Gatumba brûle, Pierre Nkurunziza tente de cacher la fumée!

Avant hier, le poste frontière de Gatumba a été le théâtre des affrontements entre un mouvement armé et la position militaire stationné dans cette localité. Les dégâts humains et matériels sont à la hauteur du temps que Bujumbura a pris pour cacher les faits et échafauder une communication « rassurante »: « il n’y a pas le feu, ce n’était que des bandits »!

Pourtant toute la matinée d’hier l’accès au site des affrontements était interdit à tout le monde sauf aux plus hauts responsables de l’armée et de la police qui étaient présents en grand nombre et fous furieux; dans un accès de colère, un de ces hauts gradés a explosé: » Bishoboka gute ko iyi mihimbiri ya RED-TABARA itera ahantu twashize inguvu zumutekano zitagira uko zingana bagasubira inyuma ataco binona? ( comment se fait-il que ces idiots de RED-TABARA peuvent-ils attaquer sans difficultés un endroit où nous avons concentré énormément de moyens de sécurité?)

Il fallait donc minimiser cet affront, édulcorer  les pertes et travestir les faits. C’est dans cette logique que le pauvre Procureur Général de la République Sylvestre Nyandwi a été appelé à déclarer qu’il n’y a pas eu d’attaque des rebelles mais juste des bandits. Mais pour une tentative de vol, le porte-parole de la police, de l’armée ou du ministère public auraient suffi pour la communication!  Si les faits étaient aussi anodins pourquoi l’intervention du Procureur Général de la République qui avait les yeux tout rouges comme quelqu’un qui a passé une nuit blanche? Pourquoi cette présence massive de tous les sécurocrates de la République? Pourquoi cette fermeture de l’artère Gatumba-Uvira pendant plus de 6 heures? Pourquoi cette valse nocturne de plusieurs ambulances s’il n’y a eu qu’un seul policier blessé?

En définitive le pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza peut crier sur tous les toits qu’il n’y a pas de crise politico-sécuritaire au Burundi, que Gatumba n’a pas été attaqué par des rebelles, mais il justifiera très difficilement l’absence des militaires et policiers disparus cette nuit du 14 septembre! Quelle salade va t-on servir aux familles des disparus qui ne rentreront plus jamais à la maison?

Je le dis et je le répète, ndasubiramwo, comme dirait l’autre, ce bain de sang doit cesser! Et pour y arriver le 5è round des pourparlers doit être inclusif et traiter la véritable problématique de la crise burundaise qui tourne autour de trois questions: Comment accéder au pouvoir? Comment gérer le pouvoir? Et comment et quand quitter le pouvoir? Et au 5è round Pierre Nkurunziza ne devrait plus être représenté  par un Secrétaire permanent du Ministre de l’intérieur. C’est aussi ça le respect des partenaires!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Attaque armée à Gatumba: Pierre Nkurunziza ,le seul responsable!

Ce  matin, samedi 15 septembre 2018, la vie s’est arrêtée au poste de  la frontière Gatumba-Kavimvira. Et pour cause un mouvement armé a mené, hier soir, une attaque foudroyante contre la position militaire et policière de cette localité.

Une source autorisée des services de sécurité burundais confie, sans donner de chiffres, que les pertes en vies humaines sont considérables. L’effet de surprise a décimé presque toute la position. En outre les assaillants ont eu le temps de brûler et saccager les bureaux de la frontière. Un incendie qui n’était pas encore maîtrisé ce matin.Ils ont même eu le temps de brûler un des leurs qui a perdu la vie, le seul que nous avons pu abattre. Avant de partir, ajoute notre source, les assaillants ont descendu et emporté le drapeau du Burundi; ils ont aussi presque systématiquement pris les tenues militaires des cadavres, et leurs armes et munitions.

Cette attaque fulgurante à l’une des meilleures vitrines du Burundi, la frontière de Gatumba, est sans conteste, une preuve irréfutable que tout n’est pas pour le mieux au Burundi. Monsieur Pierre Nkurunziza qui nargue le monde entier et surtout la Médiation/ Facilitation par la nomination de son porte-parole Nzobonariba Philippe au poste de Porte-Parole d’une CENI censé organiser les élections  » crédibles » en 2020, doit comprendre qu’il est en train de créer et renforcer les conditions favorables non pas aux élections mais à une lutte armée.En tout état de cause Monsieur Pierre Nkurunziza est le seul responsable de ce regain de violence. Il est en effet en train de créer  les mêmes conditions qui l’avaient poussé en 1995 à prendre le chemin du maquis.

A la veille du 5è round des pourparlers, il n’est pas tard pour le Président de facto Pierre Nkurunziza de donner la chance à une solution pacifique négociée que tout le peuple burundais appelle de tous ses vœux!

(Sé) Pancrace Cimpaye

Nzobonariba Philippe face à Pierre Claver Mbonimpa!

Bruxelles, 17 juillet2017. Cette semaine passée, nous avons suivi la sortie médiatique de Monsieur Philippe Nzobonariba qui attaque au vitriol la ligue Iteka. C’était douloureux de suivre cette attaque menée par un membre fondateur de la ligue Iteka.

