L’évasion de Charles,une gifle de la police à Pierre Nkurunziza!

Charles Nzeyimana, un des grands piliers du parti MSD, qui a été emprisonné à plusieurs reprises par le pouvoir de Pierre Nkurunziza vient de s’échapper de façon spectaculaire de la prison de Rutana ce jeudi 13 avril 2017 en plein jour. Emprisonné depuis le 8 mars 2014,cet ancien président du MSD en Mairie de Bujumbura a bénéficié de la complicité et de la bénédiction de certains responsables de la police.

Cette implication de la police dans l’évasion d’un éminent membre du MSD est un signe évident et une leçon qui démontrent à suffisance que l’oligarchie de Bujumbura peut suspendre ou interdire le parti MSD sur papier mais ce grand parti reste et restera gravé dans les cœurs des burundais. Chaque jour qui passe, avec les déboires à répétition du pouvoir en place, agrandit le cercle des membres et sympathisants de ce parti d’alternance.

Cette évasion de Charles Nzeyimana, qui est une gifle de la police en pleine figure de Pierre Nkurunziza rappelle la tendance électorale de 2010 dans les casernes où le parti MSD avait raflé la mise dans les communales. Rappelons qu’au lendemain de ce constant de la popularité du MSD dans les casernes, Monsieur Pierre Nkurunziza a été obligé de changer sa garde; celle-ci ayant aussi largement voté pour le MSD.

Ceci explique cela! Voilà une des raisons qui pousse la dictature de Pierre Nkurunziza à avoir peur du parti d’Alexis Sinduhije. Voilà pourquoi le CNDD-FDD qui redoute la popularité du MSD envisage de le supprimer! Voilà pourquoi Pierre Nkurunziza refuse systématiquement depuis 2010 des élections libres, justes,démocratiques et ouvertes à tout le monde!

Cher Charles, bon retour parmi les tiens! Ta liberté est le meilleur cadeau de Pâques que le ciel vient d’offrir au parti MSD! Pasika Nziza à tous!

(Sé) Pancrace Cimpaye,

Coordinateur du MSD en Europe.

Le 11/11/ à 11 Heures: Les Burundais manifestent devant la C.P.I

Le 18 Octobre 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza, président de facto du Burundi a décrété le retrait du Burundi du Statut de Rome de la Cour pénale Internationale. Cette décision malheureuse est un aveu de culpabilité du pouvoir de facto de Bujumbura. Rappelons que, au mois de septembre, le rapport d’Enquête indépendant des experts des Nations Unies a, à juste titre, révélé les cas graves de crimes contre l’humanité, de tortures et une menace de génocide au Burundi. Le responsable de cette tragédie étant le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Ce dernier croit à tort que le retrait du Burundi du Statut de Rome de la CPI est une garantie d’une impunité totale sur tous les crimes suscités. Est-ce que ce retrait donne carte blanche à la dictature de Bujumbura de tuer à perpétuité? Voilà la question qu’il faudrait poser, à ses pays africains qui, comme une traînée de poudre, ont emboîté le pas à Pierre Nkurunziza en retirant leur pays de la CPI. Le prétexte d’une CPI à la solde des blancs contre les africains omet de pointer du doigt l’injustice de la Justice de certains pays africains devenu un outil de répression de toute voix discordante. Si l’appareil judiciaire à la  solde de ces dictateurs devient un rouleau compresseur contre l’opposition, la presse et la société civile, quoi de plus normal qu’on se tourne vers la CPI!

Voilà une raison qui va pousser les forces vives de la nation burundaise à manifester devant les bureaux de la CPI à La Haye, ce 11 Novembre 2016 à 11 heures. Ce jour d’anniversaire de la signature de l’armistice, le CNARED-GIRITEKA, la principale plate-forme politique de l’opposition burundaise, la Société civile Burundaise ainsi que la Diaspora burundaise se donnent rendez-vous à la CPI pour réclamer la justice internationale au Burundi. Nous voulons démontrer à la face du monde et des oppresseurs africains, que des africains réclament la justice de la CPI au Burundi. Ce jour-là,les forces vives de la nation burundaise lanceront une fois de plus ce cri d’alarme: «  Quand Pierre Nkurunziza massacre son peuple, la CPI a l’obligation de l’arrêter! Madame Bensouda, venez nous sauver, Nkurunziza veut nous exterminer tous! »

Puisse ce 11.11.11, jour de la fin de la Première Guerre Mondiale, être le début de la fin des crimes du pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza!Tous les burundais sont conviés à ce rendez-vous honorable et mémorable de La Haye. JUSTICE POUR NOS MORTS, nous clamerons!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Résolution de Genève, une lueur d’espoir?

Depuis que les experts des Nations Unies ont rendu public le Rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies faisant état des crimes contre l’humanité et d’un danger de génocide au Burundi, le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza ne tient plus en place. Bujumbura fait n tapage sans bornes pour étouffer cette triste réalité contenu dans ce rapport salutaire. Et tous les moyens sont bons. Ce jeudi 29 septembre 2016, l’oligarchie de Bujumbura a exigé aux manifestants, devant le bureau des droits de l’homme des Nations Unies à Bujumbura, de pleurer. On aura tout vu!

Ce cirque de pleurer est une offense et un coup de poignard aux familles des burundais qui viennent de passer une année dans un deuil permanent. Pensons aux pleurs de la famille du jeune Komezamahoro Népomuscène! Pensons aux pleurs de la famille du journaliste d’Iwacu Jean Bigirimana! Pensons à la famille de l’Adjudent Eddy Claude Nyongera! Pensons aux pleurs de la famille du Général de brigade Kararuza! Pensons aux pleurs des familles de plus de 1000 victimes de la barbarie meurtrière que dénonce l’EINUB!

La seule note positive de ces larmes de crocodiles est que la communauté internationale a enfin identifié le point qui fait mal à la dictature de Bujumbura, jusque là insensible à toutes les pressions. La justice internationale,une arme redoutée par Bujumbura. Dès lors la résolution HRC33  saluée aux quatre coins cardinaux par le peuple burundais devrait être exécutée dans les meilleurs délais. Cette démarche doit permettre à la CPI d’accélérer la procédure de traduire en justice les bourreaux de Bujumbura. La Haye n’a pas le droit d’hésiter car son action au Burundi est réclamé par tout un peuple. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Bruxelles ou Washington qui exigent la CPI au Burundi!

