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COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LES EVENEMENTS DU BURUNDI

L’Initiative Panafricaine pour la Défense de la Démocratie, IPDD en sigle, exprime sa profonde préoccupation face à la montée des violences  au Burundi. Elle dit sa compassion aux familles des victimes.

 

Pour l’IPDD, le président Pierre Nkurunziza porte l’entière responsabilité de la crise que traverse le pays en raison de son antipatriotique et antidémocratique choix de voir coûte que coûte se réaliser son coup d’état constitutionnel avec l’appui des forces antinationales et antirépublicaines en place dans les institutions du  pays et dans la police.

 

L’IPDD en appelle, à la raison, le président Pierre Nkurunziza pour qu’il abandonne son impopulaire et illégal projet de briguer un troisième mandat conformément aux Accords d’Arusha au risque   de replonger le Burundi  dans le sombre passé qu’il a vécu, en référence à la sanglante guerre civile de 1993-2006.

 

L’IPDD interpelle l’Union Africaine, l’UE, l’ONU et le reste de la communauté internationale sur le caractère dangereux de toutes ces velléités de changement de constitution en Afrique au seul profit des chefs d’Etat en place pour qu’il soit veillé  dans  l’intérêt supérieur des peuples au bon déroulement des alternances démocratiques

Fait à Paris, le 5 Mai 2015.

 

Pour l’IPDD,

 

Freddy KITA

Joseph ouabari mariotti

 

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B.Diarra, représentant spécial de l’UA au Burundi remercié

Coup de théâtre au Burundi. C’est une information RFI, le gouvernement burundais vient de demander dans la plus grande discrétion le rappel de l’ambassadeur Boubacar Diarra, représentant spécial de l’Union africaine pour le Burundi et pour la région des Grands Lacs, qui avait son siège à Bujumbura depuis fin 2012. La raison de ce divorce diplomatique : le pouvoir burundais reprocherait au diplomate africain de s’être aligné sur les pays occidentaux, notamment sur la question du 3e mandat pour le président burundais, source d’énormes tensions politiques à quelques semaines du début des élections.

 

Officiellement, l’ambassadeur Boubacar Diarra a été rappelé à Addis-Abeba vendredi 3 avril pour une réunion sur la région des Grands Lacs. Mais en réalité, il quitte définitivement le Burundi. Le diplomate d’origine malienne paie au prix fort son franc-parler, selon nos sources à l’Union africaine, car le gouvernement burundais le trouvait de plus en plus gênant, notamment sur la question du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza.

 

C’est le chef de l’Etat en personne qui se serait chargé de faire passer le message à la présidente de la commission de l’Union africaine, au cours de sa visite au Burundi il y a une dizaine de jours. Nkosazana Dlamini Zuma avait tenté, elle aussi, de le convaincre de renoncer à briguer un 3e mandat présidentiel en juin. Elle n’y est pas parvenue assurent toujours nos sources à l’Union africaine.

 

Le ministre burundais des Relations extérieures, Laurent Kavakure, a confirmé dimanche soir à RFI le rappel de l’ambassadeur Diarra. Ce rappel ferait donc suite « à une évaluation globale de ses prestations et par le gouvernement du Burundi, et par l’Union africaine  », explique le chef de la diplomatie burundaise. Et celui-ci d’affirmer que « cela n’a rien à voir avec le dossier du 3e mandat ».

 

Mais ici, de nombreux diplomates soulignent la dimension exceptionnelle qu’avait prise la carrière du brillant représentant de l’Union africaine au Burundi. « Un homme de principe » devenu un des porte-paroles de la communauté internationale. Ce que le pouvoir burundais ne pouvait plus supporter, jugent-ils.