Pourtant quand Nzobonariba Philippe était très actif au sein de cette ligue Iteka, il dénonçait les mêmes travers d’aujourd’hui, et curieusement, la réaction du pouvoir de l’époque est un copié collé de celle de Nzobonariba aujourd’hui. A cette époque là, il portait affectueusement le pseudonyme de  » Nturenganywe », un sobriquet qui recommande de résister contre l’injustice, et le pouvoir de l’époque le traitait comme il traite Anchaire Nikoyagize aujourd’hui.

Hier, Nturenganywe était perçu comme Pierre Claver Mbonimpa aujourd’hui. Il était sur tous les fronts de la lutte pour les droits de l’homme! Il inspirait admiration et respect! Nturenganywe et Pierre Claver Mbonimpa se connaissent très bien! Mais aujourd’hui, est-ce que Nzobonariba Philippe peut regarder droit dans les yeux Pierre Claver Mbonimpa? Un pincement au cœur, remords ou honte, je ne sais pas le sentiment qui fuserait dans la pensée de cet ancien défenseur des droits de l’homme s’il se trouvait nez à nez avec Pierre Claver Mbonimpa.

La question qui ronge mon esprit est celle de savoir si le combat que les deux hommes ont mené ensemble hier avait pour objet de tuer le fils et le gendre de Monsieur Pierre Claver Mbonimpa. La question qui devrait torturer Monsieur Nzobonariba Philippe est celle-ci:  » Est-il juste de continuer à défendre un pouvoir qui a voulu assassiner mon ami de lutte Pierre Claver Mbonimpa? »

(Sé) Pancrace Cimpaye.

L’évasion de Charles,une gifle de la police à Pierre Nkurunziza!

Charles Nzeyimana, un des grands piliers du parti MSD, qui a été emprisonné à plusieurs reprises par le pouvoir de Pierre Nkurunziza vient de s’échapper de façon spectaculaire de la prison de Rutana ce jeudi 13 avril 2017 en plein jour. Emprisonné depuis le 8 mars 2014,cet ancien président du MSD en Mairie de Bujumbura a bénéficié de la complicité et de la bénédiction de certains responsables de la police.

Cette implication de la police dans l’évasion d’un éminent membre du MSD est un signe évident et une leçon qui démontrent à suffisance que l’oligarchie de Bujumbura peut suspendre ou interdire le parti MSD sur papier mais ce grand parti reste et restera gravé dans les cœurs des burundais. Chaque jour qui passe, avec les déboires à répétition du pouvoir en place, agrandit le cercle des membres et sympathisants de ce parti d’alternance.

Cette évasion de Charles Nzeyimana, qui est une gifle de la police en pleine figure de Pierre Nkurunziza rappelle la tendance électorale de 2010 dans les casernes où le parti MSD avait raflé la mise dans les communales. Rappelons qu’au lendemain de ce constant de la popularité du MSD dans les casernes, Monsieur Pierre Nkurunziza a été obligé de changer sa garde; celle-ci ayant aussi largement voté pour le MSD.

Ceci explique cela! Voilà une des raisons qui pousse la dictature de Pierre Nkurunziza à avoir peur du parti d’Alexis Sinduhije. Voilà pourquoi le CNDD-FDD qui redoute la popularité du MSD envisage de le supprimer! Voilà pourquoi Pierre Nkurunziza refuse systématiquement depuis 2010 des élections libres, justes,démocratiques et ouvertes à tout le monde!

Cher Charles, bon retour parmi les tiens! Ta liberté est le meilleur cadeau de Pâques que le ciel vient d’offrir au parti MSD! Pasika Nziza à tous!

(Sé) Pancrace Cimpaye,

Coordinateur du MSD en Europe.

Le 11/11/ à 11 Heures: Les Burundais manifestent devant la C.P.I

Le 18 Octobre 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza, président de facto du Burundi a décrété le retrait du Burundi du Statut de Rome de la Cour pénale Internationale. Cette décision malheureuse est un aveu de culpabilité du pouvoir de facto de Bujumbura. Rappelons que, au mois de septembre, le rapport d’Enquête indépendant des experts des Nations Unies a, à juste titre, révélé les cas graves de crimes contre l’humanité, de tortures et une menace de génocide au Burundi. Le responsable de cette tragédie étant le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Ce dernier croit à tort que le retrait du Burundi du Statut de Rome de la CPI est une garantie d’une impunité totale sur tous les crimes suscités. Est-ce que ce retrait donne carte blanche à la dictature de Bujumbura de tuer à perpétuité? Voilà la question qu’il faudrait poser, à ses pays africains qui, comme une traînée de poudre, ont emboîté le pas à Pierre Nkurunziza en retirant leur pays de la CPI. Le prétexte d’une CPI à la solde des blancs contre les africains omet de pointer du doigt l’injustice de la Justice de certains pays africains devenu un outil de répression de toute voix discordante. Si l’appareil judiciaire à la  solde de ces dictateurs devient un rouleau compresseur contre l’opposition, la presse et la société civile, quoi de plus normal qu’on se tourne vers la CPI!