L’impunité a trop duré au pays! Et c’est elle qui est la source des crises à répétition au Burundi! Nkurunziza et ses amis ne chantent-ils pas toujours que les autres ont aussi tué, pourquoi pas eux! Trop, c’est trop! Le temps est venu d’arrêter cette spirale de la violence où c’est le plus violent qui est intronisé. Les bourreaux doivent être derrière les barreaux et non au pouvoir!

Prions pour que l’onde de choc provoquée par le rapport d’EINUB et  cette résolution HRC33 de ce 30 septembre 2016 soient une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Amen.

Pancrace Cimpaye.

Communiqué de presse relatif à l’arrestation de Gervais Niyongbo

1. Alors qu’il était en mission de travail au Sud du Burundi, à Nyanza-Lac, Monsieur
Gervais Niyongabo, président du parti FEDES-SANGIRA et membre du Directoire du
CNARED-GIRITEKA a été arbitrairement arrêté par la garde présidentielle ce
mercredi 28 septembre 2016. Il a été conduit dans les sinistres cachots du Service
National de Renseignement (SNR) à bord d’une camionnette de la garde
présidentielle, plaque n° 26394.
2. Le CNARED-GIRITEKA condamne vigoureusement cette arrestation arbitraire par la
garde présidentielle et demande la libération immédiate de Monsieur Gervais
Niyongabo qui est aussi membre de la délégation aux pourparlers d’Arusha.
3. Cette arrestation illégale est une preuve de plus que l’arbitraire préside dans la
violation massive des droits de l’homme par le pouvoir de facto de Monsieur Pierre
Nkurunziza.
4. Le CNARED-GIRITEKA réfute le mobile grotesque et mensonger de l’arrestation de
Monsieur Gervais Niyongabo tel qu’annoncé par le porte-parole de la Police M. Pierre
Nkurikiye : « Participation aux bandes armées et atteinte à la Sureté de l’Etat ». Ce
credo est un alibi adopté par le pouvoir d’oppression de Bujumbura pour arrêter et
éliminer tout opposant.
5. Le CNARED-GIRITEKA saisit cette malheureuse opportunité pour confirmer que le
contenu du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies (EINUB) est véridique.
De ce fait, il réitère sa demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre
toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir l’irréparable au Burundi.
6. Le CNARED-GIRITEKA prend à témoin le facilitateur dans la crise burundaise, son
Excellence William Benjamin Mkapa, qui doit comprendre que l’arrestation d’un
membre de sa délégation aux pourparlers d’Arusha est un prélude à un sabotage de ce
processus.
Pour le CNARED-GIRITEKA,
Pancrace Cimpaye
Porte-parole

La destruction de l’armée finira par détruire Pierre Nkurunziza!

A la veille de la déclaration de Monsieur Pierre Nkurunziza de rempiler pour un troisième mandat illégal et criminel, le Chef d’Etat-Major  Général de l’armée, le général-Major Prime Niyongabo réunissait une partie de l’armée pour les préparer à la répression de toute voix qui s’opposerait à cette volonté de Nkurunziza. Plusieurs réunions de mobilisation ont été tenues à l’endroit des seuls anciens FDD; des fois c’était à Carama , d’autres fois au café Iwabonabantu.

A cette époque-là, on pensait que la fureur de cette mobilisation allait s’abattre uniquement sur les hommes politiques et leurs bases. Personne n’avait envisagé que le courroux du 3è mandat cruel allait aussi s’abattre sur les corps de défense et de sécurité. Aujourd’hui le drame d’un ratissage ethnique qui secoue l’armée est une bombe qui fait froid au dos. En effet une chasse à l’homme contre les anciens membres des Forces Armées Burundaises( ex-FAB) de l’ethnie tutsi a pris une dimension plus que préoccupante. Ils sont arrêtés,torturés,humiliés,exilés ou exécutés.

Cette persécution à outrance qui vise la seule composante ethnique tutsi de l’armée se fait au vu et au su d’un certain Emmanuel Ntahomvukiye, tutsi dit Ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Le jour de sa nomination à la tête de ce ministère, ces anciens collègues du Ministère de la Justice ont cru à une farce ou un poisson d’avril! En effet ceux qui l’ont côtoyé lui reconnaissent des insuffisances notoires. La question qui se posait était de savoir comment l’autorité nanti des pouvoirs de nomination n’était pas au courant de la santé mentale de ce personnage!

Mais la réponse est claire, on ne cherchait pas une lumière mais un tutsi de service, autiste, qui exécute sans réfléchir les ordres d’en haut. Aujourd’hui le véritable Ministre de ce département est le Général Prime Niyongabo assisté par l’homme d’affaires Vénérand Ntikazohera. Le pauvre Emmanuel Ntahomvukiye a pour tâche quotidienne de récolter quelques miettes de commissions sur les gros marchés de l’armée. A un moment il détenait aussi au Mess des officiers le service qui vend les brochettes. Nanti de ces « privilèges », les tutsi de l’armée peuvent être exécutés, persécutés ,traumatisés ou pousser à la désertion, c’est le cadet de ses soucis.

Mais la déchéance de l’armée ou la destruction de l’armée, un des piliers de l’Accord d’Arusha est au bout du compte orchestrée par Monsieur Pierre Nkurunziza. Mais il joue avec le feu. Inoculer le venin de ségrégation ethnique dans ce corps, placer à sa tête un ministre incapable, Nkurunziza peut penser que c’est le moyen judicieux de rester au pouvoir éternellement. Mais cette déstructuration de l’armée possède en elle-même les germes de la destruction du pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza. Nkurunziza doit le savoir, la destruction de l’armée finira par le détruire Pierre Nkurunziza.

Shaka Théopiste.

Norbert Zongo parle aux Burundais.

