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Communique rélatif à l’assassinat de Zedi Feruzi

COMMUNIQUE DE PRESSE.

Ce samedi 23 Mai 2015 vers 19 heures, le leader du parti UPD-ZIGAMIBANGA, Monsieur Zedi Feruzi a été sauvagement assassiné avec un de ses gardes par des éléments de la garde du Président Pierre Nkurunziza.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger présente ses condoléances les plus attristées à la famille des disparus, au parti UPD-ZIGAMIBANGA ainsi qu’à toute la famille opposé au troisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger condamne énergiquement cet acte ignoble et dénonce par la même occasion les agissements du pouvoir finissant du président Nkurunziza Pierre qui tentent d’occulter la véritable identité des policiers responsables de cet assassinat.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rappelle au Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza, qu’il est particulièrement responsable de ce sang des innocents qui ne cesse de couler depuis le 26 Avril 2015, jour du début de la contestation de son troisième mandat illégal.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger demande aux manifestants de ne pas céder à cette provocation et de garder le cap de la non-violence. Il salue la détermination du peuple burundais, dans la rue, de combattre pour la dignité de tout un peuple.

L’ADC-IKIBIRI croit dur comme fer que ce sang des innocents qui crie vengeance au ciel, loin de casser l’élan du combat pour les vertus de la démocratie, va plutôt renforcer cette résistance pour un Burundi nouveau.

L’ADC-IKIBIRI à l’étranger lance une fois de plus un cri d’alarme à la solidarité internationale afin qu’elle vienne secourir le Burundi qui sombre dans un bain de sang perpétré par le président Pierre Nkurunziza.

Fait à Bruxelles, le 24 Mai 2015,

Pour l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Coordinateur.

adc-ikibiri

Lettre de l’Honorable Léonce Ngendakumana à la CNI.

Objet: Candidature de l’ADC-IKIBIRI aux présidentielles

Monsieur le Président,

Considérant la négation et la violation flagrantes de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi ainsi que la constitution de la République du Burundi qui se sont déjà matérialisées par la candidature du Président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandant strictement prohibée par ces textes fondamentaux de la République, nous avons l’honneur de vous informer de ce qui suit :

L’ADC-IKIBIRI ne présentera jamais un Candidat aux élections présidentielles de 2015 au Burundi tant que la candidature anticonstitutionnelle du Président Pierre Nkurunziza ne sera pas retirée ou rayée de la liste des candidats.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, L’assurance de notre considération très distinguée.

(Sé) Léonce NGENDAKUMANA

Président.

CPI à :

  • Coalitions, Partis politiques, Indépendants (Tous)

pcimpaye

ASSEMBLEE GENERALE : DISCOURS DU COORDINATEUR, PANCRACE CIMPAYE.

Monsieur le Président du CNDD, Honorable Léonard Nyangoma,

Messieurs les présidents des partis politiques de l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,

Monsieur le Représentant de l’IPDD en Belgique,

Camarades membres et sympathisants de l’ADC-IKIBIRI,

Chers amis du Burundi épris d’un ordre nouveau au pays,

Mesdames et Messieurs,

En ce jour du 14 Mars 2015, à plus ou moins 70 jours du début des élections générales de cette année, la coordination de l’ADC-IKIBIRI à l’étranger a jugé opportun de rassembler les membres de la coalition ainsi que les sympathisants de notre rassemblement, sans oublier les amis du Burundi. Notre dénominateur commun, à nous tous, c’est la soif d’avoir un ordre politique, social et économique nouveau dans notre chère patrie.

Pour rappel, l’ADC-IKIBIRI est constitué par des partis politiques qui, après avoir analysé notre société, avons constaté qu’un mauvais leadership ainsi qu’une mauvaise gouvernance politique et économique conduisent le Burundi à son effondrement. Pour arrêter cette descente aux enfers et redresser la situation, des partis politiques ont décidé de former une Coalition Politique appelée Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI en sigle. Cette coalition est fondée sur une vision, des valeurs et des missions communes librement acceptées. La coalition ADC-IKIBIRI reste ouverte à toutes les organisations politiques et sociales burundaises qui adhèrent à ses valeurs.

