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La Coopération belge au développement suspend une série d’interventions au Burundi et arrête définitivement la coopération policière

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo suspend le soutien de la Belgique à une série de projets de développement au Burundi. La coopération policière est arrêtée sur le champ. L’arrêt définitif des interventions suspendues et la réorientation des moyens dépendront de l’évolution du dialogue européen avec le Burundi qui débutera d’ici peu.

Maintenant que l’Union européenne va bientôt lancer ses consultations, conformément à l’article 96 de l’accord de Cotonou, la Belgique a décidé d’inscrire la réorientation de sa coopération avec le Burundi dans ce cadre européen. Concrètement, la suspension va s’opérer en deux phases. Les mesures suivent le calendrier de la procédure « article 96 » de l’Union européenne.

1) Phase 1 à effet immédiat : suspension d’une série de programmes 

Plusieurs programmes proches des autorités burundaises ou qui pourraient très facilement faire l’objet de récupération politique sont suspendus avec effet immédiat. Concrètement, il s’agit d’un projet de pavage, du soutien à la justice burundaise et d’appuis à la gouvernance. Les programmes dans les secteurs prioritaires du programme de coopération (agriculture, enseignement et santé) ne sont pas complètement suspendus, seules les activités axées sur l’appui institutionnel le sont. Cette mesure prend elle aussi cours immédiatement.

2)  Phase 2 en cas de résultat négatif du dialogue « article 96 »  : arrêt et réorientation 

Cette suspension s’inscrit dans le processus de dialogue de l’article 96 qui sera bientôt entamé au niveau européen. S’il échoue, les programmes/projets suspendus seront définitivement arrêtés et les moyens ainsi libérés seront réorientés.

La coopération policière, suspendue en mai après les violences commises par la police, est arrêtée sur le champ. Ces derniers temps, le rôle de la police burundaise n’a pas été de nature à justifier une poursuite de la coopération avec la Belgique.

Nouveau programme pour les droits de l’Homme, la bonne gouvernance et des médias libres
Les budgets qui se libèrent seront affectés à des programmes en cours, à condition qu’ils améliorent le sort de la population et renforcent les contre-pouvoirs. On pense notamment aux ONG, aux syndicats ou aux organisations d’agriculteurs. De plus, un programme consacré aux droits de l’Homme à la bonne gouvernance et à la liberté des médias est en préparation. Il sera financé avec les fonds libérés qui ne peuvent pas être affectés à des interventions en cours.

La Belgique a d’emblée soutenu un processus d’élections libres et inclusives. Il s’agit d’un levier essentiel pour donner toutes ses chances au Burundi de se développer, pour y améliorer la situation des droits de l’Homme et pour favoriser la croissance économique durable.

Perspective de progrès
Lorsque la nouvelle liste des pays partenaires a été établie en mai de cette année, le Burundi a été sélectionné comme pays partenaire de la Coopération belge au développement. La Belgique a ainsi confirmé son engagement vis-à-vis du Burundi et des Burundais. Le gouvernement fédéral a toutefois aussi indiqué qu’il appliquait, dans le cadre du développement international, une perspective de progrès : si le Burundi prenait la mauvaise direction, la coopération serait réexaminée et il ne serait plus possible d’envisager un nouveau programme de coopération classique.

L’annonce de la suspension des moyens belges intervient un jour après que la Commission européenne ait prononcé une interdiction de voyage et un gel des avoirs à l’encontre de quatre Burundais qui mettent à mal la stabilité politique au Burundi.

Alexander De Croo, ministre de la Coopération au développement a déclaré : “C’est une décision que nous prenons à contre-cœur ; la Belgique reste très impliquée dans l’amélioration du sort des Burundais et le développement du Burundi. Mais les circonstances actuelles nous poussent à intervenir. L’instabilité politique fait payer un tribut de plus en plus lourd à la population burundaise : 200.000 personnes sont en exil, la fragile économie burundaise est en berne et le gouvernement burundais s’isole de plus en plus. Nous espérons aboutir au plus vite à un dialogue avec des résultats positifs pour les Burundais.”

Le ministre De Croo souligne qu’il s’agit d’une réorientation et non d’une suppression des moyens. “Les moyens pour lesquels nous avons la certitude qu’ils profiteront à la population sont maintenus, je pense notamment aux soins de santé”, conclut-il.

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Communique : Invitation à une conférence publique du CNARED

Juste après la marche-manifestation de ce samedi 5 septembre 2015 à Bruxelles, le CNARED animera une conférence publique à l’Hôtel Marivaux, Avenue Adolphe Max 98, 1000Bruxelles, de 16h30 à 19h 30.

Venez nombreux déposer une pierre angulaire au chantier de la Restauration d’un Etat de Droit au Burundi.

 

(Sé) Pancrace CIMPAYE,

Porte-Parole Adjoint.

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CNARED | COMMUNIQUE: la mise sur pied des organes

A la suite de la réunion du Directoire National du CNARED tenue en date du 18 Août 2015 dont l’ordre du jour était la mise sur pied des organes prévus par l’Acte Constitutif, le Président du CNARED, porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale la composition du Bureau du CNARED :

    1. Président : Honorable Léonard NYANGOMA
    2. Premier Vice-président : François NYAMOYA
    3. Deuxième Vice-président : Onésime NDUWIMANA
    4. Secrétaire Exécutif : Pacifique NININAHAZWE
    5. Secrétaire Exécutif Adjoint : Frédéric BAMVUGINYUMVIRA
  • Commission Politique, Processus de Paix et Mobilisation Intérieure :

 

    1. Président : Honorable Bernard BUSOKOZA
  • Commission Diplomatique :

 

    1. Président : Honorable Gervais RUFYIKIRI
  • Commission Sécurité :

 

    1. Président : Alexis SINDUHIJE
  • Commission Finances :

 

    1. Présidente : Euphrasie BIGIRIMANA
  • Commission Communication et Information :

 

    1. Président : Jérémie MINANI
  • Commission Droits de l’Homme, Justice et Solidarité avec les Sinistrés :

 

    1. Président : Vital NSHIMIRIMANA
  • Conseillers et Envoyés Spéciaux du Président :

 

  1. Les anciens Chefs d’Etat ;
  2. Le Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Pie NTAVYOHANYUMA
  3. Les Anciens Présidents de l’Assemblée Nationale
  1. Porte-parole : Chauvineau MUGWENGEZO
  2. Porte-parole adjoint : Pancras CIMPAYE

Chaque Commission comprend également un Vice-président, un Secrétaire et autant de membres que de besoin.

 

 

 

Bruxelles, le 20 août 2015

 

Hon. Léonard Nyangoma

President

 

 

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CNARED | COMMUNIQUE SUR LE COUP D’ETAT DU PRESIDENT SORTANT PIERRE NKURUNZIZA CONTRE L’ACCORD D’ARUSHA ET LA CONSTITUTION.

Malgré tous les appels à la raison lui adressés par la Communauté nationale et internationale au respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution, le Président sortant Pierre Nkurunziza vient de franchir le rubicon en opérant un coup d’Etat contre l’Accord d’Arusha et la Constitution à l’occasion d’une comédie de prestation de serment.

 

De ce fait accompli, le CNARED :

 

  • Ne reconnait naturellement pas Pierre Nkurunziza comme Président de la République du Burundi ;
  • est toutefois disposé à discuter avec lui-même les conditions et les modalités de son départ et de l’organisation de la transition sans lui ;
  • dans le cas contraire, prendra d’autres mesures qui s’imposent pour sauver la Nation de cette dérive totalitaire ;

 

  • appelle la population à rester calme face à cette provocation de plus, et à rester cependant vigilante face à la brutalité institutionnelle qu’augure ce coup de force.

 

Par ailleurs, le CNARED appelle les Nations Unies, l’Union Africaine, la Communauté Est Africaine, l’Union Européenne, les Etats Unis d’Amérique et l’ensemble de la Communauté internationale à :

 

  • continuer à soutenir la population burundaise dans cette tragique épreuve en ne reconnaissant aucune institution issue de la mascarade électorale de cette année ;
  • contraindre le Président sortant à négocier son départ.

Fait à Bruxelles, le 20/8/2015

 

Hon.Leonard NYANGOMA

                                                                       Président

 

                                                                                                      

MOTION DE SOUTIEN AU CNARED.

Le 1er Août 2015 à Addis Abeba l’opposition burundaise et la société civile ont mis en place, Le Conseil National  pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et la Restauration de l’Etat de Droit, CNARED en sigle, une plateforme qui constitue une alternative à l’oligarchie de Pierre Nkurunziza. Comme son nom l’indique l’objet de cette plate forme est la restauration d’un Etat de  droit au Burundi et le respect de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha pour la paix et la Réconciliation au Burundi.  D’une source autorisée, nous apprenons que le  Président du  CNARED, l’Honorable Léonard Nyangoma a fini les consultations pour la mise en place de toute la structure.   C’est dire qu’au CNARED,  toutes les batteries sont en marche pour redonner l’espoir au peuple burundais.

La Rédaction de votre site MPORE BURUNDI  rend un vibrant hommage au CNARED et lui souhaite pleins succès. MPORE BURUNDI rend un hommage appuyé au leader du CNARED, l’Honorable Léonard Nyangoma qui a déjà lancé une offense diplomatique pour vulgariser les nobles idéaux de cette alternative au pouvoir de facto de Bujumbura. MPOREBURUNDI salut chaleureusement l’annonce imminente de toute la structure du CNARED. Dans ce combat contre le coup d’Etat de Nkurunziza Pierre contre le pacte inter burundais d’Arusha, MPORE BURUNDI  assure au CNARED son soutien indéfectible.

Fait à Arusha, le 19 Août 2015

Pour MPORE BURUNDI,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Directeur des Publications.

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Communiqué du porte parole du secrétaire général des Nations Unies.

Le Secrétaire général prend acte de la suspension sine die du dialogue inter-burundais, entamé sous la facilitation de l’Ouganda le 14 juillet 2015, conformément aux recommandations du sommet des Chefs d’État de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) du 6 juillet 2015. Le Secrétaire général salue les efforts du président ougandais Yoweri Museveni et de l’EAC, et appelle les organisations et les partenaires du Burundi à œuvrer de concert afin d’aider les Burundais à régler pacifiquement leurs différends.

Le Secrétaire général note que la suspension du dialogue intervient alors qu’aucun accord n’a été trouvé sur un ensemble de questions susceptibles de contribuer à la création d’un environnement propice à la tenue d’élections crédibles et pacifiques, conformément aux recommandations pertinentes de l’EAC et de l’Union africaine.

Dans ce contexte préoccupant, et suite à la décision du gouvernement du Burundi d’organiser le scrutin présidentiel le 21 juillet, le Secrétaire général appelle les autorités à tout faire pour assurer la sécurité et la tenue pacifique de ce scrutin. De même, il appelle toutes les parties à s’abstenir de commettre toute forme de violence qui pourrait compromettre la stabilité du Burundi et de la région.

Le Secrétaire général réitère son appel à la reprise d’un dialogue franc entre toutes les parties et les exhorte à éviter de saper les progrès accomplis en matière de démocratie depuis la signature des Accords d’Arusha.

Le Secrétaire général rappelle que conformément au mandat du Conseil de sécurité pour une observation du processus électoral avant, pendant et après les élections, la Mission d’observation électorale des Nations Unies au Burundi (MENUB) continue de remplir ses fonctions et qu’elle a déployé à cette fin des observateurs sur tout le territoire du Burundi. Le Secrétaire général invite toutes les parties à faciliter l’accomplissement de leur mission et demande en particulier au gouvernement d’assurer la sécurité des observateurs.

 

http://www.un.org/sg/statements/index.asp?nid=8847

Communiqué du Conseil de l’Union Européenne

Conclusions du Conseil sur le Burundi

 

Le 22 juin 2015, le Conseil a adopté des conclusions sur le Burundi.

L’impasse politique au Burundi, la dégradation de la situation sécuritaire et économique, comportent des effets graves pour la population et des risques pour la région toute entière. Face à cette situation critique, l’UE salue la mobilisation de la région pour trouver une issue. Les décisions sur la situation au Burundi adoptées par le Sommet de l’Union Africaine (UA) le 13 juin, ainsi que les conclusions du Sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) du 31 mai dernier, fixent un cadre incontournable pour permettre au Burundi de sortir de la crise.En rappelant les conclusions du Conseil du 16 mars et du 18 mai 2015, l’UE partage la conviction exprimée par l’UA, la CAE et les Nations Unies (NU) que seuls le dialogue et le consensus, dans le respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution du Burundi, permettront de trouver une solution politique durable dans l’intérêt de la sécurité et la démocratie pour tous les Burundais. Elle appelle, et s’engage à soutenir, tous les acteurs burundais à reprendre le dialogue sur toutes les questions faisant l’objet de divergences entre les parties.L’Union européenne appelle à respecter pleinement les conditions identifiées par l’UA et la CAE, indispensables à la crédibilité et au bon déroulement du processus électoral de façon pacifique, inclusive et transparente, et dans le plein respect pour les libertés politiques, y compris la liberté d’expression. L’UE appelle à un renforcement de la coordination, soutient les efforts de médiation conduits par l’UA, la CAE et les NU, et se tient prête à appuyer la mise en œuvre des mesures concrètes récemment annoncées par l’UA. Tant la CAE que l’UA ont clairement déclaré que des conditions propices à l’organisation des élections ne sont pas réunies actuellement. Il est fort probable que ces conditions ne puissent pas être réunies dans les délais prévus par la constitution burundaise. L’UE exhorte le gouvernement du Burundi à accepter la réalité de ce constat et à répondre dans les meilleurs délais aux décisions du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA par des actes concrets.Tout comme le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, l’UE exprime sa forte préoccupation quant au nombre de victimes et aux cas de violations graves des droits de l’homme depuis le début de la crise, notamment les abus attribués aux forces de sécurité et membres des Imbonerakure. Elle demande aux responsables de cesser tout acte provoquant ces violences et exhorte les autorités burundaises à faire toute la lumière sur ces évènements et à amener les responsables devant la justice. L’UE réitère qu’il ne peut y avoir d’impunité pour les personnes responsables de violations graves des droits de l’Homme, et que ces personnes doivent être tenues individuellement responsables et rendre des comptes devant la justice. Dans ce contexte, l’UE attache une importance particulière au déploiement immédiat des observateurs des droits de l’Homme et des experts militaires annoncés par l’UA.L’UE est déterminée à adopter, le cas échéant, des mesures restrictives ciblées à l’encontre de ceux dont l’action aurait conduit ou conduirait à des actes de violence et de répression, à de graves violations des droits de l’Homme, et/ou entraverait la recherche d’une solution politique dans le cadre proposé par l’UA et la CAE. A titre préventif, le Conseil demande à la Haute Représentante d’initier un travail préparatoire en ce sens.L’UE rappelle les obligations de l’accord de Cotonou en matière de respect des droits de l’homme, des valeurs démocratiques et de l’Etat de droit et la possibilité d’entamer les procédures de consultations prévues dans l’accord, y compris à l’article 96.
En fonction de la réaction du gouvernement burundais aux décisions du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA et des développements à venir, l’UE est prête à entamer ces procédures, y compris dans le domaine de la coopération, pour assurer que le Burundi respecte les dits engagements.
L’UE souligne que les obligations de l’accord de Cotonou s’appliquent également à l’ensemble des états parties à l’accord.L’UE exprime également sa vive préoccupation par rapport au flux continu de réfugiés vers les pays voisins. Elle réitère son soutien aux organisations humanitaires présentes dans la région qui répondent aux besoins immédiats des refugiés. Elle salue les autorités des pays d’accueil pour leur politique d’ouverture et d’accueil à l’égard des populations cherchant refuge au-delà de leurs frontières.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Ce vendredi 12 juin 2015, un débat a été organisé à la RTBF entre Monsieur Willy Nyamitwe, le Conseiller Spéciale du  dictateur Nkurunziza et le Coordinateur de l’ADC-IKIBIRI à l’étranger, Monsieur Pancrace Cimpaye. Sous l’insistance de Monsieur Willy Nyamitwe, deux photos ont été prises, une au studio et une autre devant une des studios de la RTBF. Pour celle-ci, le Coordinateur de l’ADC-IKIBIRI qui redoutait le montage de ces photos à des fins malsains à exigé que la journaliste Françoise  de la RTBFsoit entre Nyamitwe et Cimpaye. Les journalistes présents à la sortie de ce studio, dont Damien Roulette et Françoise, sont témoins de cette réserve.

Malgré cette mise en garde contre tout usage abusif de ces deux photos, une photo malveillante trafiquée d’Edouard Nduwimana, Pancrace Cimpaye et Willy Nyamitwe circule sur les réseaux sociaux. Cette photo procède d’un montage grossier et tendancieux.

Que ce montage de plus ne nous détourne pas de notre noble mission de bouter dehors l’oligarchie de Nkurunziza qui n’a que quelques jours.

A ce propos, dans tout pays en situation conflictuelle comme le Burundi, l’icône de la paix et de la réconciliation en Afrique du Sud, prix nobel de la paix, Monsieur Nelson Mandela recommande si bien que pour combattre son adversaire, il faut le connaître, discuter avec lui. De ce fait discuter avec le Conseiller du Ciel et de la Terre de l’autocrate Pierre Nkurunziza, Monsieur Willy Nyamitwe, au sortir d’un débat houleux à la RTBF, est un devoir et une aubaine pour démolir l’oligarchie de Bujumbura.

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Coordinateur de l’ADC-IKIBIRI à l’étranger.

« BURUNDI, LA DEMOCRATIE EN PERIL »

LA BELGIQUE HAUSSE LE TON CONTRE NKURUNZIZA ET SA CLIQUE

 

« Burundi, la démocratie en péril », tel est le sujet abordé par huit conférenciers ce soir du mardi 2 juin 2015 dans l’enceinte de l’Université Libre de Bruxelles.

Les différents conférenciers étaient :

– Tomas Van Acker (Conflict Research Group – Université de Gand)

– Julien Nahayo (Comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise, ex-Ambassadeur du Burundi à Bruxelles)

– Ernest Sagaga (Fédération internationale des journalistes)

– Maria Arena (députée au Parlement Européen)

– Isabelle Durant (députée au parlement Bruxellois)

– Éric David (Professeur émérite de droit international – ULB)

– Valérie Rosoux (Spécialiste de la mémoire et de la résolution des conflits – UCL)

– Peter Moors (Chef de cabinet du ministre de la coopération au développement, Alexander de Croo)

 

Le premier à prendre la parole aura été Monsieur Tomas Van Acker, chercheur et enseignant à l’université de Gand. Connaissant bien le Burundi pour y avoir travaillé et fait des recherches sur les problèmes sociopolitiques que vit ce pays, Monsieur Tomas Van Acker a exposé sur la vraie nature des manifestants et des milices du CNDD-FDD.

