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Darius, le boucher n’est plus

Le commandant du camp Muzinda, le lieutenant- colonel Darius Ikurakure à été assassiné à L’Etat Major de l’armée ce mardi 22 mars 2016.
Cet officier semait la mort et la désolation parmi beaucoup de familles. Sa disparition à résonné dans les coeurs des victimes comme un rappel à l’ordre du Ciel.
Qui a dit que tout se paye ici-bas ?

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Burundi: l’UE clôture les consultations au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou

Le 14 mars 2016, le Conseil a conclu la procédure de consultation avec le Burundi au titre de l’article 96 de l’accord de partenariat UE-ACP (accord de Cotonou). Les propositions d’engagements présentées par le gouvernement burundais sont insuffisantes pour répondre aux préoccupations de l’UE. Celle-ci a suspendu les appuis financiers directs fournis à l’administration burundaise, y compris les appuis budgétaires, mais maintient intégralement son soutien financier à la population et son aide humanitaire.

Dans sa décision, le Conseil a également énoncé des mesures spécifiques que le gouvernement burundais doit prendre et qui sont susceptibles de permettre la reprise d’une pleine coopération.

Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré: « La situation au Burundi reste très préoccupante pour l’UE, bien que nous ayons récemment entrevu quelques lueurs d’espoir. La décision prise aujourd’hui indique clairement que, pour que nos relations reprennent totalement, nous attendons qu’un certain nombre de mesures concrètes soient mises en œuvre. L’effort que nous demandons est réalisable, avec de la volonté et de la détermination: il repose sur des mesures et des processus déjà mis en place par l’Union africaine, la Communauté est-africaine et l’Organisation des Nations unies, et salués par les cinq chefs d’État africains mandatés par l’Union africaine. Nous pensons notamment qu’il peut contribuer au dialogue inter-burundais mené sous la médiation de la Communauté est-africaine, qui joue un rôle essentiel dans la recherche d’une solution politique durable à la crise. »

Neven Mimica, Commissaire de l’UE pour la coopération internationale et le développement, a ajouté: « L’UE est – et restera – fermement engagée auprès de la population burundaise dans cette crise qui a fait déjà plus de 400 morts et des milliers de blessés, et a forcé plus de 240 000 personnes à se réfugier dans les pays voisins. Notre solidarité avec le peuple burundais, première victime de cette crise, reste entière. Nous demandons instamment au gouvernement de faire preuve de la volonté nécessaire pour que nos relations avec le Burundi se normalisent à nouveau. Parallèlement, des projets financés par l’UE visant à assurer l’accès de la population aux services de base, mais sans acheminer les ressources financières par des comptes détenus par le gouvernement burundais, sont en cours d’élaboration, et l’UE reste déterminée à fournir une aide d’urgence ».

La décision du Conseil sera réexaminée régulièrement, au moins tous les six mois, grâce à des missions de suivi du Service européen pour l’action extérieure, associant les services de la Commission.

Contexte

Le 8 décembre 2015, des consultations ont été engagées avec le gouvernement burundais au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, afin d’examiner les préoccupations exprimées et de trouver des moyens d’y remédier. Le dialogue a eu lieu en présence des représentants du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, de l’Union africaine, de la Communauté est-africaine et de l’Organisation des Nations unies.

Au cours de la réunion, les parties ont discuté des mesures nécessaires pour assurer un retour rapide au respect des principes et valeurs démocratiques, des droits de l’homme et de l’État de droit sur la base de l’accord de Cotonou et des principes énoncés dans les accords d’Arusha. Les représentants du gouvernement burundais ont présenté des propositions d’engagements. Toutefois, celles-ci ont jusqu’à présent été jugées insatisfaisantes par l’UE.

L’article 96 constitue la base juridique permettant de suspendre l’accord de Cotonou, à la suite d’une période de dialogue, dans les cas où l’une des parties estime que les éléments essentiels et fondamentaux de l’accord ne sont pas respectés

Burundi-Belgique: Une diplomatie ambivalente qui sabote Alain Nyamitwe

Ce vendredi 11 mars 2016, nous avons vu le patron de la diplomatie de Pierre Nkurunziza, l’ambassadeur Alain Nyamitwe, tout sourire, serrant la main du ministre belge Didier Reyndels. En effet Alain Nyamitwe était venu à Bruxelles pour quémander la charité du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne. Rappelons que les deux  partenaires du Burundi étaient jusque là les principaux bailleurs de fonds. Mais face au drame qui se passe au Burundi, un Burundi devenu un Etat voyou et une République bananière, les deux bailleurs de fonds ne peuvent pas continuer à dépenser l’argent du contribuable européen pour le compte du Burundi. L’opinion publique belge et européenne ne peut pas accepter  le financement de l’ oligarchie de Bujumbura qui viole impunément les valeurs fondamentales d’un Etat de droit.

