013112014122733000000JA2809p034

Chasser les dictateurs: Mode d’emploi pour l’opposition burundaise

Bjr à tous,

 

Pour ceux qui n’ont pas un compte Facebook, vous ratez en temps réel beaucoup d’informations, c’est pour cela que je pense à vous en vous envoyant cet article :

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2809p020.xml0/#.VGxR-NRAsbI.twitter

blaise-faso

La Chute de Blaise Compaoré: Quelques citations tirées du Journal Jeune Afrique

Dans sa livraison de la semaine du 9 au 15 novembre 2014, Jeune Afrique nous livre un récit exclusif des trois jours de la chute de Blaise Compaoré. MporeBurundi  a choisi pour vous quelques extraits instructifs:

1.  » Vingt-sept ans et quinze jours après son accession au pouvoir, le jeudi 15 Octobre 1987, entachée à jamais par la mort de Thomas Sankara, son frère d’armes, de révolution et…de coeur, Blaise Compaoré est tombé sans que ni lui, ni ses proches, ni même ses partisans n’aient versé une goutte de sang ».

2.  » Ce jour-là, trois semaines à peine après qu’il a dévoilé son intention de modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat en novembre 2015, ceux qui avaient bâti avec lui son régime l’ont lâché ».

3.  » Si Roch et compagnie arrivent au pouvoir, on est morts…Si je ne reste pas, je suis foutu, finit par se convaincre le président (Blaise Compaoré) ».

4.  » C’est pour cela -ce mélange de lassitude et d’instinct de survie- qu’il n’a pas écouté les conseils les plus radicaux de ses proches, qui l’exhortaient à revenir aux bonnes vieilles méthodes qui, à la fin des années 1980 et tout au long des années 1990, ont constitué le socle de son pouvoir: la fermeté, l’intimidation,et, s’il le faut, la violence… » Fais peur à Roch, fais peur à Salif,boucle-les quelques jours ». mais il ne les a pas écoutés ».

5.  » Il n’a pas entendu les nombreuses mises en garde de la France, des Etats-Unis, de certains de  ses pairs africains et même de ses ministres… ».

6.  » Il faut que tu dises au président qu’il a perdu le sens des réalités », (NDLR: conseillait  le Général Gilbert Diendéré, patron du Régiment de la Sécurité Présidentielle(RSP). Mais le président n’entendait pas ».

7.  » Dès le lendemain, plusieurs organisations de la société civile , dont le Balai citoyen, mouvement porté par une jeunesse qui n’a connu que Compaoré au pouvoir, appellent à la désobéissance civile. On érige des barrages éphémères  un peu partout dans la capitale, on occupe des places, on sillonne les quartiers… ».

8. « Le 28 octobre, une masse indomptable-inimaginable même- prend la rue. Ils ne sont certainement pas 1 million, comme l’affirme l’opposition. Mais ils sont bien plus que les 50000 manifestants que recense une police aveugle. on n’a jamais vu ça au Burkina, peut être même dans toute l’Afrique de l’Ouest. Compaoré ne peut plus nier l’évidence. »

9.  » Le lendemain, ceux qu’un proche du président appelle » les sécurocrates » s’inquiètent. En conseil des ministres…ils évoquent les failles du dispositif sécuritaire. Jamais … la gendarmerie et la police ne pourront pas faire face à une telle foule. Seule l’armée en est capable ».

10.  » Le président ne prend même pas la peine de recevoir les ambassadeurs de France, des Etats Unis et de l’Union Européenne, qui se sont déplacés jusqu’à Kosyam ( NDLR:Le Palais présidentiel). Ils l’irritent, à répéter depuis des mois-souvent sans prendre des gants- qu’il doit partir ».

11.  » Mais le sort du régime se joue ailleurs. Quelque part à Ouaga, en un lieu tenu secret, on se réunit pour finaliser le plan de mise à bas du pouvoir. Il y a là des opposants bien connus pour ne pas être des enfants de choeur, et des acteurs de la société civile ».

