Nkurunziza Pierre perd la tête.

Les bourdes à répétition de l’oligarchie de Pierre Nkurunziza ne cessent de rassembler le monde entier contre ce pouvoir sanguinaire. Mais cette semaine, avec deux impairs diplomatiques contre le Rwanda voisin et le Royaume de Belgique, Nkurunziza vient de franchir le rubicon.

La provocation contre le Rwanda.

Le despote Nkurunziza répète à qui veut l’écouter que le responsable de l’embrasement du Burundi s’appelle le Rwanda. Mais comme il peine à prouver cette responsabilité du Rwanda, il a choisi  la voie de la provocation. Ainsi il a déclaré persona non grata le Ministre Conseiller Désiré Nyaruhirira. Dans cette expulsion, Bujumbura espérait la réciprocité du Rwanda qui allait déboucher sur une rupture des relations diplomatiques. C’est ainsi que les griots de ce pouvoir en perte de vitesse ont annoncé via les réseaux sociaux que le Rwanda venait d’expulser l’ambassadeur du Burundi à Kigali.  Un canular. Au fait c’était leur souhait. Mais cette réaction  tant attendu par Bujumbura n’a pas eu lieu.

Le deuxième stratagème a été l’expulsion des ressortissants rwandais, le vandalisme des intérêts économiques des rwandais résidant au Burundi. Ce front visait à forcer le Rwanda à expulser à son tour les burundais exilés au Rwanda. Mais une fois de plus Kigali n’a pas cédé à cette provocation.

Déboussolé par cet échec cuisant, l’oligarchie de Bujumbura a saisi l’Union Africaine. Et ce vendredi le 16 Octobre 2015, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine se réunira pour analyser cette implication du Rwanda dans la déstabilisation du Burundi. Espérons que cette instance de  l’Union Africaine compatira avec le peuple burundais  contraint de fuir un régime sanguinaire de Bujumbura. Autant dire que l’Union Africaine doit comprendre que c’est pas le Rwanda qui va chercher les réfugiés burundais qui sont sur son sol; c’est l’oppression de Bujumbura qui déverse ces burundais dans des camps de réfugiés au Rwanda. Du reste l’Union africaine devrait aussi analyser »l’implication du Royaume de Belgique dans la déstabilisation du Burundi » selon Bujumbura.

L’attaque contre le Royaume de Belgique.

Dans sa quête désespérée d’ un souffle-douleur, Nkurunziza  vient de mettre dans sa ligne de mire le Royaume de Belgique. En effet par la voie de la Radio France Internationale, nous apprenions ce vendredi 9 octobre que Bujumbura retire à l’ambassadeur du Royaume de Belgique à Bujumbura son agrément. Comme si cette bourde ne suffisait pas, ce samedi 10 octobre 2015, Nkurunziza a organisé une marche manifestation contre le Royaume de Belgique. Cette marche  s’est terminé par un seat in devant cette représentation diplomatique belge. Le tort de la Belgique est de ne pas aider financièrement le despote Nkurunziza dans son plan macabre de massacrer l’opposition et d’enterrer la démocratie au Burundi.  Au demeurant Nkurunziza demande à la Belgique d’assister le boucher Désiré Uwamahoro qui tue devant des caméras!

Cette attaque contre la Belgique vient de mettre à nue les intentions de la dictature en place à Bujumbura. Dès aujourd’hui le monde entier doit comprendre que l’attaque au vitriol contre les pays de l’Union européenne par Gélase Ndabirabe fait partie d’un plan d’expulser tous les témoins qui ne doivent pas assister au génocide politico-ethnique programmé. En outre la haine ethnique contenu dans le message incendiaire du même porte-parole du CNDD-FDD doit être pris au sérieux. La ligne rouge est largement dépassé par Bujumbura. Un proche de Nkurunziza, terrifié par cette escalade devant l’ambassade belge, confiait ce matin « Nkurunziza a perdu la tête! Le Rwanda et la Belgique sont logés à la même enseigne! Quelle connerie! » La communauté internationale doit se rendre à l’évidence: « Il n’ y a plus de pilote dans l’avion Burundi ». Le CNARED doit être l’alternative. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine qui se réunit ce 16 octobre doit intégrer cette réalité. Le seul pilote du Burundi doit être le CNARED. Le Rwanda et la Belgique ne sont que des bouc émissaires d’une dictature sanguinaire de Bujumbura en détresse.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

1 réponse
  1. Gilles Nininahazwe
    Gilles Nininahazwe dit :

    Nkurunziza n’a qu’une seule idée en tête:  » mon départ est imminent, je dois laisser ce pays en cendres ». Quel homme d’Etat!
    Le CNARED devrait s’apprêter à prendre les choses en main pour sauver ce peuple en détresse.

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