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RDC: Moise Katumbi sera-t-il candidat à l’élection présidentielle?

La petite phrase du gouverneur du Katanga suscite de nombreuses réactions politiques. De retour à Lubumbashi après deux mois d’absence, Moise Katumbi a utilisé une image empruntée à l’univers du football, cher au promoteur du tout puissant Mazembe. Cette figure de la majorité présidentielle a évoqué « deux penalties acceptés, mais un troisième qui pourrait inciter le public à descendre sur le terrain ».

Ces propos ont été perçus comme une mise en garde à l’égard de Joseph Kabila, le chef de l’Etat qui est en train de finir son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

L’UNC se félicite que le cercle de ceux qui disent non à un troisième mandat pour Joseph Kabila s’élargisse. « C’est un grand signal, il s’agit du gouverneur de la province d’origine du chef de l’Etat », déclare Vital Kamerhe, le président de ce parti d’opposition. « Les jours de Kabila sont comptés, on donnait le Katanga acquis au président et on a la confirmation que ce n’est plus le cas », renchérit Félix Tshisekedi, le secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS.

Pour Martin Fayulu des FAC, Forces acquises au changement, avec cette déclaration, Moise Katumbi a sans nul doute claqué la porte de la majorité présidentielle. Preuve, selon lui, que le camp de Joseph Kabila se vide.

L’un de ceux qui a justement fait défection, le président du parti Solidarité congolaise pour la démocratie, Jean-Claude Muyambo, estime pour sa part que la petite phrase du gouverneur du Katanga était certes un appel à la population à refuser un troisième mandat pour Joseph Kabila. Mais que cela ne signifie pas que Moise Katumbi est prêt à quitter le parti présidentiel. Il faut savoir si la majorité peut se concilier ou pas avec sa position, explique-t-il.

Du côté de la majorité justement, peu de commentaires, tout juste quelques critiques à l’égard de Moise Katumbi qui a toujours laissé planer le doute sur une éventuelle candidature à la présidentielle face à Joseph Kabila en 2006, en 2011, avant de se ranger derrière le chef de l’Etat. Mais, le porte-parole de la majorité, Sébastien Luzanga, promet une position officielle dans les prochains jours.

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