 

Monsieur Tomas a tenu à souligner le fait que les manifestants n’ont pas de couleur ethnique bien qu’ils se retrouvent dans les quartiers à prédominance tutsi. Ils sont en majorité des jeunes, de classe sociale inférieure, en majorité des chômeurs mais bien éduqués.

 

Il a tenu à souligner que les propos des tenants du pouvoir à Bujumbura qui font croire que les manifestants sont de la seule ethnie tutsi sont des raccourcis de lecture plutôt ridicules. « Par exemple, insistait-t-il, les jeunes hutu surtout des FNL en provenance des collines environnantes descendent tous les jours pour appuyer les manifestants de Musaga. Même chose au Nord de Bujumbura à Mutakura, où viennent souvent des jeunes hutu en provenance de Bubanza pour appuyer les manifestants ».

 

Il a tenu à préciser encore que les jeunes burundais n’ont pas de perspective et qu’ils sont en majorité frustrés. Même celui qui détient un diplôme, s’il n’adhère pas au parti au pouvoir, il peut dire adieu au travail dans le secteur public ! Et cette discrimination au travail frappe les jeunes de toutes les ethnies.

 

Autre fait, les manifestants ne portent pas d’insignes d’un parti politique quelconque. Ce sont des Burundais tout simplement qui partagent l’idéal d’un lendemain meilleur !

 

Quant aux imbonerakure, Monsieur Tomas a précisé qu’ils sont de deux catégories :

La première catégorie est celle des jeunes burundais appartenant à la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD qui sont idéologiquement formés pour défendre le parti. Ceux-ci ne sont pas armés.

 

La deuxième catégorie est celle des jeunes militairement formés et armés. Ce sont des anciens combattants rentrés du maquis, pour la plupart. Ce sont les vrais miliciens du pouvoir, et ils constituent un très grand danger pour la société burundaise.

 

En contrepartie, a-t-il ajouté, après le coup d’Etat manqué du 13 mai dernier, les jeunes des quartiers contenant les manifestants ont aussi cherché les armes et sont prêts à les utiliser. D’autres en cherchent pour se défendre. En plus, il y a beaucoup de militaires qui ont fait défection. Si cette situation de crise perdure, insiste-t-il, il y a risque d’une rébellion.

 

Le 2ème conférencier à prendre la parole fut l’Ambassadeur Nahayo qui représente le comité de suivi de la crise que vit le Burundi actuellement.

Son exposé concernait les doléances à formuler au Gouvernement belge et à l’Union européenne pour aider le Burundi à sortir de la crise.

Comme préalable aux doléances, l’Ambassadeur Nahayo a expliqué d’abord comment le régime Nkurunziza a préparé petit à petit la descente du Burundi aux enfers :

 

Premièrement, il y a eu le sort à réserver aux partis politiques et la traque des militants du parti FNL. En effet, selon un plan savamment conçu par le pouvoir et exécuté par le Ministre de l’Intérieur, les partis politiques du Burundi ont été divisés, et ce sont les ailes dissidentes qui ont été reconnues au détriment des leaders élus et reconnues par la majorité des membres. Ce système de division a tellement affaibli l’opposition burundaise que le Burundi est tombé sous le diktat d’un monopartisme de fait. Quant aux militants du FNL fidèles d’Agathon Rwasa qui avait une grande popularité dans les populations hutu, ils ont été littéralement massacrés ou complètement réduits au silence.

 

Deuxièmement, le régime Nkurunziza a pris le temps de former sa milice imbonerakure. Les rapports des Nations Unies et de plusieurs ONG étaient explicites à ce sujet, les partis d’opposition et la société civile ont crié mais rien n’y a été fait. Or, en formant une milice destinée à massacrer ses propres populations, le pouvoir Nkurunziza a préparé un enfer pour le Burundi, et nous y sommes, actuellement. Et si cela perdure, un génocide politique voire ethnique pourra avoir lieu au Burundi.

 

Au titre des doléances, l’intervenant a, notamment, formulé ceci :

– Que la Belgique assure le rôle de premier plan pour ramener toute l’Europe à agir d’urgence pour sauver le Burundi ;

– Qu’une forte pression soit faite sur Nkurunziza pour qu’il abandonne ce fameux 3ème mandat ;

– Que la Belgique annonce clairement que le gouvernement issu des élections en cours ne sera pas reconnu par la Belgique ;

– Que le processus électoral en cours s’arrête tout de suite ;

– Que la répression contre les opposants et les journalistes burundais s’arrête ;

– Que des poursuites judiciaires contre les forces de l’ordre qui tirent sur les manifestants soient faites le plus tôt ;

– Que des pourparlers entre le pouvoir de Bujumbura et l’opposition ainsi que la Société civile commencent au plus tôt ;

– Que la Communauté Internationale vole au secours du peuple burundais le plus urgemment possible ;

– Etc.

L’Ambassadeur Nahayo a demandé que tous les points annoncés comme doléances figurent dans les différentes résolutions des parlements belges.

 

Le 3ème intervenant fut le journaliste Ernest Sagaga de la Fédération internationale des journalistes. Son intervention s’orientait vers la situation des médiats et des journalistes privés au Burundi.

 

Selon Monsieur Sagaga, la situation des médiats privés au Burundi est catastrophique. Toutes les cinq radios et une télévision privées du Burundi ont été détruites en un jour par les agents armés du pouvoir.

Les journalistes sont tous menacés de mort et vivent en cachette, ceux qui le peuvent ont fui le pays. Selon une liste à sa possession, insiste-t-il, 35 journalistes burundais vivent en exil maintenant. C’est du jamais vu !

Cette persécution du pouvoir aux médiats privés s’explique par le fait que, après l’affaiblissement des partis politiques par le pouvoir, seuls les médias privés constituaient un contrepoids des messages officiels. Afin de mieux garder le monopole du débat politique, le pouvoir a détruit ces médiats.

M. Sagaga a enfin plaidé pour la protection des journalistes burundais par le système de sécurité des Nations Unies. Et l’urgence s’impose.

