Désiré Uwamahoro au passé Interahamwe.

Désiré Uwamahoro est ce policier impliqué dans presque tous les crimes de sang du règne de Pierre Nkurunziza. Hier, cet auxiliaire de feu Adolphe Nshimirimana avait été tellement cité dans les dossiers noirs, que les décideurs de Bujumbura avaient décidé de le mettre sur la touche. C’est ainsi que jusque récemment, le précédent Ministre de la Sécurité Publique, Gabriel Nizigama, répondait à ceux qui venaient intercéder en faveur de ce boucher ceci: « Je ne peux pas donner du travail à ce voyou Uwamahoro Désiré ».

Pourquoi Alain Guillaume Bunyoni, le nouveau patron de la Sécurité Publique décide t-il de donner du travail à ce « voyou »? Pourquoi  va t-il jusqu’à lui confier une unité anti-émeutes?  Une unité qui vient de démontrer à Mutakura que sa mission est de réprimer dans le sang toute velléité à l’opposition au pouvoir de facto de Bujumbura. Les compagnons d’armes de Désiré Uwamahoro dans le maquis, sont tétanisés par le retour de cet homme en ce moment précis. A cet effet, précisent-ils, Désiré Uwamahoro quand il a rejoint le CNDD-FDD, il venait des rangs des Interahamwe. Si on recours à ses services, c’est par rapport à ce passé. D’un côté, c’est un rouleau compresseur qui doit anéantir dans le sang l’opposition, d’un autre côté cet ancien compagnon de la milice Interahamwe est mieux placé pour galvaniser la troupe Interahamwe  pour la cause ethnique au Burundi. Et au regard de la férocité qui caractérise les hommes de Désiré Uwamahoro, notamment le geste d’arracher un cœur à un mort, il n’ y a pas de doute que la composante Interahamwe fait partie de cette unité spéciale. La coalition contre un péril hutu dans la région est en marche. Ce péril hutu devenu la ligne de défense de Bujumbura.

Réaffirmons-le une fois de plus, cette nomination de désiré Uwamahoro, pour le moins surprenante rentre dans cette campagne de mobilisation ethnique hutu dans la région. La déclaration incendiaire du 3 octobre de Gélase Ndabirabe rentre dans la même campagne. De la même manière, la manifestation de ce samedi 10 octobre devant la mission diplomatique belge contenait le même message ethnique.

En tout état de cause, le Rwanda a mille raisons de s’inquiéter! Le CNARED a raison de tirer la sonnette d’alarme! La communauté internationale devrait cesser de n’être que préoccupé; elle doit prendre des mesures drastiques à la hauteur de cette campagne ethnique qui finira par embraser toute la région après avoir décimé tout le peuple burundais. Adama Dieng , ce conseiller spéciale des Nations Unies chargé de la lutte contre le génocide devrait retourner à Bujumbura pour arrêter cette campagne ethnique de Nkurunziza. En substance il devrait obtenir l’envoie de Désiré Uwamahoro devant la cour de La Haye.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *