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COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNARED GIRITEKA

1. Du 23 au 25 avril 2016, le Directoire du CNARED-GIRITEKA s’est réuni en une

session extraordinaire en Belgique pour renouveler son Comité Exécutif en fin de

mandat et réactualiser sa feuille de route de lutte contre le pouvoir de facto de

Bujumbura.

2. Au terme des élections, voici le nouveau visage du Comité Exécutif :

1°. Dr. Jean Minani : Président

2°. Hon. Bernard Busokoza : Premier Vice-Président.

3°. Hon. Onésime Nduwimana : Deuxième Vice-président.

4°. Monsieur Anicet Niyonkuru : Secrétaire Exécutif

5°. Maître François Nyamoya : Commissaire chargé du processus de paix et des

négociations.

6°. Monsieur Alexis Sinduhije : Commissaire chargé des questions de défense et de

sécurité.

7°. Madame Aline Ndenzako : Commissaire chargée des droits de l’homme et des

questions humanitaires.

8°. Monsieur Gervais Rufyikiri : Commissaire chargé des questions diplomatiques.

9°. Hon. Joseph Ntidendereza : Commissaire chargé des questions de finances, de la

mobilisation des fonds et de la logistique.

10°. Maître Jérémie Minani :Commissaire chargé de la communication et des

relations publiques.

11°. Hon. Frédéric Bamvuginyumvira : commissaire chargé des questions politiques et

des relations avec les autres forces vives du pays.

12°. Monsieur Pancrace Cimpaye : Porte-Parole.

13°. Hon. Léonce Ngendakumana : Chargé du pôle Burundi.

14°. Hon. Jérémie Ngendakumana : Chargé du pôle Afrique.

3. Le Directoire a réactualisé sa feuille de route des négociations. Il profite de cette

occasion pour réaffirmer qu’il répondra au rendez-vous d’Arusha annoncé par le

Médiateur Benjamin Mkapa.

 Fait à Bruxelles, le 26 avril 2016

Pour le CNARED

Pancrace Cimpaye

Porte-Parole.

COMMUNIQUE DE PRESSE : BURUNDI – COUR PENALE INTERNATIONALE – LES AVOCATS DES FAMILLES DES VICTIMES DEPOSENT PLAINTE CONTRE LE PROCUREUR GENERAL DU BURUNDI AUPRES DU BUREAU DU PROCUREUR DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE A LA HAYE

Il y a peu, le Procureur général du Burundi a rédigé un communiqué de presse suite à l’annonce effectuée par les avocats de 60 familles de victimes d’exécution extra-judiciaires au Burundi.

Ce communiqué du Procureur général du Burundi est joint en annexe à la présente.

Ce faisant, le Procureur général du Burundi tente d’entraver l’action des familles de victimes auprès de la Cour pénale internationale.

Son communiqué est, très clairement, une menace tant à l’égard des familles que de leurs avocats.

Par ailleurs, les avocats rappellent également que le Procureur général, comme toute autorité judiciaire en charge des poursuites dans un pays a la faculté d’ouvrir et de gérer d’office les dossiers concernant les assassinats intervenus dans son pays.

La défense constate que le communiqué du Procureur général est l’aveu qu’il ne semble pas avoir ouvert les dossiers et cet aveu conforte la position des avocats de la défense qui estiment crédibles les accusations formulées par leurs clients selon lesquelles les autorités judiciaires burundaises étouffent la recherche de la vérité dans les dossiers des exécutions extra-judiciaires et font des pressions illégales sur les familles de victimes.

Dans ces conditions, les avocats de la défense ont déposé plainte à l’encontre du Procureur général du Burundi devant le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale pour entrave à la justice de la Cour.

Ils ont également demandé au Bureau du Procureur d’être attentif de mettre en place le mécanisme de protection des victimes et des familles des victimes dans le cadre de ces enquêtes et, éventuellement des procédures judiciaires qui s’en suivront.

Paris et Bruxelles, le 21 avril 2016

-Bernard Maingain

Avocat au Barreau de Bruxelles

-Lef FORSTER

Avocat au Barreau de Paris

-Armel NIYONGERE

Avocat au Barreau du Burundi

 

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Communiqué de presse du CNARED contre la résolution du Conseil de Sécurité

1. Ce vendredi 1er avril 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a pris une
résolution en faveur du déploiement d’une présence onusienne de quelques dizaines de
policiers pour renforcer la capacité des Nations Unies de surveiller les conditions de
sécurité et celle de promouvoir le respect des droits de l’homme au Burundi.
2. Le CNARED-GIRITEKA est surpris par le caractère dérisoire du remède proposé au
regard de la gravité du mal imposé par Monsieur Pierre Nkurunziza au peuple martyr
du Burundi.
3. En effet comment est-ce qu’une poignée d’experts peut-elle stopper la saignée qui vide
le Burundi de ses forces vives, obligées de s’exiler pour ne pas finir dans des fosses
communes? Le régime honni de Nkurunziza sait bien que les tortures inhumaines et
les exécutions extra-judiciaires s’opèrent la nuit, dans des sinistres endroits connus des
seuls escadrons de la mort, loin des hôtels de luxe qui hébergeront ces experts. Voilà
pourquoi le régime de facto de Bujumbura a applaudi des deux mains cette faible
résolution proposée par la France, avec une nuance mineure concernant les effectifs.
4. Le CNARED-GIRITEKA salue la visite au Burundi de Monsieur Tom Malinowiski,
Sous-Secrétaire d’Etat américain pour la Démocratie et les Droits de l’Homme qui
vient de dénoncer à juste titre « la situation extrêmement grave dans laquelle se
trouve le Burundi ». Sa sonnette d’alarme devrait inspirer le Conseil de Sécurité dans
la prise des mesures à la hauteur du drame que Monsieur Tom Malinowiski vient
d’observer au Burundi ; la réponse à la gravité de cette situation ne saurait être le
déploiement de quelques policiers.
5. Le CNARED-GIRITEKA rappelle qu’il est du devoir du Conseil de Sécurité des
nations Unies de préserver la paix dans le monde, en envoyant dans les pays où des
rivières de sang coulent une force de maintien de la paix et non des policiers-
observateurs. A cet égard, à défaut d’une force onusienne, le Conseil de Sécurité
devrait plutôt relancer et appuyer l’initiative de l’Union Africaine d’un déploiement de
5000 militaires au Burundi

www.cnared.info, e-mail : info@cnared.info
Compte : IBAN : BE17068902923921 ; SUIF CODE : GKCCBEBB, Belfius Bank
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6. Face à une crise politico-sécuritaire profonde qui risque d’embraser toute la région, le
CNARED-GIRITEKA demande une fois de plus au Conseil de Sécurité des nations
Unies d’imposer des négociations entre le Gouvernement de facto de Bujumbura et
l’opposition.
Fait à Bruxelles, le 02 avril 2016
Pour le CNARED-GIRITEKA
Pancrace Cimpaye
Porte-parole Adjoint.

dffdjprini

COMMUNIQUE DE PRESSE CONTRE LA SUPERCHERIE DU FOREBU

Le 22 janvier 2016, le mouvement FOREBU s’est attribué une attaque qui avait été menée par les
vaillants combattants de RED-TABARA. Nous avions donné une sévère mise en garde contre une telle
supercherie. Ce samedi 6 Février 2016 nous venons d’apprendre avec regret que le même mouvement
vient de récidiver en s’attribuant les attaques d’hier à Cibitoke à la 14è avenue et de Kikoto en zone
Musaga. Dans ce dernier cas le mensonge est tellement grossier que le FOREBU déclare avoir tué 5
policiers alors que l’attaque que RED-TABARA a menée concernait une position militaire. C’est trois
militaires qui ont été tués et 6 blessés.
Le mouvement RED-TABARA supplie le FOREBU de cesser ce spectacle désolant qui n’honore pas
notre lutte. Le FOREBU devrait compter sur ses propres forces et non sur celles de notre mouvement.
Fait à Mwumba, le 6 février 2016
Pour RED-TABARA,
Ihotorihirwa David
Porte-parole.

dffdjprini

RED TABARA | COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ECHEC DU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE.

 

  1. Le sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine qui s’est clôturé ce 31 janvier 2016 à  Addis- Abbeba vient de rejeter la requête tant attendue par le peuple burundais d’un déploiement de la force MAPROBU. Pour l’Union Africaine le déploiement de cette force de protection doit requérir préalablement l’aval du despote Pierre Nkurunziza. Une autorisation qu’il n’accordera jamais.
  2. Le mouvement RED-TABARA est profondément déçu par ce refus des africains de voler au secours du peuple burundais en danger d’extermination par un pouvoir sans foi ni loi.
  3. Dès lors le mouvement RED-TABARA vient de réaliser une fois de plus que le peuple burundais  en danger est abandonné à son propre sort. Il nous appartient donc d’user de nos propres forces pour protéger les burundais contre la barbarie meurtrière du pouvoir tyrannique en place à Bujumbura. L’échec de ce sommet  signifie que la résistance armée pour un Etat de droit au Burundi devient légitime et une obligation.