Mis au delà de cette violation des droits fondamentaux d’un Etat de Droit, l’ambassadeur Alain Nyamitwe a une autre épine dans sa botte: la haine, les insultes et les attaques du haut parleur de Pierre Nkurunziza, en la personne de Gélase Ndabirabe, contre la Belgique et spécialement conte la famille Michel. A ce titre, au moment où cet envoyé de Pierre Nkurunziza prenait l’avion pour venir supplier le Royaume de Belgique de venir en aide au despote de Bujumbura, Gélase Ndabirabe attaquait au vitriol le même partenaire économique!

Ces attaques grotesques et incongrues sont loin de forcer la main des bailleurs de fonds. Alain Nyamitwe qui reçoit en pleine figure les retombées négatives de cette violence verbale de Gélase Ndabirabe en sait quelque chose. A ce propos l’image que les internautes n’ont pas vue ce vendredi 11 mars, c’est celle d’un Alain Nyamitwe à qui on annonçait que le rendez-vous avec le Ministre belge chargé de la Coopérations  au développement était annulé à la dernière minute. A ce titre le Ministre Alexandre De Croo n’a pas reçu ce vendredi Alain Nyamitwe comme prévu initialement.

En tout état de cause les » gélaseries »( néologisme burundais pour désigner les impairs de Gélase Ndabirabe) de Ndabirabe conjuguées aux démarches de Nyamitwe Alain produisent un cocktail répugnant, une ambivalence qui ligote de plus belle le pouvoir de facto de Bujumbura. Un pouvoir isolé! Un pouvoir économiquement asphyxié! Cette pression des sanctions économiques doit monter d’un cran parce qu’elle fait partie des moyens qui ramollirait l’escalade de la dictature de Pierre Nkurunziza. Il semblerait que Monsieur Rwasa Agathon se prépare à venir à Bruxelles pour plaider en faveur du pouvoir de Pierre Nkurunziza. Réussira t-il là où Alain Nyamitwe a échoué?

(Sé) Pancrace Cimpaye.

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Burundi: de l’indignité de l’Union africaine

Fallait-il vraiment qu’ils soient cinq, une demi-dizaine de chefs d’Etat, pour aller rapporter, de ce pays en crise, cette non solution peu courageuse ?

Au Burundi, les cinq chefs d’Etat dépêchés par l’Union Africaine, n’ont rien pu faire pour convaincre le président Nkurunziza d’accepter les dispositifs de prévention de tueries de masse. Pire, ils ont réussi la prouesse de tirer de leur mission deux conclusions sensiblement différentes, et le pouvoir de Bujumbura a choisi celle qui lui convient. Comment expliquer une telle inertie de l’UA, face à une situation que la terre entière juge pourtant préoccupante ? 

Cinq chefs d’Etat, c’est pratiquement un dixième des pays membres de l’Organisation panafricaine. Mais, à l’évidence, ces émissaires n’avaient aucun moyen de pression sur leur homologue burundais. Ils ont donc cru sauver la face, en appelant à un dialogue, auquel devraient prendre part, « sans pré-conditions, est-il écrit, toutes les parties prenantes à la crise burundaise, dans le strict respect de l’Accord de paix d’Arusha ». L’on en aurait presque oublié que c’est du rudoiement dudit accord par le pouvoir actuel qu’est née la présente crise. Le très habile communiqué de l’Union Africaine a, hélas !, très vite été contrarié par le chef de la délégation. Resté un jour de plus que ses homologues dans la capitale burundaise, Jacob Zuma, au moment de quitter le Burundi, a estimé devoir faire une déclaration dans laquelle il a introduit quelques nuances, par rapport au communiqué de l’UA. Ainsi, soutient-il, sans aucune contrainte de calendrier, que le dialogue devait inclure « tous les acteurs importants de la crise ». Plus d’autres subtilités, qui vont au-devant de ce que pouvaient désirer ses hôtes. Le chef de la diplomatie burundaise s’est, d’ailleurs, empressé de préciser que le gouvernement de son pays ne se sentait lié que par la déclaration du président Zuma, parce que c’est lui qui dirigeait cette mission.

