La milice IMBONERAKURE: Mode d’emploi

La déclaration du ministre de la sécurité publique burundais qui nie l’existence des hommes aux longs manteaux qui sèment la mort et la désolation dans certaines localités du Burundi ne doit pas étonner. En effet cet officier général appartient à la structure qui encadre la distribution des armes aux miliciens Imbonerakure. Rappelons à ce titre qu’il était présent le 25 septembre 2014 au palais présidentiel lors de la distribution des armes aux émissaires de toutes les provinces. Il ne peut donc pas reconaître ni fustiger ces miliciens qu’il considère comme une armée de réservistes devant décider le cours des élections de 2015 qui doit les maintenir au pouvoir. Au cours de cette séance de distribution le général Gabriel Nizigama répétait à l’oreille de chaque représentant de province ce crédo:  » MWIRINDE URUNWARUNWA » ou soyez discret, éviter de parler ! Comment voulez-vous donc qu’il viole la consigne qu’il a lui même prodiguée? comprenons donc son mutisme.

C’est au cours de la réunion d’évaluation du 2 octobre 2014 que des consignes claires ont été donnés. Ainsi le général Juvénal Niyungeko alias Kiroho a vivement recommandé ceci:

1. Les réunions pendant la journée sont interdites.

2. Interdiction de laisser le fusil à la portée de la population civile.

3. Les patrouilles sont interdites avant 22 heurs à l’intérieur du pays et avant 23 heures en mairie de Bujumbura.

4. La discrétion est la règle d’or ( Mwirinde urunwarunwa).

5. L’implication des corps de police est obligatoire. En mairie de Bujumbura, dans chaque quartier il y a un officier de contact.

6. Eviter les rivalités entre les représentants du parti et celle de la milice comme cela s’est observé à Bubanza, Muyinga et Rutana.

7. Assurez-vous que chaque colline a au moins 5 armes.

8. Contacter le Bureau d’appuie à la présidence ou le magasin d’armement en cas de problème d’huile d’entretien des armes.

Quand le président de l’ADC-IKIBIRI, l’honorable Léonce Ngendakumana alerte le secrétaire général des nations Unis, sur l’éventualité d’un bain de sang au Burundi, les mêmes qui planifient le drame le traînent en justice! Et la communauté internationale adopte un profil bas! Pourtant la planification  susmentionée est du déjà vu quelque part au rwanda. Qui dira qu’il n’était pas au courant?

Pancrace CIMPAYE

Chasser les dictateurs: Mode d’emploi pour l’opposition burundaise

Bjr à tous,

 

Pour ceux qui n’ont pas un compte Facebook, vous ratez en temps réel beaucoup d’informations, c’est pour cela que je pense à vous en vous envoyant cet article :

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2809p020.xml0/#.VGxR-NRAsbI.twitter

La Chute de Blaise Compaoré: Quelques citations tirées du Journal Jeune Afrique

Dans sa livraison de la semaine du 9 au 15 novembre 2014, Jeune Afrique nous livre un récit exclusif des trois jours de la chute de Blaise Compaoré. MporeBurundi  a choisi pour vous quelques extraits instructifs:

1.  » Vingt-sept ans et quinze jours après son accession au pouvoir, le jeudi 15 Octobre 1987, entachée à jamais par la mort de Thomas Sankara, son frère d’armes, de révolution et…de coeur, Blaise Compaoré est tombé sans que ni lui, ni ses proches, ni même ses partisans n’aient versé une goutte de sang ».

2.  » Ce jour-là, trois semaines à peine après qu’il a dévoilé son intention de modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat en novembre 2015, ceux qui avaient bâti avec lui son régime l’ont lâché ».

3.  » Si Roch et compagnie arrivent au pouvoir, on est morts…Si je ne reste pas, je suis foutu, finit par se convaincre le président (Blaise Compaoré) ».

4.  » C’est pour cela -ce mélange de lassitude et d’instinct de survie- qu’il n’a pas écouté les conseils les plus radicaux de ses proches, qui l’exhortaient à revenir aux bonnes vieilles méthodes qui, à la fin des années 1980 et tout au long des années 1990, ont constitué le socle de son pouvoir: la fermeté, l’intimidation,et, s’il le faut, la violence… » Fais peur à Roch, fais peur à Salif,boucle-les quelques jours ». mais il ne les a pas écoutés ».

