QUI A TUE ADOLPHE NSHIMIRIMANA?

La question est sur toutes les lèvres. Cette préoccupation de savoir la main qui a liquidé le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana est  devenue une hantise pour ses proches et ses ennemis. Cette préoccupation empoisonne les relations entre le fief du Général, Kamenge, et Nkurunziza. Ce dernier a ordonné, hier soir le 18 septembre 2015, une fouille-perquisition de ce quartier qui avait pourtant renoncé à toute manifestation contre son mandat de trop. Nkurunziza qui a perçu la grogne qui sévit dans ce quartier, redoute une attaque imminente  qui viendrait de ce berceau de la lutte armée de 1993.

Mais avant de répondre à cette question pertinente de l’auteur du crime, il est important de brosser le portait de l’homme qui est parti le 2 Août 2015. Qui était Adolphe Nshimirimana? L’homme qui avait fait main basse sur toutes les affaires du pays était le véritable chef de l’Etat burundais. Et pour cause, tous les collaborateurs de l’ancien président Pierre Nkurunziza ( les vice présidents de la république, les présidents du parlement, les ministres, etc.) sont unanimes sur un point: « A la fin de chaque entretien avec Nkurunziza, son seul commentaire était toujours: je vais soumettre vos propositions à mes conseillers ». « Mes conseillers » voulant dire Adolphe Nshimirimana. Nkurunziza n’avait donc pas le droit de prendre une décision sans s’en référer au Général Adolphe Nshimirimama. Des fois, quand Adolphe échappait aux écrans radars de Nkurunziza, dans une randonnée ou dans des soirées bien arrosées, Nkurunziza devait attendre la réapparition du général empêché ou inaccessible.

A côté de ce pouvoir décisionnaire, Adolphe Nshimirimana est l’homme qui composait les éléments de la garde rapprochée de Nkurunziza. Dans le même registre sécuritaire, c’était lui le véritable patron de la milice Imbonerakure. C’est aussi l’homme qui avait la mission de dompter la composante tutsi afin qu’elle soutienne mordicus la dictature en place. A ce titre, dans ses soirées festives, Adolphe Nshimirimana avait toujours autour de lui un cercle de tutsi, un écran de fumée pour prouver que cette dictature n’est pas ethniste. Et dans cette opération de charme, le général clamait haut ce crédo: » Twiyicira abahutu! Ivyo ntibibaraba! « ( nous ne tuons que les hutu, cela ne devrait pas émouvoir outre mesure la communauté internationale ou les défenseurs des droits de l’homme, ça ne les concerne pas). Et certains naïfs y croyaient!

L’autre pouvoir qu’il détenait, et non pas des moindres, était le pouvoir économique. En effet les contrats ou l’attribution des marchés publics passaient par lui. Il n’est donc pas étonnant qu’on découvre sur ses comptes bancaires une somme colossale de huit milliards de francs burundais( plus ou moins cinq millions de dollars américains) pour un seul homme dans un pays misérable comme le Burundi. Ajoutons à ce tableau  le contrôle des douanes, de l’Office Burundaise des Recettes où il plaçait ses fidèles courtisans.

Cette description des pouvoirs étendus du général Nshimirimana Adolphe ne saurait passer sous silence le fait que la composition du Gouvernement rentrait dans ses prérogatives.En somme le Lieutenant Général Nshimirimana Adolphe faisait ombrage au chef de l’exécutif burundais comme le faisait à l’époque un certain Hussein Radjabu. Et dans les deux cas Nkurunziza sait se débarrasser d’un bicéphalisme qui empiète sur ses plate bandes. Autant dire que l’assassinat spectaculaire du 2 Août 2015 n’a pas besoin d’un Sherlock Holmes pour identifier à qui profite la mort d’Adolphe Nshimirimana.