L’on s’en amuserait, s’il n’y avait, derrière tout cela, la situation dans ce pays, et dont le pouvoir, au demeurant, refuse d’admettre l’extrême gravité. Que faut-il d’aplomb, pour soutenir qu’il n’y a aucune crise, rien de grave, dans un pays de quelque 10 millions d’habitants, déserté par plus de 250 000 de ses citoyens, partis en exil, dans les pays voisins.

D’aucuns laissent entendre que c’est parce que les médiateurs qui ont négocié l’Accord d’Arusha n’ont pas été suffisamment précis que tous ces problèmes surgissent aujourd’hui …

Peut-être faut-il rappeler que les médiateurs en question s’appelaient Nelson Mandela et Julius Nyerere. Deux noms parmi les plus illustres de l’Afrique indépendante. Mais oui ! Ni Mandela ni Nyerere ne pouvaient imaginer qu’après tant de souffrances des populations et les interminables négociations pour parvenir à une paix acceptée par tous, il s’en trouverait pour soumettre le peuple burundais à de telles mesquineries, à de tels marchandages, à propos des élections qui comptent pour un mandat et des mandats qui ne comptent pour rien.

A force de calculs aussi mesquins, ces gens ont créé les conditions d’une nouvelle guerre, ou, en tout cas, de nouveaux dangers. Car enfin, que visait la limitation des mandats, dans l’Accord d’Arusha, sinon de préserver le peuple burundais de devoir subir le même homme pendant plus de dix ans ? Aujourd’hui, au Burundi, l’homme qui s’impose à ce peuple a déjà passé dix ans au pouvoir, et semble en place pour cinq années supplémentaires, en attendant…

Que peut l’Union africaine, quand sait que Pierre Nkurunziza est convaincu d’être là par la volonté divine ?

Voilà une autre supercherie. D’ailleurs, tous les dirigeants de la terre peuvent estimer avoir été choisis par Dieu. Cette crise burundaise est épuisante, et le fait qu’aucun chef d’Etat, aucune personnalité africaine de premier plan ne puisse ramener Pierre Nkurunziza à la raison montre, encore une fois, que l’Afrique manque désespérément de leaders charismatiques qui aient suffisamment d’autorité pour dire la vérité à tous ceux qui se prennent pour des dieux, qui sont là pour régir leur peuple. A ce prix, il n’y a plus de règles de bienséance démocratique, plus d’Union africaine, plus rien à respecter. C’est ainsi que, dans l’histoire de l’humanité, de petits tyrans sont parvenus à ruiner le destin de tout un peuple.

Nyerere, Mandela et quelques autres disparus, vers qui l’Afrique doit-elle se tourner, pour espérer voir des dirigeants qui en imposent suffisamment pour régler les problèmes du continent ?

Ceux qui auraient pu remplir ce rôle s’effacent les uns après les autres, parce qu’ils se sentent démunis, ou parce qu’ils sont désabusés. Certains ne sont tout simplement pas audibles. Mais sur ce continent du pire et du meilleur, une figure imposante peut naître à tout moment, y compris d’un événement totalement inattendu.

Pourquoi Alain Nyamitwe cherche un job ailleurs?

C’est hier que le sommet des chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est a désigné le burundais,  Mpfumukeko Libérat au poste de Secrétaire Général de la communauté. Il succède au rwandais, le Dr Sezibera Richard. Dans la course à ce poste, Alain Nyamitwe, le patron de la diplomatie de Pierre Nkurunziza avait donné sa candidature à l’insu de Bujumbura. un geste qui aurait irrité l’oligarchie de Bujumbura.  De toute évidence Nkurunziza n’a pas soutenu son Ministre. Ce dernier est rentré avec un pincement dans son coeur. Frustré, déçu, Alain Nyamitwe est rentré avec une rancoeur contre Nkurunziza Pierre.

Mais alors la question que d’aucuns se posaient ce matin à Bujumbura était celle de savoir les raisons qui avaient poussé Alain Nyamitwe à vouloir quitté le navire Nkurunziza à son insu. Il semblerait que ce produit des jésuites supporte de plus en plus très mal le mauvais rôle que Nkurunziza lui fait jouer: celui d’être l’avocat du diable devant la communauté internationale. En effet Nkurunziza qui a décidé de ne plus rencontrer les diplomates ou les envoyés spéciaux a confié la besogne à l’ambassadeur Nyamitwe Alain. Ce dernier est obligé de défendre les hérésies et les attaques grotesques de Gélase Ndabirabe contre la communauté internationale.