(Présentation du podium)

C’est un honneur et un immense plaisir pour nous de nous retrouver devant vous afin de vous brosser dans un premier temps «  Les grands défis qui hantent le processus électoral qui avance à grands pas ». Dans un deuxième temps, nous aborderons «  Le plan d’action ou les stratégies de l’ADC-IKIBIRI pour faire face à ces défis ». Dans un troisième temps, nous allons esquisser quelques scénarii et tenterons ensemble de trouver le scénario le meilleur pour le Burundi. Dans un dernier temps, le moment fort sera consacré aux échanges avec vous.

Chers compatriotes,

Chers amis du Burundi,

Mesdames et Messieurs,

Quels sont les défis qui hantent les élections ?

  1. Dans la lettre que les Présidents de l’ADC-IKIBIRI et du RANAC viennent d’adresser au Secrétaire Général des Nations unies et à tous les membres du Conseil de Sécurité, ils lancent un cri d’alarme contre une préparation des élections qui mène vers une guerre civile. A ce propos le troisième mandat du président sortant, le fichier électoral, la composition de la CENI, l’exclusion des principaux acteurs de l’opposition, le manque d’un front commun de l’opposition, la milice armée Imbonerakure sont autant d’embûches qui se dressent sur le passage du processus électoral et qui peuvent conduire le Burundi vers une catastrophe.
  1. Du troisième mandat du Président Nkurunziza.
  1. L’ADC-IKIBIRI ne le dira jamais assez, le troisième mandat du président sortant Pierre Nkurunziza est contraire à l’esprit et à la lettre de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi (article 7 alinéa 3). En outre il viole le prescrit de la constitution ( articles 96 et 302). Ces textes fondamentaux disposent que seuls deux mandats présidentiels sont autorisés. De ce fait ce troisième mandat est illégal et sera une provocation que le peuple burundais et la communauté internationale ont de plus en plus du mal à digérer.
  2. A ce propos rappelons que les partis politiques de l’opposition, l’ADC-IKIBIRI et le RANAC, la société civile, la conférence des évêques de l’Eglise catholique, l’Union Européenne, les USA et une partie du CNDD-FDD, sont tous opposés à ce troisième mandat du Président Nkurunziza. Dans cette perspective la grande majorité de burundais sont prêts à descendre dans la rue pour bloquer ce mandat de trop du président Pierre Nkurunziza.
  3. Cependant malgré cette farouche opposition de la majorité de burundais et de la communauté internationale, le président du parti présidentiel, vient d’annoncer sur la voix des ondes de la radio BBC, ce mercredi 11 mars 2015, que leurs militants n’iront pas aux urnes si Nkurunziza n’est pas présenté comme candidat. Quelques jours avant, le 7 mars 2015, le Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, devant un parterre de jeunes démobilisés avait déclaré sans ambages que le chef de l’exécutif sortant doit empiler pour un troisième mandat. Dans son argumentaire il a précisé qu’ils se battront pour sa candidature jusqu’au sacrifice suprême. Dans le même ordre d’idée, le Chef d’Etat-Major Général de l’Armée, le Général-Major Prime Niyongabo, avait, dans une réunion clandestine des 21 et 23 février 2015, avec certains commandants de régions militaires, certains commandants d’unités et certains chefs d’Etat-major de régions, demandé à l’armée de tirer sur les manifestants qui descendront dans la rue pour s’opposer au troisième mandat du commandant suprême.

Au demeurant Nkurunziza et sa galaxie planifient de verser le sang des burundais si son troisième mandat ne passe pas !

