. Ce jeudi 29 septembre 2016, l’oligarchie de Bujumbura a exigé aux manifestants, devant le bureau des droits de l’homme des Nations Unies à Bujumbura, de pleurer. On aura tout vu!

Ce cirque de pleurer est une offense et un coup de poignard aux familles des burundais qui viennent de passer une année dans un deuil permanent. Pensons aux pleurs de la famille du jeune Komezamahoro Népomuscène! Pensons aux pleurs de la famille du journaliste d’Iwacu Jean Bigirimana! Pensons à la famille de l’Adjudent Eddy Claude Nyongera! Pensons aux pleurs de la famille du Général de brigade Kararuza! Pensons aux pleurs des familles de plus de 1000 victimes de la barbarie meurtrière que dénonce l’EINUB!

La seule note positive de ces larmes de crocodiles est que la communauté internationale a enfin identifié le point qui fait mal à la dictature de Bujumbura, jusque là insensible à toutes les pressions. La justice internationale,une arme redoutée par Bujumbura. Dès lors la résolution HRC33  saluée aux quatre coins cardinaux par le peuple burundais devrait être exécutée dans les meilleurs délais. Cette démarche doit permettre à la CPI d’accélérer la procédure de traduire en justice les bourreaux de Bujumbura. La Haye n’a pas le droit d’hésiter car son action au Burundi est réclamé par tout un peuple. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Bruxelles ou Washington qui exigent la CPI au Burundi!

L’impunité a trop duré au pays! Et c’est elle qui est la source des crises à répétition au Burundi! Nkurunziza et ses amis ne chantent-ils pas toujours que les autres ont aussi tué, pourquoi pas eux! Trop, c’est trop! Le temps est venu d’arrêter cette spirale de la violence où c’est le plus violent qui est intronisé. Les bourreaux doivent être derrière les barreaux et non au pouvoir!

Prions pour que l’onde de choc provoquée par le rapport d’EINUB et  cette résolution HRC33 de ce 30 septembre 2016 soient une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Amen.

Pancrace Cimpaye.