12.  » Avec l’argent donné par des commerçants et des hommes d’affaires, ils ont recruté des centaines de jeunes (5500, selon une source) pour faire le coup de poing, mais aussi des anciens militaires radiés en 2011. Certains sont payés 25000 (38 euros), d’autres encore plus. » (à suivre)

 

 

noimage

DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES D’OPPOSITIONS ET DES SOCIETES CIVILES AFRICAINES SUR L’EPIDEMIE DES REVISIONS ET/OU DE CHANGEMENT DES CONSTITUTIONS QUI SEVIT ACTUELLENT EN AFRIQUE Paris, 14 novembre 2014

Dans le cadre des échanges d’expériences entre les oppositions africaines en matière de lutte pour le respect de l’ordre constitutionnel en Afrique, des représentants des oppositions du Gabon, du Sénégal, de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, du Burundi, de la Guinéé Equatoriale et de la République Centrafricaine, se sont réunis à Paris, le 14 novembre 2014.

Intervenant après le tsunami de Ouagadougou, cette réunion panafricaine a adressé ses chaleureuses félicitations au peuple, aux partis politiques de l’opposition et à la société civile burkinabé qui, en chassant du pouvoir, l’un des vecteurs les plus pernicieux de l’épidémie des révisions et/ou des changements de Constitution en Afrique, ont inauguré la fin de l’époque des gouvernements éternels et sonné le glas à la volonté maladive de certains chefs d’Etat africains, en fin de mandats constitutionnels, de réviser ou de changer les Constitutions de leurs pays, pour se maintenir à vie au pouvoir. L’expérience burkinabé constitue désormais un exemple pour l’Afrique entière.

Dans une Afrique où l’hyper richesse insolente de la classe minoritaire au pouvoir côtoie l’extrême pauvreté du plus grand nombre, l’alternance   démocratique et pacifique constitue le passage obligé pour sortir les populations de leurs souffrances. Cette alternance démocratique requiert entre autres:

–  le respect des constitutions en place, tout particulièrement, le strict respect de la limitation des mandats des présidents de la République;

– l’organisations d’élections libres, transparentes et crédibles, sur la base de critères internationaux, par des commissions électorales véritablements indépendantes et composées de façon paritaire de représentants des mouvances présidentielles et des représentants des mouvances oppositionnelles;

–  le respect scrupuleux du caractère républicain des armées nationales.

L’obsession de certains chefs d’Etat africains de vouloir  s’éterniser au pouvoir est une problématique   aujourd’hui dépassée qui a conduit l’Afrique dans l’impasse. C’est en cela que les évenements du Burkina Faso marquent la fin d’une époque, la fin d’un modèle qui a échoué en Afrique. Le temps est venu de promouvoir dans chaque pays africain une alternance démocratique et pacifique et une nouvelle gourvernance, articulée sur les valeurs de démocratie, d’Etat de droit, de respect des droits humains, de solidarité et de véritable justice sociale.

Les participants à la réunion de Paris appellent la communauté internationale à soutenir les peuples africains dans cette marche vers les idéaux de démocratie, de paix véritable, de justice et de respect des règles établies en matière de bonne gouvernance et de développement.

Les participants à la réunion de Paris ont enfin exprimé leur ferme volonté de raffermir leurs relations, renforcer leurs attaches avec les forces populaires, patriotiques et républicaines de leurs pays respectifs et veiller à ce que les conclusions de leur rencontre de Paris soient porteuses   d’espérance pour leurs peuples. Ils ont prévu de se  retrouver selon une périodicité convenue d’accordparties.

Un groupe de contact des oppositions africaines et un Comité de suivi des  conclusions des rencontres ont été   crées.