Au demeurant l’exécution du Général Nshimirimana Adolphe est un signe évident que le Burundi a à faire à un homme froid et impitoyable qui doit être traité comme tel.  Il a raison l’ancien chef de cabinet du Président Ntibantunganya et président de la Commission de suivi de la Crise burundaise, Monsieur Bansubiyeko Mamès qui disait : »Pendant dix ans, le Burundi vient à être dirigé (sic) par un voyou. Comment ça se fait que nous n’ayons rien vu? »De ma part je réalise que le Burundi a été dirigé pendant dix ans par un sanguinaire qui n’hésite pas de poignarder dans le dos ses camarades de combat. La voie de sortie de la crise burundaise passe par la mise à l’écart de ce dangereux personnage. Autrement le Burundi continuera à enterrer ses fils et filles, un bain de sang qui risque d’évoluer en un génocide politico-etnique comme le prédisait l’honorable Léonce Ngendakuma.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

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Bob Rugurika à bujumbura, toute la ville dans les rues

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Lettre à Sa Sainteté, Pape François pour qu`il plaide en faveur de la libération de Bob Rugurika

Objet : Pour la mémoire des sœurs Olga Raschietti,

            Lucia Pulici et Bernadette Boggia, intercédez

            pour la libération du Journaliste Bob Rugurika.

Très Saint Père,

Le 7 septembre 2014 à 16 heures, les sœurs italiennes Olga Rachietti et Lucia Pulici de la paroisse Guido Maria Conforti de Kamenge dans l’archidiocèse de Bujumbura en République du Burundi, ont été lâchement égorgées comme du bétail. A 2 heures du matin, le 8 septembre 2014, une troisième sœur italienne, Bernadette Boggia,  a  elle aussi été égorgée sous l’œil vigilant  et complice de la police burundaise qui sécurisait les lieux depuis le premier acte ignoble.

Le gouvernement du Burundi, par la voix de son porte parole a versé des larmes de crocodile et a par la suite désigné sciemment un faux coupable, de surcroît détraqué mental. C’est ainsi que la Radio Publique Africaine, la radio la plus écoutée au Burundi, dirigée par le journaliste Bob Rugurika, a entamé des investigations pour mettre à nu la triste vérité et le véritable visage des assassins et commanditaires de cet acte odieux.

Au terme de ces investigations, il est apparu que le patron des services secrets burundais de l’époque, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, bras droit du Président de la République Pierre Nkurunziza, est au cœur de cette décapitation des trois sœurs italiennes. Depuis quelques jours, la Radio Publique Africaine publie le film des événements de cet acte barbare. La grande majorité du peuple burundais meurtri par cet acte ignoble qui renvoie une image hideuse du Burundi salut chaleureusement ces révélation qui donnent  les noms des bourreaux de ces trois sœurs.

En revanche les bourreaux démasqués sont confondus et furieux. C’est ainsi qu’ils viennent d’ordonner ce mardi 21 janvier 2014, l’arrestation arbitraire du Directeur de cette Radio Publique Africaine, Monsieur Bob Rugurika.

Très Saint Père,

Par la présente, j’ai l’honneur de m’adresser à votre Sainteté afin de vous implorer d’intercéder au près du Gouvernement burundais pour que le journaliste Bob Rugurika, directeur de la Radio Publique Africaine soit relâché sans condition et que les véritables assassins des trois sœurs Olga Raschietti, Lucia Pulici et Bernadette Boggia soient traduits en  justice.

A travers votre Sainteté, j’interpelle le Gouvernement Italien afin que lui aussi se penche sur la décapitation de ces ses trois citoyennes. L’impunité de ce crime odieux autorise les mêmes bourreaux à récidiver surtout en ce moment où le Burundi fait face à une fièvre électorale de tous les dangers. Pour la mémoire de nos sœurs disparues et pour la protection des survivants burundais, plaidez pour la libération de Bob Rugurika et pour la répression de ce crime d’ un autre âge.

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Plate forme panafricaine des partis de l’opposition

Ce vendredi 14 Novembre 2014 à Paris se tient une réunion des représentants des partis politiques de l’opposition africaine. L’objet de ce forum est de mettre en place une plate forme panafricaine des partis de l’opposition. La délégation burundaise conduite par Pancrace Cimpaye est composée par Madame Nduwayo Rose et Abdoul Nzeyimana. Cette réunion, qui est une première, aura lieu en début d’après midi à l’ Hotel Holiday Inn , 5 Rue du 8 Mai 1945, code postal 75010.

L’opposition africaine  avance! Celle du Burundi aussi!

Pancrace CIMPAYE

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éditorial: « MPORE BURUNDI ! », un nouveau né!