Signalons à toutes fins utiles que le même Ndabirabe Gélase avait menacé à mort Willy Nyamitwe quand il avait osé, en coulisse, demandé pardon à RFI pour le mauvais traitement que les forces de l’ordre avaient infligé au journaliste Esdras Ndikumana le 2 août 2015. Ndabirabe avait clairement signifié au porte-parole de Nkurunziza qu’il allait le fusiller s’il mettait les pieds à la permanence du parti CNDD-FDD à Kigobe. A cette époque le frère d’Alain Nyamitwe a présenté sa démission à Nkurunziza. Mais ce dernier a refusé cette démission. L’ambassadeur Alain Nyamitwe serait-il lui aussi contrarié au point de vouloir claquer la porte? Une chose est certaine, dans la galaxie du despote Nkurunziza, tout le monde n’est pas d’accord avec la folie meurtrière qui sème la désolation au pays. La fronde PPD conduite par l’honorable Léonidas Hatungimana, ancien porte-parole de Nkurunziza risque de saigner encore le camp Nkurunziza pour le grand bonheur du peuple burundais en général et du CNARED-GIRITEKA en particulier.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Lettre ouverte du Président Melchior Ndadaye,héros de la démocratie, au Président Pierre Nkurunziza

FeuMelchiorNdadaye                                                                                                                                   Premier Président Burundais

Démoratiquement élu.

HEROS DE LA DEMOCRATIE.

 

 

Objet: Lettre ouverte au Président Pierre Nkurunziza.

 

Monsieur le Président,

Le sang des innocents qui est en train de couler à flots  crie très fort à tel enseigne que nous ne pouvons plus fermer l’oeil au Ciel. C’est ce sang des innocents qui crie vengeance au ciel qui me pousse à t’adresser la présente. C’est également la détresse que je perçois dans les coeurs de tous les burundais, y compris dans ta propre garde, qui me pousse à venir à toi! C’est tes enseignements de haine ethnique qui risquent de réveiller les vieux démons qui me poussent à tirer la sonnette d’alarme! C’est aussi la renaissance du dialogue dévastateur des armes à feu qui dicte ces quelques lignes!

Monsieur le Président,

Au lendemain de mon assassinat, le 21 octobre 1993, vous avez pris les armes, paraît-il, pour défendre la démocratie qui venait d’être tuée dans l’oeuf. Pendant 10ans, toi et tes camarades avez mené une lutte acharnée pour la renaissance et la protection de cette démocratie. Ce noble combat a été salué et soutenu par le peuple burundais qui avait goûté, pendant quelques jours, en 1993, aux délices de la Démocratie. Cette gratitude s’est exprimée à travers ton élection à la magistrature suprême en 2005 et en 2010.

Cependant depuis que tu es à la tête du Burundi, je ne cesse de percevoir une douleur atroce de mon peuple. Le deuil et la privation sont devenus le pain quotidien des burundais pendant que la joie, le bonheur reste un privilège réservé à toi et à ton petit cercle d’amis.Est-ce la finalité de ce combat des dix ans? Avez-vous passé dix ans au maquis avec tant de sacrifices en vies humaines pour créer une petite classe de bourgeois sur le dos du peuple burundais qui broie du noir? Les spécialistes en la matière évaluent ta fortune à plus ou moins 500 millions de dollars américains, rien qu’en dix ans au pouvoir! Tu es devenu l’homme le plus riche du Burundi! L’homme politique le plus riche du Burundi de tous les temps! Etait-ce, celui-là, votre rêve, votre objectif? Est-ce ça l’essence de la libération et de la protection de la démocratie pour la quelle tant de sang a été versé?

Monsieur le Président,

Tu as trahi et travesti l’objet de cette lutte pour la démocratie. Mais depuis le 26 Août 2015, date à laquelle tu as décidé de rempiler pour un troisième mandat, tu m’as poignardé en plein coeur. Pour la deuxième fois tu m’a assassiné. Pour garder le pouvoir tu as déjà sacrifié plus ou moins 1000 burundais tués ( de l’opposition, des forces de défense et de sécurité, de l’administration et les Imbonerakure). Pour garder ce pouvoir maudit plus de 80 milles burundais sont dans des camps de réfugiés dans les pays voisins. Pour protéger tes biens mal acquis tu as déjà plus de 6000 prisonniers politiques.

Monsieur le Président,

A quoi te sert un troisième mandat dans un bain de sang? A quoi te sert un troisième mandat bercé par des cris et des pleurs des veuves et des orphelins? A quoi te sert un troisième mandat qui détruit ton propre parti politique? A quoi sert un troisième mandat qui déchire le tissu social de tout un pays? A quoi sert un troisième mandat qui impose des sanctions économiques contre ton pays? A quoi sert un troisième mandat qui te condamne demain à l’errance comme Caïn de la Bible.A quoi sert un troisième mandat qui condamne tes enfants à vivre avec une honte et une hantise permanentes, et au risque de te renier demain. A quoi sert un troisième mandat qui ré ouvre un front armé de RED-TABARA, de FOREBU et du FNL?