Voilà une raison qui va pousser les forces vives de la nation burundaise à manifester devant les bureaux de la CPI à La Haye, ce 11 Novembre 2016 à 11 heures. Ce jour d’anniversaire de la signature de l’armistice, le CNARED-GIRITEKA, la principale plate-forme politique de l’opposition burundaise, la Société civile Burundaise ainsi que la Diaspora burundaise se donnent rendez-vous à la CPI pour réclamer la justice internationale au Burundi. Nous voulons démontrer à la face du monde et des oppresseurs africains, que des africains réclament la justice de la CPI au Burundi. Ce jour-là,les forces vives de la nation burundaise lanceront une fois de plus ce cri d’alarme: «  Quand Pierre Nkurunziza massacre son peuple, la CPI a l’obligation de l’arrêter! Madame Bensouda, venez nous sauver, Nkurunziza veut nous exterminer tous! »

Puisse ce 11.11.11, jour de la fin de la Première Guerre Mondiale, être le début de la fin des crimes du pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza!Tous les burundais sont conviés à ce rendez-vous honorable et mémorable de La Haye. JUSTICE POUR NOS MORTS, nous clamerons!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Résolution de Genève, une lueur d’espoir?

Depuis que les experts des Nations Unies ont rendu public le Rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies faisant état des crimes contre l’humanité et d’un danger de génocide au Burundi, le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza ne tient plus en place. Bujumbura fait n tapage sans bornes pour étouffer cette triste réalité contenu dans ce rapport salutaire. Et tous les moyens sont bons. Ce jeudi 29 septembre 2016, l’oligarchie de Bujumbura a exigé aux manifestants, devant le bureau des droits de l’homme des Nations Unies à Bujumbura, de pleurer. On aura tout vu!

Ce cirque de pleurer est une offense et un coup de poignard aux familles des burundais qui viennent de passer une année dans un deuil permanent. Pensons aux pleurs de la famille du jeune Komezamahoro Népomuscène! Pensons aux pleurs de la famille du journaliste d’Iwacu Jean Bigirimana! Pensons à la famille de l’Adjudent Eddy Claude Nyongera! Pensons aux pleurs de la famille du Général de brigade Kararuza! Pensons aux pleurs des familles de plus de 1000 victimes de la barbarie meurtrière que dénonce l’EINUB!

La seule note positive de ces larmes de crocodiles est que la communauté internationale a enfin identifié le point qui fait mal à la dictature de Bujumbura, jusque là insensible à toutes les pressions. La justice internationale,une arme redoutée par Bujumbura. Dès lors la résolution HRC33  saluée aux quatre coins cardinaux par le peuple burundais devrait être exécutée dans les meilleurs délais. Cette démarche doit permettre à la CPI d’accélérer la procédure de traduire en justice les bourreaux de Bujumbura. La Haye n’a pas le droit d’hésiter car son action au Burundi est réclamé par tout un peuple. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Bruxelles ou Washington qui exigent la CPI au Burundi!

L’impunité a trop duré au pays! Et c’est elle qui est la source des crises à répétition au Burundi! Nkurunziza et ses amis ne chantent-ils pas toujours que les autres ont aussi tué, pourquoi pas eux! Trop, c’est trop! Le temps est venu d’arrêter cette spirale de la violence où c’est le plus violent qui est intronisé. Les bourreaux doivent être derrière les barreaux et non au pouvoir!

Prions pour que l’onde de choc provoquée par le rapport d’EINUB et  cette résolution HRC33 de ce 30 septembre 2016 soient une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Amen.

Pancrace Cimpaye.

Communiqué de presse relatif à l’arrestation de Gervais Niyongbo

1. Alors qu’il était en mission de travail au Sud du Burundi, à Nyanza-Lac, Monsieur
Gervais Niyongabo, président du parti FEDES-SANGIRA et membre du Directoire du
CNARED-GIRITEKA a été arbitrairement arrêté par la garde présidentielle ce
mercredi 28 septembre 2016. Il a été conduit dans les sinistres cachots du Service
National de Renseignement (SNR) à bord d’une camionnette de la garde
présidentielle, plaque n° 26394.
2. Le CNARED-GIRITEKA condamne vigoureusement cette arrestation arbitraire par la
garde présidentielle et demande la libération immédiate de Monsieur Gervais
Niyongabo qui est aussi membre de la délégation aux pourparlers d’Arusha.
3. Cette arrestation illégale est une preuve de plus que l’arbitraire préside dans la
violation massive des droits de l’homme par le pouvoir de facto de Monsieur Pierre
Nkurunziza.
4. Le CNARED-GIRITEKA réfute le mobile grotesque et mensonger de l’arrestation de
Monsieur Gervais Niyongabo tel qu’annoncé par le porte-parole de la Police M. Pierre
Nkurikiye : « Participation aux bandes armées et atteinte à la Sureté de l’Etat ». Ce
credo est un alibi adopté par le pouvoir d’oppression de Bujumbura pour arrêter et
éliminer tout opposant.
5. Le CNARED-GIRITEKA saisit cette malheureuse opportunité pour confirmer que le
contenu du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies (EINUB) est véridique.
De ce fait, il réitère sa demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de prendre
toutes les mesures qui s’imposent pour prévenir l’irréparable au Burundi.
6. Le CNARED-GIRITEKA prend à témoin le facilitateur dans la crise burundaise, son
Excellence William Benjamin Mkapa, qui doit comprendre que l’arrestation d’un
membre de sa délégation aux pourparlers d’Arusha est un prélude à un sabotage de ce
processus.
Pour le CNARED-GIRITEKA,
Pancrace Cimpaye
Porte-parole

La destruction de l’armée finira par détruire Pierre Nkurunziza!

