Pourquoi ils veulent tous le départ du CNDD-FDD?

La semaine qui vient de s’écouler a été riche en messages audios qui appellent les membres de la majorité présidentielle à se réveiller et à former un bloc uni pour contrer la montée grandissante de l’opposition. Ces messages oh combien instructifs avaient la faiblesse de distiller une haine ethnique contre le tutsi, et spécialement contre la femme tutsi, devenue une espionne omniprésente dans les lits des décideurs du CNDD-FDD.

Purgés de cette tard ethniste, ces messages décrivent une vérité incontestable: les hommes et les femmes qui dirigent le Burundi depuis 2005 ont déçu. En effet voici quelques  axes de cette déception que j’ai relevés:

1°.  La misère de la grande majorité du peuple burundais. Donc la misère de la grande majorité des hutu;

2°. L’émergence d’une classe très riche de hutu insensible à la misère de la majorité de burundais;

3°. Un enseignement médiocre et où seuls les enfants de la classe dirigeante ont droit aux prestigieuses bourses d’études à l’étranger;

4°. La corruption qui bloque ou décourage toute initiative d’investir;

5°. Le taux de chômage  des jeunes très croissant;

6°. De nombreux Imbonerakure qui se donnent corps et âme pour le parti mais ils sont des chômeurs;

7°. Une jeune génération d’officiers de l’ISCAM critiques envers la mauvaise gouvernance du  CNDD-FDD et qui n’ont pas l’idéologie du maquis;

8°. Des officiers ex-FDD qui vieillissent et vont rentrer à la retraite progressivement.

Certes ces indicateurs ne sont pas exhaustifs mais ils sont parlants. Ils décrivent une injustice sociale grandissante et insupportable où une grande majorité de la population burundaise nage dans un désarroi d’une misère chronique pendant que la caste de la classe dirigeante nage dans une opulence révoltante. A ce titre la grande majorité des burundais ne mangent pas à leur faim! La grande majorité des jeunes burundais sont au chômage! La grande majorité des burundais payent difficilement les soins de santé de la famille! La grande majorité de burundais payent difficilement le loyer!

Le drame est que la caste de la classe dirigeante sourd et aveugle est insensible à cet enfer que vit la grande majorité du peuple burundais. Les prémisses d’une révolte populaire ou d’une révolté sociale sont là. C’est entre autres ces messages audios censés être internes au CNDD-FDD mais qui sont partagés à travers le monde entier! Cela s’appelle un ras-le- bol! Ce n’est donc pas ce ras-le-bol qui va reconduire demain le CNDD-FDD au pouvoir. L’hymne du Ras-le-Bol est aujourd’hui chantée en chœur par l’opposition et une grande partie de la majorité présidentielle. Cette communion est synonyme de «  CNDD-FDD, Dégagez »!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Requiem pour le CNDD-FDD

Ce Week end j’ai suivi avec intérêt un brillant exposé sur « Les théories du développement ». Du conférencier, un éminent professeur d’Université Catholique de Louvain, Monsieur Guy Bajoit, une phrase a retenu mon attention: » Les classes dominantes sont aveugles. Elles n’aiment pas partager. Elles veulent rester au pouvoir. » A cette phrase du professeur Guy Bajoit j’ajouterais« ….Mais elles finissent par tomber comme une feuille morte ». Telle est la triste réalité qui a marqué le règne du CNDD-FDD! Une cécité politique! Un égoïsme effrayant qui a poussé des fois aux crimes de sang et aux crimes économiques ignobles! Une soif du pouvoir qui va jusqu’à ériger des monuments un peu partout où est écrit en marques d’or cette phrase récurrente  » CARATUVUNYE! NTITUREKURA! » (Nous avons peiné pour conquérir ce pouvoir, nous ne le céderons jamais).

Et pourtant le paysage politique actuel force à reconnaître que le pouvoir du CNDD-FDD est en train de s’effondrer. Ses jours sont comptés!Tel un chateau de cartes, la bâtisse CNDD-FDD sous le poids de trois forces est  en train de tomber. Qui sont ces trois forces qui minent le pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza?

La fronde interne au CNDD-FDD

La grogne interne au CNDD-FDD motivée par l’identité du candidat aux présidentielles de 2020 se joint aujourd’hui à la fronde de 2015 pour dire à Pierre Nkurunziza que trop c’est trop! En effet un parti politique qui rassemble les frondeurs de 2015 et une nouvelle fronde en cours  est en gestation. C’est la menace de ce nouveau parti qui a poussé  les décideurs de Bujumbura à décréter que les membres du CNARED, anciens membres du CNDD-FDD, ne peuvent pas rentrer au Burundi. Pour ce club de Pierre Nkurunziza, le retour de certains frondeurs toujours très influents est un danger inacceptable sur le territoire burundais. Cette ouverture peut vider tout le CNDD-FDD, confie une source proche de la dictature de Bujumbura. Mais avec ou sans le retour de ces frondeurs cette fissure est une réalité irréversible.