 

Fait    à  Paris  le   14  novembre  2014

noimage

Plate forme panafricaine des partis de l’opposition

Ce vendredi 14 Novembre 2014 à Paris se tient une réunion des représentants des partis politiques de l’opposition africaine. L’objet de ce forum est de mettre en place une plate forme panafricaine des partis de l’opposition. La délégation burundaise conduite par Pancrace Cimpaye est composée par Madame Nduwayo Rose et Abdoul Nzeyimana. Cette réunion, qui est une première, aura lieu en début d’après midi à l’ Hotel Holiday Inn , 5 Rue du 8 Mai 1945, code postal 75010.

L’opposition africaine  avance! Celle du Burundi aussi!

Pancrace CIMPAYE

fichier_du_20140922110344

La suspension, puis l’exclusion de Domitien Ndayizeye : une goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

A la tête de cette initiative, quatre personnalités. Pas n’importe lesquelles : d’un côté, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, sénateurs et anciens présidents de la République. De l’autre, Léonce Ngendakumana et Dr. Jean Minani, présidents des partis Sahwanya Frodebu et Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragi rya Ndadaye (ou Sahwanya Frodebu véritable héritage de Ndadaye). Des sources fiables indiquent que ce vœu avait été également formulé la même année lors du congrès du parti Sahwanya Frodebu par des militants. 15 novembre 2011. Les premières consultations, révèle nos sources, commencent à Kayanza. Elles se poursuivront à Bujumbura et ailleurs. Les motivations de la réunification Selon un document dont Iwacu s’est procuré, les quatre initiateurs sont motivés par la situation politique, économique, sociale et culturelle dégradante, l’esprit et la lettre d’Arusha mis dans les oubliettes, la mauvaise gouvernance, les violations des libertés publiques, etc. De plus, ils constatent une tendance au retour inexorable d’un parti unique caractérisé par une intolérance à d’autres partis puissants, en particulier ceux de l’opposition. De ce qui précède, ces anciens compagnons de lutte de Melchior Ndadaye, héros de la démocratie, remarquent que l’image du pays est ternie dans le concert des nations. Par conséquent, il s’observe un relâchement continu des partenaires traditionnels au développement du Burundi. Des compromis Pour arriver à la restauration d’un Etat pluraliste, un Etat de droit, défenseur des droits de la personne humaine rassurant pour toutes les couches sociales, ils s’engagent à la réconciliation et la réunification du parti Sahwanya-Frodebu. Ils promettent également de constituer un vaste rassemblement des démocrates. La mobilisation et l’organisation de toutes les forces politiques, morales et sociales favorables au changement s’imposent. « L’initiative en soi est très louable et fut bien accueillie », témoignent nos sources proches de ces deux partis. Malgré la bonne volonté, ils estiment que des différends les opposent toujours. Il faut donc arriver à trouver un consensus. Concernant l’avenir des députés du parti Sahwanya Frodebu Nyakuri en cas de fusion, une source fiable fait savoir que les initiateurs ont visité l’article 9 de la loi sur les partis politiques. Il a été constaté que la disposition est claire : « Les partis fusionnés conservent le nombre de sièges qu’ils disposaient avant (…) » Quant au poste ministériel que détient le parti du Dr Minani, nos sources racontent que ce dernier était prêt à le céder pour l’intérêt supérieur de la nation et du parti réunifié. Une autre question qui s’est posée est celle des jeunes du parti Sahwanya Frodebu devenus violents et intolérants. Les quatre constatent que cette histoire risque d’emmener loin le parti réunifié. Il faut donc organiser la jeunesse de façon qu’elle dépende du parti. La coalition Ikibiri a été également évoquée. Ils se sont convenus de la renforcer idéologiquement pour qu’elle soit efficace sur le terrain.

adc-ikibiri

Quelle stratégie pour une évolution optimale au sein de l’ADC-IKIBIRI ?