5.  » Il n’a pas entendu les nombreuses mises en garde de la France, des Etats-Unis, de certains de  ses pairs africains et même de ses ministres… ».

6.  » Il faut que tu dises au président qu’il a perdu le sens des réalités », (NDLR: conseillait  le Général Gilbert Diendéré, patron du Régiment de la Sécurité Présidentielle(RSP). Mais le président n’entendait pas ».

7.  » Dès le lendemain, plusieurs organisations de la société civile , dont le Balai citoyen, mouvement porté par une jeunesse qui n’a connu que Compaoré au pouvoir, appellent à la désobéissance civile. On érige des barrages éphémères  un peu partout dans la capitale, on occupe des places, on sillonne les quartiers… ».

8. « Le 28 octobre, une masse indomptable-inimaginable même- prend la rue. Ils ne sont certainement pas 1 million, comme l’affirme l’opposition. Mais ils sont bien plus que les 50000 manifestants que recense une police aveugle. on n’a jamais vu ça au Burkina, peut être même dans toute l’Afrique de l’Ouest. Compaoré ne peut plus nier l’évidence. »

9.  » Le lendemain, ceux qu’un proche du président appelle » les sécurocrates » s’inquiètent. En conseil des ministres…ils évoquent les failles du dispositif sécuritaire. Jamais … la gendarmerie et la police ne pourront pas faire face à une telle foule. Seule l’armée en est capable ».

10.  » Le président ne prend même pas la peine de recevoir les ambassadeurs de France, des Etats Unis et de l’Union Européenne, qui se sont déplacés jusqu’à Kosyam ( NDLR:Le Palais présidentiel). Ils l’irritent, à répéter depuis des mois-souvent sans prendre des gants- qu’il doit partir ».

11.  » Mais le sort du régime se joue ailleurs. Quelque part à Ouaga, en un lieu tenu secret, on se réunit pour finaliser le plan de mise à bas du pouvoir. Il y a là des opposants bien connus pour ne pas être des enfants de choeur, et des acteurs de la société civile ».

12.  » Avec l’argent donné par des commerçants et des hommes d’affaires, ils ont recruté des centaines de jeunes (5500, selon une source) pour faire le coup de poing, mais aussi des anciens militaires radiés en 2011. Certains sont payés 25000 (38 euros), d’autres encore plus. » (à suivre)

 

 

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITIONS ET DES SOCIETES CIVILES AFRICAINES SUR L’EPIDEMIE DES REVISIONS ET/OU DE CHANGEMENT DES CONSTITUTIONS QUI SEVIT ACTUELLENT EN AFRIQUE Paris, 14 novembre 2014

Dans le cadre des échanges d’expériences entre les oppositions africaines en matière de lutte pour le respect de l’ordre constitutionnel en Afrique, des représentants des oppositions du Gabon, du Sénégal, de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, du Burundi, de la Guinéé Equatoriale et de la République Centrafricaine, se sont réunis à Paris, le 14 novembre 2014.

Intervenant après le tsunami de Ouagadougou, cette réunion panafricaine a adressé ses chaleureuses félicitations au peuple, aux partis politiques de l’opposition et à la société civile burkinabé qui, en chassant du pouvoir, l’un des vecteurs les plus pernicieux de l’épidémie des révisions et/ou des changements de Constitution en Afrique, ont inauguré la fin de l’époque des gouvernements éternels et sonné le glas à la volonté maladive de certains chefs d’Etat africains, en fin de mandats constitutionnels, de réviser ou de changer les Constitutions de leurs pays, pour se maintenir à vie au pouvoir. L’expérience burkinabé constitue désormais un exemple pour l’Afrique entière.

Dans une Afrique où l’hyper richesse insolente de la classe minoritaire au pouvoir côtoie l’extrême pauvreté du plus grand nombre, l’alternance   démocratique et pacifique constitue le passage obligé pour sortir les populations de leurs souffrances. Cette alternance démocratique requiert entre autres:

–  le respect des constitutions en place, tout particulièrement, le strict respect de la limitation des mandats des présidents de la République;

– l’organisations d’élections libres, transparentes et crédibles, sur la base de critères internationaux, par des commissions électorales véritablements indépendantes et composées de façon paritaire de représentants des mouvances présidentielles et des représentants des mouvances oppositionnelles;

–  le respect scrupuleux du caractère républicain des armées nationales.

L’obsession de certains chefs d’Etat africains de vouloir  s’éterniser au pouvoir est une problématique   aujourd’hui dépassée qui a conduit l’Afrique dans l’impasse. C’est en cela que les évenements du Burkina Faso marquent la fin d’une époque, la fin d’un modèle qui a échoué en Afrique. Le temps est venu de promouvoir dans chaque pays africain une alternance démocratique et pacifique et une nouvelle gourvernance, articulée sur les valeurs de démocratie, d’Etat de droit, de respect des droits humains, de solidarité et de véritable justice sociale.

Les participants à la réunion de Paris appellent la communauté internationale à soutenir les peuples africains dans cette marche vers les idéaux de démocratie, de paix véritable, de justice et de respect des règles établies en matière de bonne gouvernance et de développement.

Les participants à la réunion de Paris ont enfin exprimé leur ferme volonté de raffermir leurs relations, renforcer leurs attaches avec les forces populaires, patriotiques et républicaines de leurs pays respectifs et veiller à ce que les conclusions de leur rencontre de Paris soient porteuses   d’espérance pour leurs peuples. Ils ont prévu de se  retrouver selon une périodicité convenue d’accordparties.

Un groupe de contact des oppositions africaines et un Comité de suivi des  conclusions des rencontres ont été   crées.

 

Fait    à  Paris  le   14  novembre  2014

Plate forme panafricaine des partis de l’opposition

Ce vendredi 14 Novembre 2014 à Paris se tient une réunion des représentants des partis politiques de l’opposition africaine. L’objet de ce forum est de mettre en place une plate forme panafricaine des partis de l’opposition. La délégation burundaise conduite par Pancrace Cimpaye est composée par Madame Nduwayo Rose et Abdoul Nzeyimana. Cette réunion, qui est une première, aura lieu en début d’après midi à l’ Hotel Holiday Inn , 5 Rue du 8 Mai 1945, code postal 75010.

L’opposition africaine  avance! Celle du Burundi aussi!

Pancrace CIMPAYE

éditorial: « MPORE BURUNDI ! », un nouveau né!

La dérive autocratique qui mine la gouvernance du Burundi plonge le pays dans un désespoir sans nom. Il a raison le parlement européen de tirer la sonnette d’alarme dans sa résolution du 18 septembre 2014. Le pays va mal!

Mais tout n’est pas perdu. Il faut que des âmes de bonne volonté redonnent l’espoir au peuple burundais. Des  hommes et des femmes au coeur d’or doivent venir au chevet du Burundi pour le réconforter: « Mpore Burundi! ». Dans cette dynamique, un vaste mouvement de démocrates doit galvaniser le monde entier pour la renaissance des vertus de la démocratie au Burundi.

Dans cette optique, votre site »www.mporeburundi.890m.com » donnera entre autres les points chauds de l’actualité burundaise en temps réel. Il lèvera aussi le voile sur les dossiers noirs  et secrets du régime de Bujumbura. Le présent canal d’information constitue de ce fait une thérapie pour le Burundi malade par la faute de ses dirigeants. Un Burundi nouveau doit impérativement naître. Votre site va y contribuer activement.  Et en choeur nous chanterons l’hymne de réconfort pour ce Burundi Nouveau: » Mpore Burundi! »

L’hymne retentira aussi sur les ondes dune radio en ligne » Mpore FM ». Cette radio qui va être la voix des sans voix appartiendra aussi au groupe de presse « Mpore Burundi! ». Un nouveau -né dans le paysage médiatique burundais pour le grand bonheur de tous  les hommes et femmes férus d’un Burundi digne, uni et prospère pour tous.

Pancrace CIMPAYE,

Directeur des Publications.