Le CNL de Rwasa Agathon

La deuxième force qui  fait mal au CNDD-FDD, c’est le phénomène CNL-Rwasa Agathon. Il fait mal! Très mal! Une marée humaine n’hésite plus à venir participer aux meetings de Rwasa Agathon. Et pourtant ils savent qu’en participant à ces rassemblements du leader du CNL ils risquent leur vie. Mais ils viennent quand même. Ces nombreux militants qui vont jusqu’ à braver la peur de mourir est un signe hautement significatif. Cette détermination qui rappel des scènes et des images qu’on a vu en 1993 derrière le candidat Melchior Ndadaye est une pilule dure à avaler par Pierre Nkurunziza et ses copains. Mais cela veut dire que contrairement à la propagande du pouvoir en place, la grande majorité du peuple burundais rêve d’un changement. Et cette fois-ci il sera difficile à Pierre Nkurunziza de proclamer que cette grande majorité qui en a marre de sa dictature a voté pour sa reconduction! La CNI et le CNC auront un dilemme cornélien. J’aimerais pas être à leur place.

RED-Tabara

Comme si le phénomène CNL-Rwasa Agathon ne suffisait pas, voilà le mouvement armé Résistance pour un Etat de Droit au Burundi, RED-Tabara qui ouvre les hostilités et lance une attaque la nuit du 21 Octobre dans la province de Bubanza. Cette attaque est un coup de poignard qui a transpercé le cœur de l’oligarchie de Pierre Nkurunziza. Ce dernier avait déployé un peu partout une kyrielle de bataillons de l’armée et de la milice Imbonerakure avec pour objectif d’anéantir cette résistance. L’étouffer dans l’œuf avant qu’elle ne se répande comme une traînée de poudre à travers tout le pays. L’étouffer dans l’œuf pour ne pas contrarier la rhétorique du pouvoir que tout va très bien au Burundi. Ce crédo est désormais obsolète. Mais plus encore Pierre Nkurunziza qui est le produit d’une lutte armée, il sait très bien pourquoi elle commence, comment elle évolue et comment elle se termine. Et manifestement les échos qui nous parviennent nous disent que beaucoup de burundais y compris dans le propre camp de Pierre Nkurunziza ont salué ce nouveau rapport de force. Cette résistance de RED-Tabara est aussi une sonnette d’alarme qui rappel que le Burundi est loin d’être un pays de cocagne.Bien entendu Pierre Nkurunziza aurait aimé étouffer cette sonnette d’alarme. Trop tard. Le Burundi devrait revenir sur la table des préoccupations de la Communauté internationale.

En définitive la force des Frondeurs du CNDD-FDD, la force du CNL et la force de RED-Tabara constituent une mine qui va démolir indubitablement l’oligarchie de Pierre Nkurunziza. Ce dernier doit préparer son club à un changement inévitable qui pointe à l’horizon. En attendant Pierre Nkurunziza doit préparer une messe de requiem pour le CNDD-FDD.

Pourquoi beaucoup de burundais empruntent-ils la voie du changement? ( C’est dans la prochaine publication)

(Sé) Pancrace Cimpaye

RED-TABARA POIGNARDE PIERRE NKURUNZIZA

Une attaque surprenante.

Alors que le pouvoir de Pierre Nkurunziza répète à qui veut l’entendre que tout va pour le mieux au Burundi, qu’il n’y a pas de crise politico-sécuritaire au pays, qu’il faut se hâter vers une mascarade électorale qui doit reconduire son système jusqu’en 2034, le mouvement Résistance pour un Etat de Droit au Burundi, RED-TABARA vient de lancer une attaque armée la nuit du 21 au 22 octobre dans la province de Bubanza. Une attaque surprise surprenante.

Pourquoi attaquer le 21 Octobre?

Hasard du calendrier? Non, rétorque le commandement de RED-TABARA!  » Le 21 octobre 1993, la démocratie a été assassinée par des élements de l’armée qui ont décapité toutes les institutions de la République démocratiquement élues. C’est cet assassinat ignoble de la démocratie qui a donné naissance au despote Pierre Nkurunziza. Il fallait donc, impérativement, lancer cette résistance pour le retour aux vertus de la démocratie le 21 octobre. »

L’arrestation de 4 journalistes d’Iwacu ou le renforcement de la cause de RED-TABARA.

Pour réconforter, justifier ou appuyer le combat de RED-TABARA,  la dictature de Pierre Nkurunziza arrête arbitrairement 4 journalistes du journal IWACU. Ils viennent de passer 3 nuits dans les cachots de la police de Bubanza. » Cette presse qui est ligotée, muselée, voilà un des leitmotiv de notre combat. La lutte pour un Etat de droit au Burundi passe aussi par la libération de cette presse meurtrie » confiera à notre rédaction un des membres du commandement de RED-TABARA.

Une attaque qui fâche, qui divise et qui réconforte au CNDD-FDD.

Mais alors comment cette attaque est vécue chez Pierre Nkurunziza? La surprise passée, la colère était perceptible chez Nkurunziza et chez certains membres de sa galaxie. Et pour cause cette attaque venait de démonter le narratif du pouvoir d’un Burundi paisible. Cette attaque qui s’invite à la table de la succession de Pierre Nkurunziza risque d’envenimer la situation. Une attaque armée qui entre par la province de Bubanza suscite suspicions et  questionnements. A ce titre les prétendants à la succession de Pierre Nkurunziza venant de BBC (Bujumbura, Bubanza,  Cibitoke) sont tous écartés et certains sont , de ce fait, implicitement soupçonnés d’être en intelligence avec les combattants de RED-TABARA. Une chose est certaine, une partie du CNDD-FDD, une grande majorité des déshérités du système Nkurunziza a applaudi des deux mains cette attaque armée!  » Ce rapport de force va ramollir leur arrogance! » chuchotent à voix basse certains cercles du CNDD-FDD.

Une attaque saluée par toute  l’opposition

L’autre mauvaise nouvelle pour Pierre Nkurunziza vient de l’opposition qui a unanimement salué en silence cette attaque  de RED-TABARA. Les rivalités d’hier ont laissé place à l’admiration et à l’encouragement de cet acte héroïque et salvateur. Cette Communion de l’opposition a fait mal à la dictature de Pierre Nkurunziza. Ce dernier broie du noir, passe des nuits blanches et crie sur tout le monde! Pour lui cette attaque est un coup de poignard qui trahit les failles d’une oligarchie trop fière d’elle même et qui se croyait invulnérable.

(Sé) Pancrace Cimpaye

RED-TABARA attaque:Encore des militaires de trop tués à Nyamitanga

Cette nuit du 19 au 20 Octobre 2018 un groupe armé  a mené une attaque meurtrière sur la position de Nyamitanga.Contrairement à ce qui a été rapporté tôt ce matin par certains responsables de l’armée,  pris de court, cette unité de plus de 60 hommes a perdu plusieurs dizaines de militaires sans compter les blessés. « Les assaillants ont même eu le temps de vider le centre de santé de tous les médicaments. C’est dire que la surprise était de taille et les dégâts conséquents », confie une source sur place. La même source  précise que les assaillants appartiennent au groupe rebel RED-TABARA;  ces derniers ont tenu à rassurer les civils terrorisés et préciser que leur mouvement ne s’en prend jamais aux civils!

Que retenir de cette deuxième attaque de la rébellion dans l’intervalle d’un mois? Au moment où Monsieur Pierre Nkurunziza tente de boycotter les pourparlers d’Arusha prévus du 24 au 29 octobre, il doit comprendre qu’il est en train d’ouvrir un très grand boulevard à une opposition armée. Le message de ces attaques est un signe évident que Monsieur Pierre Nkurunziza qui est le produit, une résultante de la lutte armée est en train de mettre les mouvements armés comme RED-TABARA sur ses traces de 1995. Et au sein de ces mouvements, il sied de rappeler que des dizaines d’officiers généraux, supérieurs ou subalternes de la police et de l’armée burundaise, qui ne sont pas encore à la retraite sont à l’exil. Un jour ou l’autre, de gré ou de force, ils devront rentrer et intégrer les forces de défense et de sécurité burundaises.

En tout état de cause ,aujourd’hui,Monsieur Pierre Nkurunziza est en train de réunir parfaitement les mêmes mobiles qui l’ont poussé à prendre le chemin du maquis en 1995. Quel dommage qu’il ait oublié complètement cette lutte pour la Défense de la Démocratie! Quel dommage que le goût des sirènes du pouvoirs l’obligent à sacrifier hier, les vies des militaires à Gatumba et aujourd’hui à Nyamitanga!  A 12heurs, heure de Bujumbura, un bataillon de l’armée burundaise venu tardivement en renfort est toujours en train de larguer des bombes sur les assaillants en retraite.

(Sé) Pancrace Cimpaye

Gatumba brûle, Pierre Nkurunziza tente de cacher la fumée!

Avant hier, le poste frontière de Gatumba a été le théâtre des affrontements entre un mouvement armé et la position militaire stationné dans cette localité. Les dégâts humains et matériels sont à la hauteur du temps que Bujumbura a pris pour cacher les faits et échafauder une communication « rassurante »: « il n’y a pas le feu, ce n’était que des bandits »!

Pourtant toute la matinée d’hier l’accès au site des affrontements était interdit à tout le monde sauf aux plus hauts responsables de l’armée et de la police qui étaient présents en grand nombre et fous furieux; dans un accès de colère, un de ces hauts gradés a explosé: » Bishoboka gute ko iyi mihimbiri ya RED-TABARA itera ahantu twashize inguvu zumutekano zitagira uko zingana bagasubira inyuma ataco binona? ( comment se fait-il que ces idiots de RED-TABARA peuvent-ils attaquer sans difficultés un endroit où nous avons concentré énormément de moyens de sécurité?)

