NKURUNZIZA entre le marteau et l’enclume.

L’évasion spectaculaire d’ El Hadj Hussein Radjabu ce 1er Mars 2015 est une bonne nouvelle pour le peuple burundais à plus d’un titre. Aujourd’hui le Président légitime du CNDD-FDD devient bel et bien l’honorable Hussein Radjabu. Quant à Pascal Nyabenda, telle Concilie Nibigira, il devient un usurpateur du trône du CNDD-FDD.  Dès lors le CNDD-FDD n’a plus qu’une fronde interne opposée au troisième mandat de Nkurunziza, mais il a une direction bicéphale. Ila raison celui qui a dit que « Tout se paie ici-bas ». Qui y aurait cru!

Mais le drame de ce bicéphalisme est bénin comparé au drame cornélien que vit le président sortant Pierre Nkurunziza. A ce titre beaucoup de burundais ou amis du Burundi qui ont suivi sur les réseaux sociaux la déclaration du Lieutenant général Nshimirimana Adolphe ce samedi 7 mars 2015 devant un parterre de jeunes démobilisés du club Nonoka ont cru à un canular. En effet Adolphe Nshimirimana a clamé haut et fort que Nkurunziza reste et restera au pouvoir pour la troisième fois. Il a souligné qu’il n’y a personne d’autre qui a les facultés de le remplacer pour le moment. Il devait demander à l’assistance où étaient les nouveaux prétendants d’aujourd’hui quand Nkurunziza a été hissé à ce poste pour la première fois. Ce n’est donc pas un canular ces propos ont été tenus par cet officier général, bras droit du numéro un burundais.

Alors que la conférence des évêques de l’Eglise catholique du Burundi avait recommandé au chef de l’exécutif d’abandonner ce troisième mandat de tous les dangers, cette réponse du bras droit de Nkurunziza a surpris. Elle paraît surréaliste ou irréfléchie.Mais non! Et pour cause il suffit de faire un flash back sur le climat de la veille du coup d’Etat contre le président Sylvstre Ntibantunganya en 1996. Quand des officiers sont allés proposer au major Buyoya de revenir au pouvoir, celui-ci  a tout de go rejeté la requête. Mais quand on lui a signifié que, Bagaza son meilleur ennemi, va sauter sur l’occasion, il a tout de suite accepté la proposition. Le retour du président Bagaza signifiait la revanche sur le président Buyoya. Ce dernier qui avait exilé et emprisonné le premier allait payer une note bien salée! Pour échapper à ce sort Buyoya a pris les rênes du pouvoir.

Aujourd’hui Nkurunziza redoute avec raison la position éventuelle qu’occuperait Hussein Radjabu dans les futures institutions. Pour ce faire sa galaxie l’exige de rester pour les protéger. Mais s’il reste de force avec ce troisième mandat de trop, l’ADC-IKIBIRI et tout le peuple burundais se lèveront pour les chasser. Le résultat sera le même. Au demeurant le président Nkurunziza est entre le marteau et l’enclume. Un dilemme cornélien qui devrait imposer au Gouvernement de la coalition qui s’annonce à gérer le pays en évitant les crimes qui ligotent Nkurunziza aujourd’hui.

 

Pancrace CIMPAYE.

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