La suspension, puis l’exclusion de Domitien Ndayizeye : une goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

A la tête de cette initiative, quatre personnalités. Pas n’importe lesquelles : d’un côté, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, sénateurs et anciens présidents de la République. De l’autre, Léonce Ngendakumana et Dr. Jean Minani, présidents des partis Sahwanya Frodebu et Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragi rya Ndadaye (ou Sahwanya Frodebu véritable héritage de Ndadaye). Des sources fiables indiquent que ce vœu avait été également formulé la même année lors du congrès du parti Sahwanya Frodebu par des militants. 15 novembre 2011. Les premières consultations, révèle nos sources, commencent à Kayanza. Elles se poursuivront à Bujumbura et ailleurs. Les motivations de la réunification Selon un document dont Iwacu s’est procuré, les quatre initiateurs sont motivés par la situation politique, économique, sociale et culturelle dégradante, l’esprit et la lettre d’Arusha mis dans les oubliettes, la mauvaise gouvernance, les violations des libertés publiques, etc. De plus, ils constatent une tendance au retour inexorable d’un parti unique caractérisé par une intolérance à d’autres partis puissants, en particulier ceux de l’opposition. De ce qui précède, ces anciens compagnons de lutte de Melchior Ndadaye, héros de la démocratie, remarquent que l’image du pays est ternie dans le concert des nations. Par conséquent, il s’observe un relâchement continu des partenaires traditionnels au développement du Burundi. Des compromis Pour arriver à la restauration d’un Etat pluraliste, un Etat de droit, défenseur des droits de la personne humaine rassurant pour toutes les couches sociales, ils s’engagent à la réconciliation et la réunification du parti Sahwanya-Frodebu. Ils promettent également de constituer un vaste rassemblement des démocrates. La mobilisation et l’organisation de toutes les forces politiques, morales et sociales favorables au changement s’imposent. « L’initiative en soi est très louable et fut bien accueillie », témoignent nos sources proches de ces deux partis. Malgré la bonne volonté, ils estiment que des différends les opposent toujours. Il faut donc arriver à trouver un consensus. Concernant l’avenir des députés du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri en cas de fusion, une source fiable fait savoir que les initiateurs ont visité l’article 9 de la loi sur les partis politiques. Il a été constaté que la disposition est claire : « Les partis fusionnés conservent le nombre de sièges qu’ils disposaient avant (…) » Quant au poste ministériel que détient le parti du Dr Minani, nos sources racontent que ce dernier était prêt à le céder pour l’intérêt supérieur de la nation et du parti réunifié. Une autre question qui s’est posée est celle des jeunes du parti Sahwanya Frodebu devenus violents et intolérants. Les quatre constatent que cette histoire risque d’emmener loin le parti réunifié. Il faut donc organiser la jeunesse de façon qu’elle dépende du parti. La coalition Ikibiri a été également évoquée. Ils se sont convenus de la renforcer idéologiquement pour qu’elle soit efficace sur le terrain.

Burundi : Retrait de l’OLUCOME dans les CECI

L’Observatoire de Lutte Contre les Malversations Economiques (OLUCOME) annonce son retrait des Commissions Electorales Communales Indépendantes(CECI) au niveau national. Cette décision est prise parce qu’aucun candidat de l’OLUCOME n’a été retenu dans les Commissions Electorales Indépendantes (CEPI).

Lors d’une conférence de presse animée de jeudi 30 Octobre 2014, le secrétaire général de l’OLUCOME, Hassan Mahwenge, a indiqué que l’OLUCOME se retire des CECI au niveau national, car ils ont constaté des irrégularités graves dans la mise en place des membres desdites commissions.

Hassan Mahwenge a indiqué que l’OLUCOME avait déposé 45 candidatures en provenance de 15 Provinces, mais qu’à leur plus grande surprise, la CENI n’a pas sélectionné leurs membres dans les CEPI. Cependant, les membres de cette organisation ont été retenus dans les CECI en Province Makamba et en commune urbaine de Rohero.

L’OLUCOME appelle le Président de la CENI et le Ministre de l’Intérieur d’organiser une réunion avec les partenaires concernés par les élections en vue de trouver une solution durable au remplacement de ces membres retirés dans ces commissions douteuses.

Vous saurez que l’OLUCOME a adressé une correspondance au Président de la CENI le 15 Octobre 2014 pour lui demander des éclaircissements sur les rejets des candidatures de ses membres dans les CEPI, mais sans réponse.