LE SECRET D’UN SRUTIN REUSSI?

La biométrie a été la clé de la réussite de la présidentielle au Nigéria. Le but ultime d’une élection étant l’acceptation des résultats par tous, notamment par les perdants. Son introduction a permis d’instaurer plus de confiance dans le processus en singularisant chaque électeur, limitant ainsi doublons et inscriptions multiples.

Plusieurs pays du continent ont déjà adopté la « biométrisation » des données électorales, tandis que d’autres s’apprêtent à la remettre en place en dépit de son coût élevé. Ce procédé est perçu comme une évolution positive, même s’il n’est pas exempt de tout reproche. La simple compilation des empreintes digitales ne permet pas, par exemple, de détecter tous les doublons, ce qui introduit une marge d’erreur que certains acteurs politiques ont du mal à accepter. Enfin la vérification a un coût que les Etats hésitent souvent à assumer.

Par Georges Dougueli, dans Jeune Afrique no. 2830 du 5 au 11 Avril 2015.

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *