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CONFERENCE PUBLIQUE DU 05 SEPTEMBRE 2015.

Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et Messieurs, 1. Au nom du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la Restauration de l’Etat de Droit, CNARED, et en mon nom propre, permettez-moi de vous remercier du fond du cœur pour avoir répondu à ce rendez-vous précieux pour le sauvetage de notre nation qui sombre dans l’abîme d’une dictature sanguinaire de l’ex président Pierre Nkurunziza. Il ne mérite plus cet honneur de porter l’étiquette d’un ex président, mais tout simplement d’un mercenaire qui cherche par la force à s’imposer à la tête de l’Etat. En effet nous sommes ici pour récolter vos sages contributions au processus du rétablissement d’un Etat de droit démocratique au Burundi. En fait nous ne cesserons jamais de remercier la diaspora burundaise ainsi que les amis du Burundi pour les gestes magnanimes de solidarité que les uns et les autres ont toujours posés tout au long de cette lutte pour la sauvegarde de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha qui a débuté au mois d’avril de cette année. Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et Messieurs, 2. En date du 1er Août 2015 à Addis Abeba, un mouvement citoyen qui regroupe des partis politiques et des organisations de la société civile s’est constitué pour résister contre l’enterrement de la Constitution et de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. En substance, cette plate-forme, le CNARED, s’est donné pour mission le rétablissement d’un Etat de Droit dans notre pays, le Burundi, et par là l’émancipation du peuple burundais. Cette structure de combat est LA VÔTRE ! Cette structure de combat est le REMPART DU PEUPLE BURUNDAIS DANS SON ENTIERTÉ. Cette structure de combat politique doit restaurer l’Etat de droit démocratique au Burundi. En collaboration avec tous les Burundais épris de paix et de dignité ainsi que les amis du Burundi, sans oublier les forces de défense et de sécurité ainsi que la jeunesse burundaise, cette structure de combat politique doit chasser Nkurunziza chef des mercenaires et sa clique du pouvoir. Elle doit redonner la dignité et l’espoir d’un lendemain meilleur au peuple burundais. Je demande à tous ceux qui hésitent encore de rejoindre le front de lutte pour une cause juste et noble, le peuple burundais s’en souviendra. Je suis ici pour vous demander d’aplanir tous vos différends, de ravaler tous les rancœurs et tous les clivages, politiques, ethniques, sociales ou idéologiques pour sauver un peuple qui pleure et qui nous regarde impuissant devant une oppression digne des hitlériens. Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et messieurs, 3. Cette boulimie du pouvoir à vie de l’ex président Pierre Nkurunziza est en train de provoquer un drame humanitaire sans précédent au Burundi et dans la région des Grands Lacs d’Afrique : plus de 200 milles réfugiés dans les pays limitrophes, plus de deux milles prisonniers politiques, plus de 200 personnes tuées depuis le 26 avril de cette année, des exécutions extrajudiciaires, de nombreux enlèvements, etc. etc., sont autant d’indicateurs qui démontrent que le Burundi va tout droit vers l’enfer ! Il faut le sauver à temps. Je dirais même que c’est trop tard, mais il n’est jamais tard pour bien faire ! Plus de 200 morts pendant les dix jours du mandat de trop que le régime s’est octroyés, sans parler de la chute de l’économie et d’autres maux dont souffrent nos populations au quotidien. A ce tableau sombre ajoutez-y la destruction méchante des médias privés ; les chevaliers de la plume et du micro sont obligés de prendre le chemin de l’exil. En somme le Burundi est devenu une république bananière où la loi de la jungle règne en maître absolu dans un silence radio assourdissant. Depuis quatre jours, la ville de Bujumbura vit une répression aveugle et sanglante menée par les escadrons de la mort du même Pierre Nkurunziza. Les quartiers qui ont combattu officiellement la présidence à vie de Pierre Nkurunziza sont en train de payer un lourd tribut dans un silence total et complice de la communauté internationale. J’aime répéter une des phrases célèbres de Mandela : aucun peuple ne devrait se sentir libre s’il existe encore dans le monde d’autres peuples opprimés, et j’ajouterais que la solidarité de tous les peuples libres du monde entier envers les opprimés reste un devoir sacré pour tous les démocrates. Nous leur demandons de faire preuve d’empathie et de dénoncer la dictature féroce au Burundi. Du haut de cette tribune de l’hôtel Marivaux, le CNARED lance un cri d’alarme, un SOS à l’endroit de la solidarité internationale et des autres peuples. On ne peut pas se taire longtemps face à un massacre de citoyens civils innocents. Ce mot de Victor Hugo devrait interpeller le monde entier, en effet, il disait : « Il vient une heure où protester ne suffit plus ; il faut l’action ; la vive force achève ce que l’idée a ébauché ». Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et Messieurs, 4. Si les peuples libres et la communauté internationale restent sourds et muets face au drame qui frappe le peuple burundais, que devons –nous faire ? Si l’exprésident Nkurunziza Pierre reste accroché au pouvoir, que devons-nous faire ? Par le biais de son Conseiller Spécial Willy Nyamitwe, Nkurunziza a déjà déclaré qu’il n’est pas prêt à négocier qu’allons-nous faire ? Telles sont, entre autres, les interrogations que nous vous soumettons. Nous sommes venus récolter vos propositions que nous allons analyser dans les prochaines réunions des structures du CNARED en ce mois de septembre 2015. Au terme de ces rencontres le CNARED rendra publique sa feuille de route pour un Burundi Meilleur. Vive le peuple Burundais Vive le CNARED Je vous remercie. Fait à Bruxelles,le 5 septembre 2015 Léonard Nyangoma Président

1 réponse
  1. BIRIKUNZIRA
    BIRIKUNZIRA dit :

    Mr Léonard et Mr Pancrace,
    La vie est une suite de causes et de conséquences. Dans le cas d’espèce, la seule cause qui nous préoccupe est le non-respect de la constitution du Burundi et l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi mais les conséquences sont multiples (tueries, réfugiés, emprisonnements, famine, pauvreté, perte d’emplois, etc…). En hiérarchisant les conséquences, on devrait ne pas oublier les morts qui sont la principale conséquence de ce Mouvement Citoyen. Et c’est pourquoi je vous propose d’appeler le CNARED ‘’KOMEZAMAHORO’’ en mémoire de ce jeune garçon de quinze ans qui a perdu sa vie sous une balle. Le nom ne reflète pas le combat que vous allez mener mais c’est le résultat attendu ou un objectif á atteindre. Les noms du prince Louis Rwagasore, père de l’indépendance du Burundi et Ndadaye Melchior, père de la démocratie sont inoubliables. Le nom de ce jeune garçon KOMEZAMAHORO nous permettra de ne pas oublier les morts de ce Mouvement Citoyen du 26 avril 2015 ainsi que l’Accord d’Arusha que Pierre Nkurunziza veut mettre dans la poubelle avec sa mémoire courte qui l’a fait oublier d’où il vient (pur produit de l’Accord d’Arusha).

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