Proposition du CNDD A. Rappel de certaines dispositions du nouveau code électoral et de la nouvelle loi du 10 septembre 2011 sur les partis politiques. I. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l’élection du président Article 91 L’élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal à deux tours. Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour, il est procédé, dans un délai de quinze jours, à un second tour. Seuls peuvent se présenter au second tour du scrutin, les deux candidats qui ont recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. En cas de désistement de l’un ou de l’autre des deux candidats, les candidats suivants se présentent dans l’ordre de leur classement après le premier scrutin. Est déclaré élu au second tour, le candidat ayant recueilli la majorité relative des suffrages exprimés. II. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des députés Article 127 Les candidats d’une circonscription font une déclaration collective présentée par leur parti politique qui comporte pour chacun d’eux, dans l’ordre de présentation, les noms et prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile ou résidence. Cette déclaration indique aussi la couleur, l’emblème ou le signe distinctif proposés par leur parti politique. La liste comporte un nombre de candidats égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription. Les listes doivent avoir un caractère multiethnique et tenir compte de l’équilibre de genre. Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement peuvent appartenir au même groupe ethnique, et au moins un sur quatre doit être une femme. Article 128 Les candidats indépendants se présentent également sur une liste bloquée d’un nombre égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription, Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement peuvent appartenir au même groupe ethnique, et au moins un sur quatre doit être une femme. Article 135 A la déclaration de candidature, une somme de cinq cent mille francs burundais par liste déposée doit avoir été versée sur un compte du Trésor public ouvert à cet effet à la Banque de la République du Burundi. Le défaut de cautionnement est sanctionné par l’irrecevabilité de la liste de candidats par la Commission Electorale Nationale Indépendante. Cette caution est remboursée en totalité si le parti ou la liste d’indépendants est déclaré irrecevable. Cette caution est également remboursée en totalité si le parti ou la liste d’indépendant obtient 2 % au moins au niveau national. Le retrait de candidature ne donne pas droit au remboursement. III. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des sénateurs Article 142 Le Sénat est composé de : a) deux délégués de chaque province, élus par un collège électoral composé de membres des Conseils communaux de la province considérée, provenant de communautés ethniques différentes et élus au cours des scrutins distincts menés sur base des candidatures présentées par les partis politiques ou à titre indépendant ; b) trois membres de l’ethnie Twa cooptés par la Commission Electorale Nationale Indépendante et provenant des régions différentes ; c) des anciens chefs d’Etat. Il est assuré un minimum de 30% de femmes. Si ce dernier pourcentage n’est pas atteint, la Commission Electorale Nationale Indépendante, en consultation avec les partis politiques et candidats indépendants concernés, procède à la cooptation en attribuant à chaque parti ayant atteint 5% des suffrages exprimés un nombre égal de sièges supplémentaires nécessaires pour résorber ces déséquilibres de genre. Pour les scrutins dont question à l’alinéa premier, chaque parti politique ou chaque indépendant présente un candidat accompagné d’un suppléant qui pourra lui succéder dans son mandat en cas d’empêchement momentané ou définitif. Est élu le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour, il est organisé un deuxième tour. Si la majorité requise n’est pas obtenue, un troisième tour est organisé entre les deux candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de suffrages. Est élu le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés. En cas d’ex aequo au troisième tour, il est procédé au tirage au sort pour départager les deux candidats. IV. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des conseillers communaux Article 182 La Commune est administrée par le Conseil communal et l’Administrateur Communal. Le Conseil communal comprend quinze membres au moins dont au moins 30% de femmes. Ils sont élus au suffrage universel direct sur base de listes bloquées des partis politiques ou des indépendants à représentation proportionnelle. Chaque liste doit tenir compte de la diversité ethnique et de la participation du genre. Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, un au moins doit être une femme. La liste bloquée comprend au moins quinze candidats et au plus trente candidats. Toutefois, au cas où la composition d’un Conseil communal ne refléterait pas la diversité ethnique et de genre de l’électorat, la Commission Electorale Nationale Indépendante corrige les déséquilibres selon la méthode des plus forts restes, en plus des quinze membres. La CENI coopte une personne d’ethnie Twa sur la liste des candidats du parti politique ou du candidat indépendant élu contenant des membres d’ethnie Twa et ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages au cas où aucun Twa n’aurait été élu. En cas d’ex aequo pour les cas ci-dessus, un tirage au sort est organisé pour départager les candidats. Nul ne peut être membre de plus d’un Conseil communal. V. Dispositions de la loi N0 1 /16 du 10 septembre 2011 sur les partis politiques, singulièrement l’article 8. Article 8. Les partis politiques peuvent fusionner ou former des coalitions. La fusion de deux ou plusieurs partis constitue une union de ces partis. Le parti issu de cette union peut porter une nouvelle dénomination ou garder celle d’un des partis le composant. Lors des élections les partis politiques peuvent former des coalitions. La coalition est un rassemblement momentané de deux ou des plusieurs partis politiques en vue de poursuivre un ou plusieurs objectifs communs conformément aux articles 36 et 38 de la présente loi. Toute coalition est conditionnée par la transmission au Ministre ayant l’Intérieur dans ses attributions des documents suivants : – Le procès-verbal issu du congrès de chaque parti politique souscrivant à la coalition ; – Le procès-verbal de la réunion constitutive de la coalition ; – Les statuts et le règlement intérieur de cette coalition authentifiés par un Notaire ; La transmission de ces documents confère d’office la personnalité juridique à la coalition. Les articles 36 et 48 concernent ; a. La transmission au ministère de l’intérieur, en janvier, de la liste des membres dirigeants à l’échelon national. b. Les indications que doivent comporter les statuts des partis politiques. ————- B. Réorganisation de l\’ADC-IKIBIRI pour gagner les élections de 2015 I. Dispositions pilotes de référence de l’ADC-IKIBIRI 1. Charte de gouvernance démocratique existe. Les autres partis devraient la relire et la valider définitivement. 2. Noter que l’ADC-IKIBIRI a élaboré un certain nombre de textes qu’il faudrait revisiter, hiérarchiser, voir s’ils sont en harmonie et signer. Il s\’agit entre autres: de la note de présentation de l\’ADC-IKIBIRI, du Règlement Intérieur de l\’ADC-IKIBIRI, Acte d\’engagement de l\’ADC-IKIBIRI… II. Problèmes qui empêchent une évolution harmonieuse et intégrée 1. De la détermination du type d’alliance : fusion ; alliance forte ou alliance relâchée. Pour le moment, il n’est pas question de fusion. L’alliance ADC-IKIBIRI est encore relâchée, par ce qu’il y a de la méfiance, des rivalités de leadership et des divergences idéologiques. 2. Les divergences idéologiques ; certains partis sont libéraux, d’autres socialistes. Les questions religieuse, ethnique, régionale, peuvent aussi constituer des freins à une constitution d’une alliance solide. 3. Le problème de leadership unique. Le problème devient plus délicat encore quand il s’agit de savoir qui sera le chef de la coalition. De quel parti viendra-t-il ? Comment va-t-on le désigner ? 4. Les questions de représentativité. Dès lors qu’on veut mettre en place un leadership et des organes communs, la question se pose de savoir qui occupe quelle place, qui aura combien de sièges ou de postes dans tel ou tel organe de l’Etat ? Dans la formation des listes communes, quels seront les critères pour attribuer une position à tel ou tel parti ? 5. Le problème de la collaboration sur le terrain 6. La question financière et des cautions électorales 7. Le pouvoir en place est le principal frein à l\’évolution de l\’ADC-IKIBIRI 8. Comment diviser le CNDD-FDD III. Quelques propositions de solutions 1. Type d’alliance. La fusion n’est possible que sur la base d’un accord idéologique. Donc pour le moment, il faut viser une alliance forte, bâtie sur des principes clairs, à savoir : • Autonomie de chaque parti ; • Engagement à ne pas collaborer avec le CNDD-FDD ; • Engagement à accepter le primat des décisions de l’alliance par rapport à celles de chaque parti, aussi longtemps qu’il est dans l’Alliance ; • Saine émulation sur le terrain ; • Eviter de se dénigrer et de se combattre ; • Montrer les points communs et l’intérêt qu’il y a à former la coalition ; • Faire des réunions communes au moins une fois par trimestre ; 2. Divergences idéologiques a. La charte de gouvernance démocratique constitue une base. Poursuivre son approfondissement. b. Rapprocher les points de vue clairement exprimés, avec un esprit de synthèse, toujours en tenant compte de l’intérêt de tous et de l’arbitrage du peuple. 