L’évasion de Charles,une gifle de la police à Pierre Nkurunziza!

Charles Nzeyimana, un des grands piliers du parti MSD, qui a été emprisonné à plusieurs reprises par le pouvoir de Pierre Nkurunziza vient de s’échapper de façon spectaculaire de la prison de Rutana ce jeudi 13 avril 2017 en plein jour. Emprisonné depuis le 8 mars 2014,cet ancien président du MSD en Mairie de Bujumbura a bénéficié de la complicité et de la bénédiction de certains responsables de la police.

Cette implication de la police dans l’évasion d’un éminent membre du MSD est un signe évident et une leçon qui démontrent à suffisance que l’oligarchie de Bujumbura peut suspendre ou interdire le parti MSD sur papier mais ce grand parti reste et restera gravé dans les cœurs des burundais. Chaque jour qui passe, avec les déboires à répétition du pouvoir en place, agrandit le cercle des membres et sympathisants de ce parti d’alternance.

Cette évasion de Charles Nzeyimana, qui est une gifle de la police en pleine figure de Pierre Nkurunziza rappelle la tendance électorale de 2010 dans les casernes où le parti MSD avait raflé la mise dans les communales. Rappelons qu’au lendemain de ce constant de la popularité du MSD dans les casernes, Monsieur Pierre Nkurunziza a été obligé de changer sa garde; celle-ci ayant aussi largement voté pour le MSD.

Ceci explique cela! Voilà une des raisons qui pousse la dictature de Pierre Nkurunziza à avoir peur du parti d’Alexis Sinduhije. Voilà pourquoi le CNDD-FDD qui redoute la popularité du MSD envisage de le supprimer! Voilà pourquoi Pierre Nkurunziza refuse systématiquement depuis 2010 des élections libres, justes,démocratiques et ouvertes à tout le monde!

Cher Charles, bon retour parmi les tiens! Ta liberté est le meilleur cadeau de Pâques que le ciel vient d’offrir au parti MSD! Pasika Nziza à tous!

(Sé) Pancrace Cimpaye,

Coordinateur du MSD en Europe.

Le 11/11/ à 11 Heures: Les Burundais manifestent devant la C.P.I

Le 18 Octobre 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza, président de facto du Burundi a décrété le retrait du Burundi du Statut de Rome de la Cour pénale Internationale. Cette décision malheureuse est un aveu de culpabilité du pouvoir de facto de Bujumbura. Rappelons que, au mois de septembre, le rapport d’Enquête indépendant des experts des Nations Unies a, à juste titre, révélé les cas graves de crimes contre l’humanité, de tortures et une menace de génocide au Burundi. Le responsable de cette tragédie étant le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Ce dernier croit à tort que le retrait du Burundi du Statut de Rome de la CPI est une garantie d’une impunité totale sur tous les crimes suscités. Est-ce que ce retrait donne carte blanche à la dictature de Bujumbura de tuer à perpétuité? Voilà la question qu’il faudrait poser, à ses pays africains qui, comme une traînée de poudre, ont emboîté le pas à Pierre Nkurunziza en retirant leur pays de la CPI. Le prétexte d’une CPI à la solde des blancs contre les africains omet de pointer du doigt l’injustice de la Justice de certains pays africains devenu un outil de répression de toute voix discordante. Si l’appareil judiciaire à la  solde de ces dictateurs devient un rouleau compresseur contre l’opposition, la presse et la société civile, quoi de plus normal qu’on se tourne vers la CPI!

Voilà une raison qui va pousser les forces vives de la nation burundaise à manifester devant les bureaux de la CPI à La Haye, ce 11 Novembre 2016 à 11 heures. Ce jour d’anniversaire de la signature de l’armistice, le CNARED-GIRITEKA, la principale plate-forme politique de l’opposition burundaise, la Société civile Burundaise ainsi que la Diaspora burundaise se donnent rendez-vous à la CPI pour réclamer la justice internationale au Burundi. Nous voulons démontrer à la face du monde et des oppresseurs africains, que des africains réclament la justice de la CPI au Burundi. Ce jour-là,les forces vives de la nation burundaise lanceront une fois de plus ce cri d’alarme: «  Quand Pierre Nkurunziza massacre son peuple, la CPI a l’obligation de l’arrêter! Madame Bensouda, venez nous sauver, Nkurunziza veut nous exterminer tous! »

Puisse ce 11.11.11, jour de la fin de la Première Guerre Mondiale, être le début de la fin des crimes du pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza!Tous les burundais sont conviés à ce rendez-vous honorable et mémorable de La Haye. JUSTICE POUR NOS MORTS, nous clamerons!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Résolution de Genève, une lueur d’espoir?