Monsieur le Président,

Dans une tentative désespérée de forcer le soutien d’une partie de burundais, tu es en train de mener une campagne de haine ethnique contre les tutsi. Toi et tes amis vous ne vous gênez pas de déclarer que le fond de cette crise est une volonté des tutsi de revenir au pouvoir. Dans cette campagne odieuse et destructrice, vous vous présentez comme des orphelins de 1972 ayant perdu vos parents par l’épée des pouvoirs tutsi. Est -ce une raison rationnelle de produire à votre tour des orphelins de 2015 et 2016 qui risquent de demander eux aussi à leur tour des comptes à vos enfants? Oui, c’est atroce, vous avez perdu un père, toi, ton Premier Vice-Président Sindimwo et ton deuxième Vice-Président Butore Joseph. Pour votre propre gouverne, Sindimwo Gaston a perdu son père en 1972. Il n’est ni Congolais encore moins tutsi. Je sais que tu le savais. Seul l’UPRONA l’ignorait. Vous êtes donc trois orphelins hutu de 1972 à la tête du Burundi. Vous devriez faire très attention à la donne ethnique.

Vous prenez une grande responsabilité d’attiser la haine ethnique dans un pays qui commençait à panser les plaies des crises cycliques fratricides, les plaies ne sont pas encore cicatrisées et vous vous amusez à les ré ouvrir! Mais vous faites fausse route car si la crise que tu as provoquée était ethnique, les anciens Présidents de la République Sylvestre Ntibantunganya et Ndayizeye Domitien qui sont tous hutu ne seraient pas du côté de ceux qui combattent ta mauvaise aventure de troisième mandat! Si cette crise était ethnique, les anciens présidents du parlement, Léonce Ngendakumana, Minani Jean, Gervais Rufyikiri et Pie Ntavyohanyuma, tous hutu, ne seraient pas du côté de ceux qui combattent ta mauvaise aventure de troisième mandat! Les figures emblématiques de ta communication depuis une décennie, Léonidas Hatungimana et Onésime Nduwimana, qui sont tous hutu font eux aussi partie de l’opposition. Au delà de ces hommes politiques hutu, des compagnons de lutte armée, tous hutu, officiers généraux aujourd’hui, sont aussi opposés à ton aventure. Il s’agit notamment du Général-Major Godefroid Niyombare, ancien patron de tes services secrets, du Commissaire Guillaume Nabindika, ton ancien chef de cabinet chargé des questions de la police, du général de Brigade Moïse Pasteur , ton ancien Chef du protocole. A ce tableau des hutu qui te combattent, il faut garder à l’esprit que le président de toute l’opposition est un hutu qui s’appelle Léonard Nyangoma.

Monsieur le Président,

Dans tes mécanismes de défense, tu accuses le Rwanda voisin, d’être la source des malheurs qui t’accablent. Cette parade que tu as inventée pour échapper à ta propre responsabilité n’a d’autres buts que de dénaturer la nature de la crise qui secoue le Burundi. Dans ta campagne d’inoculer le venin de la haine ethnique dans les coeurs des burundais, tu crois que si tu désignes le Président Paul Kagame du Rwanda comme source du drame que connaît le Burundi, des millions de hutu vont te suivre; c’est peine perdu. Les burundais ne sont plus dupes. Ils savent que pendant dix ans, le Président Rwandais, en voisin responsable, il t’a tenu la main et t’a ouvert certaines portes de la communauté internationale. Il a mis à ta disposition son carnet d’adresses. Pourtant tu étais toujours hutu et il était toujours tutsi! Entre toi et lui qui a trahi l’autre? Il paraît que tu es le champion dans l’art de trahir tes amis. C’est du moins ce que ne cesse de me répéter feu Simon Nyandwi qui est à mes côtés. Cet ancien Ministre de l’intérieur, éminence grise de ton parti, assassiné le 22 mars 2005 par vos hommes de mains est une preuve irréfutable que tu étais prêt à tout pour accéder au trône et y demeurer pour toujours! Il faut donc arrêter d’accuser le Rwanda; assume les conséquences dramatiques de ta soif démesurée du pouvoir avec un bilan largement négatif.

