Le processus électoral burundais est en panne. Que faire?

L’enrôlement des électeurs a été caractérisé par une fraude massive. Et le Président Nkurunziza doit tirer de ce fiasco les conséquences qui s’imposent. Annuler cet enrôlement est la seule voie qui peut relancer le processus électoral. En outre comme l’exigeait la déclaration de Kampala de l’ADC-IKIBIRI, la CENI doit tirer sa révérence. C’est la même démission qui vient d’être exigée par dix huit partis politiques de l’opposition cette semaine. Quant à la société civile, plus de deux cents associations viennent de réclamer ce jeudi 18 décembre 2014 l’annulation de cet enrôlement faute de quoi ils demandent au peuple burundais de descendre dans la rue.

Est-ce cette pression qui vient de pousser la CENI à prévoir une réunion ce lundi 22 décembre 2014 autour de la problématique du fiasco de l’enrôlement? De toute évidence si la CENI veut faire des yeux doux à la classe politique de l’opposition, c’est trop tard!  C’est raté! En effet les bourdes à répétition, l’arrogance et le mépris des membres de cette institution à l’égard de l’opposition ont fini par confirmer avec force qu’ils ne roulent que pour le pouvoir en place. Mêmes certains sceptiques de la communauté internationale ont fini par comprendre que leur partialité  est  très affichée.

Ce lundi l’opposition en général et l’ADC-IKIRI en particulier ne demandera que le départ de la CENI et une négociation directe avec le pouvoir. Cette négociation  devrait porter sur les modalités d’organiser des élections libres ,transparentes et surtout inclusives. Sans oublier la mise en place d’une nouvelle CENI. Le refus de ce contact direct risquerait de compromettre le sauvetage de ce processus électoral en panne.

(Sé) Pancrace CIMPAYE

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