 

Le 4ème intervenant était Mme Maria Arena, députée au Parlement Européen. Son entretient portait sur les actions déjà menées et celles envisagées par l’Union Européenne pour sauver le Burundi.

Selon Mme Arena, l’Union Européenne a fait le premier pas en retirant sa mission d’observation aux élections du Burundi. Elle a rassuré que l’Union européenne n’entend pas donner une quelconque caution aux élections éventuelles que prépare le pouvoir de Bujumbura.

Mme Arena a annoncé que le régime de Bujumbura n’a rien vu encore ; que des sanctions plus rigoureuses seront prises la semaine prochaine par l’Union Européenne. Ces sanctions pourront être entre autres, le gèle des avoirs de certains dirigeants burundais coupables des violations massives des droits humains, le refus des visas d’entrée dans tous les pays européens, etc. Elle a aussi insisté sur le fait qu’une forte pression sera exercée sur la France pour qu’elle sorte de sa timidité sur la question burundaise.

 

Le 5ème intervenant était Mme Isabelle Durant, députée au parlement Bruxellois qui est très engagée auprès des organisations des femmes burundaises. Elle a félicité l’engagement des femmes dans la lutte contre le 3ème mandat de Nkurunziza. Elle a tenu à préciser que, avant le coup d’Etat manqué, seules les femmes sont parvenues à manifester jusqu’au centre ville de Bujumbura.

Elle a rassuré qu’elle sera toujours engagée auprès de la femme burundaise et surtout pour la démocratie au Burundi qui ne peut avoir lieu si la constitution et l’Accord d’Arusha ne sont pas respectés.

 

Le 6ème intervenant n’était autre qu’Éric David, professeur émérite de droit international à l’Université Libre de Bruxelles

 

Selon cet éminent professeur, il y a des conditions requises pour que le Conseil de Sécurité des Nations Unies décide d’envoyer une Mission de maintien de la Paix dans un pays donné. Si le Conseil considère que le conflit interne dans un pays quelconque constitue une menace internationale, la décision est rapide. De la même façon, l’incitation au génocide est une infraction internationale qui peut provoquer une prise de décision rapide. Mais les appels à la discrimination raciale (ou ethnique), les encouragements à la discrimination raciale, les appels à la haine ethnique, etc. ne sont pas considérés comme infraction internationale et ne peuvent inciter le Conseil à envoyer une Force de maintien de la paix. Par ailleurs, insiste-t-il, si, avec des éléments convaincants, la Belgique considère que le pouvoir de Bujumbura fait une incitation au génocide, elle devra demander qu’il y ait une réunion du Conseil pour présenter ces éléments et l’inviter à envoyer une Force de maintien de la paix à Bujumbura.

 

Répondant à une question d’un membre de l’assistance qui posait la question de savoir lequel, entre l’Accord d’Arusha et la Constitution qui serait primordial, le Pr. David a répondu : « Les accords internationaux restent toujours primordiaux par rapports aux textes constitutionnels.»

 

Le 7ème intervenant fut Mme Valérie Rosoux, Spécialiste de la mémoire et de la résolution des conflits à l’UCL. Après avoir passé en revue les enjeux du conflit actuel au Burundi et leurs implications sur la région des grands Lacs, elle a montré l’engagement de la Belgique à la recherche des solutions au conflit burundais. Selon Mme Rosoux, la Belgique ne s’engage pas au Burundi pour une question d’intérêts matériels quelconques, c’est plutôt une question de morale, une question d’attachement historique.

 

Le dernier intervenant fut Monsieur Peter Moors, Chef de cabinet du Ministre de la Coopération au Développement, M. Alexander de Croo.

 

Après avoir démontré que le Président Nkurunziza est dans l’illégalité totale en briguant le 3ème mandat, M. Moors a encore une fois rassuré le public sur l’engagement de la Belgique auprès du peuple burundais, mais un désengagement total auprès de Nkurunziza et de son gouvernement actuel et à venir.

M. Moors a martelé que le gouvernement belge ne reconnaîtra ni les résultats des élections que Nkurunziza est en train d’organiser seul, ni les institutions qui en seront issues. « Monsieur Nkurunziza, insiste-t-il, ne sera pas reconnu par la Belgique comme Président de la République du Burundi ».

 

Il a précisé que, en dehors d’autres dons et aides, la Belgique débloque chaque année cinquante millions d’euros (50.000.000 €) comme fonds d’appui au développement du Burundi. Ces 50 millions ne seront plus octroyés au gouvernement de Bujumbura. Mais la question reste la pénalisation du peuple burundais qui mourra de faim. M. Moors a précisé que le Gouvernement belge a déjà commencé à identifier des organisations locales par lesquelles il pourra faire passer des financements directs pour assouvir la souffrance de la population. C’est la seule solution envisageable.

 

Une question lui a été posée concernant l’orientation éventuelle du pouvoir de Bujumbura vers d’autres bailleurs de fonds qui remplaceraient la Belgique et l’Europe. M. Moors a répondu qu’un pays pauvre comme le Burundi, qui n’a ni pétrole ni sous-sol à vendre, ce n’est pas évident qu’il puisse trouver un partenaire comme la Belgique qui lui verse plus de 50 millions d’euro par an seulement au titre d’une coopération morale. « Je vous rassure qu’ils ne le trouveront pas », insiste-t-il.

 

Après les exposés des différents conférenciers, l’atmosphère était très détendue dans une salle pleine à craquer. Les organisateurs eux-mêmes étaient surpris de l’afflux massif des Burundais, des africains de différents pays et des Belges venus écouter les méandres de cette crise burundaise et les solutions y afférentes. Les organisateurs ont du ouvrir un autre amphithéâtre et y ont installé une sonorisation permettant à ceux qui n’avaient même pas eu où mettre le pied d’y aller pour y suivre le débat.

 

Parmi ceux qui ont pris la parole dans le public, il y avait un membre du « Balaie citoyen » burkinabé qui encourage les manifestants burundais à ne pas se fatiguer mais qui insiste sur l’organisation des manifestations pacifiques : « Pas de prise des armes s’il vous plaît ! », martelait-il. Un autre intervenant africain était un congolais membre de l’organisation « Filimbi ». Il avait toujours sa carte rouge et son sifflet dans la main et avait présenté ces éléments comme ses bombes de terrorisme. En effet, il venait fraîchement de s’exiler en Belgique pour avoir organisé un mouvement de résistance pacifique contre la violation de la loi au Congo, et le pouvoir l’a traité de terroriste.

