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La suspension, puis l’exclusion de Domitien Ndayizeye : une goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

A la tête de cette initiative, quatre personnalités. Pas n’importe lesquelles : d’un côté, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, sénateurs et anciens présidents de la République. De l’autre, Léonce Ngendakumana et Dr. Jean Minani, présidents des partis Sahwanya Frodebu et Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragi rya Ndadaye (ou Sahwanya Frodebu véritable héritage de Ndadaye). Des sources fiables indiquent que ce vœu avait été également formulé la même année lors du congrès du parti Sahwanya Frodebu par des militants. 15 novembre 2011. Les premières consultations, révèle nos sources, commencent à Kayanza. Elles se poursuivront à Bujumbura et ailleurs. Les motivations de la réunification Selon un document dont Iwacu s’est procuré, les quatre initiateurs sont motivés par la situation politique, économique, sociale et culturelle dégradante, l’esprit et la lettre d’Arusha mis dans les oubliettes, la mauvaise gouvernance, les violations des libertés publiques, etc. De plus, ils constatent une tendance au retour inexorable d’un parti unique caractérisé par une intolérance à d’autres partis puissants, en particulier ceux de l’opposition. De ce qui précède, ces anciens compagnons de lutte de Melchior Ndadaye, héros de la démocratie, remarquent que l’image du pays est ternie dans le concert des nations. Par conséquent, il s’observe un relâchement continu des partenaires traditionnels au développement du Burundi. Des compromis Pour arriver à la restauration d’un Etat pluraliste, un Etat de droit, défenseur des droits de la personne humaine rassurant pour toutes les couches sociales, ils s’engagent à la réconciliation et la réunification du parti Sahwanya-Frodebu. Ils promettent également de constituer un vaste rassemblement des démocrates. La mobilisation et l’organisation de toutes les forces politiques, morales et sociales favorables au changement s’imposent. « L’initiative en soi est très louable et fut bien accueillie », témoignent nos sources proches de ces deux partis. Malgré la bonne volonté, ils estiment que des différends les opposent toujours. Il faut donc arriver à trouver un consensus. Concernant l’avenir des députés du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri en cas de fusion, une source fiable fait savoir que les initiateurs ont visité l’article 9 de la loi sur les partis politiques. Il a été constaté que la disposition est claire : « Les partis fusionnés conservent le nombre de sièges qu’ils disposaient avant (…) » Quant au poste ministériel que détient le parti du Dr Minani, nos sources racontent que ce dernier était prêt à le céder pour l’intérêt supérieur de la nation et du parti réunifié. Une autre question qui s’est posée est celle des jeunes du parti Sahwanya Frodebu devenus violents et intolérants. Les quatre constatent que cette histoire risque d’emmener loin le parti réunifié. Il faut donc organiser la jeunesse de façon qu’elle dépende du parti. La coalition Ikibiri a été également évoquée. Ils se sont convenus de la renforcer idéologiquement pour qu’elle soit efficace sur le terrain.

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Burundi : Retrait de l’OLUCOME dans les CECI

L’Observatoire de Lutte Contre les Malversations Economiques (OLUCOME) annonce son retrait des Commissions Electorales Communales Indépendantes(CECI) au niveau national. Cette décision est prise parce qu’aucun candidat de l’OLUCOME n’a été retenu dans les Commissions Electorales Indépendantes (CEPI).

Lors d’une conférence de presse animée de jeudi 30 Octobre 2014, le secrétaire général de l’OLUCOME, Hassan Mahwenge, a indiqué que l’OLUCOME se retire des CECI au niveau national, car ils ont constaté des irrégularités graves dans la mise en place des membres desdites commissions.

Hassan Mahwenge a indiqué que l’OLUCOME avait déposé 45 candidatures en provenance de 15 Provinces, mais qu’à leur plus grande surprise, la CENI n’a pas sélectionné leurs membres dans les CEPI. Cependant, les membres de cette organisation ont été retenus dans les CECI en Province Makamba et en commune urbaine de Rohero.

L’OLUCOME appelle le Président de la CENI et le Ministre de l’Intérieur d’organiser une réunion avec les partenaires concernés par les élections en vue de trouver une solution durable au remplacement de ces membres retirés dans ces commissions douteuses.

Vous saurez que l’OLUCOME a adressé une correspondance au Président de la CENI le 15 Octobre 2014 pour lui demander des éclaircissements sur les rejets des candidatures de ses membres dans les CEPI, mais sans réponse.