  4. En conséquence RED-TABARA lance un appel solennel et pressant à tous les burundais en général, à la diaspora en particulier et aux  vrais amis du Burundi afin qu’ils contribuent à cette lutte armée que vient de nous imposer  Pierre Nkurunziza. Un effort de guerre de tous devient une noble obligation.

Fait à Mwumba, le 31 Janvier 2016

Pour  RED-TABARA,

David Ihotorihirwa

Porte-parole.

 

RED TABARA: COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA VISITE DU CONSEIL DE SECURITE.

Du 21 au 22 janvier 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a effectué une visite au Burundi . Cette visite  avait pour objet de demander à la dictature de Bujumbura d’autoriser le déploiement du contingent africain au Burundi, de rejoindre la table de négociations avec l’opposition en exil et de permettre une enquête sur  les cas de violation des droits de l’homme.

Malheureusement, le pouvoir de facto de Bujumbura a rejeté du revers de la main les trois requêtes. C’est dire que le despote Nkurunziza vient de demander au monde entier de circuler qu’il n’y a rien à voir au Burundi ! Par ce rejet Monsieur Pierre Nkurunziza vient de confirmer  la poursuite des massacres du peuple burundais.

Dès lors le mouvement RED-TABARA  demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l’Union Africaine et spécialement aux pays de la Communauté Est Africaine de considérer Monsieur  Pierre Nkurunziza comme les despotes  Idi Amin Dada, Milton Oboté de l’Ouganda, Jean Bedel  Bokasa de la République Centre africaine, Juvénal habyarimana du Rwanda. Le despote Nkurunziza veut mettre le Burundi à feu et à sang.

En conséquence, le mouvement RED-TABARA, convaincu que Nkurunziza veut plonger le Burundi dans le chaos, ne ménagera aucun effort pour combattre militairement cette menace qui pèse non seulement sur le Burundi, mais aussi sur toute la sous- région. Nous demandons au monde entier de comprendre que Pierre Nkurunziza est devenu une menace pour toute la région des Grands Lacs africains.

Fait à Mwumba, ce 23 Janvier 2016

Pour RED-TABARA,

David IHOTORIHIRWA

Porte-Parole.

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Sondage : faut-il déployer d’urgence des Casques bleus au Burundi ?

pour ceux qui veulent voter au sondage de l’hebdomadaire jeune afrique: »Faut-il deployer ou non les casques bleus au burundi? »
Voici le site web ou il faut se rendre pour voter,il vous suffit de cliquer dessus!et vous entrer sur le site pour pouvoir voter,tres imortant de passer ce message.!!
le site web: http://www.jeuneafrique.com/293226/politique/sondage-faut-il-deployer-durgence-casques-bleus-burundi/
LARGE DIFFUSION

cnared

Ijambo rishikirijwe numukuru wa CNARED

https://www.facebook.com/video.php?v=906138456138355

europe-drapeau

Déclaration conjointe de la HR/VP Federica Mogherini et du Commissaire à la

Suite aux attaques contre des camps militaires vendredi dernier, des actions des forces de sécurité

ont eu lieu ce week-end, entraînant la mort de nombreuses personnes, y compris par des exécutions

sommaires. Toute la clarté doit être faite sur toutes ces attaques graves afin que leurs responsables

puissent être identifiés et rendent compte de leurs actes.

Cette dégradation dramatique de la situation demande une réaction déterminée. Elle exige en

premier lieu l’ouverture d’un processus politique à travers un dialogue inter-burundais sous

médiation de l’Ouganda avec l’aide de l’Union africaine. L’Union européenne, en consultation avec

les autorités ougandaises et de l’Union africaine, a décidé de mettre à disposition une contribution

financière permettant son lancement immédiat. Tous les acteurs burundais doivent répondre

positivement à l’invitation et rejeter toute violence.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le Conseil de Paix de l’Union africaine se sont saisis de

la situation. Leur action est cruciale pour éviter de nouvelles pertes de vies et un embrasement de la

région.