A la veille de la déclaration de Monsieur Pierre Nkurunziza de rempiler pour un troisième mandat illégal et criminel, le Chef d’Etat-Major  Général de l’armée, le général-Major Prime Niyongabo réunissait une partie de l’armée pour les préparer à la répression de toute voix qui s’opposerait à cette volonté de Nkurunziza. Plusieurs réunions de mobilisation ont été tenues à l’endroit des seuls anciens FDD; des fois c’était à Carama , d’autres fois au café Iwabonabantu.

A cette époque-là, on pensait que la fureur de cette mobilisation allait s’abattre uniquement sur les hommes politiques et leurs bases. Personne n’avait envisagé que le courroux du 3è mandat cruel allait aussi s’abattre sur les corps de défense et de sécurité. Aujourd’hui le drame d’un ratissage ethnique qui secoue l’armée est une bombe qui fait froid au dos. En effet une chasse à l’homme contre les anciens membres des Forces Armées Burundaises( ex-FAB) de l’ethnie tutsi a pris une dimension plus que préoccupante. Ils sont arrêtés,torturés,humiliés,exilés ou exécutés.

Cette persécution à outrance qui vise la seule composante ethnique tutsi de l’armée se fait au vu et au su d’un certain Emmanuel Ntahomvukiye, tutsi dit Ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Le jour de sa nomination à la tête de ce ministère, ces anciens collègues du Ministère de la Justice ont cru à une farce ou un poisson d’avril! En effet ceux qui l’ont côtoyé lui reconnaissent des insuffisances notoires. La question qui se posait était de savoir comment l’autorité nanti des pouvoirs de nomination n’était pas au courant de la santé mentale de ce personnage!

Mais la réponse est claire, on ne cherchait pas une lumière mais un tutsi de service, autiste, qui exécute sans réfléchir les ordres d’en haut. Aujourd’hui le véritable Ministre de ce département est le Général Prime Niyongabo assisté par l’homme d’affaires Vénérand Ntikazohera. Le pauvre Emmanuel Ntahomvukiye a pour tâche quotidienne de récolter quelques miettes de commissions sur les gros marchés de l’armée. A un moment il détenait aussi au Mess des officiers le service qui vend les brochettes. Nanti de ces « privilèges », les tutsi de l’armée peuvent être exécutés, persécutés ,traumatisés ou pousser à la désertion, c’est le cadet de ses soucis.

Mais la déchéance de l’armée ou la destruction de l’armée, un des piliers de l’Accord d’Arusha est au bout du compte orchestrée par Monsieur Pierre Nkurunziza. Mais il joue avec le feu. Inoculer le venin de ségrégation ethnique dans ce corps, placer à sa tête un ministre incapable, Nkurunziza peut penser que c’est le moyen judicieux de rester au pouvoir éternellement. Mais cette déstructuration de l’armée possède en elle-même les germes de la destruction du pouvoir de Monsieur Pierre Nkurunziza. Nkurunziza doit le savoir, la destruction de l’armée finira par le détruire Pierre Nkurunziza.

Shaka Théopiste.

Norbert Zongo parle aux Burundais.

On a vu des manifestations ce week-end organisées par l’oligarchie de Pierre Nkurunziza, en réponse au rapport EINUB. Ce rapport qui met le doigt sur les crimes commis par le pouvoir de facto de Bujumbura a  provoqué un séisme au sein des seigneurs qui règnent sur le Burundi. De ces manifestations, deux leçons sont à retenir:

  1. Ce rapport a déjà le mérite d’avoir mis fin à une illusion au sein du pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza, celle d’une impunité indéterminée garantie. Le tapage de ce week-end est un signe qui ne trompe pas.
  2. Un grand nombre de manifestants ont été contraints de venir ou ne savaient pas pourquoi ils étaient dans ces manifestations. A cette catégorie de manifestants pitoyables, un internaute nous a fait partager une pensée du célèbre journaliste burkinabais, Norbert Zongo, mort assassiné le 13 décembre 1998: » Il y a un mensonge, le vrai: quand un homme applaudit sans comprendre; Quand un homme ferme les yeux pour ignorer la vérité; Quand un intellectuel troque sa conscience et son âme pour des biens matériels; Quand par peur de la mort ou simplement de certains désavantages, un homme sourit au malfaiteur, au tyran et au voleur; Quand un peuple refuse de se battre, de se responsabiliser parmi les autres; Et quand un dirigeant agit comme s’il avait inventé son pays, quand il ruse avec les lois.Ce mensonge tue les hommes et les nations. » Ces manifestations qui ne sont qu’un écran de fumée pour protéger les auteurs de la folie meurtrière qui a emporté plus de 1000 burundais ne fera pas le poids. Les faits sont réels et accablants!

         (Sé) Shaka Théopiste

Rapport EINUB: La panique en coulisses!

La publication du rapport d’Enquête Indépendante des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) qui accuse le pouvoir de Bujumbura des crimes contre l’humanité et d’un génocide rampant, a semé la panique dans les rangs de Pierre Nkurunziza. Ainsi le rapport est tombé comme un coup de massue sur la tête des décideurs de Bujumbura.Ils avaient toujours cru que les crimes qu’ils commettent à longueur de journée depuis le 26 avril 2015 allaient échouer au bord d’un lac d’impunité dans le quel nage le Burundi depuis son indépendance.