Monsieur le Président,

La seule voie de sortie de cette crise se trouve autour d’une table de négociations avec l’opposition réunie au sein du CNARED-GIRITEKA. En l’absence de cette solution négociée, les mouvements armés RED-TABARA, FOREBU et FNL vont malheureusement te combattre militairement. Tu es mieux placé pour savoir les implications dramatiques d’une telle perspective. Si tu te rappelles encore des raisons qui t’avaient poussé à prendre les armes, épargne le peuple burundais de l’épreuve de revivre encore une guerre civile. Je te conseille vivement de réécouter le discours que j’ai prononcé le jour de mon investiture, le 10 juillet 1993, tu comprendra que tu es loin d’offrir à mon peuple un Burundi Meilleur pour tous, UBURUNDI BUSHASHA!. Tu es en train de dépasser la ligne rouge! Mais tout n’est pas perdu! Tu peux toujours te racheter. Abandonnes ce mandat illégal qui tue. Arrêtes de tuer ton peuple car le sang des innocents qui crie vengeance au ciel sera impitoyable! « Laisse partir mon peuple vers des lendemains meilleurs » comme n’a cessé de le répéter Monseigneur Ntamwana Simon, Archevêque de Gitega.

Avant de terminer, je te passe le bonjour de Simon Nyandwi et des trois soeurs italiennes Olga, Lucia et Bernadette qui ne cessent de prier afin que tu changes ton coeur. Et comme il devient difficile de savoir où tu loges, je te transmets cette lettre par le biais du responsable du site www.mporeburundi.org, monsieur Pancrace Cimpaye.

A bientôt.

Fait au Paradis le 1er mars 2016

(Sé) Melchior Ndadaye

Héros de la démocratie.

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE CONTRE LA SUPERCHERIE DU FOREBU

Le 22 janvier 2016, le mouvement FOREBU s’est attribué une attaque qui avait été menée par les
vaillants combattants de RED-TABARA. Nous avions donné une sévère mise en garde contre une telle
supercherie. Ce samedi 6 Février 2016 nous venons d’apprendre avec regret que le même mouvement
vient de récidiver en s’attribuant les attaques d’hier à Cibitoke à la 14è avenue et de Kikoto en zone
Musaga. Dans ce dernier cas le mensonge est tellement grossier que le FOREBU déclare avoir tué 5
policiers alors que l’attaque que RED-TABARA a menée concernait une position militaire. C’est trois
militaires qui ont été tués et 6 blessés.
Le mouvement RED-TABARA supplie le FOREBU de cesser ce spectacle désolant qui n’honore pas
notre lutte. Le FOREBU devrait compter sur ses propres forces et non sur celles de notre mouvement.
Fait à Mwumba, le 6 février 2016
Pour RED-TABARA,
Ihotorihirwa David
Porte-parole.

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SOMMET DE L’UNION AFRICAINE: COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNARED-GIRITEKA

1. Du 30 au 31 janvier 2016 à Addis-Abeba, le sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine qui devait prendre la décision de déployer dans l’urgence la MAPROBU et celle de démarrer sans délais les négociations afin d’éviter que la crise burundaise ne dégénère sous des dimensions effarantes avec le risque d’embrasement de l’ensemble de la région a raté une occasion de sauver le peuple burundais en détresse et la région.
2. Les décisions prises par ce sommet sont décevantes car elles ne répondent pas aux exigences de la gravité de la situation et aux attentes légitimes du peuple burundais et d’une large majorité des partenaires du Burundi.
3. Face à cet immobilisme du Sommet d’Addis-Abeba, le pouvoir de facto de Bujumbura, par un communiqué de presse du Parquet Général de la République, vient de lancer, ce mardi 02 février 2016, des mandats d’arrêt contre tous les opposants, tous les membres de la société civile et de la presse exilés. Cette chasse à l’Homme burundais exilé est une démarche de bloquer définitivement toute perspective de négociations entre Bujumbura et l’opposition.
4. En outre un communiqué incendiaire du parti de Monsieur Pierre Nkurunziza qui prend à partie la présidente de la Commission de l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies et le président Paul Kagame du Rwanda est venu ce 02 février confirmer la gravité de la dérive totalitaire qui menace le Burundi.
5. Le CNARED-GIRITEKA alerte de nouveau l’Union Africaine et l’ensemble de la Communauté Internationale sur les risques graves de cette léthargie de l’Union Africaine. En effet le Burundi court un grand danger de sombrer dans une confrontation violente qui risque d’aboutir à une guerre civile. Celle-ci aura des conséquences fâcheuses sur la République Démocratique du Congo qui attend un processus électoral similaire à celui du Burundi ; une guerre civile au Burundi aura en outre des répercussions dramatiques sur le Rwanda et la Tanzanie.
6. En conséquence le CNARED-GIRITEKA attire l’attention des Chefs d’Etat mandatés par leurs pairs ainsi que celle du Secrétaire Général des Nations-Unies et du Conseil de Sécurité de l’ONU ; l’heure est à la fermeté et non à la complaisance face à un pouvoir dont les agissements compromettent dangereusement la concorde nationale, la sécurité et la stabilité de toute la région. Les initiatives diplomatiques en vue devraient s’inscrire dans cette ligne.