cnared

DÉCLARATION SUR LES NÉGOCIATIONS INTER BURUNDAISES POUR METTRE FIN À LA CRISE BURUNDAISE

1. Les différents partenaires du Burundi appellent les leaders politiques burundais, dont ceux du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et l’État de Droit (CNARED) de prendre positivement en mains les destinées du Burundi par rapport à la crise qu’il vit depuis plus de six mois.
2. Le CNARED saisit cette occasion pour communiquer au peuple burundais et à l’ensemble de la Communauté Internationale, sa lecture et ses positions par rapport à ces appels des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burundi.
3. Les graves événements que la Région des Grands Lacs a connus au cours de la deuxième moitié du 20èmesiècle : le génocide et les massacres massifs au Rwanda, la guerre civile atroce qui a durée plus de dix ans au Burundi, invitent les organisations régionales, africaines et internationales de demeurer vigilantes et réactives face à la situation politique et sécuritaire qui prévaut au Burundi.
4. Le CNARED exprime sa gratitude à tous ces partenaires du Burundi pour l’attention soutenue qu’ils ne cessent de manifester par rapport à la situation au Burundi.
5. Aujourd’hui, c’est aux organes de l’État et aux organisations politiques et citoyennes vecteurs et défenseurs de ces valeurs que le pouvoir NKURUNZIZA s’attaque. En érigeant la milice IMBONERAKURE, dont des éléments sont infiltrés dans la Police Nationale du Burundi, et en gérant la Force de Défense Nationale sous un angle politico-ethnique ; privilégiant les membres de l’ancienne branche armée du CNDD-FDD, Pierre NKURUNZIZA et le cercle autour de lui sont entrain de détruire le socle de la paix et de la sécurité au Burundi.
6. À travers la guerre stupide qu’il a engagée contre les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burundi, Pierre NKURUNZIZA est entrain de soumettre le peuple burundais à l’asphyxie alors que la signature et la mise en application de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, ’assurait un rayonnement dans la Région, en Afrique et dans le monde.
7. Ceci c’était exprimé à travers le déploiement de membres de nos corps de défense et de sécurité dans des opérations de maintien de la paix dans plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs ainsi que la promotion d’un climat des affaires et de possibilités d’investissement que les nombreuses richesses naturelles dont le pays regorge suscitaient de la part des partenaires.

8. C’est le constat qu’on tire des positions qui s’expriment aujourd’hui sur la situation au Burundi:
a) une persistance de l’impasse politique dans le pays, caractérisée par l’absence de dialogue entre les parties prenantes burundaises ;
b) une situation politique et sécuritaire qui peut remettre gravement en question les progrès notables qui ont été réalisés grâce à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ;
c) des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits qui se multiplient, notamment à travers des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des actes de harcèlement et d’intimidation commis contre des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes perpétrés tant par les forces de sécurité et que par les milices et d’autres groupes armés illégaux ;
d) une impunité qui règne par rapport aux assassinats quotidiens, aux restrictions à l’exercice de la liberté d’expression, y compris pour les journalistes,
e) une dégradation continue de la situation humanitaire ; plus de 200 000 Burundais ayant cherché refuge dans les pays voisins ;
f) des déclarations publiques de très hauts responsables du pouvoir visant à inciter à la violence et à la haine contre des groupes de la société burundaise.
9. Faits par des structures aussi importantes de la diplomatie internationale que les Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique, ces constats constituent un démenti cinglant du discours de Pierre NKURUNZIZA et du cercle de ses inconditionnels. Une lecture objective de la résolution 2248 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la situation au Burundi met en exergue la responsabilité des institutions de l’État burundais à travers un manque caractérisé d’engagement et d’entrain à faire répondre de leurs actes tous les responsables de violations du droit international humanitaire ou de violations des droits de l’homme. C’est la raison pour laquelle le Conseil de Sécurité rappelle au pouvoir de fait en place à Bujumbura que « le Burundi est un État partie au Statut de Rome de la Cour pénale internationale et qu’il s’est engagé à lutter contre l’impunité des crimes relevant de la compétence de la Cour » soulignant de passage « que la Cour pénale internationale est complémentaire des juridictions pénales nationales ». Les commanditaires et auteurs des crimes qui se commettent actuellement au Burundi, particulièrement ceux qui les commettent au nom de l’État, ne resteront donc pas impunis comme le voudraient Pierre NKURUNZIZA et le cercle avec lequel il contrôle le pouvoir à Bujumbura. La procureure de la Cour Pénale Internationale a déjà donné le ton en annonçant que des poursuites pourraient être engagées « à l’encontre de tous les acteurs burundais qui, par leurs actes ou leurs propos, concourent à perpétuer la violence et entravent la recherche d’une solution pacifique ».
10. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne, le Président des États-Unis d’Amérique et le Représentant spécial de la Chine pour les Affaires africaines trouvent, à juste titre, que la solution à la crise que traverse actuellement le Burundi, passe par « le respect, dans la lettre et dans l’esprit, de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ». Ceci correspond à la raison d’être de notre plate-forme et constitue le fondement de notre persistant appel pour des négociations « associant toutes les parties » pour arriver à une solution consensuelle qui aide « à préserver la paix et consolider la démocratie et l’état de droit dans notre pays ».
11. Le CNARED réaffirme haut et fort son adhésion et son engagement pour des négociations globales et inclusives comme la voie la plus appropriée et la plus efficace pour trouver une solution urgente à la crise burundaise. À cet effet le CNARED :