La dérive autocratique qui mine la gouvernance du Burundi plonge le pays dans un désespoir sans nom. Il a raison le parlement européen de tirer la sonnette d’alarme dans sa résolution du 18 septembre 2014. Le pays va mal!

Mais tout n’est pas perdu. Il faut que des âmes de bonne volonté redonnent l’espoir au peuple burundais. Des  hommes et des femmes au coeur d’or doivent venir au chevet du Burundi pour le réconforter: « Mpore Burundi! ». Dans cette dynamique, un vaste mouvement de démocrates doit galvaniser le monde entier pour la renaissance des vertus de la démocratie au Burundi.

Dans cette optique, votre site »www.mporeburundi.890m.com » donnera entre autres les points chauds de l’actualité burundaise en temps réel. Il lèvera aussi le voile sur les dossiers noirs  et secrets du régime de Bujumbura. Le présent canal d’information constitue de ce fait une thérapie pour le Burundi malade par la faute de ses dirigeants. Un Burundi nouveau doit impérativement naître. Votre site va y contribuer activement.  Et en choeur nous chanterons l’hymne de réconfort pour ce Burundi Nouveau: » Mpore Burundi! »

L’hymne retentira aussi sur les ondes dune radio en ligne » Mpore FM ». Cette radio qui va être la voix des sans voix appartiendra aussi au groupe de presse « Mpore Burundi! ». Un nouveau -né dans le paysage médiatique burundais pour le grand bonheur de tous  les hommes et femmes férus d’un Burundi digne, uni et prospère pour tous.

Pancrace CIMPAYE,

Directeur des Publications.

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Quelle stratégie pour une évolution optimale au sein de l’ADC-IKIBIRI ?