Il fallait donc minimiser cet affront, édulcorer  les pertes et travestir les faits. C’est dans cette logique que le pauvre Procureur Général de la République Sylvestre Nyandwi a été appelé à déclarer qu’il n’y a pas eu d’attaque des rebelles mais juste des bandits. Mais pour une tentative de vol, le porte-parole de la police, de l’armée ou du ministère public auraient suffi pour la communication!  Si les faits étaient aussi anodins pourquoi l’intervention du Procureur Général de la République qui avait les yeux tout rouges comme quelqu’un qui a passé une nuit blanche? Pourquoi cette présence massive de tous les sécurocrates de la République? Pourquoi cette fermeture de l’artère Gatumba-Uvira pendant plus de 6 heures? Pourquoi cette valse nocturne de plusieurs ambulances s’il n’y a eu qu’un seul policier blessé?

En définitive le pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza peut crier sur tous les toits qu’il n’y a pas de crise politico-sécuritaire au Burundi, que Gatumba n’a pas été attaqué par des rebelles, mais il justifiera très difficilement l’absence des militaires et policiers disparus cette nuit du 14 septembre! Quelle salade va t-on servir aux familles des disparus qui ne rentreront plus jamais à la maison?

Je le dis et je le répète, ndasubiramwo, comme dirait l’autre, ce bain de sang doit cesser! Et pour y arriver le 5è round des pourparlers doit être inclusif et traiter la véritable problématique de la crise burundaise qui tourne autour de trois questions: Comment accéder au pouvoir? Comment gérer le pouvoir? Et comment et quand quitter le pouvoir? Et au 5è round Pierre Nkurunziza ne devrait plus être représenté  par un Secrétaire permanent du Ministre de l’intérieur. C’est aussi ça le respect des partenaires!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Attaque armée à Gatumba: Pierre Nkurunziza ,le seul responsable!

Ce  matin, samedi 15 septembre 2018, la vie s’est arrêtée au poste de  la frontière Gatumba-Kavimvira. Et pour cause un mouvement armé a mené, hier soir, une attaque foudroyante contre la position militaire et policière de cette localité.

Une source autorisée des services de sécurité burundais confie, sans donner de chiffres, que les pertes en vies humaines sont considérables. L’effet de surprise a décimé presque toute la position. En outre les assaillants ont eu le temps de brûler et saccager les bureaux de la frontière. Un incendie qui n’était pas encore maîtrisé ce matin.Ils ont même eu le temps de brûler un des leurs qui a perdu la vie, le seul que nous avons pu abattre. Avant de partir, ajoute notre source, les assaillants ont descendu et emporté le drapeau du Burundi; ils ont aussi presque systématiquement pris les tenues militaires des cadavres, et leurs armes et munitions.

Cette attaque fulgurante à l’une des meilleures vitrines du Burundi, la frontière de Gatumba, est sans conteste, une preuve irréfutable que tout n’est pas pour le mieux au Burundi. Monsieur Pierre Nkurunziza qui nargue le monde entier et surtout la Médiation/ Facilitation par la nomination de son porte-parole Nzobonariba Philippe au poste de Porte-Parole d’une CENI censé organiser les élections  » crédibles » en 2020, doit comprendre qu’il est en train de créer et renforcer les conditions favorables non pas aux élections mais à une lutte armée.En tout état de cause Monsieur Pierre Nkurunziza est le seul responsable de ce regain de violence. Il est en effet en train de créer  les mêmes conditions qui l’avaient poussé en 1995 à prendre le chemin du maquis.

A la veille du 5è round des pourparlers, il n’est pas tard pour le Président de facto Pierre Nkurunziza de donner la chance à une solution pacifique négociée que tout le peuple burundais appelle de tous ses vœux!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Nzobonariba Philippe face à Pierre Claver Mbonimpa!

Bruxelles, 17 juillet2017. Cette semaine passée, nous avons suivi la sortie médiatique de Monsieur Philippe Nzobonariba qui attaque au vitriol la ligue Iteka. C’était douloureux de suivre cette attaque menée par un membre fondateur de la ligue Iteka.

Pourtant quand Nzobonariba Philippe était très actif au sein de cette ligue Iteka, il dénonçait les mêmes travers d’aujourd’hui, et curieusement, la réaction du pouvoir de l’époque est un copié collé de celle de Nzobonariba aujourd’hui. A cette époque là, il portait affectueusement le pseudonyme de  » Nturenganywe », un sobriquet qui recommande de résister contre l’injustice, et le pouvoir de l’époque le traitait comme il traite Anchaire Nikoyagize aujourd’hui.

Hier, Nturenganywe était perçu comme Pierre Claver Mbonimpa aujourd’hui. Il était sur tous les fronts de la lutte pour les droits de l’homme! Il inspirait admiration et respect! Nturenganywe et Pierre Claver Mbonimpa se connaissent très bien! Mais aujourd’hui, est-ce que Nzobonariba Philippe peut regarder droit dans les yeux Pierre Claver Mbonimpa? Un pincement au cœur, remords ou honte, je ne sais pas le sentiment qui fuserait dans la pensée de cet ancien défenseur des droits de l’homme s’il se trouvait nez à nez avec Pierre Claver Mbonimpa.