  1. Du fichier électoral.
  1. Le cœur de toute élection se trouve dans la confection du fichier électoral. Or le fichier électoral constitué par une CENI inféodée au pouvoir en place a été entaché d’énormes irrégularités. Ainsi, en violation flagrante de la loi burundaise, une campagne de distribution des cartes d’identités par les structures du parti présidentiel et les écoles publiques dirigées par des militants zélés du même parti a été menée au grand jour. L’objet de cette fraude étant de gonfler les effectifs des électeurs.
  2. Ainsi des mineurs et des étrangers ont été enregistrés au fichier électoral par cette structure du parti présidentiel. Au Rwanda voisin, 20 Rwandais ont été arrêtés en possession de ces cartes d’identité nationale du Burundi.
  3. En outre dans cette opération de truquer le fichier électoral, des militants du même parti présidentiel ont bénéficié de plusieurs cartes d’identité, ce qui les permettra de voter à plusieurs reprises.
  1. De la commission électorale inféodée au pouvoir du Président NKurunziza.
  1. Les faits et gestes qui sont posés par la CENI actuelle démontrent à suffisance qu’elle roule pour le seul camp présidentiel. A ce titre le président de cette commission a osé sur les ondes d’une radio locale déclarer qu’ «  il travaille pour le Président Nkurunziza qui l’a nommé. Et quand Léonce Ngendakumana, de l’ADC-IKIBIRI, sera Président de la République, qu’il travaillera pour lui ». Cette déclaration empreinte d’arrogance est très éloquente et se passe de commentaires.
  2. C’est cette même déclaration qui sera confirmée par le Chef d’Etat-Major Général de l’armée le 21 février 2015 dans ses réunions clandestines. A ce propos il devait confier aux militaires qu’il avait réunis que «  Le président sortant doit remporter les élections ; qu’il a la complicité de la CENI dans cette victoire ».
  1. De l’exclusion des figures de proue de l’opposition.
  1. Ce Mardi 10 Mars 2015, le Ministre de l’intérieur a lancé un appel solennel       aux acteurs politiques qui sont à l’exil de rentrer pour participer aux élections. Mais le lendemain, probablement après avoir reçu des coups de fouets, le même ministre devait rectifier la teneur de son message en moins de 24heures. Ainsi ce messager du président Nkurunziza nous demande de rentrer pour qu’il nous mette en prison ! Ce message est clair, les hommes politiques contraints à l’exil pour des mobiles politiques n’ont pas le droit de rentrer au pays, encore moins de participer aux élections.
  2. Avec cette nouvelle annonce du Ministre Edouard Nduwimana, Alexis Sinduhije, président du MSD, Léonard Nyangoma président du CNDD-FDD, Manassé Nzobonimpa, Secrétaire Général du CNDD-FDD ainsi que les autres acteurs politiques qui sommes à l’exil, nous ne participerons aux élections qu’en 2020 ou en 2025 ! Est-ce possible ? Est-ce possible ? Des élections, sans ces leaders sont-elles possibles ? Sont-elles envisageables ?
  3. A côté de ces leaders qui sont contraints à l’exil, des figures de proue de l’opposition comme Léonce Ngendakumana, Rwasa Agathon et Bamvuginyumvira Frédéric ont des poursuites judiciaires montées de toute pièce pour les empêcher de participer aux élections. Des élections sans ces leaders sont-elles possibles ? Sont-elles envisageables ?
  4. A ce lot d’hommes politiques ligotés par des poursuites judiciaires, il faut ajouter le président légitime du CNDD-FDD, El hadj Hussein Radjabu qui vient de s’évader de la prison centrale de Mpimba, qui n’a donc pas de casier judiciaire vierge. Ces élections seront-elles possibles sans sa participation ? Est-ce possible ? Est-ce envisageable ?
  5. Dans ce registre d’exclusion le pouvoir en place à Bujumbura procède par des emprisonnements arbitraires des militants de l’opposition, le cas pathétique étant celui de ces militants du MSD qui viennent de passer plus d’une année derrière les barreaux. Dans ces arrestations arbitraires citons aussi celles des membres de la société civile comme Pierre Claver Mbonimpa, des journalistes comme Bob Rugurika. Ces deux figures emblématiques de l’injustice du pouvoir de Bujumbura sont toujours en liberté conditionnelle.