Depuis que les experts des Nations Unies ont rendu public le Rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies faisant état des crimes contre l’humanité et d’un danger de génocide au Burundi, le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza ne tient plus en place. Bujumbura fait n tapage sans bornes pour étouffer cette triste réalité contenu dans ce rapport salutaire. Et tous les moyens sont bons. Ce jeudi 29 septembre 2016, l’oligarchie de Bujumbura a exigé aux manifestants, devant le bureau des droits de l’homme des Nations Unies à Bujumbura, de pleurer. On aura tout vu!

Ce cirque de pleurer est une offense et un coup de poignard aux familles des burundais qui viennent de passer une année dans un deuil permanent. Pensons aux pleurs de la famille du jeune Komezamahoro Népomuscène! Pensons aux pleurs de la famille du journaliste d’Iwacu Jean Bigirimana! Pensons à la famille de l’Adjudent Eddy Claude Nyongera! Pensons aux pleurs de la famille du Général de brigade Kararuza! Pensons aux pleurs des familles de plus de 1000 victimes de la barbarie meurtrière que dénonce l’EINUB!

La seule note positive de ces larmes de crocodiles est que la communauté internationale a enfin identifié le point qui fait mal à la dictature de Bujumbura, jusque là insensible à toutes les pressions. La justice internationale,une arme redoutée par Bujumbura. Dès lors la résolution HRC33  saluée aux quatre coins cardinaux par le peuple burundais devrait être exécutée dans les meilleurs délais. Cette démarche doit permettre à la CPI d’accélérer la procédure de traduire en justice les bourreaux de Bujumbura. La Haye n’a pas le droit d’hésiter car son action au Burundi est réclamé par tout un peuple. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Bruxelles ou Washington qui exigent la CPI au Burundi!

L’impunité a trop duré au pays! Et c’est elle qui est la source des crises à répétition au Burundi! Nkurunziza et ses amis ne chantent-ils pas toujours que les autres ont aussi tué, pourquoi pas eux! Trop, c’est trop! Le temps est venu d’arrêter cette spirale de la violence où c’est le plus violent qui est intronisé. Les bourreaux doivent être derrière les barreaux et non au pouvoir!

Prions pour que l’onde de choc provoquée par le rapport d’EINUB et  cette résolution HRC33 de ce 30 septembre 2016 soient une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Amen.

Pancrace Cimpaye.

Communiqué de presse relatif à l’arrestation de Gervais Niyongbo

1. Alors qu’il était en mission de travail au Sud du Burundi, à Nyanza-Lac, Monsieur
Gervais Niyongabo, président du parti FEDES-SANGIRA et membre du Directoire du
CNARED-GIRITEKA a été arbitrairement arrêté par la garde présidentielle ce
mercredi 28 septembre 2016. Il a été conduit dans les sinistres cachots du Service
National de Renseignement (SNR) à bord d’une camionnette de la garde
présidentielle, plaque n° 26394.
2. Le CNARED-GIRITEKA condamne vigoureusement cette arrestation arbitraire par la
garde présidentielle et demande la libération immédiate de Monsieur Gervais
Niyongabo qui est aussi membre de la délégation aux pourparlers d’Arusha.
3. Cette arrestation illégale est une preuve de plus que l’arbitraire préside dans la
violation massive des droits de l’homme par le pouvoir de facto de Monsieur Pierre
Nkurunziza.
4. Le CNARED-GIRITEKA réfute le mobile grotesque et mensonger de l’arrestation de
Monsieur Gervais Niyongabo tel qu’annoncé par le porte-parole de la Police M. Pierre
Nkurikiye : « Participation aux bandes armées et atteinte à la Sureté de l’Etat ». Ce
credo est un alibi adopté par le pouvoir d’oppression de Bujumbura pour arrêter et
éliminer tout opposant.
5. Le CNARED-GIRITEKA saisit cette malheureuse opportunité pour confirmer que le
contenu du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies (EINUB) est véridique.
De ce fait, il réitère sa demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre
toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir l’irréparable au Burundi.
6. Le CNARED-GIRITEKA prend à témoin le facilitateur dans la crise burundaise, son
Excellence William Benjamin Mkapa, qui doit comprendre que l’arrestation d’un
membre de sa délégation aux pourparlers d’Arusha est un prélude à un sabotage de ce
processus.
Pour le CNARED-GIRITEKA,
Pancrace Cimpaye
Porte-parole

La destruction de l’armée finira par détruire Pierre Nkurunziza!