On a vu des manifestations ce week-end organisées par l’oligarchie de Pierre Nkurunziza, en réponse au rapport EINUB. Ce rapport qui met le doigt sur les crimes commis par le pouvoir de facto de Bujumbura a  provoqué un séisme au sein des seigneurs qui règnent sur le Burundi. De ces manifestations, deux leçons sont à retenir:

  1. Ce rapport a déjà le mérite d’avoir mis fin à une illusion au sein du pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza, celle d’une impunité indéterminée garantie. Le tapage de ce week-end est un signe qui ne trompe pas.
  2. Un grand nombre de manifestants ont été contraints de venir ou ne savaient pas pourquoi ils étaient dans ces manifestations. A cette catégorie de manifestants pitoyables, un internaute nous a fait partager une pensée du célèbre journaliste burkinabais, Norbert Zongo, mort assassiné le 13 décembre 1998: » Il y a un mensonge, le vrai: quand un homme applaudit sans comprendre; Quand un homme ferme les yeux pour ignorer la vérité; Quand un intellectuel troque sa conscience et son âme pour des biens matériels; Quand par peur de la mort ou simplement de certains désavantages, un homme sourit au malfaiteur, au tyran et au voleur; Quand un peuple refuse de se battre, de se responsabiliser parmi les autres; Et quand un dirigeant agit comme s’il avait inventé son pays, quand il ruse avec les lois.Ce mensonge tue les hommes et les nations. » Ces manifestations qui ne sont qu’un écran de fumée pour protéger les auteurs de la folie meurtrière qui a emporté plus de 1000 burundais ne fera pas le poids. Les faits sont réels et accablants!

         (Sé) Shaka Théopiste

Rapport EINUB: La panique en coulisses!

La publication du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) qui accuse le pouvoir de Bujumbura des crimes contre l’humanité et d’un génocide rampant, a semé la panique dans les rangs de Pierre Nkurunziza. Ainsi le rapport est tombé comme un coup de massue sur la tête des décideurs de Bujumbura.Ils avaient toujours cru que les crimes qu’ils commettent à longueur de journée depuis le 26 avril 2015 allaient échouer au bord d’un lac d’impunité dans le quel nage le Burundi depuis son indépendance.

Pour faire face à ce rapport désagréable et très dangereux, Nkurunziza a vite réuni les siens pour peaufiner l’angle d’attaque. Il a été décidé d’organiser à travers tout le pays des manifestations contre ce rapport. Dans ces manifestations il faut démontrer que les tutsi ne sont pas inquiétés au Burundi. En revanche il faut faire comprendre aux hutu que la communauté internationale organise un complot pour chasser les hutu du pouvoir. L’autre stratégie qui a été adoptée est de brandir la menace d’arrêter les négociations d’Arusha si l’épée de Damoclès de ce rapport reste suspendu sur leur tête.

Malgré ce compromis dégagé de cette réunion de crise, une partie de l’entourage de Pierre Nkurunziza est rentré soucieux. De plus en plus ils réalisent que Nkurunziza perd la force de protéger le groupe mafieux. Certains proches du numéro un burundais commencent à envisager la suite de l’aventure sans Nkurunziza.  » Avec Nkurunziza au sommet de l’Etat, on risque de tout perdre. Sans Nkurunziza, on peut négocier certaines choses », confie cette source. Il devait ajouter:  » Ce rapport, même si on parvenait à l’étouffer, il a démontré que notre système est vulnérable. Tout peut s’écrouler à tout moment. L’opposition que nous avons toujours sous-estimé risque de nous causer du tord ».

Nkurunziza qui doit avoir perçu la perspective de cette fissure renforce sa méfiance et sa sécurité. Mais pour combien de temps? En tout état de cause il y aura un avant et un après le rapport EINUB du 20 septembre 2016. Hier, insensible à toute forme de pression, aujourd’hui, la communauté internationale doit comprendre que l’oligarchie de Bujumbura a une peur bleue de la justice internationale. Au procureur Fatou Bensouda de la CPI de jouer! Elle aura besoin du soutien du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Sé) Pancrace Cimpaye.

LE RAPPORT EINUB: NKURUNZIZA TREMBLE!

Ce 20 septembre 2016, un rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) a été rendu public. Ce rapport vient de mettre à nu tous les horreurs du régime de Pierre Nkurunziza depuis qu’il a décidé de rempiler pour un troisième mandat illégal, le 25 Avril 2016. Des crimes contre l’humanité et un danger de génocide, voilà la substance de ce rapport. Une fièvre a tout de go pris Nkurunziza et sa galaxie. Pour la première fois depuis le 13 Mai 2015, une peur panique a envahi la dictature de Bujumbura.

Celle-ci désemparé, elle n’a pas tarder à attaquer au vitriol les accusations judicieuses de ce rapport salutaire. Cette dictature a osé crié au complot international. Pourtant les faits relevés dans ce rapport sont la pure vérité. Les atrocités répertoriées sont une triste vérité. Voici  17 cas de torture et mauvais traitements relevés au point 54:

1°. Fixation de poids aux testicules.

2°. Broyage des doigts et des orteils avec une pince.

3°. Détention dans un container fermé.

4°.  Forcer les familles à rester à côté du corps d’un proche.

5°. Viol d’une mère en présence de ses enfants.

6°. Forcer une victime à s’asseoir sur l’acide, du verre brisé ou des clous.

7°. injections d’un liquide jaune dans les testicules et d’autres parties du corps, induisant une paralysie.

8°. Coups de couteau et de machette.

9°. Coups avec un câble électrique ou une barre de fer préchauffée.

10°. Brûlures progressives au chalumeau ou à la bombonne à gaz.

11°. Electrocution progressive.

12°. Tirer une corde attachée aux testicules.

13°. Recouvrir la victime d’un mélange d’eau et de sable et frotter ce mélange avec un balai pour boucher les pores de la peau (connu sous le nom « ubutoteza »).

14°. Lier fortement les bras d’une personne derrière le dos pendant plusieurs jours.

15°. Insultes et discours humiliants,y compris à caractère ethnique.

16°. Enfoncer des doigts dans les yeux de la victime.

17°. Attacher la victime au plafond par les pieds (Connu sous le nom « Amagurizege »).

Cette liste est loin d’être exhaustive car le cas de l’adjudant Eddy-Claude Niyongera à qui on a explosé une grenade à la figure dans sa cellule de torture ce 14 septembre 2016 n’est pas cité. Il refusait d’apposer sa signature sur une déposition falsifiée. Alain Guillaume Bunyoni qui a ordonné au porte-parole de la police Pierre Nkurikiye de déclarer que cet adjudant s’est suicidé doit comprendre que le temps des comptes a sonné. Le tremblement de terre qui secoue l’oligarchie de Bujumbura n’est qu’un début. Face aux violations terribles des droits de l’homme au Burundi, la justice internationale devra sévir! Et contrairement à d’autres pays africains, au Burundi,c’est le peuple burundais qui réclame à cor et à cri cette justice de la CPI.

Nkurunziza et les siens ont raison de broyer du noir. Ils n’avaient jamais prévu ce levier de la justice internationale.

A suivre demain (EINUB: Les coulisses de la peur panique chez Nkurunziza).

(Sé) Shaka Théopiste.

 

 

La CNDI entonne le requiem pour Arusha.

Ce mercredi 24 Août 2016, la Commission Nationale chargé du Dialogue Intérieur(CNDI) vient de rendre publiques les conclusions des pseudo-consultations populaires. Au cours d’une conférence de presse animée à Bujumbura à l’hôtel Source du Nil, le président de la CNDI annonce  l’amendement de la Constitution et de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi.Voici quelques points saillants de cet amendement:

1°) Désormais la Constitution primera sur l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. Au demeurant l’esprit et la lettre de cet Accord vont être dénaturés. A ce titre les dispositions qui gênaient le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza vont être supprimés. Adieu ArushaI!

2°) Ainsi le deuxième amendement proposé concerne la limitation de mandats présidentiels. A ce sujet la Commission propose que le chef de l’Etat fasse plus de deux mandats présidentiels. Si le verrous de la limitation des mandats présidentiels saute, l’objet les pourparlers inter-burundais d’Arusha devient caduc. Cette nouvelle disposition met fin ipso facto au dialogue en cours à Arusha. Adieu donc ArushaII!

C’est dans l’attente de ces deux amendements que le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza a joué aux prolongations à Arusha et a claqué la porte de la dernière session.

3°) La loi sur les partis politiques, la Société Civile et les confessions religieuses doit être révisée. Le but ultime de cette révision est de revenir à un monopartisme de fait et à l’anéantissement de tout contre pouvoir. Le pouvoir de facto de Bujumbura veut légaliser la pensée unique en cours. Adieu à la démocratie et à la bonne gouvernance prônées dans l’Accord d’Arusha!

4°) Les anciens Chef d’Etat ne seront plus automatiquement des Sénateurs surtout pas à vie! Ils devront se faire élire! Cette disposition ne vise qu’à dépouiller l’immunité à ces hautes personnalités afin que leur éventuelle arrestation devienne très aisée.

En tout état de cause, l’annonce de la CNDI que Monsieur Pierre Nkurunziza avait salué dans son message du 19 Août 2016, est une signature d’un certificat de décès de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. C’est aussi un enterrement du dialogue conduit par l’ancien Président Tanzanien, Son Excellence Benjamin William Mkapa. La messe de requiem pour ArushaI et ArushaII sera dite dans la session du mois d’octobre 2016 ou au cours d’une session extraordinaire anticipée. Et ensuite? ( A suivre)

(Sé) Pancrace Cimpaye.

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COMMUNIQUE DE PRESSE.

Une année après l’investiture illégale de Monsieur Pierre Nkurunziza comme président de

facto du Burundi, le CNARED-GIRITEKA relève 5 faits graves qui prédisent une

descente aux enfers du Burundi :

1. Dans un élan de dénaturer l’essence de la crise politique qui mine le Burundi, le

CNDD-FDD, parti dirigé par Monsieur Pierre Nkurunziza a sorti une déclaration

incendiaire, ce 16 Août 2016, qui nie le génocide rwandais de 1994.Cette négation du

génocide rwandais a pour objet la provocation et la transformation de la crise burundo-

burundaise en un conflit ethnique régional.

2. Trois jours après cette déclaration incendiaire, le 19 Août 2016, Monsieur Jacques

Bigirimana, devenu Porte-Parole spécial de l’oligarchie de Bujumbura, a enfoncé le

clou, sur les ondes de la Voix d’Amérique, en niant ce génocide et les crimes avérés

commis par le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza. Il devait ajouter sans détours

qu’un plan de génocide est sur la table de Pierre Nkurunziza. Il devait préciser que le

lancement officiel de ce génocide attend que Monsieur Pierre Nkurunziza glisse dans

sa baignoire ou soit frappé par un infarctus !

3. Le 19 Août 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza a dans son discours annoncé la révision

de la Constitution. Cette révision qui mettra fin aux pourparlers inter-burundais

d’Arusha, devra lui octroyé une présidence du Burundi à vie.

4. Et pour cause, au terme du congrès du CNDD-FDD de ce 20 Août 2016, Monsieur

Pierre Nkurunziza est devenu officiellement le Président de ce parti pendant que son

chef de cabinet, le Général Evariste Ndayishimiye est devenu le Secrétaire Général.

Tout compte fait le CNDD-FDD est désormais un parti-Etat qui vient de prendre ses

quartiers dans le cabinet du président de facto Pierre Nkurunziza. Dès lors Pierre

Nkurunziza est le véritable responsable de la descente aux enfers du Burundi.

5. La désignation du Général Evariste Ndayishimiye qui était devenu le principal

commandant de la milice armée IMBONERAKURE renseigne que la machine de

répression vient d’être renforcée et gratifiée. Cette promotion signifie donc que des

rivières de sang des burundais vont continuer à couler.

6. Ces derniers temps, cette répression aveugle a frappé de façon significative les tutsi de

l’armée burundaise. Cette purge ethnique à l’armée prend de plus en plus une

dimension extrêmement dangereuse.

Avec ces 5 faits graves, le CNARED-GIRITEKA réalise que Monsieur Pierre Nkurunziza, est

devenu une menace pour la survie de la nation burundaise. En outre il constitue une menace

pour la stabilité de toute la région. En conséquence face à cette menace dangereuse :

7. Le CNARED-GIRITEKA lance un appel pressant à toutes les forces vives de la nation

burundaise de conjuguer leurs efforts pour arrêter le despote Pierre Nkurunziza dans

son aventure suicidaire d’embraser tout le Burundi.

8. Le CNARED-GIRITEKA lance un appel de détresse à la communauté internationale

afin qu’elle prenne conscience de la dimension de la menace qui pèse sur le Burundi et

la région entière. Pour ce faire des mesures drastiques à la hauteur de la menace

doivent être prises sans délais. A ce titre le déploiement d’une force d’imposition de la

paix est plus qu’une nécessité. En substance un embargo économique et sur les armes

s’impose!

9. Le CNARED-GIRITEKA demande en outre que la CPI enclenche sans délais des

poursuites judiciaires contre cette machine de Bujumbura qui massacre son peuple.