3. Le problème de leadership unique et de la représentation de chaque parti membre au sommet de l’Etat. Il semble que les égos seront calmés si chacun est assuré d’avoir un poste éminent. Recenser ces postes, et s’accorder sur leur répartition en cas de victoire permettrait de rassurer les uns et les autres. a. Des postes clés à pourvoir 1. Présidence de la République 2. Présidence de l’Assemblée nationale 3. Présidence du Sénat 4. Première vice-présidence 5. Ministère des Affaires étrangères 6. Ministères de l’Economie et des Finances 7. Ministère de la Justice 8. Ministère de la Défense nationale… 9. Ministère de l’intérieur 10. Ministère de l’agriculture et de l’élevage… 11. Ministère du Commerce et de l’Industrie… 12. Ministère de l’éducation nationale… 13. Ministère de la communication… 14. Présidence du CNC 15. Ombudsman 16. Présidence du Conseil économique et social 17. Etc. b. Mode de désignation du candidat unique à la présidence de la République On peut ici se référer à l’exemple du Sénégal où, pour déboulonner Wade, les partis de l’opposition se sont mis d’accord sur le candidat Macky Sall. Au Burundi, pour mettre toutes les chances de leur côté, l’ADC-IKIBIRI ne doit pas aller en rangs dispersés au premier tour, les partis qui la composent doivent s’entendre dès le premier tour, et faire tout pour faire échec aux fraudes. Donc : 1. Les candidats à la candidature se font connaître auprès d’une commission désignée par le collège des présidents, 2. Chaque candidat(e) à la candidature dépose un dossier auprès de cette commission, dossier comprenant : – Un curriculum vitae: une petite biographie – Un plaidoyer de 3 pages maximum pour justifier qu’il-elle- est l’homme- la femme- qu’il faut pour le poste, plaidoyer présenté le jour de l’élection du candidat. – Un programme politique – Le jour de l’élection, après l’exposé du plaidoyer de chaque candidat à la candidature unique, l’ensemble des présidents des partis votent pour désigner le candidat. Est retenu le candidat ayant obtenu la majorité des deux tiers au premier tour, ou la majorité absolue au second tour, où restent en compétition les deux candidats les mieux placés au premier tour. c. De la répartition des autres postes de responsabilité – Une liste en sera dressée ; – Le candidat venu en seconde position occupe la présidence de l’Assemblée nationale ; – Le candidat retenu pour la présidence propose à l’approbation de ses pairs les postes de l’exécutif à pourvoir, en tenant compte des résultats obtenus dans ces élections ; – Les candidats retenus pour la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale proposent un candidat pour la présidence du Sénat ; – Pour les organes de conseil, le candidat à la présidence, au Sénat et à l’Assemblée nationale s’entendent pour proposer des titulaires potentiels en cas de victoire. 4. Les questions de représentativité. a. Dans les organes directeurs de l’ADC-IKIBIRI • Pendant une certaine période, la présidence de l’ADC-IKIBIRI doit être tournante, jusqu’à six mois des élections. Durant cette période, chaque parti a l’occasion de s’implanter sur le terrain, d’activer ses structures. • Une répartition des postes de responsabilité a eu lieu qui assigne au CNDD le poste de chargé de la propagande de l’ADC-IKIBIRI, ce qui lui donne un certain avantage de manœuvre. b. Sur les listes électorales. Pour composer des listes électorales en vue de l’élection des députés, il faut avoir des critères précis, équitables pour déterminer l’ordre d’inscription sur la liste. Il s’agirait notamment de : • Considérer que tous les partis sont égaux • Considérer qu’il faut tenir compte de la représentativité de chacun et de son degré d’implantation • Considérer que la victoire d’un parti de l’ADC-IKIBIRI est une victoire de tous les partis de l’Alliance • Convenir de la confection de listes communes dans toutes les provinces aux législatives. • Donner à chaque parti membre la tête de liste dans deux provinces de son choix. • Donner à chaque parti membre la deuxième place sur la liste dans deux provinces de son choix. En cas de province disputée, le parti qui a eu le poste le plus élevé dans l’exécutif cède la priorité. • Donner à chaque parti membre la troisième place sur la liste dans deux provinces de son choix. En cas de province disputée, le parti qui a eu le poste le plus élevé dans l’exécutif cède la priorité. • Pour la quatrième, la cinquième, la sixième place etc…des concertations permettront de s’entendre sur l’ordre de succession. Par exemple : Parti. N0.prov Parti en tête de liste par prov/ députés 2ème place 3ème place 4ème place 5ème place 6ème place A 1 A D F B 2 B H E C 3 C G D D 4 D A C E 5 E F B F 6 F E H G 7 G B A H 8 H C G 9 A H F 10 B G D 11 C E G 12 D B C 13 E F A 14 F A E 15 G E B 16 H C E 17 • Pour l’élection des sénateurs, là aussi les partis de l’ADC-IKIBIRI peuvent s’entendre pour que chaque parti ait deux provinces fiefs où il présente ses candidats, soutenus par tous les autres partis ADC. • Pour l’élection des conseillers communaux – sur les 129 communes, chaque part-IKIBIRI aura au moins 129/8= 18 communes où deux de ses candidats sur les 15 sont en tête de liste. Pour les communes urbaines, un candidat en tête de liste sera octroyé à chaque parti. – sur les 2908 collines de recensement, même si les élections ne se déroulent pas sur une base partisane, les partis ADC pourront bien s’entendre pour désigner les listes de leurs candidats et les soutenir. 