Le Président du CNARED à l’Elysée.

Ce Lundi 28 septembre, une délégation du CNARED conduite par Monsieur Léonard Nyangoma a été reçue à l’Elysée à 15 heures. L’objet de cette rencontre qui rentre dans une offensive diplomatique du CNARED était de proposer une voie de sortie de crise. Pour le  mouvement citoyen CNARED, la seule voie de sortie honorable pour Monsieur Pierre Nkurunziza est une table de négociations dans les meilleurs délais; Nkurunziza Pierre devrait abandonner l’illusion de pouvoir s’imposer à la tête du Burundi par la violence et la terreur.

A ce titre le despote Nkurunziza qui a réussi avec brio à produire les mêmes causes qui l’avait pousser à la lutte armée en 1995 risque de se heurter à une résistance très forte. En effet des civils innocents confrontés à une violence inouïe de l’Etat finiront par s’organiser pour l’autodéfense. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, le dictateur Nkurunziza, tels les assassins de la démocratie de 1993,  va pousser le peuple à prendre les armes; à cette époque Nkurunziza doit se rappeler que ce mouvement était communément dénommé «  » LE PEUPLE EN ARMES ». Face à la tyrannie et à l’inertie de la communauté internationale, le peuple burundais risque de prendre les armes pour se défendre.

Les signes précurseurs de cette résistance sont perceptibles. Tout au  long de cette semaine un dialogue des armes n’a cessé de retentir. Ainsi Lundi 28 septembre à Muyira, Kuwinkona, quatre attaques simultanées contre des positions de la police-milice ont fait plus de 30 morts et 72 blessés et cinq fusils perdus. Nous n’avons pas pu avoir le bilan du côté des assaillants. Le lendemain à Gihosha, Kuwinterekwa, les troupes de Nkurunziza ont perdu 2 hommes, deux kalachnikov et trois chargeurs. Les assaillants ont enregistré un blessé grave. Au cours de cette attaque le chef de la logistique à la direction générale de la police, connu sous le sobriquet de Bisanzagi, y a laissé la vie. Le même jour, à Gisozi, plus précisément à Nyakararo, une patrouille des policiers est tombé dans une embuscade. On ignore encore le bilan des affrontements.

A ce tableau sombre, il faudrait ajouter la désertion spectaculaire du commandant en second du camp Muha et celle du Directeur des transmissions à l’Etat-Major, le colonel Ndayikeza. Cette désintégration de l’armée animée par Monsieur Nkurunziza Pierre lui-même est une arme redoutable contre l’oligarchie de Bujumbura.

Tout compte fait, si Nkurunziza avait autour de lui un laboratoire d’hommes avisés, il saisirait cette opportunité que le CNARED lui offre de discuter les modalités d’une sortie honorable. Seul les négociations peuvent sauver le dictateur Nkurunziza. Bien entendu, tel Mobutu, en présence de Mandela et Kabila, il refusera cette sortie honorable. La suite on la connaît! Mais le CNARED qui avait dépêché une mission à New York et à Washington  et qui était hier à La Haye garde la même offre d’une solution négociée. Un combat à coups d’arguments et non à coups de canons reste le credo du CNARED.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

2 réponses
  1. ntahimpera
    ntahimpera dit :

    le cnaered n’est qu’une bande des mercenaires et des putchistes -BAGAZA-BUYOYA-Rufikiri ect.. à la solde de l’occident qui paient tout pour vous par ce que vous êtes incapable de travailler et qui n’a comme soucis que de prendre le pouvoir par la force et pas ^par les urnes et remplir leur ventre.on dirai que vous êtes content qu’il y ait des morts au Burundi . Vous n’êtes pas CREDIBLE ET SANS AUCUNE LEGITIMITE

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  2. Jean Berchmans
    Jean Berchmans dit :

    Quand Nyangoma parle avec quelques membres du Parti Socialiste en France, Cimpaye parle du CNARED à l’Elysée.
    Cela s’appelle une manipulation de l’opinion., et on sait bien quelle est l’Institution francaise qui occupe le Palais de l’Elysée. Il faut aussi voir le titre et le contenu de l’article de Cimpaye : relève-toi mon ami !

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