10. Le CNARED-GIRITEKA demande au peuple burundais dans toutes ses composantes

de rester uni, solidaire et soudé afin de résister au virus de division et au deuil

permanent imposé par le despote Pierre Nkurunziza.

Fait à Bruxelles, le 22 Août 2016

Pour le CNARED-GIRITEKA,

Pancrace Cimpaye

Porte-parole

RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES BURUNDAIS: DECLARATION RELATIVE A LA RESISTANCE CITOYENNE.

1. Une année après son coup d’Etat électoral et constitutionnel, Pierre

NKURUNZIZA a déjà forcé à l’exil plus de 500 mille burundais, il a déjà

massacré plus de 2200 personnes en majorité des jeunes, il a déjà ordonné

l’emprisonnement arbitraires de plus de 8000 citoyens, plus de 4000

burundais ont été soumis à la torture, plus de 1000 personnes sont

toujours portés disparus, des milliers de femmes et filles ont été soumises

aux viols collectifs de la milice IMBONERAKURE appuyée par certains

éléments de la police et de l’armée, l’économie burundais s’est

complètement effondrée avec un dollar atteignant les 3000 francs

burundais, les libertés publiques n’existent plus, l’espace politique est

hermétiquement verrouillé ; bref le Burundi est devenu un Etat voyou

dans lequel aucune loi nationale ou internationale n’est respectée.

2. Pierre NKURUNZIZA a bloqué les négociations inclusives, il a fermé la

porte au déploiement d’une force africaine ou onusienne d’interposition,

et, au même moment, il accélère le massacre sélectif de tous ceux qui

s’opposent à son troisième mandat tout en accélérant la destruction des

forces de défense et de sécurité du Burundi au détriment de sa milice

IMBONERAKURE qui se comporte comme la milice génocidaire

INTERAHAMWE, le tout devant les yeux du monde entier qui observe

impuissamment.

3. En date du 16 Août 2016, le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a sorti un

communiqué incendiaire qui, tout en reprenant les messages de haine du

régime illégal de Pierre NKURUNZIZA des derniers 18 mois, affirme que

le génocide rwandais de 1994 était un montage des envahisseurs (le F.P.R

soutenu par les Nations-Unies) dans le but de ‘‘détruire le Rwanda et

renverser le pouvoir démocratique de Juvénal HABYARIMANA.’’

4. Dans ce même communiqué, le parti au pouvoir au Burundi affirme que le

Tribunal International pour le Rwanda a été mis en place pour juger ‘‘les

victimes du génocide (les INTERAHAMWE ) parce que, poursuit ce

communiqué, ‘‘les faits de la guerre n’avaient pas pu montrer la

responsabilité génocidaire du pouvoir HABYARIMANA.’’

5. Ces déclarations de négation du génocide rwandais de 1994 combinées au

fait que le parti au pouvoir au Burundi considère les génocidaires

rwandais INTERAHAMWE comme des victimes d’un montage des

Nations-Unies qui visait à les chasser du pouvoir pour y installer les tutsi

du F.P.R, confirment une alliance dangereuse qui existe entre le parti au

pouvoir au Burundi (le CNDD-FDD) et les miliciens génocidaires

rwandais (INTERAHAMWE) regroupés au sein du F.D.L.R.

6. Sur les ondes de la radio voix d’Amérique en date du 18 Août 2016, l’allié

numéro 1 du régime de Pierre NKURUNZIZA, Monsieur Jacques

BIGIRIMANA, a confié qu’en cas d’assassinat de son patron Pierre

NKURUNZIZA, le génocide sera déclenchée et ce qui s’est passé au

Rwanda en 1994 se répètera au Burundi.

7. Considérant que le régime illégal de Monsieur Pierre NKURUNZIZA

oppose une fin de non-recevoir à toute initiative africaine ou onusienne

d’envoyer une force internationale de protection de la population ou

d’observation de la situation des droits de l’homme au Burundi,

8. Partant du principe sacro-saint selon lequel le minimum pour tout

gouvernement est de protéger ses citoyens et constatant que le régime

illégal et illégitime de Monsieur Pierre NKURUNZIZA a non seulement

échoué à accomplir cette mission mais aussi continue de piloter une

campagne d’extermination de tous ceux qui s’opposent à sa terreur,

9. Le Rassemblement des Démocrates Burundais :

a. trouve que le peuple burundais n’a d’autres choix que de s’unir dans

toute sa diversité afin de lutter pour sa survie et celle de la démocratie

burundaise en détruisant le régime criminel de Monsieur Pierre

NKURUNZIZA.

b. appelle le peuple burundais à soutenir la ‘‘Révolte Démocrate’’ qu’il a

initié depuis le 31 Juillet 2016 consistant en une désobéissance civile

généralisée visant l’asphyxie total du régime criminel de Monsieur

Pierre NKURUNZIZA.

c. considère que malheureusement, une résistance armée s’impose pour

mettre fin aux atrocités de masse du régime criminel de Monsieur

Pierre NKURUNZIZA et surtout pour empêcher un autre génocide

dans la région des grands Lacs.

d. considère que si aucune force internationale de protection de la

population et d’imposition de la paix n’est envoyée au Burundi, le

peuple burundais doit se mettre à la disposition des mouvements de la

résistance armée RED-TABARA et FOREBU, de les soutenir par tous

les moyens et de n’obéir qu’à leur seul commandement concernant

toutes les questions de défense et de sécurité du Burundi.

e. rappelle aux leaders des mouvements de résistance armée burundaise

leurs obligations de respecter le droit international humanitaire et de

se garder de tout agissement contraires aux buts et principes de la des

Nations-Unies.

Fait à Musenyi, le 22 Août 2016

Pour le R.D.B

Jérémie MINANI

LE CANADA ACCUSÉ DE PLANIFIER UNE « INVASION »

LE CANADA ACCUSÉ DE PLANIFIER UNE « INVASION »

Le Canada est en train de « concocter » un plan visant à « renverser les institutions démocratiquement élues du Burundi », accuse le parti au pouvoir à Bujumbura.

La récente tournée africaine du ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, avait pour objectif de préparer « la venue d’une force d’invasion au Burundi », affirme un communiqué publié mardi soir par le Conseil national de défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD).

La tournée du ministre Sajjan, terminée lundi, avait pour objectif d’évaluer le rôle accru que pourrait jouer le Canada au sein des missions de maintien de la paix des Nations unies (ONU).