La question qui ronge mon esprit est celle de savoir si le combat que les deux hommes ont mené ensemble hier avait pour objet de tuer le fils et le gendre de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa. La question qui devrait torturer Monsieur Nzobonariba Philippe est celle-ci:  » Est-il juste de continuer à défendre un pouvoir qui a voulu assassiner mon ami de lutte Pierre Claver Mbonimpa? »

(Sé) Pancrace Cimpaye.

L’évasion de Charles,une gifle de la police à Pierre Nkurunziza!

Charles Nzeyimana, un des grands piliers du parti MSD, qui a été emprisonné à plusieurs reprises par le pouvoir de Pierre Nkurunziza vient de s’échapper de façon spectaculaire de la prison de Rutana ce jeudi 13 avril 2017 en plein jour. Emprisonné depuis le 8 mars 2014,cet ancien président du MSD en Mairie de Bujumbura a bénéficié de la complicité et de la bénédiction de certains responsables de la police.

Cette implication de la police dans l’évasion d’un éminent membre du MSD est un signe évident et une leçon qui démontrent à suffisance que l’oligarchie de Bujumbura peut suspendre ou interdire le parti MSD sur papier mais ce grand parti reste et restera gravé dans les cœurs des burundais. Chaque jour qui passe, avec les déboires à répétition du pouvoir en place, agrandit le cercle des membres et sympathisants de ce parti d’alternance.

Cette évasion de Charles Nzeyimana, qui est une gifle de la police en pleine figure de Pierre Nkurunziza rappelle la tendance électorale de 2010 dans les casernes où le parti MSD avait raflé la mise dans les communales. Rappelons qu’au lendemain de ce constant de la popularité du MSD dans les casernes, Monsieur Pierre Nkurunziza a été obligé de changer sa garde; celle-ci ayant aussi largement voté pour le MSD.

Ceci explique cela! Voilà une des raisons qui pousse la dictature de Pierre Nkurunziza à avoir peur du parti d’Alexis Sinduhije. Voilà pourquoi le CNDD-FDD qui redoute la popularité du MSD envisage de le supprimer! Voilà pourquoi Pierre Nkurunziza refuse systématiquement depuis 2010 des élections libres, justes,démocratiques et ouvertes à tout le monde!

Cher Charles, bon retour parmi les tiens! Ta liberté est le meilleur cadeau de Pâques que le ciel vient d’offrir au parti MSD! Pasika Nziza à tous!

(Sé) Pancrace Cimpaye,

Coordinateur du MSD en Europe.

Le 11/11/ à 11 Heures: Les Burundais manifestent devant la C.P.I

Le 18 Octobre 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza, président de facto du Burundi a décrété le retrait du Burundi du Statut de Rome de la Cour pénale Internationale. Cette décision malheureuse est un aveu de culpabilité du pouvoir de facto de Bujumbura. Rappelons que, au mois de septembre, le rapport d’Enquête indépendant des experts des Nations Unies a, à juste titre, révélé les cas graves de crimes contre l’humanité, de tortures et une menace de génocide au Burundi. Le responsable de cette tragédie étant le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Ce dernier croit à tort que le retrait du Burundi du Statut de Rome de la CPI est une garantie d’une impunité totale sur tous les crimes suscités. Est-ce que ce retrait donne carte blanche à la dictature de Bujumbura de tuer à perpétuité? Voilà la question qu’il faudrait poser, à ses pays africains qui, comme une traînée de poudre, ont emboîté le pas à Pierre Nkurunziza en retirant leur pays de la CPI. Le prétexte d’une CPI à la solde des blancs contre les africains omet de pointer du doigt l’injustice de la Justice de certains pays africains devenu un outil de répression de toute voix discordante. Si l’appareil judiciaire à la  solde de ces dictateurs devient un rouleau compresseur contre l’opposition, la presse et la société civile, quoi de plus normal qu’on se tourne vers la CPI!

Voilà une raison qui va pousser les forces vives de la nation burundaise à manifester devant les bureaux de la CPI à La Haye, ce 11 Novembre 2016 à 11 heures. Ce jour d’anniversaire de la signature de l’armistice, le CNARED-GIRITEKA, la principale plate-forme politique de l’opposition burundaise, la Société civile Burundaise ainsi que la Diaspora burundaise se donnent rendez-vous à la CPI pour réclamer la justice internationale au Burundi. Nous voulons démontrer à la face du monde et des oppresseurs africains, que des africains réclament la justice de la CPI au Burundi. Ce jour-là,les forces vives de la nation burundaise lanceront une fois de plus ce cri d’alarme: «  Quand Pierre Nkurunziza massacre son peuple, la CPI a l’obligation de l’arrêter! Madame Bensouda, venez nous sauver, Nkurunziza veut nous exterminer tous! »

Puisse ce 11.11.11, jour de la fin de la Première Guerre Mondiale, être le début de la fin des crimes du pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza!Tous les burundais sont conviés à ce rendez-vous honorable et mémorable de La Haye. JUSTICE POUR NOS MORTS, nous clamerons!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Résolution de Genève, une lueur d’espoir?