a) demande à l’Union Africaine de déclarer que le pouvoir de NKURUNZIZA résulte d’une procédure illégale qui a été menée en violation de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la Constitution et dont les pressions exercées sur la Cour Constitutionnelle jusqu’à lui faire signer un arrêt dont elle n’était pas l’auteur, entrent dans le champ de l’article 23 de la Charte Africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance ;
b) s’inscrit en faux contre les consultations intérieures que le pouvoir NKURUNZIZA a confié à la Commission Nationale pour le Débat Intérieur (CNDI). Il s’agit purement et simplement d’une manoeuvre pour retarder les négociations et/ou les contourner. Au vu de la composition de cette commission, le souci du pouvoir NKURUNZIZA est de récompenser les individus, partis et groupes politiques qui se sont beaucoup investis dans la défense du 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA ;
c) demande à la communauté internationale d’identifier les personnalités qui, au sein du cercle du pouvoir de Pierre NKURUNZIZA, constituent des entraves à la voie des négociations et les traiter conséquemment. Le CNARED est prêt à contribuer pour l’identification de ces personnalités et s’apprête, le cas échéant, à publier leur liste ;
d) demande instamment à la Cour Pénale Internationale (CPI), dont le Burundi est un État partie, d’ouvrir des poursuites judiciaires à l’endroit des personnalités politiques, militaires et policières intégrées au cercle du pouvoir de Pierre NKURUNZIZA qui, depuis le 25 avril 2015, n’ont cessé de s’illustrer dans les violations des droits de l’homme par des appels verbaux à la violence, des discours incendiaires à relents ethniques, des assassinats ciblés et des exécutions extrajudiciaires. Le CNARED est prêt à fournir une liste exhaustive de ces personnalités à l’instance judicaire internationale concernée. D’autre part, le CNARED demande aux instances politiques et parlementaires dont le Burundi fait partie de ne plus accueillir dans leurs activités des personnalités burundaises qui, au cours des dernières semaines, se sont illustrées dans des discours qui distillent un venin ethnique. L’East African Legislative Assembly (EALA) de la Communauté de l’Afrique de l’Est, le Forum des Parlements des Pays Membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (FP-CIRGL), le Parlement Panafricain, les ACP, l’Union Internationale Parlementaire doivent désormais refuser d’accueillir les délégations burundaises, plus particulièrement si elles sont conduites ou comprennent des personnalités comme Pascal NYABENDA, Révérien NDIKURIYO et Gélase NDABIRABE respectivement président de l’Assemblée Nationale [illégale et illégitime] et du parti CNDD-FDD, président du Sénat [illégal et illégitime] et député de l’Assemblée Nationale [illégale et illégitime] du Burundi et en même temps porte-parole du parti CNDD-FDD pour leurs propos incendiaires et apocalyptiques qu’ils distillent à longueur de journée ;
e) s’inscrivant dans la voie de la Communauté de l’Afrique de l’Est, de l’Union Africaine et des Nations Unies, réitère son soutien au Médiateur désigné par la communauté internationale. Néanmoins, pour que cette médiation soit efficace et fonctionne sans interruption, il faudrait :
– qu’il traite sur le même pied d’égalité les parties en conflit par rapport à la crise burundaise. Il est incompréhensible qu’à deux reprises son émissaire se soit rendu auprès du pouvoir NKURUNZIZA sans que la même démarche soit entreprise auprès du CNARED. Nous exigeons que dans les meilleurs délais la médiation actuelle organise une rencontre avec une délégation du CNARED pour discuter des modalités d’organisation et de conduite des prochaines négociations ;
– qu’au vu de l’agenda électoral qui est en cours dans son pays et dans lequel le médiateur est impliqué, il lui soit adjoint au moins deux ou trois éminentes personnalités davantage disponibles pour la conduite des négociations inter-burundaises. Le CNARED est prêt à faire des propositions qu’il pourrait discuter avec l’autre partie en face. D’autre part, l’Union Africaine, les Nations Unies et les partenaires bilatéraux du Burundi devront être engagés de façon active et dynamique auprès de la
Médiation ;
– que la Médiation soit garantie des moyens matériels et financiers nécessaires pour son fonctionnement
et une bonne organisation des négociations. Le CNARED salue à cet effet les disponibilités ayant été
déjà exprimées pour aider la Médiation à répondre aux nombreux défis logistiques, techniques et
financiers devant être satisfaits dans l’organisation et la conduite de toute négociation.
f) rappelle que pour pouvoir réunir tous les protagonistes burundais, ces négociations devront être organisées
à l’extérieur du Burundi.
12. Le CNARED remercie encore une fois tous ceux qui, au Burundi, dans la Région, en Afrique et à l’échelle
internationale s’investissent jour et nuit pour que la crise burundaise trouve dans les meilleurs délais une
issue consensuelle. Le CNARED salue particulièrement la nomination d’un conseiller spécial du Secrétaire
Général des Nations Unies pour le Burundi ainsi que les explorations en cours pour le déploiement au
Burundi d’une force des Nations Unies pour le Maintien de la paix au Burundi.