Accompagné par le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire ainsi que l’ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Louise Arbour, le ministre Sajjan s’est rendu en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda, de même qu’en Tanzanie et en République démocratique du Congo, deux pays voisins du Burundi.

Le choix de ces destinations n’est pas « une simple coïncidence », affirme le communiqué signé par le président du CNDD-FDD, Pascal Nyabenda, qui demande aux pays de la région « de rejeter toutes doléances » du Canada concernant le déploiement d’une force onusienne au Burundi ou ailleurs dans la région.

« Les communications des partis politiques au Burundi n’engagent qu’eux », a déclaré à La Presse Willy Nyamitwe, le conseiller en communication du président burundais Pierre Nkurunziza, affirmant ne pas savoir si son patron reprenait à son compte les propos de son propre parti.

Le Burundi est secoué par une violente crise politique depuis la candidature, puis la réélection pour un troisième mandat du président Nkurunziza ; plus de 500 personnes ont été tuées et 280 000 autres se sont réfugiées à l’étranger.

DALLAIRE ET ARBOUR ÉCORCHÉS

Le communiqué écorche au passage le général Dallaire, qui dirigeait la mission de l’ONU durant le génocide au Rwanda voisin, en 1994, l’accusant d’avoir aidé les troupes rebelles de Paul Kagame à prendre le pouvoir à Kigali et de vouloir maintenant soutenir les rebelles burundais.

Le président burundais Pierre Nkurunziza, un Hutu, accuse depuis des mois son homologue rwandais Paul Kagame, un Tutsi, de vouloir déstabiliser son pays.

« Le Canadien Roméo Dallaire revient dans la région pour faire au Burundi ce qu’il a fait au Rwanda. »

— Pascal Nyabenda, président du CNDD-FDD

Louise Arbour est également dénoncée avec virulence, elle qui a été procureure en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

« Tout le monde sait qu’elle a eu la mission au [TPIR] de charger les victimes du génocide », accuse le CNDD-FDD, qui affirme qu’elle voudrait maintenant « monter des accusations contre les autorités burundaises afin de les expédier à [la Cour pénale internationale] à La Haye ».

Ni Roméo Dallaire, ni Louise Arbour, ni le cabinet du ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion n’ont souhaité réagir à ces propos.

« RHÉTORIQUE DE CONSPIRATION »

Les accusations de Bujumbura n’étonnent pas Thierry Vircoulon, conseiller supérieur à l’International Crisis Group, qui y voit la réaction d’« un gouvernement aux abois ».

Les autorités burundaises « se cherchent des boucs émissaires étrangers, estime le chercheur. Ils tirent sur tout ce qui bouge. »

Si cette « rhétorique de conspiration » n’est pas nouvelle, Thierry Vircoulon constate cependant un durcissement du discours des autorités burundaises, qu’il attribue à la dégradation de la situation intérieure.

« Le régime est en grande difficulté », dit-il, évoquant le manque de devises, les problèmes sanitaires comme la multiplication des cas de choléra, les pénuries de médicaments et la violence.

« Et le problème des gouvernements qui arrivent à bout d’arguments, s’inquiète le chercheur, c’est que ça mène à de plus en plus de violence. »

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How to Fight an African Despot

One bullet tore through his neck, damaging his vocal cords. Others sprayed the car, sending metal and glass flying. Within seconds, the gunman on a motorcycle was gone; despite the bloody scene, Pierre-Claver Mbonimpa, Burundi’s most prominent human rights activist, was alive.

A week later, Mbonimpa would be evacuated from Burundi’s capital, Bujumbura, to Brussels, where he made a full recovery. But the minute that shot was fired on Aug. 3, 2015, Burundi changed. “The message was clear,” says Clementine de Montjoye, advocacy and research officer at the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project. “If an assassination attempt could occur on Pierre-Claver’s life” — the man who received the 2007 Martin Ennals Award for Human Rights Defenders, commonly considered the human rights equivalent of the Nobel Prize — “then no one is safe.”

Since Burundian President Pierre Nkurunziza, whose administration did not respond to requests for comment, decided to run for a third, controversial term last year, the country has become an increasingly despotic state: in the spring of 2015, mass protests against Nkurunziza’s candidacy were met with tear gas and live bullets. After elections in July, the bodies of those believed loyal to the opposition began turning up in the streets. Journalists and human rights advocates fled to neighboring Tanzania, Rwanda and the Democratic Republic of the Congo. But Mbonimpa, or “Mutama” (“the Wise One”) as he is locally known, remained in Bujumbura, denouncing Nkurunziza’s presidential bid and the government’s brutal response to peaceful protests. When I first met him, a month before the presidential election, the gray-haired, soft-spoken advocate was arranging for protesters to arm themselves with plastic whistles to warn each other of police movements in opposition-heavy neighborhoods.

“Now the only problem we have is that we’re running out of whistles!” Mbonimpa exclaimed. The irony of employing plastic whistles against armed police was not lost on him. When I arrived at the office of his organization APRODH — the Association for the Protection of Human Rights and Detained Persons — his waiting room was filled with advocates and colleagues seeking counsel. “He’s the only person everyone trusts,” a local journalist told me.

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Pierre-Claver Mbonimpa in 2015.

Source: Getty

Perhaps it’s because Mbonimpa is one of the only activists operating across ethnic lines. “He’s very unassuming, he doesn’t speak like politicians, he doesn’t have a sense of self-importance. He’s an older man and yet he’s lost none of his energy,” says Carina Tertsakian, a senior researcher at Human Rights Watch. Though many of the teenage protesters he guided were witnessing mass civil upheaval for the first time, Mbonimpa had experienced nearly 70 years of it. Born in Ngozi, in northern Burundi, the same region where President Nkurunziza was raised, Mbonimpa was 13 years old at the moment of independence. After earning a diploma in civil engineering, he worked for almost 20 years as a government official, first at the Ministry of Finance and Economic Development Planning as a foreign trade inspector, later in the air and border police in the Congo-Burundi border region.

Then, in 1993, the country’s first democratically elected Hutu president, Melchior Ndadaye, was assassinated by extremists in the Tutsi army. The country was soon engulfed in an ethnically charged civil war, and Mbonimpa, an ethnic Hutu, found himself in the midst of a Tutsi army trying to eliminate the country’s Hutu population — the cleavage is along the same clan lines as the well-known conflict in Rwanda. When he learned of police colleagues planning to attack families in his neighborhood, Mbonimpa confronted them, a decision that cost him dearly. One frightening morning, alleges Armel Niyongere, Mbonimpa’s friend and colleague, the police planted a gun on Mbonimpa’s property, promptly imprisoning him for possessing illegal arms. According to Niyongere, Mbonimpa remained in prison for one year and eight months without appearing before a judge.