Proposition du CNDD A. Rappel de certaines dispositions du nouveau code électoral et de la nouvelle loi du 10 septembre 2011 sur les partis politiques. I. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l’élection du président Article 91 L’élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal à deux tours. Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour, il est procédé, dans un délai de quinze jours, à un second tour. Seuls peuvent se présenter au second tour du scrutin, les deux candidats qui ont recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. En cas de désistement de l’un ou de l’autre des deux candidats, les candidats suivants se présentent dans l’ordre de leur classement après le premier scrutin. Est déclaré élu au second tour, le candidat ayant recueilli la majorité relative des suffrages exprimés. II. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des députés Article 127 Les candidats d’une circonscription font une déclaration collective présentée par leur parti politique qui comporte pour chacun d’eux, dans l’ordre de présentation, les noms et prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile ou résidence. Cette déclaration indique aussi la couleur, l’emblème ou le signe distinctif proposés par leur parti politique. La liste comporte un nombre de candidats égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription. Les listes doivent avoir un caractère multiethnique et tenir compte de l’équilibre de genre. Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement peuvent appartenir au même groupe ethnique, et au moins un sur quatre doit être une femme. Article 128 Les candidats indépendants se présentent également sur une liste bloquée d’un nombre égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription, Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement peuvent appartenir au même groupe ethnique, et au moins un sur quatre doit être une femme. Article 135 A la déclaration de candidature, une somme de cinq cent mille francs burundais par liste déposée doit avoir été versée sur un compte du Trésor public ouvert à cet effet à la Banque de la République du Burundi. Le défaut de cautionnement est sanctionné par l’irrecevabilité de la liste de candidats par la Commission Electorale Nationale Indépendante. Cette caution est remboursée en totalité si le parti ou la liste d’indépendants est déclaré irrecevable. Cette caution est également remboursée en totalité si le parti ou la liste d’indépendant obtient 2 % au moins au niveau national. Le retrait de candidature ne donne pas droit au remboursement. III. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des sénateurs Article 142 Le Sénat est composé de : a) deux délégués de chaque province, élus par un collège électoral composé de membres des Conseils communaux de la province considérée, provenant de communautés ethniques différentes et élus au cours des scrutins distincts menés sur base des candidatures présentées par les partis politiques ou à titre indépendant ; b) trois membres de l’ethnie Twa cooptés par la Commission Electorale Nationale Indépendante et provenant des régions différentes ; c) des anciens chefs d’Etat. Il est assuré un minimum de 30% de femmes. Si ce dernier pourcentage n’est pas atteint, la Commission Electorale Nationale Indépendante, en consultation avec les partis politiques et candidats indépendants concernés, procède à la cooptation en attribuant à chaque parti ayant atteint 5% des suffrages exprimés un nombre égal de sièges supplémentaires nécessaires pour résorber ces déséquilibres de genre. Pour les scrutins dont question à l’alinéa premier, chaque parti politique ou chaque indépendant présente un candidat accompagné d’un suppléant qui pourra lui succéder dans son mandat en cas d’empêchement momentané ou définitif. Est élu le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour, il est organisé un deuxième tour. Si la majorité requise n’est pas obtenue, un troisième tour est organisé entre les deux candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de suffrages. Est élu le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés. En cas d’ex aequo au troisième tour, il est procédé au tirage au sort pour départager les deux candidats. IV. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des conseillers communaux Article 182 La Commune est administrée par le Conseil communal et l’Administrateur Communal. Le Conseil communal comprend quinze membres au moins dont au moins 30% de femmes. Ils sont élus au suffrage universel direct sur base de listes bloquées des partis politiques ou des indépendants à représentation proportionnelle. Chaque liste doit tenir compte de la diversité ethnique et de la participation du genre. Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, un au moins doit être une femme. La liste bloquée comprend au moins quinze candidats et au plus trente candidats. Toutefois, au cas où la composition d’un Conseil communal ne refléterait pas la diversité ethnique et de genre de l’électorat, la Commission Electorale Nationale Indépendante corrige les déséquilibres selon la méthode des plus forts restes, en plus des quinze membres. La CENI coopte une personne d’ethnie Twa sur la liste des candidats du parti politique ou du candidat indépendant élu contenant des membres d’ethnie Twa et ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages au cas où aucun Twa n’aurait été élu. En cas d’ex aequo pour les cas ci-dessus, un tirage au sort est organisé pour départager les candidats. Nul ne peut être membre de plus d’un Conseil communal. V. Dispositions de la loi N0 1 /16 du 10 septembre 2011 sur les partis politiques, singulièrement l’article 8. Article 8. Les partis politiques peuvent fusionner ou former des coalitions. La fusion de deux ou plusieurs partis constitue une union de ces partis. Le parti issu de cette union peut porter une nouvelle dénomination ou garder celle d’un des partis le composant. Lors des élections les partis politiques peuvent former des coalitions. La coalition est un rassemblement momentané de deux ou des plusieurs partis politiques en vue de poursuivre un ou plusieurs objectifs communs conformément aux articles 36 et 38 de la présente loi. Toute coalition est conditionnée par la transmission au Ministre ayant l’Intérieur dans ses attributions des documents suivants : – Le procès-verbal issu du congrès de chaque parti politique souscrivant à la coalition ; – Le procès-verbal de la réunion constitutive de la coalition ; – Les statuts et le règlement intérieur de cette coalition authentifiés par un Notaire ; La transmission de ces documents confère d’office la personnalité juridique à la coalition. Les articles 36 et 48 concernent ; a. La transmission au ministère de l’intérieur, en janvier, de la liste des membres dirigeants à l’échelon national. b. Les indications que doivent comporter les statuts des partis politiques. ————- B. Réorganisation de l\’ADC-IKIBIRI pour gagner les élections de 2015 I. Dispositions pilotes de référence de l’ADC-IKIBIRI 1. Charte de gouvernance démocratique existe. Les autres partis devraient la relire et la valider définitivement. 