13. Le CNARED, qui est le principal interlocuteur face au pouvoir de fait de Pierre NKURUNZIZA. réitère sa volonté et son engagement à oeuvrer pour une issue pacifique de la crise burundaise.

Fait à Bujumbura le 23 novembre 2015
Pour le Directoire du CNARED
Léonard NYANGOMA, Président

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JOINT PRESS RELEASE | Office of the Special Envoy of the Secretary-General for the Great Lakes in Africa

The Team of International Envoys Support to the AUPSC Communique on Burundi Nairobi, 24 October 2015 – The Team of international Envoys for the Great Lakes Region of Africa welcomes and strongly support the African Union Peace and Security Council’s (AUPSC) forward-leaning October 17 Communiqué regarding the ongoing crisis in Burundi. The Envoys fully agree that « only a genuine and inclusive dialogue, based on the respect of the Arusha Agreement, would enable the Burundian stakeholders to find a consensual solution to the crisis facing their country, preserve peace and consolidate democracy and the rule of law ». They endorse the AU PSC’s call for an earliest possible resumption of the mediation process under the leadership of President Yoweri Museveni of Uganda and for the full cooperation of the Burundian Government and all other concerned stakeholders with the Mediator. They further welcome the request to the Chairperson of the Commission to initiate consultations with the EAC Mediator with a view to “speedily convening, in Kampala or in Addis Ababa, at the AU Headquarters, an inter‐Burundian dialogue involving all concerned stakeholders, both those who are in Burundi and those outside of the country, in order to find a consensual solution to the current crisis.” Amidst a deepening humanitarian, political and security crisis, the Envoys stand ready to support the AU, the East African Community (EAC), President Museveni in his capacity as mediator, and Burundian stakeholders to pursue with urgency a credible, all-inclusive dialogue. We support the AU’s demand for immediate cessation of violence and accountability on all sides. We share the AU’s concern about the non-inclusive and non-consensual nature of the June and July 2015 general elections and the rejection of the recourse to armed rebellion to resolve the current crisis. The Envoys support the AUPSC’s decision to impose targeted sanctions against all those contributing to the violence and impeding the resolution of this crisis. The Envoys further support the AUPSC’s decision to launch an in-depth investigation into the violations of human rights and other abuses against civilians in Burundi and to deploy additional human rights observers and military experts. Given the stakes of escalation, the Envoys commend the request to the AU Commission to expedite and finalize, in consultation with the EAC and the East African Standby Force, the contingency planning in order to respond to the possibility of much wider-spread violence, should the situation so require. The African Union, along with the East African Community, has a crucial leadership role to play in resolving the crisis in Burundi with the support of the United Nations and other international partners. The Envoys express support for implementing the strong steps taken by the AUPSC at its 551 meeting to find a peaceful solution to the current crisis in Burundi. The team of international special envoys is composed of the Special Envoy of the United Nations Secretary-General to the Great Lakes Region Said Djinnit, African Union Special Envoy Ibrahima Fall, U.S. Special Envoy for the Great Lakes Region of Africa Thomas Perriello, European Union Senior Coordinator for the Great Lakes Region Koen Vervaeke, and Belgian Special Envoy for the African Great Lakes Region Frank De Coninck.

melchior-ndadaye

INVITATION AUX CEREMONIES DU 22 ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DU PRESIDENT MELCHIOR NDADAYE.