Twenty years later, as he explained the circumstances around his arrest in the 1990s, Mbonimpa pointed to the coat rack standing next to his office door where a plain green button-down hung. “That was my uniform in prison,” he said without bitterness. His experience in prison had inspired him to establish the APRODH office in which we sat and where, until the current crisis, he had advocated on behalf of inmates throughout Burundi’s prisons and against extrajudicial killings. “One of the most touching things I can think of is doing a prison visit with Pierre-Claver,” says Tom Gibson, Protection International’s representative for Burundi.

For years the organization and Mbonimpa were able to operate freely. But in May 2014, he ended up in prison again after making allegations on national radio that Burundian youth were being sent to the neighboring Democratic Republic of the Congo for military training. The short imprisonment “raised Burundi’s profile,” says David Khode, senior policy and research officer at the World Alliance for Citizen Participation. “A lot of people got to know about his arrest and then developed an interest in what was happening in Burundi.” Despite the attention on the country today, though, things have become frightening. “The opposition has become increasing violent,” says Tertsakian. Armed groups are committing attacks and the ruling party’s responses have escalated. In October, Mbonimpa’s son-in-law was shot and killed in front of his home. A month later, Mbonimpa’s son was arrested; his body was found surrounded by a pool of blood, in an empty house.

Four days before his son’s murder, Mbonimpa, wearing a metal device to stabilize his neck and forehead, addressed Burundians in a video. “Today still, we continue to pick up all types of dead bodies here and there: men, women, children, pupils.” He did not use complex words to describe it. “It is very sad,” he said.

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Burundi : Bujumbura durcit le ton

La crise se poursuit au Burundi et le gouvernement durcit le ton. Il refuse le déploiement de policiers de l’ONU sur son sol et vient de fermer ses frontières avec le Rwanda. Au même moment, les représailles se poursuivent.

« Le gouvernement du Burundi rejette toute disposition de la résolution en rapport avec l’envoi d’une force quelconque sur son territoire », a fait savoir le 3 août dernier le porte-parole du gouvernement burundais dans un communiqué. Une annonce claire et sans appel qui fait suite à la résolution de l’ONU adoptée quelques jours auparavant à l’initiative de la France et qui prévoyait le déploiement de 228 policiers dans le pays pour tenter d’y ramener le calme.

Pour Bujumbura, cette mesure enfreint sa souveraineté. Le gouvernement a même organisé des manifestations devant l’ambassade de France dans la capitale pour la dénoncer. Pourtant, il y a encore quelques temps, le pouvoir burundais se disait prêt à accueillir jusqu’à 50 policiers onusiens. Cette décision du pouvoir burundais montre une certaine « peur », explique Bernard Maingain, avocat indépendant exerçant dans la région des Grands lacs. « Si les policiers (de l’ONU, ndlr) sont courageux et indépendants, ils vont révéler un certain nombre de faits qui se passent au Burundi et que les observateurs indépendants présents sur place révèlent tous les jours ». 

Relations de plus en plus tendues avec le Rwanda

Ces dernières semaines, le gouvernement de Pierre Nkurunziza semble donc avoir durcit le ton vis-à-vis de la communauté internationale, mais pas seulement. Samedi 6 août, il était désormais impossible pour les Burundais de se rendre au Rwanda, pays voisin. Agences de voyages fermées, policiers aux frontières… le président dit vouloir « protéger ses populations » car de nombreux criminels franchiraient les frontières. « Il faut savoir que les relations interpersonnelles dans la région des grands lacs sont séculaires, explique Bernard Maingain. Ce sont des zones où les familles, les amitiés, les relations professionnelles sont permanentes. Prétendre contrôler ces flux là, à mon avis, cela relève d’une lourde utopie ».

Il y a un processus de diabolisation qui est mené par le pouvoir burundais par rapport à Kigali
 Bernard Maingain

Depuis quelques années, le Burundi et le Rwanda entretiennent des relations houleuses. Le gouvernement burundais accuse en effet son voisin de chercher à le destabiliser, notamment en soutenant des opposants burundais. « Il y a un processus de diabolisation qui est mené par le pouvoir burundais par rapport à Kigali », confirme Bernard Maingain. En mai dernier, les autorités burundaises ont d’ailleurs publié un rapport de 25 pages pour démontrer comment le Rwanda tente de s’ingérer dans les affaires du Burundi et arme les rebelles burundais.

Des hommes portent un corps dans le quartier de Nyakabiga à Bujumbura, le 12 décembre 2015. (AP Photo)

Des hommes portent un corps dans le quartier de Nyakabiga à Bujumbura, le 12 décembre 2015. (AP Photo)

Représailles

Pierre Nkurunziza semble vouloir tout contrôler : l’aide internationale, les flux de personnes qui quittent ou entrent sur son territoire mais aussi la presse. Alors que de nombreux médias ne fonctionnent plus depuis le début de la crise en avril 2015, des journalistes sont désormais réprimés ou disparaissent. C’est le cas de Jean Bigirimana, journaliste à Iwacu, disparu depuis le 22 juillet dernier. Sa famille et ses collègues accusent les agents du Service national de renseignement de le retenir enfermé dans un cachot. Ce que nient les autorités. Le renseignement burundais lui reprocherait ses déplacements fréquents au Rwanda. Lundi 8 août, un corps a été retrouvé dans la rivière Mubarazi. S’agirait-il du journaliste ? La question reste entière.
La situation des journalistes au Burundi ne s’arrange pas. Nombre d’entre eux ont même quitté le pays, craignant une répression. Mais cela n’a pas empêché le journaliste burundais Boaz Ntaconayigize de se faire poignarder début août, alors qu’il était en exil en Ouganda. Ce dernier, secouru de justesse, aurait reconnu parmi ses assaillants deux hommes qui pourraient faire partie des services de renseignement du Burundi. Face à cette situation, Reporters Sans frontières a appelé les « autorités burundaises à cesser leur politique d’intimidation envers les journalistes, jusque dans les pays voisins où ils sont en exil et de mettre un terme à l’impunité des services de renseignements et forces de sécurité ».