5. La collaboration sur le terrain. • Organiser des meetings communs, bien préparés, avec des ordres du jour convenus et des tâches bien réparties ; • Insister sur ce qui rassemble et non sur les différences ; • S’inviter mutuellement lors de réunions statutaires des organes des partis ; • Echanger des informations et des documents de travail ; • Avoir des séances communes de formation des mandataires aux élections ; • Mettre en place un organe commun pour préparer les élections ; • Mettre sur pied un comité technique pour proposer des actions pacifiques tactiques pour diviser le CNDD-FDD, notamment en suscitant une ou des candidatures au sein de ce parti. • Mettre en place un état-major de campagne chargé d’étudier les stratégies pour la campagne de 2015 6. La question financière et des cautions électorales • Mettre sur pied un fonds commun pour les actions communes : meetings, informations, campagnes etc. Chaque parti sera tenu d’apporter une contribution mensuelle de… • Pour le candidat à la présidence, proposer le paiement de la caution, moitié par le candidat, et moitié par l’ADC-IKIBIRI. • Pour les listes électorales à la députation et au sénat, proposer le paiement moitié par les candidats sur la liste et l’autre moitié par l’ADC-IKIBIRI. 7. Comment diviser le CNDD-FDD • Sélectionner des personnalités capables d’entraîner la scission au sein du CNDD-FDD : Rufyikiri, Rukara, Ntisezerana ? • Définir une technique d’approche • Définir les propositions à lui faire : – Se porter candidat indépendant à la présidentielle, – Se rallier, en cas de second tour, au candidat de l’ADC-IKIBIRI, si celui-ci est parmi les deux premiers – Lui assurer le soutien de l’ADC-IKIBIRI s’il arrive parmi les 2 premiers à la présidentielle – Si le candidat ADC-IKIBIRI gagne, assurer au transfuge une vice-présidence ou un ministère de souveraineté. 8. Quelle alternative pour arriver à un rapport de forces équilibrées avant les élections? Compte tenu du climat délétère actuel d\’insécurité, de marasme économique et politique créé et entretenu par le régime en place, il est quasiment impossible et impensable d\’organiser des élections libres et transparentes. L\’opposition est tacitement interdite: tous les leaders des partis d\’opposition ont une affaire pendante à la justice totalement inféodée au pouvoir exécutif. Dans ces conditions, l\’opposition doit aussi réfléchir sur l\’alternative au cas où la situation dégénère et arrêter des actions de mobilisation pour modifier les rapports de forces en sa faveur. 9. Timing des principales activités avant décembre 2014 a. Juillet-août: poursuivre le renforcement des structures des partis et de l\’ADC-IKIBIRI, adoption des principes et critères de désignation des candidats à tous les niveaux, mise en place d\’un fond commun pour les élections. b. Septembre: mise en place des structures de surveillance des élections: organes communs des mandataires, directions communes de campagne électorale à tous les niveaux: communal, provincial et national c. Octobre: formation des listes des candidats aux élections communales et législatives, formation systématique à la surveillance des élections d. Décembre: désignation d\’un candidat unique aux élections présidentielles Conclusion. Il est temps que les partis de l’ADC-IKIBIRI optent pour lutter ensemble et gouverner ensemble ou aller en rangs dispersés et échouer lamentablement. Pour garantir le succès, il est urgent que ses leaders impulsent des actions appropriées pour lever les obstacles qui empêchent une marche assurée vers la victoire. Résumé Accord sur le principe : lutter ensemble, gouverner ensemble Accord sur un candidat unique à la présidentielle de 2015 Accord sur la répartition des hauts postes de responsabilités Accord sur des listes communes aux législatives Accord sur une collaboration réelle sur le terrain Accord sur la constitution d’un fonds commun Accord sur une stratégie pour diviser le CNDD-FDD et susciter une candidature FDD à la présidentielle avec la promesse de lui assurer une vice-présidence ou un ministère Accord pour éviter les pièges de la loi et se conformer aux dispositions légales relatives aux coalitions et aux élections. Accord sur une alternative pour un rapport de forces équilibrées avant les élections. 