A L’occasion de la célébration du 22 ème anniversaire de l’assassinat de Son Excellence Melchior Ndadaye, héros de la Démocratie, le  CNARED, invite les burundais ainsi que les amis du Burundi aux cérémonies qui auront lieu ce 21 Octobre 2015 à 17h30.

  • La messe en mémoire du héros à 17h30: Eglise Saint Roch, Chaussée d’Anvers no.60- 1000 Bruxelles (Accessible à pieds à partir de la gare du Nord).
  • La réception : Rue Marcq no.25-1000 Bruxelles (Accessible à pieds à partir de l’Eglise Saint Roch).

 

Le CNARED remercie d’avance ceux qui se joindront à lui pour honorer la mémoire de cet illustre disparu.

 

Pour tout contact :

Bakunda Athanase ( 0485633857)

Cimpaye Pancrace ( 0492512361)

Ndahabonima Jean Berchmans (0485177485)

Ndagijimana Philippe ( 0487104696)

 

Fait à Bruxelles, le 14 Octobre 2015

Pour le CNARED,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Porte-Parole Adjoint.

cnared

INVITATION AUX CEREMONIES DU 54 ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DU PRINCE LOUIS RWAGASORE.

 A L’occasion de la célébration du 54 ème anniversaire de l’assassinat de Son Altesse le Prince Louis Rwagasore, héros de l’indépendance du Burundi, le  CNARED, invite les burundais ainsi que les amis du Burundi aux cérémonies qui auront lieu ce 13 Octobre 2015 à 17h30.

  • La messe en mémoire du héros à 17h30: Eglise Saint Roch, Chaussée d’Anvers no.60- 1000 Bruxelles (Accessible à pieds à partir de la gare du Nord).
  • La réception : Rue Marc no.25-1000 Bruxelles (Accessible à pieds à partir de l’Eglise Saint Roch).

 

 Le CNARED remercie d’avance ceux qui se joindront à lui pour honorer la mémoire de cet illustre disparu.

 

Pour tout contact :

Ndagijimana Philippe ( 0487104696)

Bakunda Athanase ( 0485633857)

Cimpaye Pancrace ( 0492512361)

Ndahabonima Jean Berchmans (0485177485)

 

Fait à Bruxelles, le 9 Octobre 2015

Pour le CNARED,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Porte-Parole Adjoint.

cnared

Célébration des 13 et 21 Octobre 2015: Position du CNARED.

                                        COMMUNIQUE DE PRESSE no.4/2015.

A la veille de la célébration  des anniversaires de l’assassinat des héros de l’indépendance et de la démocratie respectivement son Altesse Royale le Prince Louis Rwagasore et son Excellence Melchior Ndadaye, le CNARED porte à la connaissance du peuple burundais et des amis du Burundi que l’imposteur Pierre Nkurunziza et son pouvoir ne peuvent pas organiser ces cérémonies. Et pour cause l’ancien Président Pierre Nkurunziza a travesti l’idéal de ces deux héros et ne saurait en conséquence bénéficier de l’honneur de présider des cérémonies en leur mémoire.

Pour ce faire, le CNARED en  collaboration avec la diaspora burundaise vous communiquera les détails de l’organisation de ces festivités.

 

 

Fait à Bruxelles, le 7 octobre 2015

Pour le CNARED,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Porte-Parole Adjoint.

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COMMUNIQUE DE PRESSE : CRIMES CONTRE L’HUMANITE AU BURUNDI

Il y a huit jours, nous avons entamé la présentation de notre rapport concernant les assassinats de civils, lors de la première session du tribunal Russel sur le Burundi. Celui-ci reprenait la liste des personnes assassinées par les forces de l’ordre, les services de la documentation et les milices parallèles. Nous avions montré la lente montée de ces exécutions extrajudiciaires depuis de nombreuses années, les causes profondes de cette montée de la criminalité d’Etat et nous avions détaillé les événements intervenus depuis le mois d’avril dernier.

Tous les indicateurs démontrent que depuis le début du mois de septembre 2015, les assassinats augmentent encore, le nombre et l’ampleur de ceux-ci prenant une dimension tragique.

Hier soir, une fois encore, comme tous les soirs, nous avons été alertés par des témoins particulièrement courageux. Leur voix anonyme ne peut être maintenue silencieuse.