Pour faire face à ce rapport désagréable et très dangereux, Nkurunziza a vite réuni les siens pour peaufiner l’angle d’attaque. Il a été décidé d’organiser à travers tout le pays des manifestations contre ce rapport. Dans ces manifestations il faut démontrer que les tutsi ne sont pas inquiétés au Burundi. En revanche il faut faire comprendre aux hutu que la communauté internationale organise un complot pour chasser les hutu du pouvoir. L’autre stratégie qui a été adoptée est de brandir la menace d’arrêter les négociations d’Arusha si l’épée de Damoclès de ce rapport reste suspendu sur leur tête.

Malgré ce compromis dégagé de cette réunion de crise, une partie de l’entourage de Pierre Nkurunziza est rentré soucieux. De plus en plus ils réalisent que Nkurunziza perd la force de protéger le groupe mafieux. Certains proches du numéro un burundais commencent à envisager la suite de l’aventure sans Nkurunziza.  » Avec Nkurunziza au sommet de l’Etat, on risque de tout perdre. Sans Nkurunziza, on peut négocier certaines choses », confie cette source. Il devait ajouter:  » Ce rapport, même si on parvenait à l’étouffer, il a démontré que notre système est vulnérable. Tout peut s’écrouler à tout moment. L’opposition que nous avons toujours sous-estimé risque de nous causer du tord ».

Nkurunziza qui doit avoir perçu la perspective de cette fissure renforce sa méfiance et sa sécurité. Mais pour combien de temps? En tout état de cause il y aura un avant et un après le rapport EINUB du 20 septembre 2016. Hier, insensible à toute forme de pression, aujourd’hui, la communauté internationale doit comprendre que l’oligarchie de Bujumbura a une peur bleue de la justice internationale. Au procureur Fatou Bensouda de la CPI de jouer! Elle aura besoin du soutien du Conseil de Sécurité de l’ONU.

(Sé) Pancrace Cimpaye.

LE RAPPORT EINUB: NKURUNZIZA TREMBLE!

Ce 20 septembre 2016, un rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) a été rendu public. Ce rapport vient de mettre à nu tous les horreurs du régime de Pierre Nkurunziza depuis qu’il a décidé de rempiler pour un troisième mandat illégal, le 25 Avril 2016. Des crimes contre l’humanité et un danger de génocide, voilà la substance de ce rapport. Une fièvre a tout de go pris Nkurunziza et sa galaxie. Pour la première fois depuis le 13 Mai 2015, une peur panique a envahi la dictature de Bujumbura.

Celle-ci désemparé, elle n’a pas tarder à attaquer au vitriol les accusations judicieuses de ce rapport salutaire. Cette dictature a osé crié au complot international. Pourtant les faits relevés dans ce rapport sont la pure vérité. Les atrocités répertoriées sont une triste vérité. Voici  17 cas de torture et mauvais traitements relevés au point 54:

1°. Fixation de poids aux testicules.

2°. Broyage des doigts et des orteils avec une pince.

3°. Détention dans un container fermé.

4°.  Forcer les familles à rester à côté du corps d’un proche.

5°. Viol d’une mère en présence de ses enfants.

6°. Forcer une victime à s’asseoir sur l’acide, du verre brisé ou des clous.

7°. injections d’un liquide jaune dans les testicules et d’autres parties du corps, induisant une paralysie.

8°. Coups de couteau et de machette.

9°. Coups avec un câble électrique ou une barre de fer préchauffée.

10°. Brûlures progressives au chalumeau ou à la bombonne à gaz.

11°. Electrocution progressive.

12°. Tirer une corde attachée aux testicules.

13°. Recouvrir la victime d’un mélange d’eau et de sable et frotter ce mélange avec un balai pour boucher les pores de la peau (connu sous le nom « ubutoteza »).

14°. Lier fortement les bras d’une personne derrière le dos pendant plusieurs jours.

15°. Insultes et discours humiliants,y compris à caractère ethnique.

16°. Enfoncer des doigts dans les yeux de la victime.

17°. Attacher la victime au plafond par les pieds (Connu sous le nom « Amagurizege »).

Cette liste est loin d’être exhaustive car le cas de l’adjudant Eddy-Claude Niyongera à qui on a explosé une grenade à la figure dans sa cellule de torture ce 14 septembre 2016 n’est pas cité. Il refusait d’apposer sa signature sur une déposition falsifiée. Alain Guillaume Bunyoni qui a ordonné au porte-parole de la police Pierre Nkurikiye de déclarer que cet adjudant s’est suicidé doit comprendre que le temps des comptes a sonné. Le tremblement de terre qui secoue l’oligarchie de Bujumbura n’est qu’un début. Face aux violations terribles des droits de l’homme au Burundi, la justice internationale devra sévir! Et contrairement à d’autres pays africains, au Burundi,c’est le peuple burundais qui réclame à cor et à cri cette justice de la CPI.

Nkurunziza et les siens ont raison de broyer du noir. Ils n’avaient jamais prévu ce levier de la justice internationale.

A suivre demain (EINUB: Les coulisses de la peur panique chez Nkurunziza).