A la veille de la déclaration de Monsieur Pierre Nkurunziza de rempiler pour un troisième mandat illégal et criminel, le Chef d’Etat-Major  Général de l’armée, le général-Major Prime Niyongabo réunissait une partie de l’armée pour les préparer à la répression de toute voix qui s’opposerait à cette volonté de Nkurunziza. Plusieurs réunions de mobilisation ont été tenues à l’endroit des seuls anciens FDD; des fois c’était à Carama , d’autres fois au café Iwabonabantu.

A cette époque-là, on pensait que la fureur de cette mobilisation allait s’abattre uniquement sur les hommes politiques et leurs bases. Personne n’avait envisagé que le courroux du 3è mandat cruel allait aussi s’abattre sur les corps de défense et de sécurité. Aujourd’hui le drame d’un ratissage ethnique qui secoue l’armée est une bombe qui fait froid au dos. En effet une chasse à l’homme contre les anciens membres des Forces Armées Burundaises( ex-FAB) de l’ethnie tutsi a pris une dimension plus que préoccupante. Ils sont arrêtés,torturés,humiliés,exilés ou exécutés.

Cette persécution à outrance qui vise la seule composante ethnique tutsi de l’armée se fait au vu et au su d’un certain Emmanuel Ntahomvukiye, tutsi dit Ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Le jour de sa nomination à la tête de ce ministère, ces anciens collègues du Ministère de la Justice ont cru à une farce ou un poisson d’avril! En effet ceux qui l’ont côtoyé lui reconnaissent des insuffisances notoires. La question qui se posait était de savoir comment l’autorité nanti des pouvoirs de nomination n’était pas au courant de la santé mentale de ce personnage!

Mais la réponse est claire, on ne cherchait pas une lumière mais un tutsi de service, autiste, qui exécute sans réfléchir les ordres d’en haut. Aujourd’hui le véritable Ministre de ce département est le Général Prime Niyongabo assisté par l’homme d’affaires Vénérand Ntikazohera. Le pauvre Emmanuel Ntahomvukiye a pour tâche quotidienne de récolter quelques miettes de commissions sur les gros marchés de l’armée. A un moment il détenait aussi au Mess des officiers le service qui vend les brochettes. Nanti de ces « privilèges », les tutsi de l’armée peuvent être exécutés, persécutés ,traumatisés ou pousser à la désertion, c’est le cadet de ses soucis.

Mais la déchéance de l’armée ou la destruction de l’armée, un des piliers de l’Accord d’Arusha est au bout du compte orchestrée par Monsieur Pierre Nkurunziza. Mais il joue avec le feu. Inoculer le venin de ségrégation ethnique dans ce corps, placer à sa tête un ministre incapable, Nkurunziza peut penser que c’est le moyen judicieux de rester au pouvoir éternellement. Mais cette déstructuration de l’armée possède en elle-même les germes de la destruction du pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza. Nkurunziza doit le savoir, la destruction de l’armée finira par le détruire Pierre Nkurunziza.

Shaka Théopiste.

Norbert Zongo parle aux Burundais.

On a vu des manifestations ce week-end organisées par l’oligarchie de Pierre Nkurunziza, en réponse au rapport EINUB. Ce rapport qui met le doigt sur les crimes commis par le pouvoir de facto de Bujumbura a  provoqué un séisme au sein des seigneurs qui règnent sur le Burundi. De ces manifestations, deux leçons sont à retenir:

  1. Ce rapport a déjà le mérite d’avoir mis fin à une illusion au sein du pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza, celle d’une impunité indéterminée garantie. Le tapage de ce week-end est un signe qui ne trompe pas.
  2. Un grand nombre de manifestants ont été contraints de venir ou ne savaient pas pourquoi ils étaient dans ces manifestations. A cette catégorie de manifestants pitoyables, un internaute nous a fait partager une pensée du célèbre journaliste burkinabais, Norbert Zongo, mort assassiné le 13 décembre 1998: » Il y a un mensonge, le vrai: quand un homme applaudit sans comprendre; Quand un homme ferme les yeux pour ignorer la vérité; Quand un intellectuel troque sa conscience et son âme pour des biens matériels; Quand par peur de la mort ou simplement de certains désavantages, un homme sourit au malfaiteur, au tyran et au voleur; Quand un peuple refuse de se battre, de se responsabiliser parmi les autres; Et quand un dirigeant agit comme s’il avait inventé son pays, quand il ruse avec les lois.Ce mensonge tue les hommes et les nations. » Ces manifestations qui ne sont qu’un écran de fumée pour protéger les auteurs de la folie meurtrière qui a emporté plus de 1000 burundais ne fera pas le poids. Les faits sont réels et accablants!

         (Sé) Shaka Théopiste