 

D’autres interventions de Burundais étaient des contributions ou des compléments, mais deux interventions méritent d’être détaillés : celui de Monsieur Innocent Bano, responsable de soutiens à l’élection de Nkurunziza aux présidentielles prochaines en Europe, et mon intervention à moi, en réponse à cette dernière.

 

Selon Innocent Bano, l’opposition burundaise et la Société civile ne sont constituées que des nostalgiques du pouvoir. Ceux-ci cherchent ainsi à récupérer le pouvoir par tous les moyens y compris la violence. Il responsabilise la Belgique sur son engagement envers les manifestants et l’opposition et non envers le pouvoir.

Ce langage teinté de l’ethnisme à peine camouflé du camp Nkurunziza ne pouvait pas me laisser indifférent. J’ai eu au même moment la chance d’avoir le micro, pace que dans cette foule dont au moins 1/3 avaient les mains en l’air, avoir le micro, c’était une chance inouïe ! Voici mon intervention :

 

« Je m’appelle Anicet Niyonkuru, je suis Président d’un parti d’opposition, le CDP, mais je ne suis pas parmi les nostalgiques du passé dont mon ami Bano vient de parler, pour dire que ce qu’il dit est faux. La crise burundaise est profondément politique, c’est le camp Nkurunziza qui est en train de l’ethniser. Dans l’histoire récente du Burundi, nous avons connu un pouvoir d’un certain Micombero qui, après avoir massacré les Hutu, a appelé à la solidarité des Tutsi ! Et voilà que Nkurunziza copie le faux modèle ! Il viole la loi fondamentale, il viole la constitution et les accords d’Arusha et appelle à la solidarité des Hutu. Et les Hutu naïfs ou irresponsables le suivent, exactement comme les Tutsi naïfs ou irresponsables ont suivi Micombero en 1972 !

Sinon, moi-même qui vous parle, je suis hutu, mais je ne peux pas suivre un Hutu qui mène le pays vers l’hécatombe !

Ensuite, j’aimerais dire que je n’ai pas senti une position ferme et contraignante de la Belgique envers le pouvoir de Bujumbura ! Vous devez savoir qu’on enregistre 4 morts en moyenne par jour ! Et au moment où les policiers tirent sur les manifestants à mains nues, Nkurunziza joue à côté au football ou danse et chante quelque part dans ses meetings. On appelle ça un sadisme d’Etat.

 

Il y a donc urgence d’intervenir pour protéger le peuple qui souffre et qui meurt. Que la Belgique collabore avec la CPI pour lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les assassins déjà connus. Il faut que Nkurunziza parte et que le Burundi ait la paix. Il faut d’urgence un gouvernement de transition qui prépare les élections libres et transparentes, des élections où chaque parti qui le veuille participe sans avoir peur des milices. Il faut faire en sorte que Nkurunziza arrête de violer les textes fondamentaux du pays. Après la démission des deux membres de la CENI, Nkurunziza commence à faire des tractations pour les remplacer. Mais la loi ne le lui permet pas parce qu’il aura violé l’article 104 de la constitution. Il est maintenant démissionnaire et n’a pas le droit de signer un décret-loi ! De la même façon, l’Eglise catholique vient de retirer ses membres des CEPI et des CECI. S’il les remplace, il aura violé les articles 6, 16 et 17 du décret-loi n° 100/76 du 12 mars 2012 relatif à la création et au fonctionnement de la CENI (résumé de ces articles : Art.6 : il faut 4/5 pour des prises de décisions à la CENI ; art.16 et 17 : les membres des CEPI et des CECI sont nommés au plus tard 2 mois avant le déroulement du premier scrutin au niveau national).

 

Pour dire que, que Nkurunziza continue les élections sans une CENI complète, il sera dans l’illégalité totale ; que Nkurunziza complète la CENI et ses démembrements et continue les élections avec une CENI illégale, il sera aussi dans l’illégalité totale. Je vous remercie ! »

 

Mes doléances :

– La crise burundaise est actuellement au cœur de l’Afrique, au cœur de l’Europe, au cœur du monde. Et partout, le langage est le même : Nkurunziza le dictateur s’entête et se maintient, comment sauver le peuple burundais ?

– Avec la prise de position ferme de la Belgique, si Nkurunziza se maintient, que le peuple burundais s’apprête déjà à une misère sans nom, une misère que le Burundi n’avait jamais connue ;

Mon énième demande : Que Nkurunziza démissionne le plus tôt possible pour sauver le minimum de ce qui reste de sa personnalité ; qu’il s’en aille pour que mon peuple ait la paix et le pain !

 

Tuv-i buja…. tuje ku murongo !

 

Fait à Bruxelles, le 03.06.2015

Anicet Niyonkuru,

Président du parti CDP

Participant à la conférence-débat du 02 juin 2015 à Bruxelles

 

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Lettre aux partis et coalitions politiques burundais actuellement en campagne aux côtés de Nkurunziza