Chers compatriotes,

Chers amis du Burundi,

Mesdames et Messieurs,

  1. Du manque d’un front commun de l’opposition.
  1. Un autre drame qui mine les élections de cette année, c’est cette maladie contagieuse de l’opposition africaine où tout le monde veut être président de la république ! Sans être contre les ambitions légitimes des uns et des autres, l’opposition burundaise n’a pas le droit de se payer le luxe des rivalités futiles qui tournent autour du candidat à l’élection présidentielle. Le peuple burundais qui a accouru en masse le 18 février 2015 pour saluer la libération de Bob Rugurika, le peuple burundais qui a répondu massivement à l’appel à la grève des syndicats ce 5 mars 2015, a soif du changement ! La seule préoccupation de ce peuple meurtri par une décennie de malheurs, c’est le départ de la dictature du Président Nkurunziza.
  2. La guerre pour le fauteuil présidentiel de la part des leaders de l’opposition serait une trahison qui risque d’être mal interprétée. De ce fait un tel combat ne serait pas éloigné du combat que nous livre le président Nkurunziza qui veut s’accrocher à ce poste à vie. Dès lors la question que les burundais se poseraient serait de savoir si les candidats de l’opposition se battent pour servir le peuple ou se servir. Si c’est pour se servir, le Président Nkurunziza le fait très bien. Gardons le statu quo ! Si c’est pour servir le peuple burundais, pourquoi se battre pour cette seule position ? On peut servir le peuple à l’Assemblée nationale, on peut servir le peuple au Sénat, on peut servir le peuple au Gouvernement, on peut servir le peuple à l’East African community, on peut servir le peuple en tant qu’Ombusman.Mieux : on sert le peuple quand on est à la tête de la commune ou de la province.
  3. Au demeurant cette image des leaders de l’opposition qui se bousculent pour le seul poste de président de la république est une menace et un luxe qui n’est pas à la portée de la bourse du peuple burundais. Un tel combat égoïste compromettrait un front commun de l’opposition et le combat contre tous les défis susmentionnés y compris celui contre les exactions de la milice armée Imbonerakure, serait perdu d’avance. Honorable président Léonard Nyangoma soyez notre ambassadeur, soyez notre porte-parole auprès de vos pairs.

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs,

De tout ce qui précède, le constant est que le pays est en danger ! Le pays est au bord de l’implosion ! Que faut-il faire?

  1. Un front commun de l’ADC-IKIBIRI.
  1. Pour conduire à bon port ce changement réclamé à cor et à cri par la grande majorité de burundais, les partis de l’ADC-IKIBIRI ont décidé d’aller aux élections ensemble avec des listes communes aux communales, aux législatives et aux élections sénatoriales. De la même manière un seul candidat sera présenté à l’élection présidentielle après des élections primaires internes à la coalition.
  2. L’ADC-IKIBIRI vient de présenter au peuple burundais le contenu de la Plateforme commune de Gouvernance du Burundi qui repose sur huit piliers :
  • La sécurité et la cohésion sociale ;
  • La gouvernance et l’Etat de droit,
  • La relance de l’économie, l’éradication de la faim et de la pauvreté ;
  • Le développement et la rentabilisation des ressources humaines ;
  • La préservation du patrimoine foncier et l’occupation du territoire ;
  • La maîtrise de la croissance démographique ;
  • Le renforcement du partenariat avec les autres acteurs au développement ;
  • L’intégration Régionale.
  1. Fidèle à son idéal de vaste rassemblement, l’ADC-IKIBIRI est en pourparlers avec la coalition RANAC dans le but d’unir nos forces contre le pouvoir en place à Bujumbura.

Chers compatriotes,

Chers amis du Burundi,

Mesdames et Messieurs,

  1. Au-delà de cet esprit de rassemblement, l’ADC-IKIBIRI réitère sa requête d’un dialogue avec la majorité présidentielle afin de vider toutes les questions susmentionnées. Les propositions de la coalition sont les suivantes :
  • L’abandon solennel, et dans les meilleurs délais, du troisième mandat par le Président Pierre Nkurunziza.
  • La mise en place d’une nouvelle Commission électorale consensuelle. La mise en place d’une commission paritaire au niveau des démembrements de la CENI.
  • La mise en place des membres paritaires au niveau des bureaux de vote.
  • Une présence de l’opposition dans la salle d’informatique de la CENI.
  • La révision du fichier électoral tel que convenu par tous les acteurs politiques.
  • La libération des prisonniers politiques, le retour des exilés politiques ainsi que l’abandon des charges contre tous les leaders de l’opposition.
  • Le démantèlement de la milice armée Imbonerakure.
  • Les libertés politiques, la liberté de la presse, de réunion et d’association doivent être garanties.