(Sé) Shaka Théopiste.

 

 

La CNDI entonne le requiem pour Arusha.

Ce mercredi 24 Août 2016, la Commission Nationale chargé du Dialogue Intérieur(CNDI) vient de rendre publiques les conclusions des pseudo-consultations populaires. Au cours d’une conférence de presse animée à Bujumbura à l’hôtel Source du Nil, le président de la CNDI annonce  l’amendement de la Constitution et de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi.Voici quelques points saillants de cet amendement:

1°) Désormais la Constitution primera sur l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. Au demeurant l’esprit et la lettre de cet Accord vont être dénaturés. A ce titre les dispositions qui gênaient le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza vont être supprimés. Adieu ArushaI!

2°) Ainsi le deuxième amendement proposé concerne la limitation de mandats présidentiels. A ce sujet la Commission propose que le chef de l’Etat fasse plus de deux mandats présidentiels. Si le verrous de la limitation des mandats présidentiels saute, l’objet les pourparlers inter-burundais d’Arusha devient caduc. Cette nouvelle disposition met fin ipso facto au dialogue en cours à Arusha. Adieu donc ArushaII!

C’est dans l’attente de ces deux amendements que le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza a joué aux prolongations à Arusha et a claqué la porte de la dernière session.

3°) La loi sur les partis politiques, la Société Civile et les confessions religieuses doit être révisée. Le but ultime de cette révision est de revenir à un monopartisme de fait et à l’anéantissement de tout contre pouvoir. Le pouvoir de facto de Bujumbura veut légaliser la pensée unique en cours. Adieu à la démocratie et à la bonne gouvernance prônées dans l’Accord d’Arusha!

4°) Les anciens Chef d’Etat ne seront plus automatiquement des Sénateurs surtout pas à vie! Ils devront se faire élire! Cette disposition ne vise qu’à dépouiller l’immunité à ces hautes personnalités afin que leur éventuelle arrestation devienne très aisée.

En tout état de cause, l’annonce de la CNDI que Monsieur Pierre Nkurunziza avait salué dans son message du 19 Août 2016, est une signature d’un certificat de décès de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. C’est aussi un enterrement du dialogue conduit par l’ancien Président Tanzanien, Son Excellence Benjamin William Mkapa. La messe de requiem pour ArushaI et ArushaII sera dite dans la session du mois d’octobre 2016 ou au cours d’une session extraordinaire anticipée. Et ensuite? ( A suivre)

(Sé) Pancrace Cimpaye.

COMMUNIQUE DE PRESSE.

Une année après l’investiture illégale de Monsieur Pierre Nkurunziza comme président de

facto du Burundi, le CNARED-GIRITEKA relève 5 faits graves qui prédisent une

descente aux enfers du Burundi :

1. Dans un élan de dénaturer l’essence de la crise politique qui mine le Burundi, le

CNDD-FDD, parti dirigé par Monsieur Pierre Nkurunziza a sorti une déclaration

incendiaire, ce 16 Août 2016, qui nie le génocide rwandais de 1994.Cette négation du

génocide rwandais a pour objet la provocation et la transformation de la crise burundo-

burundaise en un conflit ethnique régional.

2. Trois jours après cette déclaration incendiaire, le 19 Août 2016, Monsieur Jacques

Bigirimana, devenu Porte-Parole spécial de l’oligarchie de Bujumbura, a enfoncé le

clou, sur les ondes de la Voix d’Amérique, en niant ce génocide et les crimes avérés

commis par le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza. Il devait ajouter sans détours

qu’un plan de génocide est sur la table de Pierre Nkurunziza. Il devait préciser que le

lancement officiel de ce génocide attend que Monsieur Pierre Nkurunziza glisse dans

sa baignoire ou soit frappé par un infarctus !

3. Le 19 Août 2016, Monsieur Pierre Nkurunziza a dans son discours annoncé la révision

de la Constitution. Cette révision qui mettra fin aux pourparlers inter-burundais

d’Arusha, devra lui octroyé une présidence du Burundi à vie.

4. Et pour cause, au terme du congrès du CNDD-FDD de ce 20 Août 2016, Monsieur

Pierre Nkurunziza est devenu officiellement le Président de ce parti pendant que son

chef de cabinet, le Général Evariste Ndayishimiye est devenu le Secrétaire Général.

Tout compte fait le CNDD-FDD est désormais un parti-Etat qui vient de prendre ses

quartiers dans le cabinet du président de facto Pierre Nkurunziza. Dès lors Pierre

Nkurunziza est le véritable responsable de la descente aux enfers du Burundi.

5. La désignation du Général Evariste Ndayishimiye qui était devenu le principal

commandant de la milice armée IMBONERAKURE renseigne que la machine de

répression vient d’être renforcée et gratifiée. Cette promotion signifie donc que des

rivières de sang des burundais vont continuer à couler.

6. Ces derniers temps, cette répression aveugle a frappé de façon significative les tutsi de

l’armée burundaise. Cette purge ethnique à l’armée prend de plus en plus une

dimension extrêmement dangereuse.