À l’attention de :
1. Mr. Sylvestre Ntibantungaya (candidat de Ijambo)
2. Mr. Domitien Ndayizeye (candidat de RANAC)
3. Mr. Jean Minani (candidat de Frodebu-Nyakuri)
4. Mr. Gerard Nduwayo (candidat de l’Uprona)
5. Mr. Agathon Rwasa (candidat de Mizero y’Uburundi)
6. Mr. Jean de Dieu Mutabazi (candidat de COPA)
7. Mr. Jacques Bigirimana (candidat du FNL)
Messieurs,
En dépit de la cruauté des évènements consécutifs à la violation de la constitution
par Mr. Nkurunziza, vous avez choisi de lui venir en aide et de l’accompagner dans
ses mésaventures.
Pour cela, vous avez décidé de poser vos candidatures aux côtés de la sienne et
bien évidemment vous continuez comme lui à faire campagne comme si rien n’était.
En âme et conscience seriez-vous fières de vous-mêmes en allant totalement à
l’encontre :
– Des sacrifices qu’endure la population burundaise ; vos propres concitoyens ?
– Aux cris et aux appels à la raison de la société civile ainsi que les autres partis
politiques qui ont choisi la voie du peuple, qui est celle de la légalité ?
– De tous les efforts que l’ensemble de la communauté africaine et internationale
est en train de faire pour forcer Nkurunziza à mettre fin à cette course
mortifère ?
Pour ce qui nous concerne, au nom de la Communauté Burundaise de Belgique, le
comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi
– Constate avec étonnement et profonde déception le mépris que votre attitude
témoigne envers les accords d’Arusha et la constitution burundaise.
– Constate avec effarement le peu de considération que vous portez à l’égard de
la population burundaise qui jour après jour descend dans les rues pour
contester et exiger de Nkurunziza le strict respect de la constitution et des
accords d’Arusha.
– Constate avec consternation que les flots de sangs à travers tout le Burundi et
dans la capitale Bujumbura en particulier, ne vous font aucun effet.
– Constate avec indignation que les flux de réfugiés vers les pays voisins du
Burundi ne vous inspirent aucune compassion.
Ceci est d’autant plus troublant que certains d’entre vous sont de ceux qui ont
négocié les accords d’Arusha.
Comment peut-on comprendre, que d’anciens présidents de la république, que
d’anciens ambassadeurs et d’autres personnalités sensées être mieux éclairées pour
défendre un Etat de droit au Burundi, puissent souiller leur honorabilité en acceptant
de se mettre en compétition avec un hors la loi qui un certain 26 avril 2015 a décidé
d’ignorer les accords d’Arusha, de déchirer la constitution et qui au jour le jour verse
le sang de son peuple qui ne réclame qu’une seule chose :
Le strict respect de la constitution, celle-là même sur laquelle il a juré par deux
fois, respect et fidélité lors de son entrée en fonction.
Comme le dit l’adage : «Ikiza kirahera, mugabo igihemu kibi ntigihera».
Nous attendions de vous la dignité des « bashingantahe », aux côtés de votre
population pour exiger un retour à la légalité et à l’éthique démocratique.
Nous avons du mal à réaliser que du haut de vos titres les uns aussi
respectueux que les autres, vous puissiez faire montrer de si peu de
discernement en étalant au grand jour une telle étroitesse d’esprit et un tel
niveau d’opportunisme. Comme l’on dit : « ba mpemuke ndamuke ! »
Cependant, nous ne désespérons pas, c’est pourquoi :
– Nous vous demandons de faire montre d’un minimum de solidarité avec
votre peuple pour exiger la dignité et arrêter cette course déshonorante.
– Nous vous demandons de vous retirer publiquement et sans délais de
cette campagne qui ne rime à rien.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi,
réaffirme que le retrait de la candidature de Mr. Nkurunziza qui viole la constitution et
les accords d’Arusha, est une condition sine qua none pour la tenue des élections
régulières au Burundi.
Nous considérons que toute association à ce projet indigne qui viole les textes
fondamentaux du pays par Mr. Nkurunziza, est à la fois un acte de haute trahison
contre le peuple burundais et un acte de compromission de la paix et de la stabilité
de toute la sous-région.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise que traverse
le Burundi.
Fait à Bruxelles, le 27 mai 2015
Mames Bansubiyeko

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Communique rélatif à l’assassinat de Zedi Feruzi

COMMUNIQUE DE PRESSE.

Ce samedi 23 Mai 2015 vers 19 heures, le leader du parti UPD-ZIGAMIBANGA, Monsieur Zedi Feruzi a été sauvagement assassiné avec un de ses gardes par des éléments de la garde du Président Pierre Nkurunziza.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger présente ses condoléances les plus attristées à la famille des disparus, au parti UPD-ZIGAMIBANGA ainsi qu’à toute la famille opposé au troisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger condamne énergiquement cet acte ignoble et dénonce par la même occasion les agissements du pouvoir finissant du président Nkurunziza Pierre qui tentent d’occulter la véritable identité des policiers responsables de cet assassinat.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rappelle au Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza, qu’il est particulièrement responsable de ce sang des innocents qui ne cesse de couler depuis le 26 Avril 2015, jour du début de la contestation de son troisième mandat illégal.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger demande aux manifestants de ne pas céder à cette provocation et de garder le cap de la non-violence. Il salue la détermination du peuple burundais, dans la rue, de combattre pour la dignité de tout un peuple.

L’ADC-IKIBIRI croit dur comme fer que ce sang des innocents qui crie vengeance au ciel, loin de casser l’élan du combat pour les vertus de la démocratie, va plutôt renforcer cette résistance pour un Burundi nouveau.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger lance une fois de plus un cri d’alarme à la solidarité internationale afin qu’elle vienne secourir le Burundi qui sombre dans un bain de sang perpétré par le président Pierre Nkurunziza.

Fait à Bruxelles, le 24 Mai 2015,

Pour l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Coordinateur.

CONFERENCE DE PRESSE DE MAITRE BERNARD MAINGAIN ET L’AMBASSADEUR JULIEN NAHAYO SUR LE DRAME BURUNDAIS

Ce mercredi 20 Mai 2015 à 15h 30, à l’avenue Tédesco, no.7 à Audergem ( Bureau Xirius) dans le Royaume de Belgique, l’un des avocats conseil de la société civile burundaise, Maître Bernard Maingain, en compagnie du sage Ambassadeur Julien Nahayo, animent une conférence de presse sur la situation tragique que connaît le Burundi.

THEME : BURUNDI- UN PEUPLE A MAINS NUES FACE A LA VIOLANCE D’ETAT. LES EVENEMENTS  EVOLUENT  PLUS VITE QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE.

Dans sa note d’invitation de la presse, Maître Bernard Maingain dit ceci:

 » La situation prend un tour tragique au Burundi. Nous recevons jour après jour des informations de plus en plus alarmantes. Le personnel humanitaire quitte le pays tout comme le personnel non essentiel des ambassades. La pression sur les journalistes est énorme et les leaders de la société civile se cachent.

La dérive tragique se déroule sous nos yeux. Aujourd’hui les résolutions s’avèrent insuffisantes. Il faut à minimum une intervention d’une mission d’observation des nations Unies et il faut s’apprêter à préserver la sécurité des habitants avec l’appuie d’une force d’intervention, si le Burundi sombre dans la tragédie et l’horreur. »

VENEZ NOMBREUX POUR APPREHENDER LA GRAVITE DE LA SITUATION AU BURUNDI!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

adc-ikibiri

Lettre de l’Honorable Léonce Ngendakumana à la CNI.

