Résolution de Genève, une lueur d’espoir?

Depuis que les experts des Nations Unies ont rendu public le Rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies faisant état des crimes contre l’humanité et d’un danger de génocide au Burundi, le pouvoir de facto de Pierre Nkurunziza ne tient plus en place. Bujumbura fait n tapage sans bornes pour étouffer cette triste réalité contenu dans ce rapport salutaire. Et tous les moyens sont bons. Ce jeudi 29 septembre 2016, l’oligarchie de Bujumbura a exigé aux manifestants, devant le bureau des droits de l’homme des Nations Unies à Bujumbura, de pleurer. On aura tout vu!

Ce cirque de pleurer est une offense et un coup de poignard aux familles des burundais qui viennent de passer une année dans un deuil permanent. Pensons aux pleurs de la famille du jeune Komezamahoro Népomuscène! Pensons aux pleurs de la famille du journaliste d’Iwacu Jean Bigirimana! Pensons à la famille de l’Adjudent Eddy Claude Nyongera! Pensons aux pleurs de la famille du Général de brigade Kararuza! Pensons aux pleurs des familles de plus de 1000 victimes de la barbarie meurtrière que dénonce l’EINUB!

La seule note positive de ces larmes de crocodiles est que la communauté internationale a enfin identifié le point qui fait mal à la dictature de Bujumbura, jusque là insensible à toutes les pressions. La justice internationale,une arme redoutée par Bujumbura. Dès lors la résolution HRC33  saluée aux quatre coins cardinaux par le peuple burundais devrait être exécutée dans les meilleurs délais. Cette démarche doit permettre à la CPI d’accélérer la procédure de traduire en justice les bourreaux de Bujumbura. La Haye n’a pas le droit d’hésiter car son action au Burundi est réclamé par tout un peuple. Ce n’est pas Paris, ce n’est pas Bruxelles ou Washington qui exigent la CPI au Burundi!

L’impunité a trop duré au pays! Et c’est elle qui est la source des crises à répétition au Burundi! Nkurunziza et ses amis ne chantent-ils pas toujours que les autres ont aussi tué, pourquoi pas eux! Trop, c’est trop! Le temps est venu d’arrêter cette spirale de la violence où c’est le plus violent qui est intronisé. Les bourreaux doivent être derrière les barreaux et non au pouvoir!

Prions pour que l’onde de choc provoquée par le rapport d’EINUB et  cette résolution HRC33 de ce 30 septembre 2016 soient une lueur d’espoir pour le peuple burundais. Amen.

Pancrace Cimpaye.

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