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Du rififi à la police de Bunyoni.

Bunyoni chasse les familles des policiers.

Dans sa folie meurtrière contre des civils innocents, Nkurunziza a, depuis le 26 avril 2015 fait recours à la police. Mais aujourd’hui la lune de miel est presque fini. La police qui enregistre de nombreuses pertes refuserait de continuer une guerre fratricide atroce pour protéger un clan mafieux. La grogne est de plus en plus assourdissante. C’est ainsi qu’Alain Guillaume Bunyoni, le préposé au Ministère de la sécurité publique vient de sévir. Il vient de jeter dehors toutes les familles des policiers jusque là hébergés dans les camps de la police. Le délais limite de vider les lieux est fixé au 15 décembre 2015.

Une pétition.

C’est la consternation mêlée à une colère au sein de ce corps qui est majoritairement constitué par les anciens membres du mouvement politique CNDD-FDD. Ils sont furieux, nous rapporte notre source. Cette expulsion au moment où le panier de la ménagère est presque vide est un coup dure pour ces policiers qui peinaient à joindre les deux bouts du mois. C’est cruel de leur imposer de louer un logis pour leur famille. Pour manifester leur mécontentement, trois cents policiers viennent d’adresser une pétition à Alain Guillaume Bunyoni. Ce dernier vient quant à lui de mettre en place une commission chargée de dissiper le malaise.

Le drame des morts cachés.

Ce conflit de trop  vient s’ajouter à un drame « des morts non déclarés » qui secouait le corps de la police. A ce titre il sied de signaler que Nkurunziza a déjà perdu plus de quatre cents policiers en mairie de Bujumbura. Mais les familles des disparus n’ont pas le droit de savoir le sort des cadavres. Ainsi on  déclare à la famille qui cherche des nouvelles que le disparu à déserté, qu’il a rejoint l’opposition. Un tel traitement heurte les policiers encore vivants. Sous d’autres cieux on rend un vibrant hommage aux forces tombés sur le front mais chez Nkurunziza leur mémoire est salie. Un dénigrement que ces policiers supportent mal. La journée d’hier ( lundi 26 Octobre 2015) et cette nuit ont été meurtrières pour la police:  » Nous avons perdu plus de cinquante policiers. C’est la première fois que nos positions sont attaquées pendant la journée! » . Et le porte-parole de la police va déclarer qu’il y a eu un mort et un blessé! Un bilan qui ne varie jamais! Les 49 autres disparus seront considérés comme des déserteurs!

La force de substitution: les FDLR, la milice IMBONERAKURE et la garde présidentielle.

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Face à ce malaise, Bunyoni délègue Désiré Uwamahoro pour mobiliser les FDLR et la milice IMBONERAKURE. Ils vont faire le job sans pitié ni remords. En outre Nkurunziza déchaine sa garde qui est visible dans toutes les exécutions. Les deux éléments de substitution sont gracieusement payés, ils sont logés, nourris et bien équipés confie notre source.

A propos de l’équipement, précise notre source, Bunyoni vient de commander au nom de la police, des milliers de lance roquettes et des milliers de grenades. Cette commande a été effectuée auprès de la Hongrie. Pour Bunyoni, il faut renforcer sa force pour décimer toutes les voix discordantes opposées à leur pouvoir. Ce bras de droit de Nkurunziza répète à qui veut l’entendre que s’il devait y avoir des négociations un jour, elles prendraient au moins quatre ans. Autant dire que la négociation n’est pas la priorité de l’oligarchie de Bujumbura. Mais les massacres des civils innocents. Mais avec ces contradictions internes aux forces de sécurité , pourront- ils tenir longtemps? Laissons le temps au temps; et comme dirait Laurent Gbagbo, »s’il y a un autre Dieu, c’est le temps ».

(Sé) Pancrace CIMPAYE.