2. Noter que l’ADC-IKIBIRI a élaboré un certain nombre de textes qu’il faudrait revisiter, hiérarchiser, voir s’ils sont en harmonie et signer. Il s\’agit entre autres: de la note de présentation de l\’ADC-IKIBIRI, du Règlement Intérieur de l\’ADC-IKIBIRI, Acte d\’engagement de l\’ADC-IKIBIRI… II. Problèmes qui empêchent une évolution harmonieuse et intégrée 1. De la détermination du type d’alliance : fusion ; alliance forte ou alliance relâchée. Pour le moment, il n’est pas question de fusion. L’alliance ADC-IKIBIRI est encore relâchée, par ce qu’il y a de la méfiance, des rivalités de leadership et des divergences idéologiques. 2. Les divergences idéologiques ; certains partis sont libéraux, d’autres socialistes. Les questions religieuse, ethnique, régionale, peuvent aussi constituer des freins à une constitution d’une alliance solide. 3. Le problème de leadership unique. Le problème devient plus délicat encore quand il s’agit de savoir qui sera le chef de la coalition. De quel parti viendra-t-il ? Comment va-t-on le désigner ? 4. Les questions de représentativité. Dès lors qu’on veut mettre en place un leadership et des organes communs, la question se pose de savoir qui occupe quelle place, qui aura combien de sièges ou de postes dans tel ou tel organe de l’Etat ? Dans la formation des listes communes, quels seront les critères pour attribuer une position à tel ou tel parti ? 5. Le problème de la collaboration sur le terrain 6. La question financière et des cautions électorales 7. Le pouvoir en place est le principal frein à l\’évolution de l\’ADC-IKIBIRI 8. Comment diviser le CNDD-FDD III. Quelques propositions de solutions 1. Type d’alliance. La fusion n’est possible que sur la base d’un accord idéologique. Donc pour le moment, il faut viser une alliance forte, bâtie sur des principes clairs, à savoir : • Autonomie de chaque parti ; • Engagement à ne pas collaborer avec le CNDD-FDD ; • Engagement à accepter le primat des décisions de l’alliance par rapport à celles de chaque parti, aussi longtemps qu’il est dans l’Alliance ; • Saine émulation sur le terrain ; • Eviter de se dénigrer et de se combattre ; • Montrer les points communs et l’intérêt qu’il y a à former la coalition ; • Faire des réunions communes au moins une fois par trimestre ; 2. Divergences idéologiques a. La charte de gouvernance démocratique constitue une base. Poursuivre son approfondissement. b. Rapprocher les points de vue clairement exprimés, avec un esprit de synthèse, toujours en tenant compte de l’intérêt de tous et de l’arbitrage du peuple. 3. Le problème de leadership unique et de la représentation de chaque parti membre au sommet de l’Etat. Il semble que les égos seront calmés si chacun est assuré d’avoir un poste éminent. Recenser ces postes, et s’accorder sur leur répartition en cas de victoire permettrait de rassurer les uns et les autres. a. Des postes clés à pourvoir 1. Présidence de la République 2. Présidence de l’Assemblée nationale 3. Présidence du Sénat 4. Première vice-présidence 5. Ministère des Affaires étrangères 6. Ministères de l’Economie et des Finances 7. Ministère de la Justice 8. Ministère de la Défense nationale… 9. Ministère de l’intérieur 10. Ministère de l’agriculture et de l’élevage… 11. Ministère du Commerce et de l’Industrie… 12. Ministère de l’éducation nationale… 13. Ministère de la communication… 14. Présidence du CNC 15. Ombudsman 16. Présidence du Conseil économique et social 17. Etc. b. Mode de désignation du candidat unique à la présidence de la République On peut ici se référer à l’exemple du Sénégal où, pour déboulonner Wade, les partis de l’opposition se sont mis d’accord sur le candidat Macky Sall. Au Burundi, pour mettre toutes les chances de leur côté, l’ADC-IKIBIRI ne doit pas aller en rangs dispersés au premier tour, les partis qui la composent doivent s’entendre dès le premier tour, et faire tout pour faire échec aux fraudes. Donc : 1. Les candidats à la candidature se font connaître auprès d’une commission désignée par le collège des présidents, 2. Chaque candidat(e) à la candidature dépose un dossier auprès de cette commission, dossier comprenant : – Un curriculum vitae: une petite biographie – Un plaidoyer de 3 pages maximum pour justifier qu’il-elle- est l’homme- la femme- qu’il faut pour le poste, plaidoyer présenté le jour de l’élection du candidat. – Un programme politique – Le jour de l’élection, après l’exposé du plaidoyer de chaque candidat à la candidature unique, l’ensemble des présidents des partis votent pour désigner le candidat. Est retenu le candidat ayant obtenu la majorité des deux tiers au premier tour, ou la majorité absolue au second tour, où restent en compétition les deux candidats les mieux placés au premier tour. c. De la répartition des autres postes de responsabilité – Une liste en sera dressée ; – Le candidat venu en seconde position occupe la présidence de l’Assemblée nationale ; – Le candidat retenu pour la présidence propose à l’approbation de ses pairs les postes de l’exécutif à pourvoir, en tenant compte des résultats obtenus dans ces élections ; – Les candidats retenus pour la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale proposent un candidat pour la présidence du Sénat ; – Pour les organes de conseil, le candidat à la présidence, au Sénat et à l’Assemblée nationale s’entendent pour proposer des titulaires potentiels en cas de victoire. 