Depuis que les experts des Nations Unies ont rendu public le Rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies faisant état des crimes contre l’humanité et d’un danger de génocide au Burundi, le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza ne tient plus en place. Bujumbura fait n tapage sans bornes pour étouffer cette triste réalité contenu dans ce rapport salutaire. Et tous les moyens sont bons. Ce jeudi 29 septembre 2016, l’oligarchie de Bujumbura a exigé aux manifestants, devant le bureau des droits de l’homme des Nations Unies à Bujumbura, de pleurer. On aura tout vu!

Ce cirque de pleurer est une offense et un coup de poignard aux familles des burundais qui viennent de passer une année dans un deuil permanent. Pensons aux pleurs de la famille du jeune Komezamahoro Népomuscène! Pensons aux pleurs de la famille du journaliste d’Iwacu Jean Bigirimana! Pensons à la famille de l’Adjudent Eddy Claude Nyongera! Pensons aux pleurs de la famille du Général de brigade Kararuza! Pensons aux pleurs des familles de plus de 1000 victimes de la barbarie meurtrière que dénonce l’EINUB!

La seule note positive de ces larmes de crocodiles est que la communauté internationale a enfin identifié le point qui fait mal à la dictature de Bujumbura, jusque là insensible à toutes les pressions. La justice internationale,une arme redoutée par Bujumbura. Dès lors la résolution HRC33  saluée aux quatre coins cardinaux par le peuple burundais devrait être exécutée dans les meilleurs délais. Cette démarche doit permettre à la CPI d’accélérer la procédure de traduire en justice les bourreaux de Bujumbura. La Haye n’a pas le droit d’hésiter car son action au Burundi est réclamé par tout un peuple. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Bruxelles ou Washington qui exigent la CPI au Burundi!

L’impunité a trop duré au pays! Et c’est elle qui est la source des crises à répétition au Burundi! Nkurunziza et ses amis ne chantent-ils pas toujours que les autres ont aussi tué, pourquoi pas eux! Trop, c’est trop! Le temps est venu d’arrêter cette spirale de la violence où c’est le plus violent qui est intronisé. Les bourreaux doivent être derrière les barreaux et non au pouvoir!

Prions pour que l’onde de choc provoquée par le rapport d’EINUB et  cette résolution HRC33 de ce 30 septembre 2016 soient une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Amen.

Pancrace Cimpaye.

Communiqué de presse relatif à l’arrestation de Gervais Niyongbo

1. Alors qu’il était en mission de travail au Sud du Burundi, à Nyanza-Lac, Monsieur
Gervais Niyongabo, président du parti FEDES-SANGIRA et membre du Directoire du
CNARED-GIRITEKA a été arbitrairement arrêté par la garde présidentielle ce
mercredi 28 septembre 2016. Il a été conduit dans les sinistres cachots du Service
National de Renseignement (SNR) à bord d’une camionnette de la garde
présidentielle, plaque n° 26394.
2. Le CNARED-GIRITEKA condamne vigoureusement cette arrestation arbitraire par la
garde présidentielle et demande la libération immédiate de Monsieur Gervais
Niyongabo qui est aussi membre de la délégation aux pourparlers d’Arusha.
3. Cette arrestation illégale est une preuve de plus que l’arbitraire préside dans la
violation massive des droits de l’homme par le pouvoir de facto de Monsieur Pierre
Nkurunziza.
4. Le CNARED-GIRITEKA réfute le mobile grotesque et mensonger de l’arrestation de
Monsieur Gervais Niyongabo tel qu’annoncé par le porte-parole de la Police M. Pierre
Nkurikiye : « Participation aux bandes armées et atteinte à la Sureté de l’Etat ». Ce
credo est un alibi adopté par le pouvoir d’oppression de Bujumbura pour arrêter et
éliminer tout opposant.
5. Le CNARED-GIRITEKA saisit cette malheureuse opportunité pour confirmer que le
contenu du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies (EINUB) est véridique.
De ce fait, il réitère sa demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre
toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir l’irréparable au Burundi.
6. Le CNARED-GIRITEKA prend à témoin le facilitateur dans la crise burundaise, son
Excellence William Benjamin Mkapa, qui doit comprendre que l’arrestation d’un
membre de sa délégation aux pourparlers d’Arusha est un prélude à un sabotage de ce
processus.
Pour le CNARED-GIRITEKA,
Pancrace Cimpaye
Porte-parole

La destruction de l’armée finira par détruire Pierre Nkurunziza!

A la veille de la déclaration de Monsieur Pierre Nkurunziza de rempiler pour un troisième mandat illégal et criminel, le Chef d’Etat-Major  Général de l’armée, le général-Major Prime Niyongabo réunissait une partie de l’armée pour les préparer à la répression de toute voix qui s’opposerait à cette volonté de Nkurunziza. Plusieurs réunions de mobilisation ont été tenues à l’endroit des seuls anciens FDD; des fois c’était à Carama , d’autres fois au café Iwabonabantu.

