CITATION DU 6 DECEMBRE 2015

« On ne meurt pas riche de ce qu’on a fait, on meurt pauvre de ce qu’on n’a pas fait. » Frédéric Dard cité par Jeune Afrique no.2862.

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L’Union Africaine préoccupé par la situaion au Burundi.

Addis Abéba, le 6 octobre 2015: La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, continue de suivre de près l’évolution de la situation au Burundi. Elle est, en particulier, préoccupée par l’aggravation de l’insécurité ainsi que par la multiplication des actes de violence et d’atteinte aux droits de l’homme, qui font peser une sérieuse menace sur la paix et la stabilité au Burundi et dans la région. Elle exprime la ferme condamnation par l’UA de cette situation et de ces actes inacceptables, et souligne la nécessité d’une action soutenue de lutte contre l’impunité.

La Présidente de la Commission appelle tous les acteurs burundais à faire montre de la plus grande retenue et à s’abstenir de tous actes et propos de nature à exacerber davantage la situation. Elle souligne la nécessité d’un véritable dialogue politique impliquant tous les acteurs concernés, seule voie pouvant permettre au Burundi de surmonter les graves difficultés actuelles et de préserver les acquis enregistrés grâce à l’Accord pour la paix et la réconciliation d’Arusha. Dans ce contexte, elle renouvelle le soutien de l’UA aux efforts de médiation dirigés par le Président Yoweri Museveni de l’Ouganda, au nom de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE). Elle lance un appel pressant pour la reprise rapide de la médiation de la CAE, et demande à toutes les parties burundaises d’œuvrer à cette reprise ainsi que d’apporter leur coopération pleine et entière à la CAE.

La Présidente de la Commission exprime la pleine disponibilité de l’UA à continuer à travailler avec la CAE et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi qu’avec les Nations unies et les autres partenaires concernés, en vue de promouvoir durablement la paix, la sécurité et la stabilité au Burundi et dans la région.  – See more at: http://www.peaceau.org/fr/article/l-union-africaine-exprime-sa-preoccupation-face-a-l-evolution-de-la-situation-au-burundi-et-renouvelle-son-appel-au-dialogue#sthash.QZ231DSC.dpuf

CITATION DU 27 SEPTEMBRE 2015

 » Dieu a deux bras étendus. L’un est assez fort pour entourer de justice, l’autre assez doux pour entourer de grâce. » Martin Luther King

La chute de Pierre Nkurunziza.

La fin des despotes comme Pierre Nkurunziza est connu: la sortie par la petite porte à la Mobutu. Cette triste réalité devrait rassurer nos compatriotes qui sont découragés par l’étendue des atrocités de l’oligarchie de Pierre Nkurunziza. Ce dernier va partir. C’est une question de temps.Mais pourquoi Nkurunziza doit-il tomber comme une feuille morte dans un proche avenir? Le tableau suivant devrait vous rassurer:

1° La destruction de l’armée.

Dans son aventure de s’éterniser au pouvoir de force et malgré un bilan largement négatif, Nkurunziza est parvenu à diviser l’armée en deux parties: celle qui le soutien et celle opposée à son aventure. C’est dans ce conflit dichotomique qu’il faut situer la tentative d’assassiner le chef d’Etat Major de l’armée, le général-major Prime Niyongabo. En outre le coup de force manqué du 13 Mai 2015 rentre dans le même registre. Cette division de l’armée pousse Nkurunziza à se cacher, à fuir les burundais et à changer de résidence à tout bout de champ.

Nkurunziza sans résidence protégée.

La peur au  ventre, Nkurunziza redoute même son ombre. Il a peur de passer une nuit au palais présidentiel habituel de Bujumbura. Il avait déménagé vers Ngozi mais il vient de découvrir que s’il devait s’enfuir à partir de Ngozi que le Rwanda voisin risque de ne pas être très coopératif; dès lors il a décidé de déménager vers Gitega, au centre du Burundi. Mais ceux qui connaissent ce palais de Gitega savent bien que l’édifice est loin d’être un rempart.

3° Nkurunziza en déplacement avec une unité pléthorique.

L’autre épée de Damoclès qui est sur la tête de Nkurunziza, c’est ce dispositif sécuritaire pléthorique qui l’accompagne dans ses déplacements. En effet il se déplace dans une colonne de 17 véhicules avec deux compagnies. Le long de sa route, on détache tout un bataillon. Autant dire que quand le président à vie de Ngozi bouge sa sécurité est surveillé par plus ou moins 1000 hommes. La question qui se pose est celle de savoir qui surveille les milles hommes? Et si le danger venait de cette sécurité pléthorique?

4° Un cortège qui roule à tombeau ouvert.

Conscient du forfait d’usurpation du pouvoir, Nkurunziza exige une vitesse de 180km par heure. A cette vitesse, même un oiseau qui lui couperait la priorité suffirait pour mettre le cortège sens dessus dessous, sans qu’une seule balle siffle!

5° Les sanctions économiques et le divorce avec le FMI.

Le gouvernement du Burundi fonctionne avec  un appuie budgétaire de 52%  qui vient des partenaires économiques étrangers. Or le coup de force de Nkurunziza et sa clique pousse ces bailleurs de fonds à fermer le robinet. Bientôt Nkurunziza sera incapable de payer les fonctionnaires. Or le malaise qui mine l’armée conjugué avec un manque de la solde constitueront un cocktail explosif contre le pouvoir en place. Tabu Abdallah, Ministre des Finances, qui s’est permis de solder plusieurs comptes en faveur de la mascarade électorale n’a même pas pu participer à Washington à une réunion du FMI. Par ce geste il a presque divorcé d’avec les institutions de Bretton Woods pour cet exercice budgétaire.

6° L’arrogance contre les américains et les diplomates étrangers.

Cette semaine passée, la police-milice de Nkurunziza a arrêté et retenu toute une nuit durant un véhicule avec une immatriculation de l’ambassade des Etats Unis. Le lendemain le véhicule devait être fouillé de fond en comble sans rien trouver de suspect. C’est un geste maladroit qui affiche une animosité du pouvoir en place à Bujumbura contre les Etats Unis d’Amérique.

En date du 17 septembre le Ministère des Affaires étrangères burundais devait sortir une note verbale où il précise que tout contact avec la plus haute autorité burundaise devra préalablement passer par le tamis du ministère. C’est dire que Nkurunziza ne recevra plus les diplomates étrangers en poste à Bujumbura ou les envoyés spéciaux. Il a décidé de couper tout contact avec le monde; un isolement irrationnel motivé par une arrogance aveugle. Mais Nkurunziza est-il suffisamment fort pour narguer le monde entier? Est-il suffisamment puissant pour cracher à la figure du monde entier?

7° L’Eglise catholique opposée à cette dérive totalitaire.

Ce n’est plus un secret pour personne, la toute puissante Eglise catholique burundaise est opposée à la dérive totalitaire de Nkurunziza. Ce coup de force contre la loi n’a pas été salué par le clergé. L’absence de cette force morale du côté de Pierre Nkurunziza est un handicap majeur qui devrait le pousser réfléchir deux fois.

Dieu et les gri-gri de Nkurunziza.

Le Dalaï Lama décrit bien le jeu de Nkurunziza avec la religion. Pour le Dalaï Lama:  »  La religion ne transforme pas les hommes en criminels;ce sont les criminels qui utilisent la religion comme alibi de leur soif de pouvoir ». Nkurunziza a pris la religion et Dieu comme un jouet ou un somnifère devant l’aider à endormir les burundais pendant que la corruption, la concussion, les massacres, la haine , la vengeance sont les outils de travail du même chrétien.

Dieu ne peut pas cohabiter avec les maux suscités encore moins avec les gri-gri que Nkurunziza va jusqu’à importer de l’Afrique de l’Ouest. Le Dieu d’Amour, le Dieu des opprimés , le Dieu des veuves et des orphelins ne pourra tolérer pendant longtemps ce jeu de Nkurunziza.

9° La corde ethnique et la régionalisation de cette campagne ethnique.

La dictature de Bujumbura en perte de popularité est dans une campagne de caresser la corde ethnique hutu. Pour cette oligarchie, la crise qui mine le pays procède d’une volonté des tutsi de revenir au pouvoir. Pour ce faire ce pouvoir en perte de vitesse entend fédérer tous les hutu du Burundi et du Rwanda pour mener un combat ethnique contre les tutsi. C’est dans cette dynamique que le recrutement des FDLR pour renforcer la milice qui sème la désolation au Burundi a été effectué. Répondant à cette sollicitation, les milieux hutu rwandais de la diaspora sont devenus dans leurs écrits des porte-parole de Nkurunziza et ses meilleurs avocats. ( A SUIVRE)

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

 

ILS ONT DIT

« Je suis dans mon troisième mandat. Selon la loi, je ne peux pas me présenter pour un autre mandat. Je ne peux pas. Je ne peux pas. Je pourrais gagner une autre élection, mais je ne peux pas… Parfois cela est une source de conflits, comme au Burundi. Personne ne doit être président à vie. » Barack Obama, président américain au siège de l’Union Africaine.

Ils ont dit

« Si des présidents africains ne respectent pas leurs constitutions, les USA aideront les peuples des pays dont des chefs d’Etats sont fin mandat à se prendre en charge. » Linda Thomas Greenfield, envoyé spéciale des Etats-Unis d’Amérique pour la région des Grands-lacs.

