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Elections du 29 Juin 2015: Ndadaye Melchior assassiné pour la deuxième fois…

Après la mascarade électorale du 29 juin 2015, le héros de la démocratie, son Excellence Melchior Ndadaye, se retournant dans  sa tombe dit à Nkurunziza:  » Toi aussi, mon fils! » Tel Jules César s’adressant à son fils Marcus Brutus venu le tuer, Ndadaye Melchior doit être amer au lendemain du coup de force contre la démocratie de ce lundi 29 Juin 2015; par ces pseudo-élections qui consacrent le monopartisme et enterrent du coup les vertus de la démocratie, le héros de la démocratie a raison de se sentir trahi par ceux-là même qui avaient pris les armes pour la Défense de la Démocratie en 1993.

La trahison est à son comble quand on réalise que l’oligarchie de Pierre Nkurunziza vient de parfaire le tableau des raisons qui ont poussé, à l’époque, le peuple en armes d’emprunter la lutte armée. Il a raison le Général-Major Niyombare Godefroid de constater avec amertume que : « Ils ont complètement oublié pourquoi nous sommes allés au maquis! Nous y sommes allés pour défendre la démocratie, pour nous battre contre l’exclusion et l’injustice. Notre objectif était de promouvoir l’équité! Hélas l’objet de ce combat a été travesti ou jeté à la poubelle! »

Effectivement l’oligarchie de Nkurunziza vient d’immoler, sur l’autel des intérêts égoïstes, la démocratie; ce groupe mafieux est parvenu à détruire la presse privée et la société civile. La liberté d’opinion et d’association deviennent un vain mot. A ce titre l’exécution de tout homme à une voix dissonante ou supposé comme tel est devenu le mode de faire taire l’opposition. Les emprisonnements arbitraires par une justice sous les bottes de cette dictature rentrent dans cette dynamique d’instaurer un parti unique au Burundi. La propagande dangereuse de la haine ethnique devient le crédo de ce pouvoir. Ces actes barbares et anachroniques constituent une déclaration de  guerre au peuple burundais. Celui-ci  ne lâchera plus d’un iota les acquis de la démocratie.

Cette guerre que Nkurunziza et son club imposent au peuple burundais est perdu d’avance. Et pour cause Nkurunziza a en face de lui un front de Hutu et de tutsi qui réfléchissent « Nation » et non « Ethnie »; Nkurunziza a en face de lui une grande partie de l’armée qui refuse sa délinquance monolithique et ethnique; Nkurunziza a contre lui tout un peuple qui avait jubilé, sur tout le territoire burundais et à l’étranger, à l’annonce de son renversement le 13 Mai 2015; enfin Nkurunziza est parvenu à se mettre sur le dos toute la communauté internationale qui ferme les robinets de l’appuie économique.  L’oligarchie de Bujumbura est en passe d’imposer un embargo économique au peuple burundais juste pour couvrir ses crimes économiques et de sang. C’est dans cette même dynamique que Nkurunziza et sa clique ont décidé de brûler tous les quartiers de Bujumbura dits  » Tutsi ».

Le sang de ces innocents est une malédiction! La haine ethnique que Nkurunziza ravive est une malédiction! L’assassinat de la démocratie au Burundi, 22 ans après l’assassinat du héros de la démocratie, est une trahison  qui crie vengeance au ciel. Et le héros de la démocratie, son Excellence Melchior Ndadaye qui doit être remonté,répète sans cesse le « Tu quoque mi fili » de Jules César. Une malédiction à l’adresse du traître qui vient d’assassiner Ndadaye Melchior pour la deuxième fois!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

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