RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES BURUNDAIS: DECLARATION RELATIVE A LA RESISTANCE CITOYENNE.

1. Une année après son coup d’Etat électoral et constitutionnel, Pierre

NKURUNZIZA a déjà forcé à l’exil plus de 500 mille burundais, il a déjà

massacré plus de 2200 personnes en majorité des jeunes, il a déjà ordonné

l’emprisonnement arbitraires de plus de 8000 citoyens, plus de 4000

burundais ont été soumis à la torture, plus de 1000 personnes sont

toujours portés disparus, des milliers de femmes et filles ont été soumises

aux viols collectifs de la milice IMBONERAKURE appuyée par certains

éléments de la police et de l’armée, l’économie burundais s’est

complètement effondrée avec un dollar atteignant les 3000 francs

burundais, les libertés publiques n’existent plus, l’espace politique est

hermétiquement verrouillé ; bref le Burundi est devenu un Etat voyou

dans lequel aucune loi nationale ou internationale n’est respectée.

2. Pierre NKURUNZIZA a bloqué les négociations inclusives, il a fermé la

porte au déploiement d’une force africaine ou onusienne d’interposition,

et, au même moment, il accélère le massacre sélectif de tous ceux qui

s’opposent à son troisième mandat tout en accélérant la destruction des

forces de défense et de sécurité du Burundi au détriment de sa milice

IMBONERAKURE qui se comporte comme la milice génocidaire

INTERAHAMWE, le tout devant les yeux du monde entier qui observe

impuissamment.

3. En date du 16 Août 2016, le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a sorti un

communiqué incendiaire qui, tout en reprenant les messages de haine du

régime illégal de Pierre NKURUNZIZA des derniers 18 mois, affirme que

le génocide rwandais de 1994 était un montage des envahisseurs (le F.P.R

soutenu par les Nations-Unies) dans le but de ‘‘détruire le Rwanda et

renverser le pouvoir démocratique de Juvénal HABYARIMANA.’’

4. Dans ce même communiqué, le parti au pouvoir au Burundi affirme que le

Tribunal International pour le Rwanda a été mis en place pour juger ‘‘les

victimes du génocide (les INTERAHAMWE ) parce que, poursuit ce

communiqué, ‘‘les faits de la guerre n’avaient pas pu montrer la

responsabilité génocidaire du pouvoir HABYARIMANA.’’

5. Ces déclarations de négation du génocide rwandais de 1994 combinées au

fait que le parti au pouvoir au Burundi considère les génocidaires

rwandais INTERAHAMWE comme des victimes d’un montage des

Nations-Unies qui visait à les chasser du pouvoir pour y installer les tutsi

du F.P.R, confirment une alliance dangereuse qui existe entre le parti au

pouvoir au Burundi (le CNDD-FDD) et les miliciens génocidaires

rwandais (INTERAHAMWE) regroupés au sein du F.D.L.R.

6. Sur les ondes de la radio voix d’Amérique en date du 18 Août 2016, l’allié

numéro 1 du régime de Pierre NKURUNZIZA, Monsieur Jacques

BIGIRIMANA, a confié qu’en cas d’assassinat de son patron Pierre

NKURUNZIZA, le génocide sera déclenchée et ce qui s’est passé au

Rwanda en 1994 se répètera au Burundi.

7. Considérant que le régime illégal de Monsieur Pierre NKURUNZIZA

oppose une fin de non-recevoir à toute initiative africaine ou onusienne

d’envoyer une force internationale de protection de la population ou

d’observation de la situation des droits de l’homme au Burundi,

8. Partant du principe sacro-saint selon lequel le minimum pour tout

gouvernement est de protéger ses citoyens et constatant que le régime

illégal et illégitime de Monsieur Pierre NKURUNZIZA a non seulement

échoué à accomplir cette mission mais aussi continue de piloter une

campagne d’extermination de tous ceux qui s’opposent à sa terreur,

9. Le Rassemblement des Démocrates Burundais :

a. trouve que le peuple burundais n’a d’autres choix que de s’unir dans

toute sa diversité afin de lutter pour sa survie et celle de la démocratie

burundaise en détruisant le régime criminel de Monsieur Pierre

NKURUNZIZA.

b. appelle le peuple burundais à soutenir la ‘‘Révolte Démocrate’’ qu’il a

initié depuis le 31 Juillet 2016 consistant en une désobéissance civile

généralisée visant l’asphyxie total du régime criminel de Monsieur

Pierre NKURUNZIZA.

c. considère que malheureusement, une résistance armée s’impose pour

mettre fin aux atrocités de masse du régime criminel de Monsieur

Pierre NKURUNZIZA et surtout pour empêcher un autre génocide

dans la région des grands Lacs.

d. considère que si aucune force internationale de protection de la

population et d’imposition de la paix n’est envoyée au Burundi, le

peuple burundais doit se mettre à la disposition des mouvements de la

résistance armée RED-TABARA et FOREBU, de les soutenir par tous

les moyens et de n’obéir qu’à leur seul commandement concernant

toutes les questions de défense et de sécurité du Burundi.

e. rappelle aux leaders des mouvements de résistance armée burundaise

leurs obligations de respecter le droit international humanitaire et de

se garder de tout agissement contraires aux buts et principes de la des

Nations-Unies.

Fait à Musenyi, le 22 Août 2016

Pour le R.D.B

Jérémie MINANI

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