Chers compatriotes,

Chers amis du Burundi,

Mesdames et Messieurs,

  1. Face à ces exigences de l’ADC-IKIBIRI, quelle sera la réponse du président Nkurunziza ? Quels sont les scénarii possibles qui attendent le Burundi ?
  • Le scénario salutaire1: Le président Nkurunziza accepte les propositions susmentionnées. Des élections paisibles, inclusives et démocratiques ont lieu. ( PEU PROBABLE)
  • Le scénario catastrophe1 : Nkurunziza refuse les propositions et un coup d’Etat de l’Armée le dépose. (A EVITER ET A COMBATTRE)
  • Le scénario catastrophe2 : Nkurunziza refuse les propositions de l’ADC-IKIBIRI ; il simule un coup d’Etat et place un homme à lui. ( A COMBATTRE)
  • Le scénario salutaire2 : Nkurunziza refuse les propositions de l’ADC-IKIBIRI ; le peuple burundais dans toutes ses composantes descend dans la rue et jette Nkurunziza dehors. UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION DE COURTE DUREE ORGANISE LES ELECTIONS. (PREVISIBLE)
  1. Pour mener à bien ce quatrième scénario, vous êtes tous conviés à mettre la main à la pâte. Ce quatrième scénario demandera des moyens humains et matériels. Face à un si grand tournant de l’histoire de notre pays, personne, personne n’a le droit de se dérober. Nous devons tous contribuer à l’écriture d’une nouvelle page de l’histoire du Burundi. Ce n’est pas un devoir, c’est un honneur au quel vous êtes tous conviés !
  2. Ainsi nous devons mettre en place rapidement ce vaste mouvement dans tous les pays du monde : en Amérique, en Europe, en Australie, en Afrique, en Chine, etc. Des structures de coordination de cette action patriotique seront mises en place sans délais. La mission est de sensibiliser ton prochain, ta famille élargie pour un ordre nouveau au Burundi. Bien entendu nous devons collecter le maximum de moyens possible car ce scénario est très exigeant.
  3. Ici en Belgique nous descendrons jusque dans les provinces pour atteindre le maximum de personnes possible.

Chers compatriotes,

Chers amis du Burundi,

Mesdames et Messieurs,

  1. Cette campagne nous appelle tous à nous regarder chaque matin dans la glace et de nous poser cette question : «  Qu’est ce que je suis en train de faire pour écrire une nouvelle page du Burundi ? ». Répondez chaque matin à cette interrogation, vous aurez contribué à la construction d’un Burundi digne, un Burundi prospère pour tous !

Je vous remercie infiniment

Que Dieu vous bénisse !

Que Dieu bénisse le Burundi !

Vive la grandeur du Burundi !

ADC-IKIBIRI: OU EST PASSE L’UPD-ZIGAMIBANGA?

Ce Dimanche 22 février 2015, le parti UPD-ZIGAMIBANGA a tenu son congrès à Bujumbura. Outre la consolidation de la réunification qui a été matérialisée par la reconduction de Monsieur Zedi Feruzi à la tête du parti, les burundais attendaient de ce congrès la confirmation du parti à l’appartenance à l’ADC-IKIBIRI.

Malheureusement ce dernier aspect a été renvoyé au calendes grecques. En effet tout parti politique désirant entrer officiellement dans l’ADC-IKIBIRI doit, réaffirmer l’entrée par les congressistes. De la même manière la question pendante de la désignation d’un candidat de l’UPD devant participer aux primaires de la coalition n’a pas été évoquée alors que la concrétisation de ces primaires n’attendait que le candidat de ce parti.

Dès lors la question qui est sur toutes les lèvres y compris au sein de l’UPD, est celle de savoir sur quel bateau ce parti va embarquer. Manifestement l’ADC-IKIBIRI n’est pas son premier choix. D’une source proche de l’Etat major de l’UPD-ZIGAMIBANGA, ce congrès est resté muet sur sa relation avec l’ADC-IKIBIRI car si Nkurunziza était déposé par la fronde interne, il n’est pas exclu que ce parti rejoigne le camp des frondeurs. En attendant l’UPD-ZIGAMIBANGA reste au balcon. A ceux qui avaient été surpris que le Président de l’ADC-IKIBIRI, l’honorable Léonce Ngendakumana n’ait pas été convié à ce congrès, doivent trouver l’explication dans ce nouveau positionnement.

Signalons qu’ au côté du Président Zedi Feruzi, Madame Marina  Barampama est devenu Secrétaire Général pendant que Chauvinea Mungwengezo hérite d’un poste honorifique de » président d’honneur ».

Andy Nyandwi.