CITATION DU 12 JUILLET 2015

« Des fois la paix se retrouve de l’autre côté d’un champ de bataille. » Anonyme

CITATION DU 11 JUILLET 2015

« Au risque d’embraser le pays, il réprime l’opposition et impose son calendrier électoral, les yeux rivés sur un seul objectif: obtenir un troisième mandat le 15 juillet. Jusqu’où ira Nkurunziza? »  Olivier Caslin dans jeune Afrique du 5 au 11 Juillet 2015

ILS ONT DIT

« Dès le lendemain de cette sinistre élection ( 15 Juillet 2015), il faut que le président Nkurunziza soit combattu », Une député Belge

ILS ONT DIT

« Nous souhaitons que les chefs d’Etat s’investissent personnellement dans cette affaire en raison de sa gravité. Le Burundi glisse actuellement dans le chaos. La situation sécuritaire se dégrade à vue d’œil. Près de 140000 personnes sont réfugiés dans les pays voisins. L’armée est divisée. Il y a des fissures très nettes à l’intérieur du parti au pouvoir. Le président de l’assemblée nationale a trouvé refuge en Belgique en disant qu’il a eu peur pour sa vie. Le deuxième vice-président, membre du parti au pouvoir, a également fui à l’étranger. Ce pays  est en réel danger! »Abdoulaye Bathily, Médiateur de l’ONU dans la crise burundaise.

CITATION DU 22 JUIN 2015

« Le fait de s’incliner n’humilie pas l’agresseur mais l’élève » Gandhi

Présidentielle: Deux mandats suffisent.

Ce petit commentaire est tiré du courrier des lecteurs de Jeune Afrique no.2840 du 14 au 20 Juin 2015. Il est signé DJEFF B. MUNGBONDZ:
« En Afrique, partout dans les pays où les chefs de l’Etat achèvent un deuxième mandat, grande est la tentation d’en accomplir un troisième, en dépit de la Constitution et de l’opposition des populations. Heureusement la plupart de ces chefs d’Etat sont désormais pris à leurs propres pièges:les injustices sociales qu’ils ont eux-mêmes contribué à alimenter font naître des résistances. Et plus rien ne sera plus comme avant.
Le peuple africain veut du changement. Le continent a besoin d’une nouvelle génération de dirigeants politiques, prête à accepter les règles du jeu démocratique. Deux mandats suffisent pour mettre en œuvre un programme. Nombre de pays, ailleurs, s’y tiennent; pourquoi pas sur le continent? La vie est courte, particulièrement en Afrique. Nos dirigeants devraient éviter de sacrifier celle de leurs compatriotes par pur calcul égoïste. »

CITATION DU 26 MAI 2015

« Une patrie se compose de morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent » Ernest Renan

CITATION DU 25 MAI 2015

 » A qui venge son père, il n’est rien d’impossible » Pierre Corneille

CONFERENCE DE PRESSE DE MAITRE BERNARD MAINGAIN ET L’AMBASSADEUR JULIEN NAHAYO SUR LE DRAME BURUNDAIS

Ce mercredi 20 Mai 2015 à 15h 30, à l’avenue Tédesco, no.7 à Audergem ( Bureau Xirius) dans le Royaume de Belgique, l’un des avocats conseil de la société civile burundaise, Maître Bernard Maingain, en compagnie du sage Ambassadeur Julien Nahayo, animent une conférence de presse sur la situation tragique que connaît le Burundi.

THEME : BURUNDI- UN PEUPLE A MAINS NUES FACE A LA VIOLANCE D’ETAT. LES EVENEMENTS  EVOLUENT  PLUS VITE QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE.

Dans sa note d’invitation de la presse, Maître Bernard Maingain dit ceci:

 » La situation prend un tour tragique au Burundi. Nous recevons jour après jour des informations de plus en plus alarmantes. Le personnel humanitaire quitte le pays tout comme le personnel non essentiel des ambassades. La pression sur les journalistes est énorme et les leaders de la société civile se cachent.

La dérive tragique se déroule sous nos yeux. Aujourd’hui les résolutions s’avèrent insuffisantes. Il faut à minimum une intervention d’une mission d’observation des nations Unies et il faut s’apprêter à préserver la sécurité des habitants avec l’appuie d’une force d’intervention, si le Burundi sombre dans la tragédie et l’horreur. »

VENEZ NOMBREUX POUR APPREHENDER LA GRAVITE DE LA SITUATION AU BURUNDI!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

CITATION DU 22 AVRIL 2015

« Nul être humain n’est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n’est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu’il considère à tort comme entièrement mauvais. » Gandhi