4. Les questions de représentativité. a. Dans les organes directeurs de l’ADC-IKIBIRI • Pendant une certaine période, la présidence de l’ADC-IKIBIRI doit être tournante, jusqu’à six mois des élections. Durant cette période, chaque parti a l’occasion de s’implanter sur le terrain, d’activer ses structures. • Une répartition des postes de responsabilité a eu lieu qui assigne au CNDD le poste de chargé de la propagande de l’ADC-IKIBIRI, ce qui lui donne un certain avantage de manœuvre. b. Sur les listes électorales. Pour composer des listes électorales en vue de l’élection des députés, il faut avoir des critères précis, équitables pour déterminer l’ordre d’inscription sur la liste. Il s’agirait notamment de : • Considérer que tous les partis sont égaux • Considérer qu’il faut tenir compte de la représentativité de chacun et de son degré d’implantation • Considérer que la victoire d’un parti de l’ADC-IKIBIRI est une victoire de tous les partis de l’Alliance • Convenir de la confection de listes communes dans toutes les provinces aux législatives. • Donner à chaque parti membre la tête de liste dans deux provinces de son choix. • Donner à chaque parti membre la deuxième place sur la liste dans deux provinces de son choix. En cas de province disputée, le parti qui a eu le poste le plus élevé dans l’exécutif cède la priorité. • Donner à chaque parti membre la troisième place sur la liste dans deux provinces de son choix. En cas de province disputée, le parti qui a eu le poste le plus élevé dans l’exécutif cède la priorité. • Pour la quatrième, la cinquième, la sixième place etc…des concertations permettront de s’entendre sur l’ordre de succession. Par exemple : Parti. N0.prov Parti en tête de liste par prov/ députés 2ème place 3ème place 4ème place 5ème place 6ème place A 1 A D F B 2 B H E C 3 C G D D 4 D A C E 5 E F B F 6 F E H G 7 G B A H 8 H C G 9 A H F 10 B G D 11 C E G 12 D B C 13 E F A 14 F A E 15 G E B 16 H C E 17 • Pour l’élection des sénateurs, là aussi les partis de l’ADC-IKIBIRI peuvent s’entendre pour que chaque parti ait deux provinces fiefs où il présente ses candidats, soutenus par tous les autres partis ADC. • Pour l’élection des conseillers communaux – sur les 129 communes, chaque part-IKIBIRI aura au moins 129/8= 18 communes où deux de ses candidats sur les 15 sont en tête de liste. Pour les communes urbaines, un candidat en tête de liste sera octroyé à chaque parti. – sur les 2908 collines de recensement, même si les élections ne se déroulent pas sur une base partisane, les partis ADC pourront bien s’entendre pour désigner les listes de leurs candidats et les soutenir. 5. La collaboration sur le terrain. • Organiser des meetings communs, bien préparés, avec des ordres du jour convenus et des tâches bien réparties ; • Insister sur ce qui rassemble et non sur les différences ; • S’inviter mutuellement lors de réunions statutaires des organes des partis ; • Echanger des informations et des documents de travail ; • Avoir des séances communes de formation des mandataires aux élections ; • Mettre en place un organe commun pour préparer les élections ; • Mettre sur pied un comité technique pour proposer des actions pacifiques tactiques pour diviser le CNDD-FDD, notamment en suscitant une ou des candidatures au sein de ce parti. • Mettre en place un état-major de campagne chargé d’étudier les stratégies pour la campagne de 2015 6. La question financière et des cautions électorales • Mettre sur pied un fonds commun pour les actions communes : meetings, informations, campagnes etc. Chaque parti sera tenu d’apporter une contribution mensuelle de… • Pour le candidat à la présidence, proposer le paiement de la caution, moitié par le candidat, et moitié par l’ADC-IKIBIRI. • Pour les listes électorales à la députation et au sénat, proposer le paiement moitié par les candidats sur la liste et l’autre moitié par l’ADC-IKIBIRI. 7. Comment diviser le CNDD-FDD • Sélectionner des personnalités capables d’entraîner la scission au sein du CNDD-FDD : Rufyikiri, Rukara, Ntisezerana ? • Définir une technique d’approche • Définir les propositions à lui faire : – Se porter candidat indépendant à la présidentielle, – Se rallier, en cas de second tour, au candidat de l’ADC-IKIBIRI, si celui-ci est parmi les deux premiers – Lui assurer le soutien de l’ADC-IKIBIRI s’il arrive parmi les 2 premiers à la présidentielle – Si le candidat ADC-IKIBIRI gagne, assurer au transfuge une vice-présidence ou un ministère de souveraineté. 8. Quelle alternative pour arriver à un rapport de forces équilibrées avant les élections? Compte tenu du climat délétère actuel d\’insécurité, de marasme économique et politique créé et entretenu par le régime en place, il est quasiment impossible et impensable d\’organiser des élections libres et transparentes. L\’opposition est tacitement interdite: tous les leaders des partis d\’opposition ont une affaire pendante à la justice totalement inféodée au pouvoir exécutif. Dans ces conditions, l\’opposition doit aussi réfléchir sur l\’alternative au cas où la situation dégénère et arrêter des actions de mobilisation pour modifier les rapports de forces en sa faveur. 9. Timing des principales activités avant décembre 2014 a. Juillet-août: poursuivre le renforcement des structures des partis et de l\’ADC-IKIBIRI, adoption des principes et critères de désignation des candidats à tous les niveaux, mise en place d\’un fond commun pour les élections. b. Septembre: mise en place des structures de surveillance des élections: organes communs des mandataires, directions communes de campagne électorale à tous les niveaux: communal, provincial et national c. Octobre: formation des listes des candidats aux élections communales et législatives, formation systématique à la surveillance des élections d. Décembre: désignation d\’un candidat unique aux élections présidentielles Conclusion. Il est temps que les partis de l’ADC-IKIBIRI optent pour lutter ensemble et gouverner ensemble ou aller en rangs dispersés et échouer lamentablement. Pour garantir le succès, il est urgent que ses leaders impulsent des actions appropriées pour lever les obstacles qui empêchent une marche assurée vers la victoire. Résumé Accord sur le principe : lutter ensemble, gouverner ensemble Accord sur un candidat unique à la présidentielle de 2015 Accord sur la répartition des hauts postes de responsabilités Accord sur des listes communes aux législatives Accord sur une collaboration réelle sur le terrain Accord sur la constitution d’un fonds commun Accord sur une stratégie pour diviser le CNDD-FDD et susciter une candidature FDD à la présidentielle avec la promesse de lui assurer une vice-présidence ou un ministère Accord pour éviter les pièges de la loi et se conformer aux dispositions légales relatives aux coalitions et aux élections. Accord sur une alternative pour un rapport de forces équilibrées avant les élections. 

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Burundi : Retrait de l’OLUCOME dans les CECI

L’Observatoire de Lutte Contre les Malversations Economiques (OLUCOME) annonce son retrait des Commissions Electorales Communales Indépendantes(CECI) au niveau national. Cette décision est prise parce qu’aucun candidat de l’OLUCOME n’a été retenu dans les Commissions Electorales Indépendantes (CEPI).

Lors d’une conférence de presse animée de jeudi 30 Octobre 2014, le secrétaire général de l’OLUCOME, Hassan Mahwenge, a indiqué que l’OLUCOME se retire des CECI au niveau national, car ils ont constaté des irrégularités graves dans la mise en place des membres desdites commissions.

Hassan Mahwenge a indiqué que l’OLUCOME avait déposé 45 candidatures en provenance de 15 Provinces, mais qu’à leur plus grande surprise, la CENI n’a pas sélectionné leurs membres dans les CEPI. Cependant, les membres de cette organisation ont été retenus dans les CECI en Province Makamba et en commune urbaine de Rohero.

L’OLUCOME appelle le Président de la CENI et le Ministre de l’Intérieur d’organiser une réunion avec les partenaires concernés par les élections en vue de trouver une solution durable au remplacement de ces membres retirés dans ces commissions douteuses.

Vous saurez que l’OLUCOME a adressé une correspondance au Président de la CENI le 15 Octobre 2014 pour lui demander des éclaircissements sur les rejets des candidatures de ses membres dans les CEPI, mais sans réponse.