Les journalistes ne sont pas les seuls à être menacés par le gouvernement de Bujumbura. Lundi 8 août, l’ONU a dénoncé des représailles visant quatre avocats burundais. Ils sont accusés par le gouvernement d’avoir fourni des informations sur le Burundi au Comité des Nations Unies contre la torture. Armel Niyongere, Lambert Nigarura, Dieudonné Bashirahishize et Vital Nshimirimana ont, en effet, contribué à un rapport accablant de la société civile burundaise qui dénonce des cas de torture en forte augmentation.

On ne peut pas imaginer un quart d’instant qu’on est devant un système démocratique

Bernard Maingain

Certains observateurs en viennent à se demander si le Burundi est toujours un pays démocratique. D’autant que le 8 juillet dernier, des collégiens ont été arrêtés pour avoir abîmé des photos du président Nkurunziza. Un mois auparavant, des lycéens risquaient 5 à 10 ans de prison pour avoir gribouillé sur une image du chef de l’Etat. « La démocratie est nulle, assure Bernard Maingain. On ne peut pas imaginer un quart d’instant qu’on est devant un système démocratique ».

A ces représailles s’ajoutent des cas de torture pointés du doigt par de nombreuses ONG comme Amnesty International. Entre avril 2015 et avril 2016, des enquêteurs de l’ONU ont dénombré 348 cas d’exécutions extra-judiciaires et 651 cas de torture perpétrées par les forces de l’ordre. «Le système d’impunité du service national de renseignement est une réalité, les mécanisme d’élimination au compte-goutte mais de façon très ciblé ont lieu, la torture a lieu… », affirme Bernard Maingain.
Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis l’annonce en avril 2015 de la candidature de Pierre Nzurunziza à la présidentielle. Depuis, les violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 270 000 personnes à fuir le pays. Pierre Nkurunziza, de son côté, ne semble pas prêt à dialoguer avec l’opposition, ni avec la communauté internationale. Mais peut-être devrait-il se méfier de son propre camp ? « Je pense que le risque qui pèse sur le pouvoir, c’est sa propre implosion, explique Bernard Maingain. Il ne faut pas imaginer qu’il n’y a pas des gens encore sages et raisonnables aujourd’hui à l’intérieur du CNDD-FDD (parti du président burundais, ndlr) qui sont agacés de la dérive totalitaire du système, qui ne correspond en rien à leur attente et au combat qu’ils menaient avant les accords d’Arusha ». En attendant une éventuelle rébellion du camp du président actuel, Nkurunziza continue d’exercer son pouvoir comme bon lui semble.

Lettre ouverte à Monsieur Jacques Bigirimana

Monsieur Jacques Bigirimana,

Après votre sortie médiatique du 25 Juillet 2016 à la Radio-Télévision Nationale du Burundi (RTNB) au sujet de l’ignoble assassinat de l’honorable Afsa Mossi, les téléspectateurs qui vous ont suivi ont retenu deux choses : le plateau qui vous a été offert sur ce médium public en lieu et place des porte-parole du CNDD-FDD, de la police, du ministère public ou du gouvernement de facto, prouve que les assassins qui appartiennent au cercle des décideurs de Bujumbura sont préoccupés par le retentissement inattendu de cet acte ignoble ! Cet assassinat divise l’oligarchie de Bujumbura car les préposés à la défense du pouvoir CNDD-FDD ont refusé de parler. Il fallait louer les services de Bigirimana Jacques. L’autre fait marquant était votre gêne sur le plateau ; d’habitude Jacques Bigirimana à l’aise devant le micro avait cette fois un regard fuyant, fermant les yeux par endroit. Avouez-le, le morceau était gros, grotesque et dur à faire avaler !

Cher Jacques,

Le monde entier m’a demandé de réagir à chaud pour te rabattre le caquet. Je me suis refusé à cette réaction précipitée. Ainsi avant de publier la présente réaction, j’ai tenu à sonder tes proches, qui sont toujours inquiets et préoccupés, pour savoir les tenants et les aboutissants de ton intervention à la RTNB. J’étais ravi d’apprendre que tu leur as confié que tu n’avais pas le choix. Et pour cause l’homme qui t’a poussé à donner lecture de ces accusations grotesques et mensongères est aujourd’hui puissant à Bujumbura. Mais mon cher Jacques, sachez que cette « puissance » est éphémère mais que la disparition de l’honorable Afsa Mossi ainsi que la douleur y afférente parmi les siens sont pérennes. Dommage que tu n’as pas pensé à cette triste réalité avant d’entrer dans cette sale combine !

Monsieur Jacques Bigirimana,

Le seul mérite de votre faux témoignage est que le moment venu, quand les rapports de force pencheront du côté des victimes  de cette barbarie meurtrière du pouvoir de facto de Bujumbura, vous donnerez l’identité des véritables assassins de l’honorable Afsa Mossi, ceux-là mêmes qui vous ont forcé à faire cette sortie médiatique. A ce titre vous êtes devenus un témoin extrêmement précieux dans l’assassinat de l’honorable Afsa Mossi. Merci infiniment ! Que Dieu vous protège jusqu’au jour du procès ! En revanche vous êtes une menace permanente contre cet homme Puissant, véritable assassin de cette mère de trois enfants, cette grand-mère et fille d’une mère meurtrie et encore en sanglots. Vous connaissez désormais l’identité du tueur ! Voilà pourquoi vos proches sont inquiets et préoccupés.

Monsieur Jacques Bigirimana,

Pour votre propre gouverne, apprenez que le CNARED-GIRITEKA, depuis sa création, il s’est inscrit dans une lutte pour le retour à un Etat de Droit au Burundi. Ce combat noble est pour préserver la Vie et non pour faucher la Vie. De ce fait l’assassinat de l’honorable Afsa Mossi ainsi que la disparition de milliers de nos concitoyens nous afflige. Cette rivière de sang provoquée par l’oligarchie de Bujumbura doit s’arrêter. Et ce dernier devra répondre un jour de tous ces actes macabres.

 

Dans l’espoir que Dieu vous prête la vie assez longtemps pour venir un jour à la barre témoigner en faveur de la famille de l’honorable Afsa Mossi, je vous prie d’agréer, Monsieur Jacques Bigirimana, l’expression de mes remerciements anticipés.

 

 Pancrace Cimpaye

Porte-Parole du CNARED-GIRITEKA.