A cette époque-là, on pensait que la fureur de cette mobilisation allait s’abattre uniquement sur les hommes politiques et leurs bases. Personne n’avait envisagé que le courroux du 3è mandat cruel allait aussi s’abattre sur les corps de défense et de sécurité. Aujourd’hui le drame d’un ratissage ethnique qui secoue l’armée est une bombe qui fait froid au dos. En effet une chasse à l’homme contre les anciens membres des Forces Armées Burundaises( ex-FAB) de l’ethnie tutsi a pris une dimension plus que préoccupante. Ils sont arrêtés,torturés,humiliés,exilés ou exécutés.

Cette persécution à outrance qui vise la seule composante ethnique tutsi de l’armée se fait au vu et au su d’un certain Emmanuel Ntahomvukiye, tutsi dit Ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Le jour de sa nomination à la tête de ce ministère, ces anciens collègues du Ministère de la Justice ont cru à une farce ou un poisson d’avril! En effet ceux qui l’ont côtoyé lui reconnaissent des insuffisances notoires. La question qui se posait était de savoir comment l’autorité nanti des pouvoirs de nomination n’était pas au courant de la santé mentale de ce personnage!

Mais la réponse est claire, on ne cherchait pas une lumière mais un tutsi de service, autiste, qui exécute sans réfléchir les ordres d’en haut. Aujourd’hui le véritable Ministre de ce département est le Général Prime Niyongabo assisté par l’homme d’affaires Vénérand Ntikazohera. Le pauvre Emmanuel Ntahomvukiye a pour tâche quotidienne de récolter quelques miettes de commissions sur les gros marchés de l’armée. A un moment il détenait aussi au Mess des officiers le service qui vend les brochettes. Nanti de ces « privilèges », les tutsi de l’armée peuvent être exécutés, persécutés ,traumatisés ou pousser à la désertion, c’est le cadet de ses soucis.

Mais la déchéance de l’armée ou la destruction de l’armée, un des piliers de l’Accord d’Arusha est au bout du compte orchestrée par Monsieur Pierre Nkurunziza. Mais il joue avec le feu. Inoculer le venin de ségrégation ethnique dans ce corps, placer à sa tête un ministre incapable, Nkurunziza peut penser que c’est le moyen judicieux de rester au pouvoir éternellement. Mais cette déstructuration de l’armée possède en elle-même les germes de la destruction du pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza. Nkurunziza doit le savoir, la destruction de l’armée finira par le détruire Pierre Nkurunziza.

Shaka Théopiste.

Norbert Zongo parle aux Burundais.

On a vu des manifestations ce week-end organisées par l’oligarchie de Pierre Nkurunziza, en réponse au rapport EINUB. Ce rapport qui met le doigt sur les crimes commis par le pouvoir de facto de Bujumbura a  provoqué un séisme au sein des seigneurs qui règnent sur le Burundi. De ces manifestations, deux leçons sont à retenir:

  1. Ce rapport a déjà le mérite d’avoir mis fin à une illusion au sein du pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza, celle d’une impunité indéterminée garantie. Le tapage de ce week-end est un signe qui ne trompe pas.
  2. Un grand nombre de manifestants ont été contraints de venir ou ne savaient pas pourquoi ils étaient dans ces manifestations. A cette catégorie de manifestants pitoyables, un internaute nous a fait partager une pensée du célèbre journaliste burkinabais, Norbert Zongo, mort assassiné le 13 décembre 1998: » Il y a un mensonge, le vrai: quand un homme applaudit sans comprendre; Quand un homme ferme les yeux pour ignorer la vérité; Quand un intellectuel troque sa conscience et son âme pour des biens matériels; Quand par peur de la mort ou simplement de certains désavantages, un homme sourit au malfaiteur, au tyran et au voleur; Quand un peuple refuse de se battre, de se responsabiliser parmi les autres; Et quand un dirigeant agit comme s’il avait inventé son pays, quand il ruse avec les lois.Ce mensonge tue les hommes et les nations. » Ces manifestations qui ne sont qu’un écran de fumée pour protéger les auteurs de la folie meurtrière qui a emporté plus de 1000 burundais ne fera pas le poids. Les faits sont réels et accablants!

         (Sé) Shaka Théopiste

Rapport EINUB: La panique en coulisses!

La publication du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) qui accuse le pouvoir de Bujumbura des crimes contre l’humanité et d’un génocide rampant, a semé la panique dans les rangs de Pierre Nkurunziza. Ainsi le rapport est tombé comme un coup de massue sur la tête des décideurs de Bujumbura.Ils avaient toujours cru que les crimes qu’ils commettent à longueur de journée depuis le 26 avril 2015 allaient échouer au bord d’un lac d’impunité dans le quel nage le Burundi depuis son indépendance.