Objet: Candidature de l’ADC-IKIBIRI aux présidentielles

Monsieur le Président,

Considérant la négation et la violation flagrantes de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi ainsi que la constitution de la République du Burundi qui se sont déjà matérialisées par la candidature du Président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandant strictement prohibée par ces textes fondamentaux de la République, nous avons l’honneur de vous informer de ce qui suit :

L’ADC-IKIBIRI ne présentera jamais un Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi tant que la candidature anticonstitutionnelle du Président Pierre Nkurunziza ne sera pas retirée ou rayée de la liste des candidats.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, L’assurance de notre considération très distinguée.

(Sé) Léonce NGENDAKUMANA

Président.

CPI à :

  • Coalitions, Partis politiques, Indépendants (Tous)

INVITATION A UNE MARCHE MANIFESTATION DES BURUNDAIS DE BELGIQUE

Le comité de suivi de la crise politique et institutionnelle burundaise constitués des Burundais de divers horizons ici en Belgique, porte à la connaissance de la communauté burundaise de Belgique et des pays voisins, à tous les amis et partenaires du Burundi, qu’une marche-manifestation en faveur de la paix et de la sauvegarde des accords d’Arusha est organisée ce  dimanche 10 Mai de 14H  à  16H30 à Bruxelles
Plus que jamais tous les Burundais toutes tendances confondues sont vivement appelés à s’associer à leurs compatriotes qui succombent sous les balles des policiers supposés les protéger.  Venez avec familles et amis voler au secours de la démocratie et de ces accords longuement négociés et durement acquis. Cette marche qui n’est pas la dernière des actions, vous concerne tous Burundaises et Burundais, vous tous partenaires et amis du Burundi.
Venez nombreux avec bougies en signe de flambeaux de la paix, laissez par contre de côté toute insigne ou uniforme à caractère politique.
HEURE ET LIEU DE DEPART : 14 :00  PLACE DU TRONE (A côté de la statue du Roi Léopold II)
DESTINATION : PLACE DU LUXEMBOURG (Où  on procédera au discours de circonstance et à la collecte d’une contribution en faveur des victimes de la barbarie orchestrée par les policiers et les miliciens   de Pierre  Nkurunziza.
Fait à Bruxelles le mardi 5 mai 2015,
Pour les Burundais de Belgique, les Organisateurs
CONTACTS :
Bruxelles Capitale  Brabant Flamand-Brabant Wallon
Aimé Sugar Napolé: 0476786578                                                   Aimé Magera :0477259561                                                                   JB  NDAHABONIMANA :0485177485                                          Parfait Rukundo: 0465419867

Province de Liège et du Luxembourg
Bedetse Frédéric :   0496153887                                               Bakunda Athanase : 0485633857

Francis Nzeyimana:  0489251692                                          Nzisabira Jonathan :   0484059581
Province de Hainaut
Pancrace CIMPAYE : 0492 51 23 61
Flandre Orientale et Occidentale
Magambo Assumani:   049215774                                       Dieudonné Habarugira    : 0497242183                                   Philippe Ndagijimana:   0487104696                                        Patricia  Ntarima       :
Province d’Anvers
Liberat Ntibashirakandi : 0498104650                                       Divine Niyungeko :       0488923248
Marcelline Kandava

ippd

Communiqué de presse de l’IPDD sur l’arrestation de 2 leaders de la Société Civile africaine.

Ce Dimanche 15 mars 2015 à Kinshasa deux figures de proue de la société civile africaine, Monsieur Fadel Barro, leader sénégalais du mouvement «Y’en a Marre» et Monsieur Oscibi Johan, leader du Mouvement burkinabè « Balai Citoyen » ont été arrêtés lors d’une conférence organisée par le mouvement « Citoyen Congolais FILIMBI », mouvement d’action civique de jeunes congolais qui les a invités à animer un séminaire sur l’engagement civique des jeunes et comment participer au processus démocratique dans son pays.

Le porte-parole du gouvernement affirme qu’il leur est reproché de faire la promotion de la violence. Alors que nous savons tous que ce gouvernement craint ces personnes pour le rôle important que leurs organisations jouent dans la lutte pour la reconquête des libertés en Afrique. Il faut savoir que la lutte pour la reconquête des libertés fondamentales en Afrique est un combat de longue date, et donc, le gouvernement de Kinshasa ne peut nullement ramener à la seule activité régulièrement organisée par le mouvement citoyen congolais légalement institué, ou prétendre que les jeunes de la RDC ne sont pas en mesure d’échanger leur expérience avec leurs collègues appartenant aux mouvements citoyens actifs dans plusieurs autres pays en Afrique, notamment au Sénégal et au Burkina Faso.

L’Atelier ayant été régulièrement organisé et les invités ayant obtenu de manière régulière et suivant les procédures légales établies sur la demande et l’obtention de Visa d’entrée en République Démocratique du Congo, les accusations dont se prévoit le gouvernement congolais ne sont que l’expression des actes d’un régime qui ne cherche qu’à réprimer et à museler toute action citoyenne de reconquête des droits et libertés, comme cela fut le cas lors des événements de janvier dernier.

En conséquence l’IPDD tout en dénonçant ces arrestations, exige la libération immédiate et sans condition de ces deux dignes fils du continent africain, ainsi que de toute autre personne arrêtée arbitrairement et irrégulièrement détenus par les services de sécurité et de police congolais, lors de cette conférence. L’IPDD appelle les partenaires bi et multilatéraux de la RDC de prendre acte des abus et exactions commis par les autorités congolaises, d’exercer une pression afin que soient libérés et sans condition ces activistes citoyens.

L’IPDD est une plateforme qui rassemble des partis, des personnalités politiques et des organisations de la société civile de 12 pays du continent africain afin de s’opposer à la violation de l’ordre constitutionnel pour des intérêts personnels ou visant l’affaiblissement du principe électif au suffrage universel direct. Elle promeut l’alternance démocratique et pacifique dans la gouvernance des Etats en Afrique.

Fait à Bruxelles, le 16 Mars 2015

 

Pour l’IPDD, Benelux

 

John’s Mbulula, Représentant IPDD Benelux