Fait à Bruxelles, le 03 Février 2016
Pour le CNARED-GIRITEKA
Pancrace CIMPAYE
Porte-Parole Adjoint.

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Burundi: Ban Ki-moon pour une mission de la dernière chance?

Le secrétaire général desNations unies, Ban Ki-moon, pourrait se rendre au Burundi dans le courant du mois de février. L’organisation tient à montrer qu’elle reprend la main sur le dossier burundais après
l’échec de l’Union africaine. Bujumbura avait refusé le déploiement d’une force de maintiende la paix.
Avec notre correspondante à NewYork, Marie Bourreau Après le Conseil de sécurité de l’ONU il y a 10 jours, c’est au tour de Ban Ki-moon d’envisager une médiation de la dernière chance auprès du président Nkurunziza.

Le secrétaire général avait de l’espoir : il voulait que l’Union africaine parvienne à envoyer laMaprobu, une force de maintien de la paix qui aurait compté 5000 hommes.Mais le rétropédalage de l’organisation africaine sous la pression de plusieurs chefs d’Etat place maintenant l’ONU comme
médiateur essentiel dans la crise burundaise.

Burundi: la mission impossible de l’Union africaine Faute de Maprobu, l’idée d’envoyer des casques bleus de la République démocratique du Congo voisine pourrait refaire surface.
Mais les relations de l’ONU avec Joseph Kabila sont exécrables. La marge de manœuvre du secrétaire
général sera donc très étroite pour obtenir des concessions.

L’ONU est tout de même bien décidée à épuiser toutes les options pour éviter un génocide au Burundi.

dffdjprini

RED TABARA | COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ECHEC DU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE.

 

  1. Le sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine qui s’est clôturé ce 31 janvier 2016 à  Addis- Abbeba vient de rejeter la requête tant attendue par le peuple burundais d’un déploiement de la force MAPROBU. Pour l’Union Africaine le déploiement de cette force de protection doit requérir préalablement l’aval du despote Pierre Nkurunziza. Une autorisation qu’il n’accordera jamais.
  2. Le mouvement RED-TABARA est profondément déçu par ce refus des africains de voler au secours du peuple burundais en danger d’extermination par un pouvoir sans foi ni loi.
  3. Dès lors le mouvement RED-TABARA vient de réaliser une fois de plus que le peuple burundais  en danger est abandonné à son propre sort. Il nous appartient donc d’user de nos propres forces pour protéger les burundais contre la barbarie meurtrière du pouvoir tyrannique en place à Bujumbura. L’échec de ce sommet  signifie que la résistance armée pour un Etat de droit au Burundi devient légitime et une obligation.

  4. En conséquence RED-TABARA lance un appel solennel et pressant à tous les burundais en général, à la diaspora en particulier et aux  vrais amis du Burundi afin qu’ils contribuent à cette lutte armée que vient de nous imposer  Pierre Nkurunziza. Un effort de guerre de tous devient une noble obligation.

Fait à Mwumba, le 31 Janvier 2016

Pour  RED-TABARA,

David Ihotorihirwa

Porte-parole.

 

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ONU / UA ET LA CRISE BURUNDAISE : Une divergence de vue qui profite au dictateur