A Mutakura et Cibitoke, des services de police sont descendus en force. Des personnes civiles ont du s’allonger à même le sol. Elles étaient désarmées.

Plusieurs personnes ont été désarmées et ce matin, l’on nous a fait  tenir les photos de corps sans vie retrouvés dans la ville. Les photos ci-jointes en sont l’illustration et ne sont pas exhaustives. Ce sont des corps de presonnes arrêtées la veille selon nos informateurs.

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Nous rappelons que par leur caractère systématique, ces exécutions mises en œuvre selon nos informateurs par des services de l’Etat ou par des services soutenus par l’Etat, constituent des crimes contre l’humanité répréhensibles au titre de l’article 7 du Traité de Rome portant statut de la Cour pénale internationale.

Les autorités militaires, policières et judiciaires du Burundi sont tenues d’enquêter et de procéder à l’arrestation des auteurs, coauteurs et complices de ces crimes.

Désiré UWAMAHORO, responsable de la Police a été photographié à Mutakura. Il doit être convoqué et auditionné. Au besoin, il doit être suspendu dans l’exercice de ses fonctions dans l’attente de la tenue d’une enquête concernant les événements survenus hier en soirée.

Il faut analyser la chaine de commandement. Des crimes contre l’humanité d’une telle ampleur ne peuvent être commis sans assentiment de responsables politiques. Les ministres de l’intérieur et de la Défense sont les premiers responsables de cette chaine de commandement et ils doivent s’expliquer : quand ont-ils été informés de ces événements, quels instructions ont-ils donné ???

Le procureur général ne peut se dérober à ses responsabilités au niveau judiciaire, à peine d’être concerné par des poursuites également. Les crimes contre l’humanité ne peuvent rester impunis et l’absence d’enquête sérieuse et d’arrestation des responsables dont certains sont bien connus de la population, s’apparente à une complicité de crime contre l’humanité.

Les défaillances de l’appareil d’Etat et c’est peu dire, justifient une réelle intervention de la communauté internationale. En effet, les crimes d’Etat commis actuellement tous les jours à doses bien calculées, obligent à quitter le stade de l’incantation oratoire.

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Une mission doit être envoyée au Burundi par les Nations Unies pour enquêter sur les crimes commis actuellement. La Cour pénale internationale doit avancer de façon ostensible et active dans la gestion de ce dossier et les premiers mandats d’arrêts doivent être délivrés.

Le procureur général du Burundi doit être sommé de participer aux efforts de justice.

L’Union européenne doit élargir la liste des personnes sanctionnées par elle en ce qui concerne la délivrance de visas et le gel des avoirs. Les mêmes mesures doivent être prises parallèlement par l’Union Africaine et les Etats Unis.

Les responsables politiques qui dirigent les policiers, militaires, membres de services de documentation et les chefs des milices doivent être visés par ces mesures.

L’east african community ne peut rester indifférente à cette situation tragique.

Le gouvernement burundais dont la légalité pose d’ailleurs problème, doit être mis en demeure de prouver sur terrain l’arrêt complet des exécutions extrajudiciaires dans les 24 heures et l’ouverture d’une enquête digne de ce nom. Des services de police et de justice peuvent être envoyés par les pays bailleurs de fonds en renfort pour soutenir un travail impartial et sans concession pour quiconque.

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Nous l’avons dit et répété. Nous sommes prêts à collaborer avec nos réseaux de centaines voire de milliers de courageux citoyens qui nous informent quotidiennement.Nous sommes prêts à nous rendre sur place pour participer à ce travail au nom des familles des victimes. Pour soutenir ce travail, il faut du courage politique.

Enfin, depuis des années, nous réclamons la mise en route d’une procédure de protection des témoins. Ces demandes accueillies avec le sourire et la bienveillance, n’ont jamais abouti à la mise en place de programmes concrets de protection des témoins alors qu’il s’agit d’un enjeu vital pour la progression de l’Etat de droit. Actuellement, nos témoins n’osent pas parler par crainte de représailles et on les comprend.

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Aujourd’hui, les crimes contre l’humanité commis dans ce pays justifient une prise de responsabilité et des mesures courageuses.

Nous le disons sans détour : la descente aux enfers du Burundi est en cours. La lâcheté est un crime moral, la première forme de complicité.

 

 

Bernard Maingain

Avocat au Barreau de Bruxelles

Rapporteur sur les assassinats et exécutions extrajudiciaires

Au Tribunal Russel sur le Burundi

 

 

 

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