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COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU FIASCO D‘ARUSHAII.

Ce samedi 21 mai 2016 débutent à Arusha des pourparlers inter-burundais qui excluent la principale force politique de l’opposition le CNARED-GIRITEKA ainsi que les organisations et principaux acteurs de la société civile qui ont combattu le troisième mandat illégal de Pierre Nkurunziza. Cette exclusion dictée par le pouvoir de facto de Bujumbura par le biais du Secrétaire Général de l’EAC, l’Ambassadeur Mfumukeko Libérat condamne ces pourparlers à un échec cuisant.

En outre, ces assises d’ArushaII violent l’esprit et la lettre de l’Accord  d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation parce que la sensibilité ethnique tutsi n’est pas représentée. Pourtant la barbarie meurtrière du pouvoir de facto de Bujumbura s’abat aujourd’hui essentiellement sur cette composante ethnique.

La Médiation justifie dans son courrier l’exclusion du CNARED-GIRITEKA par le fait qu’il n’est pas reconnu légalement par le pouvoir de facto de Bujumbura. Pourtant le CNDD-FDD EPRIS DU RESPECT DE LA LOI de Monsieur Hussein Radjabu présent à cette session n’est reconnu par aucune loi burundaise. De la même manière l’ADC-IKIBIRI représenté par quelques jeunes a toujours été présenté par le même pouvoir d’illégale. Nous tenons à féliciter les jeunes du MSD, de l’UPRONA et de FEDES-SANGIRA qui ont décliné cette invitation.

En définitive, comme le dit si bien Monsieur Willy Nyamitwe, le Porte-Parole de Monsieur Pierre Nkurunziza, cette session d’ArushaII est une continuité du monologue intérieur organisée et conduite par Pierre Nkurunziza par le biais de son Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire Libérat Mfumukeko. ArushaII est de ce fait un fiasco qui viole ArushaI de l’an 2000.

 

 

Fait à Bruxelles,  le 21 Mai 2016

 

Pour le CNARED-GIRITEKA

 

Pancrace Cimpaye

 

 

Porte-Parole .

 

 

 

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Conclusions du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne du 16 mars sur la situation politique au Burundi dans le contexte pré-électoral.

1. L’Union européenne (UE) salue les avancées au Burundi depuis la signature des Accords de paix
d’Arusha. Elles ont permis au Burundi de s’engager sur la voie du développement, de la stabilité et de
la démocratie, et de participer à des missions de paix sur le continent africain. L’UE a été un acteur
engagé en soutien de ce processus. Elle entend le rester en travaillant étroitement avec ses
partenaires, en particulier l’UA, la CIRGL, et les Nations Unies dont la mission électorale (MENUB)
doit pouvoir jouer pleinement son rôle.
2. Le prochain cycle électoral au Burundi, entre mai et août 2015, constitue un enjeu majeur pour
consolider les progrès accomplis et contribuer à la construction d’un avenir plus solide. Le pays ne
peut pas manquer cette opportunité au risque d’un retour en arrière. En adoptant le Code électoral,
la Feuille de route pour les élections de 2015 ainsi que le Code de bonne conduite, l’ensemble des
partis et acteurs politiques burundais ont tracé la voie. Il s’agit maintenant de les respecter dans leur
intégralité. L’UE salue les efforts de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et
l’encourage à assumer son rôle en toute indépendance et impartialité. Elle appelle la CENI et les
institutions burundaises concernées à assurer la mise en oeuvre des mesures correctives à
l’enrôlement des électeurs agréées lors de la réunion d’évaluation du 22 décembre 2014 et à renouer
le fil du dialogue avec les partis et acteurs politiques tout au long du processus électoral.
3. Devant les tensions et intimidations qui ont marqué la période pré-électorale, l’UE appelle les
autorités à faire des efforts supplémentaires afin d’assurer le caractère inclusif, paisible et
transparent du processus. Opposition comme majorité portent des responsabilités à cet égard, mais
il incombe aux autorités de garantir l’exercice des droits civils et politiques, des libertés
fondamentales, y inclus la liberté d’expression et de la presse ainsi que l’indépendance de la justice,
dans le respect des lois et des engagements internationaux du Burundi. A cet égard, l’UE exprime sa
préoccupation face aux nombreux cas de poursuites judiciaires visant des leaders des partis
d’opposition et des représentants de la société civile engagés dans la défense des droits de l’Homme.
Ces arrestations et condamnations risquent de porter le discrédit sur l’ensemble du processus
électoral, et sur le fonctionnement de la justice.
4. L’UE attache une grande importance au maintien des acquis de l’Accord d’Arusha qui constitue le
socle sur lequel la paix et la démocratie se construisent au Burundi après la période de guerres
civiles. À l’heure actuelle, des voix s’élèvent au Burundi en faveur du respect de l’accord d’Arusha,
tout particulièrement au sujet d’un possible troisième mandat présidentiel. Ces voix ne peuvent être
ignorées. L’UE exhorte les autorités burundaises à aborder cette question avec sagesse et dans un
esprit de réconciliation afin de trouver rapidement une solution emportant une adhésion large de
sorte à apaiser les tensions et éviter une détérioration de la situation.
5. Suite à l’invitation des autorités burundaises, l’UE a décidé de déployer une mission d’observation électorale à partir du mois d’avril 2015 afin d’assurer l’évaluation continue et complète de l’ensemble du processus électoral, en contact étroit avec d’autres missions d’observation. Le soutien de l’UE au processus électoral, par la présence de cette mission d’observation et par son appui financier, ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’une compétition électorale inclusive et transparente, ouverte de manière équitable à tous les partis et acteurs politiques.
6. L’UE invite tous les acteurs à prendre des initiatives visant à préserver la paix et à réduire les tensions. Elle déplore les évènements violents qui se sont produits en province de Cibitoke du 30 décembre 2014 au 3 janvier 2015 et exprime sa préoccupation face aux allégations d’exécutions sommaires commises par des membres des forces de l’ordre et des membres de l’aile de la jeunesse du parti CNDD-FDD. L’UE salue la formation d’une commission d’enquête judiciaire qui devra être en mesure de faire son travail sans entraves et en toute indépendance. L’UE attend également de recevoir les résultats de l’enquête en cours concernant l’assassinat de trois religieuses italiennes en septembre 2014 à Bujumbura, qui doit être menée de façon transparente et impartiale.