Pour faire face à ce rapport désagréable et très dangereux, Nkurunziza a vite réuni les siens pour peaufiner l’angle d’attaque. Il a été décidé d’organiser à travers tout le pays des manifestations contre ce rapport. Dans ces manifestations il faut démontrer que les tutsi ne sont pas inquiétés au Burundi. En revanche il faut faire comprendre aux hutu que la communauté internationale organise un complot pour chasser les hutu du pouvoir. L’autre stratégie qui a été adoptée est de brandir la menace d’arrêter les négociations d’Arusha si l’épée de Damoclès de ce rapport reste suspendu sur leur tête.

Malgré ce compromis dégagé de cette réunion de crise, une partie de l’entourage de Pierre Nkurunziza est rentré soucieux. De plus en plus ils réalisent que Nkurunziza perd la force de protéger le groupe mafieux. Certains proches du numéro un burundais commencent à envisager la suite de l’aventure sans Nkurunziza.  » Avec Nkurunziza au sommet de l’Etat, on risque de tout perdre. Sans Nkurunziza, on peut négocier certaines choses », confie cette source. Il devait ajouter:  » Ce rapport, même si on parvenait à l’étouffer, il a démontré que notre système est vulnérable. Tout peut s’écrouler à tout moment. L’opposition que nous avons toujours sous-estimé risque de nous causer du tord ».

Nkurunziza qui doit avoir perçu la perspective de cette fissure renforce sa méfiance et sa sécurité. Mais pour combien de temps? En tout état de cause il y aura un avant et un après le rapport EINUB du 20 septembre 2016. Hier, insensible à toute forme de pression, aujourd’hui, la communauté internationale doit comprendre que l’oligarchie de Bujumbura a une peur bleue de la justice internationale. Au procureur Fatou Bensouda de la CPI de jouer! Elle aura besoin du soutien du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Sé) Pancrace Cimpaye.

LE RAPPORT EINUB: NKURUNZIZA TREMBLE!

Ce 20 septembre 2016, un rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) a été rendu public. Ce rapport vient de mettre à nu tous les horreurs du régime de Pierre Nkurunziza depuis qu’il a décidé de rempiler pour un troisième mandat illégal, le 25 Avril 2016. Des crimes contre l’humanité et un danger de génocide, voilà la substance de ce rapport. Une fièvre a tout de go pris Nkurunziza et sa galaxie. Pour la première fois depuis le 13 Mai 2015, une peur panique a envahi la dictature de Bujumbura.

Celle-ci désemparé, elle n’a pas tarder à attaquer au vitriol les accusations judicieuses de ce rapport salutaire. Cette dictature a osé crié au complot international. Pourtant les faits relevés dans ce rapport sont la pure vérité. Les atrocités répertoriées sont une triste vérité. Voici  17 cas de torture et mauvais traitements relevés au point 54:

1°. Fixation de poids aux testicules.

2°. Broyage des doigts et des orteils avec une pince.

3°. Détention dans un container fermé.

4°.  Forcer les familles à rester à côté du corps d’un proche.

5°. Viol d’une mère en présence de ses enfants.

6°. Forcer une victime à s’asseoir sur l’acide, du verre brisé ou des clous.

7°. injections d’un liquide jaune dans les testicules et d’autres parties du corps, induisant une paralysie.

8°. Coups de couteau et de machette.

9°. Coups avec un câble électrique ou une barre de fer préchauffée.

10°. Brûlures progressives au chalumeau ou à la bombonne à gaz.

11°. Electrocution progressive.

12°. Tirer une corde attachée aux testicules.

13°. Recouvrir la victime d’un mélange d’eau et de sable et frotter ce mélange avec un balai pour boucher les pores de la peau (connu sous le nom « ubutoteza »).

14°. Lier fortement les bras d’une personne derrière le dos pendant plusieurs jours.

15°. Insultes et discours humiliants,y compris à caractère ethnique.

16°. Enfoncer des doigts dans les yeux de la victime.

17°. Attacher la victime au plafond par les pieds (Connu sous le nom « Amagurizege »).

Cette liste est loin d’être exhaustive car le cas de l’adjudant Eddy-Claude Niyongera à qui on a explosé une grenade à la figure dans sa cellule de torture ce 14 septembre 2016 n’est pas cité. Il refusait d’apposer sa signature sur une déposition falsifiée. Alain Guillaume Bunyoni qui a ordonné au porte-parole de la police Pierre Nkurikiye de déclarer que cet adjudant s’est suicidé doit comprendre que le temps des comptes a sonné. Le tremblement de terre qui secoue l’oligarchie de Bujumbura n’est qu’un début. Face aux violations terribles des droits de l’homme au Burundi, la justice internationale devra sévir! Et contrairement à d’autres pays africains, au Burundi,c’est le peuple burundais qui réclame à cor et à cri cette justice de la CPI.

Nkurunziza et les siens ont raison de broyer du noir. Ils n’avaient jamais prévu ce levier de la justice internationale.

A suivre demain (EINUB: Les coulisses de la peur panique chez Nkurunziza).

(Sé) Shaka Théopiste.