Avec ces 5 faits graves, le CNARED-GIRITEKA réalise que Monsieur Pierre Nkurunziza, est

devenu une menace pour la survie de la nation burundaise. En outre il constitue une menace

pour la stabilité de toute la région. En conséquence face à cette menace dangereuse :

7. Le CNARED-GIRITEKA lance un appel pressant à toutes les forces vives de la nation

burundaise de conjuguer leurs efforts pour arrêter le despote Pierre Nkurunziza dans

son aventure suicidaire d’embraser tout le Burundi.

8. Le CNARED-GIRITEKA lance un appel de détresse à la communauté internationale

afin qu’elle prenne conscience de la dimension de la menace qui pèse sur le Burundi et

la région entière. Pour ce faire des mesures drastiques à la hauteur de la menace

doivent être prises sans délais. A ce titre le déploiement d’une force d’imposition de la

paix est plus qu’une nécessité. En substance un embargo économique et sur les armes

s’impose!

9. Le CNARED-GIRITEKA demande en outre que la CPI enclenche sans délais des

poursuites judiciaires contre cette machine de Bujumbura qui massacre son peuple.

10. Le CNARED-GIRITEKA demande au peuple burundais dans toutes ses composantes

de rester uni, solidaire et soudé afin de résister au virus de division et au deuil

permanent imposé par le despote Pierre Nkurunziza.

Fait à Bruxelles, le 22 Août 2016

Pour le CNARED-GIRITEKA,

Pancrace Cimpaye

Porte-parole

RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES BURUNDAIS: DECLARATION RELATIVE A LA RESISTANCE CITOYENNE.

1. Une année après son coup d’Etat électoral et constitutionnel, Pierre

NKURUNZIZA a déjà forcé à l’exil plus de 500 mille burundais, il a déjà

massacré plus de 2200 personnes en majorité des jeunes, il a déjà ordonné

l’emprisonnement arbitraires de plus de 8000 citoyens, plus de 4000

burundais ont été soumis à la torture, plus de 1000 personnes sont

toujours portés disparus, des milliers de femmes et filles ont été soumises

aux viols collectifs de la milice IMBONERAKURE appuyée par certains

éléments de la police et de l’armée, l’économie burundais s’est

complètement effondrée avec un dollar atteignant les 3000 francs

burundais, les libertés publiques n’existent plus, l’espace politique est

hermétiquement verrouillé ; bref le Burundi est devenu un Etat voyou

dans lequel aucune loi nationale ou internationale n’est respectée.

2. Pierre NKURUNZIZA a bloqué les négociations inclusives, il a fermé la

porte au déploiement d’une force africaine ou onusienne d’interposition,

et, au même moment, il accélère le massacre sélectif de tous ceux qui

s’opposent à son troisième mandat tout en accélérant la destruction des

forces de défense et de sécurité du Burundi au détriment de sa milice

IMBONERAKURE qui se comporte comme la milice génocidaire

INTERAHAMWE, le tout devant les yeux du monde entier qui observe

impuissamment.

3. En date du 16 Août 2016, le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a sorti un

communiqué incendiaire qui, tout en reprenant les messages de haine du

régime illégal de Pierre NKURUNZIZA des derniers 18 mois, affirme que

le génocide rwandais de 1994 était un montage des envahisseurs (le F.P.R

soutenu par les Nations-Unies) dans le but de ‘‘détruire le Rwanda et

renverser le pouvoir démocratique de Juvénal HABYARIMANA.’’

4. Dans ce même communiqué, le parti au pouvoir au Burundi affirme que le

Tribunal International pour le Rwanda a été mis en place pour juger ‘‘les

victimes du génocide (les INTERAHAMWE ) parce que, poursuit ce

communiqué, ‘‘les faits de la guerre n’avaient pas pu montrer la

responsabilité génocidaire du pouvoir HABYARIMANA.’’

5. Ces déclarations de négation du génocide rwandais de 1994 combinées au

fait que le parti au pouvoir au Burundi considère les génocidaires

rwandais INTERAHAMWE comme des victimes d’un montage des

Nations-Unies qui visait à les chasser du pouvoir pour y installer les tutsi

du F.P.R, confirment une alliance dangereuse qui existe entre le parti au

pouvoir au Burundi (le CNDD-FDD) et les miliciens génocidaires

rwandais (INTERAHAMWE) regroupés au sein du F.D.L.R.

6. Sur les ondes de la radio voix d’Amérique en date du 18 Août 2016, l’allié

numéro 1 du régime de Pierre NKURUNZIZA, Monsieur Jacques

BIGIRIMANA, a confié qu’en cas d’assassinat de son patron Pierre

NKURUNZIZA, le génocide sera déclenchée et ce qui s’est passé au

Rwanda en 1994 se répètera au Burundi.