Pendant que les Nations unies et l’Union africaine (UA) se disputent sur la crise burundaise, le président Pierre Nkurunziza continue de massacrer en rond. En effet, alors que l’ONU privilégie la voie du dialogue et n’en démord pas, l’UA tient à l’envoi d’une force de prévention de 5000 hommes au Burundi. L’ONU et l’UA avaient-elles intérêt à étaler leurs divergences au grand jour ? La question mérite bien d’être posée. NKurunziza ne veut pas d’une force de prévention dans ce pays qu’il considère désormais comme son royaume et qu’il a fini par mettre sous coupe réglée. Les 5000 soldats de l’UA, s’ils étaient effectivement déployés, pourraient faire taire les armes et contraindre, de ce fait, le président Pierre Nkurunziza à dialoguer avec les opposants et les acteurs de la société civile. Une force de ce genre pourrait également réhabiliter les espaces de liberté, dont la liberté de manifester, toutes choses qui troubleraient le sommeil du maître de Bujumbura. Nkurunziza fera donc tout pour ne pas perdre le contrôle d’une situation qui reste jusque-là à son avantage. Ce pasteur qui voit, dans ses révélations, la main de Dieu sur son pouvoir, n’est pas prêt à faire la moindre concession. Mille cadavres derrière lui, mille autres devant lui, il avance et ira jusqu’au bout. Seule donc une force de prévention pourrait  contrarier les prétentions monarchiques de l’ancien professeur d’éducation physique et sportive. En refusant de soutenir l’UA dans sa position, l’ONU donne l’occasion à Nkurunziza de narguer l’institution panafricaine. Ce qui vient encore ternir son image qui était déjà fortement entamée. Et puis d’ailleurs, à quoi sert ce dialogue  politique préconisé par l’ONU ? Si ce dialogue devait se tenir par la seule volonté de l’ONU, il courrait fortement le risque d’accoucher d’une souris. L’ONU fait là un faux jeu, sommes-nous tentés de dire.

L’ONU a intérêt à revoir sa position et à s’aligner sur celle de l’UA

Car il est difficile qu’un dialogue politique entre Nkurunziza qui n’en veut d’ailleurs pas, et ses opposants politiques, puisse résoudre le problème burundais. Loin d’être la solution au calvaire que vivent les Burundais, ce dialogue n’aura pour seul effet que de permettre au président burundais de jouer la montre, tout en tissant sa toile répressive. L’ONU a donc intérêt à revoir sa position et à s’aligner sur celle de l’UA. A l’étape actuelle, le peuple burundais n’en demande pas plus. Le président Nkurunziza n’est pas un enfant de chœur, et il faudrait un remède plus efficace face à la crise burundaise, que ces divergences entre l’ONU et l’UA qui permettent à Nkurunziza de gagner du temps et de renforcer ses assises. L’ONU devrait donc soutenir, de tout son poids, l’UA dans sa volonté d’envoyer une force de prévention au Burundi. La crise burundaise n’a que trop duré, et il est temps d’arrêter Nkurunziza dans sa névrose profonde et meurtrière, par la force s’il le faut. Si l’ONU et l’UA ne parviennent pas vite à cette solution, il faut craindre un génocide au Burundi, car Nkurunziza est dans une logique de pis-aller. L’ONU et l’UA devraient donc se passer des sentiments, et montrer au Président burundais que le Burundi est loin d’être son salon dans lequel il reçoit qui il veut et en chasse qui il veut. En tout cas, Nkurunziza est déjà dans cette posture de président « démocratiquement » élu, qui tient à terminer son mandat, même s’il doit faire feu de tout bois. L’ONU et l’UA ont donc intérêt à taire leurs divergences et à trouver un antidote à la crise burundaise avant qu’il ne soit trop tard.

Adama SIGUIRE

RED TABARA: COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA VISITE DU CONSEIL DE SECURITE.

Du 21 au 22 janvier 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a effectué une visite au Burundi . Cette visite  avait pour objet de demander à la dictature de Bujumbura d’autoriser le déploiement du contingent africain au Burundi, de rejoindre la table de négociations avec l’opposition en exil et de permettre une enquête sur  les cas de violation des droits de l’homme.

Malheureusement, le pouvoir de facto de Bujumbura a rejeté du revers de la main les trois requêtes. C’est dire que le despote Nkurunziza vient de demander au monde entier de circuler qu’il n’y a rien à voir au Burundi ! Par ce rejet Monsieur Pierre Nkurunziza vient de confirmer  la poursuite des massacres du peuple burundais.

Dès lors le mouvement RED-TABARA  demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l’Union Africaine et spécialement aux pays de la Communauté Est Africaine de considérer Monsieur  Pierre Nkurunziza comme les despotes  Idi Amin Dada, Milton Oboté de l’Ouganda, Jean Bedel  Bokasa de la République Centre africaine, Juvénal habyarimana du Rwanda. Le despote Nkurunziza veut mettre le Burundi à feu et à sang.

En conséquence, le mouvement RED-TABARA, convaincu que Nkurunziza veut plonger le Burundi dans le chaos, ne ménagera aucun effort pour combattre militairement cette menace qui pèse non seulement sur le Burundi, mais aussi sur toute la sous- région. Nous demandons au monde entier de comprendre que Pierre Nkurunziza est devenu une menace pour toute la région des Grands Lacs africains.

Fait à Mwumba, ce 23 Janvier 2016

Pour RED-TABARA,

David IHOTORIHIRWA

Porte-Parole.