Burundi-Belgique: Une diplomatie ambivalente qui sabote Alain Nyamitwe

Ce vendredi 11 mars 2016, nous avons vu le patron de la diplomatie de Pierre Nkurunziza, l’ambassadeur Alain Nyamitwe, tout sourire, serrant la main du ministre belge Didier Reyndels. En effet Alain Nyamitwe était venu à Bruxelles pour quémander la charité du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne. Rappelons que les deux  partenaires du Burundi étaient jusque là les principaux bailleurs de fonds. Mais face au drame qui se passe au Burundi, un Burundi devenu un Etat voyou et une République bananière, les deux bailleurs de fonds ne peuvent pas continuer à dépenser l’argent du contribuable européen pour le compte du Burundi. L’opinion publique belge et européenne ne peut pas accepter  le financement de l’ oligarchie de Bujumbura qui viole impunément les valeurs fondamentales d’un Etat de droit.

Mis au delà de cette violation des droits fondamentaux d’un Etat de Droit, l’ambassadeur Alain Nyamitwe a une autre épine dans sa botte: la haine, les insultes et les attaques du haut parleur de Pierre Nkurunziza, en la personne de Gélase Ndabirabe, contre la Belgique et spécialement conte la famille Michel. A ce titre, au moment où cet envoyé de Pierre Nkurunziza prenait l’avion pour venir supplier le Royaume de Belgique de venir en aide au despote de Bujumbura, Gélase Ndabirabe attaquait au vitriol le même partenaire économique!

Ces attaques grotesques et incongrues sont loin de forcer la main des bailleurs de fonds. Alain Nyamitwe qui reçoit en pleine figure les retombées négatives de cette violence verbale de Gélase Ndabirabe en sait quelque chose. A ce propos l’image que les internautes n’ont pas vue ce vendredi 11 mars, c’est celle d’un Alain Nyamitwe à qui on annonçait que le rendez-vous avec le Ministre belge chargé de la Coopérations  au développement était annulé à la dernière minute. A ce titre le Ministre Alexandre De Croo n’a pas reçu ce vendredi Alain Nyamitwe comme prévu initialement.

En tout état de cause les » gélaseries »( néologisme burundais pour désigner les impairs de Gélase Ndabirabe) de Ndabirabe conjuguées aux démarches de Nyamitwe Alain produisent un cocktail répugnant, une ambivalence qui ligote de plus belle le pouvoir de facto de Bujumbura. Un pouvoir isolé! Un pouvoir économiquement asphyxié! Cette pression des sanctions économiques doit monter d’un cran parce qu’elle fait partie des moyens qui ramollirait l’escalade de la dictature de Pierre Nkurunziza. Il semblerait que Monsieur Rwasa Agathon se prépare à venir à Bruxelles pour plaider en faveur du pouvoir de Pierre Nkurunziza. Réussira t-il là où Alain Nyamitwe a échoué?

(Sé) Pancrace Cimpaye.

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