7. Considérant que le régime illégal de Monsieur Pierre NKURUNZIZA

oppose une fin de non-recevoir à toute initiative africaine ou onusienne

d’envoyer une force internationale de protection de la population ou

d’observation de la situation des droits de l’homme au Burundi,

8. Partant du principe sacro-saint selon lequel le minimum pour tout

gouvernement est de protéger ses citoyens et constatant que le régime

illégal et illégitime de Monsieur Pierre NKURUNZIZA a non seulement

échoué à accomplir cette mission mais aussi continue de piloter une

campagne d’extermination de tous ceux qui s’opposent à sa terreur,

9. Le Rassemblement des Démocrates Burundais :

a. trouve que le peuple burundais n’a d’autres choix que de s’unir dans

toute sa diversité afin de lutter pour sa survie et celle de la démocratie

burundaise en détruisant le régime criminel de Monsieur Pierre

NKURUNZIZA.

b. appelle le peuple burundais à soutenir la ‘‘Révolte Démocrate’’ qu’il a

initié depuis le 31 Juillet 2016 consistant en une désobéissance civile

généralisée visant l’asphyxie total du régime criminel de Monsieur

Pierre NKURUNZIZA.

c. considère que malheureusement, une résistance armée s’impose pour

mettre fin aux atrocités de masse du régime criminel de Monsieur

Pierre NKURUNZIZA et surtout pour empêcher un autre génocide

dans la région des grands Lacs.

d. considère que si aucune force internationale de protection de la

population et d’imposition de la paix n’est envoyée au Burundi, le

peuple burundais doit se mettre à la disposition des mouvements de la

résistance armée RED-TABARA et FOREBU, de les soutenir par tous

les moyens et de n’obéir qu’à leur seul commandement concernant

toutes les questions de défense et de sécurité du Burundi.

e. rappelle aux leaders des mouvements de résistance armée burundaise

leurs obligations de respecter le droit international humanitaire et de

se garder de tout agissement contraires aux buts et principes de la des

Nations-Unies.

Fait à Musenyi, le 22 Août 2016

Pour le R.D.B

Jérémie MINANI

LE CANADA ACCUSÉ DE PLANIFIER UNE « INVASION »

LE CANADA ACCUSÉ DE PLANIFIER UNE « INVASION »

Le Canada est en train de « concocter » un plan visant à « renverser les institutions démocratiquement élues du Burundi », accuse le parti au pouvoir à Bujumbura.

La récente tournée africaine du ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, avait pour objectif de préparer « la venue d’une force d’invasion au Burundi », affirme un communiqué publié mardi soir par le Conseil national de défense de la démocratie – Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD).

La tournée du ministre Sajjan, terminée lundi, avait pour objectif d’évaluer le rôle accru que pourrait jouer le Canada au sein des missions de maintien de la paix des Nations unies (ONU).

Accompagné par le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire ainsi que l’ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Louise Arbour, le ministre Sajjan s’est rendu en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda, de même qu’en Tanzanie et en République démocratique du Congo, deux pays voisins du Burundi.

Le choix de ces destinations n’est pas « une simple coïncidence », affirme le communiqué signé par le président du CNDD-FDD, Pascal Nyabenda, qui demande aux pays de la région « de rejeter toutes doléances » du Canada concernant le déploiement d’une force onusienne au Burundi ou ailleurs dans la région.

« Les communications des partis politiques au Burundi n’engagent qu’eux », a déclaré à La Presse Willy Nyamitwe, le conseiller en communication du président burundais Pierre Nkurunziza, affirmant ne pas savoir si son patron reprenait à son compte les propos de son propre parti.

Le Burundi est secoué par une violente crise politique depuis la candidature, puis la réélection pour un troisième mandat du président Nkurunziza ; plus de 500 personnes ont été tuées et 280 000 autres se sont réfugiées à l’étranger.

DALLAIRE ET ARBOUR ÉCORCHÉS

Le communiqué écorche au passage le général Dallaire, qui dirigeait la mission de l’ONU durant le génocide au Rwanda voisin, en 1994, l’accusant d’avoir aidé les troupes rebelles de Paul Kagame à prendre le pouvoir à Kigali et de vouloir maintenant soutenir les rebelles burundais.

Le président burundais Pierre Nkurunziza, un Hutu, accuse depuis des mois son homologue rwandais Paul Kagame, un Tutsi, de vouloir déstabiliser son pays.

« Le Canadien Roméo Dallaire revient dans la région pour faire au Burundi ce qu’il a fait au Rwanda. »

— Pascal Nyabenda, président du CNDD-FDD

Louise Arbour est également dénoncée avec virulence, elle qui a été procureure en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

« Tout le monde sait qu’elle a eu la mission au [TPIR] de charger les victimes du génocide », accuse le CNDD-FDD, qui affirme qu’elle voudrait maintenant « monter des accusations contre les autorités burundaises afin de les expédier à [la Cour pénale internationale] à La Haye ».

Ni Roméo Dallaire, ni Louise Arbour, ni le cabinet du ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion n’ont souhaité réagir à ces propos.

« RHÉTORIQUE DE CONSPIRATION »

Les accusations de Bujumbura n’étonnent pas Thierry Vircoulon, conseiller supérieur à l’International Crisis Group, qui y voit la réaction d’« un gouvernement aux abois ».

Les autorités burundaises « se cherchent des boucs émissaires étrangers, estime le chercheur. Ils tirent sur tout ce qui bouge. »

Si cette « rhétorique de conspiration » n’est pas nouvelle, Thierry Vircoulon constate cependant un durcissement du discours des autorités burundaises, qu’il attribue à la dégradation de la situation intérieure.

« Le régime est en grande difficulté », dit-il, évoquant le manque de devises, les problèmes sanitaires comme la multiplication des cas de choléra, les pénuries de médicaments et la violence.

« Et le problème des gouvernements qui arrivent à bout d’arguments, s’inquiète le chercheur, c’est que ça mène à de plus en plus de violence. »