rufyi-9-80f07

Burundi : Retrait de l’OLUCOME dans les CECI

L’Observatoire de Lutte Contre les Malversations Economiques (OLUCOME) annonce son retrait des Commissions Electorales Communales Indépendantes(CECI) au niveau national. Cette décision est prise parce qu’aucun candidat de l’OLUCOME n’a été retenu dans les Commissions Electorales Indépendantes (CEPI).

Lors d’une conférence de presse animée de jeudi 30 Octobre 2014, le secrétaire général de l’OLUCOME, Hassan Mahwenge, a indiqué que l’OLUCOME se retire des CECI au niveau national, car ils ont constaté des irrégularités graves dans la mise en place des membres desdites commissions.

Hassan Mahwenge a indiqué que l’OLUCOME avait déposé 45 candidatures en provenance de 15 Provinces, mais qu’à leur plus grande surprise, la CENI n’a pas sélectionné leurs membres dans les CEPI. Cependant, les membres de cette organisation ont été retenus dans les CECI en Province Makamba et en commune urbaine de Rohero.

L’OLUCOME appelle le Président de la CENI et le Ministre de l’Intérieur d’organiser une réunion avec les partenaires concernés par les élections en vue de trouver une solution durable au remplacement de ces membres retirés dans ces commissions douteuses.

Vous saurez que l’OLUCOME a adressé une correspondance au Président de la CENI le 15 Octobre 2014 pour lui demander des éclaircissements sur les rejets des candidatures de ses membres dans les CEPI, mais sans réponse.