 

 

adc-ikibiri

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’ADC-IKIBIRI A L’ETRANGER concernant la libération de Bob Rugurika

1. Ce 19 février 2015, jour de libération du célèbre journaliste Bob Rugurika, Directeur de la Radio Publique Africaine, la section étranger de l’Alliance des Démocrates pour le changement au Burundi, ADC-IKIBIRI, présente ses chaleureuses félicitations à Bob Rugurika pour l’espoir qu’il vient de redonner au peuple burundais.
2. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend un vibrant hommage au peuple burundais dans toutes ses composantes pour le message qu’il vient de donner au pouvoir du Président Pierre Nkurunziza et à la communauté internationale. A ce titre la marée humaine qui a envahi la rue pour saluer la libération du directeur de la Radio Publique Africaine, Bob Rugurika, est une démonstration éloquente que les burundais ont soif d’un ordre nouveau et d’un véritable changement.
3. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend un hommage mérité au parlement européen et à travers lui, à toutes les missions diplomatiques accréditées à Bujumbura, pour la résolution salutaire du 12 février 2015.
4. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend un hommage très appuyé à la société civile burundaise et à la famille des journalistes, flambeau d’un combat sans réserve pour une justice juste au Burundi.
5. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger se joint aux nombreuses voix qui réclament la justice pour les trois religieuses ressortissantes de l’Union Européenne, Lucia Pulici, Bernadette Boggia et Olga Raschietti, sauvagement assassinées les 7 et 8 septembre 2014. A cet égard, nous encourageons la Radio Publique Africaine et spécialement Bob Rugurika à garder un coup de projecteur sur cet ignoble assassinat. La même requête s’adresse à la communauté internationale, spécialement à l’Italie et au Vatican.
6. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger profite de cette heureuse occasion pour rappeler au Gouvernement de Pierre Nkurunziza qu’il a l’obligation d’organiser des élections inclusives en concertation avec l’opposition. En outre une troisième candidature du Président Nkurunziza sera une provocation que le peuple burundais dans sa grande majorité combattra.
7. L’ADC-IKIBIRI à l’étranger demande au peuple burundais de rester vigilant, soudé et de se préparer sereinement au changement démocratique de cette année.

Pour l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,

Pancrace CIMPAYE

Coordinateur

Qui sera le candidat de l’ADC-IKIBIRI aux présidentielles de 2015?

Depuis un certain temps la question de la personnalité qui sera candidat de l’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI, aux élections présidentielles de cette année est sur toutes les lèvres. Dans les milieux diplomatiques, au niveau de la diaspora, au sein de la société civile et des confessions religieuses, dans toutes les rédactions , c’est la même question qui revient:  » Nkurunziza doit partir mais qui est en face à l’ADC-IKIBIRI pour le remplacer? »

Fidèle à son idéal de promouvoir les vertus de la démocratie, l’ADC-IKIBIRI a, dans sa réunion de Kampala du 25 au 27 novembre 2014 décidé que ce candidat sera connu le 31 janvier 2015, au terme des élections primaires. Si ce calendrier n’est pas bousculé par les vicissitudes de la dictature du Président Nkurunziza, un collège  de grands électeurs venus de tous les partis politiques et de tous les coins du pays va élire cet Homme providentiel.

Depuis le congrès du 11 janvier 2015 du MSD, ce processus est en cours. Ainsi chaque parti politique de la coalition qui le désire désigne en son sein le candidat qui participera à cette compétition du 31 janvier. Pour le MSD, Monsieur Alexis Sinduhije a été désigné à l’unanimité par les congressistes  pour représenter le parti. Ce samedi 17 janvier 2015, le parti Sahwanya FRODEBU a élu l’honorable Léonce Ngendakumana pour représenter le parti. Il a été élu à 95%. Les candidats qui avaient concouru aux côtés de Ngendakumana sont: l’ancien président Ntibantunganya Sylvestre, le vice-président du parti Frédéric Bamvuginyumvira, le directeur général de la COGERCO, Monsieur Pierre Claver Nahimana ainsi que l’ambassadeur Barusasiyeko Pierre,conseiller à la présidence de la république.

D’une source autorisée nous apprenons que l’honorable Léonard Nyangoma devrait représenter le parti CNDD. La rédaction de Mpore Burundi  est à la recherche des autres candidats  au près des autres partis politiques de la coalition. C’est un dossier à suivre. Rappelons qu’au sein de l’ADC-IKIBIRI, un candidat unique aux présidentiel sera présenté au peuple burundais ainsi qu’une liste commune des conseillers communaux, des sénateurs et députés. Signalons à toutes fins utiles qu’ un candidat non membre de la coalition peut participer aux primaires du 31 janvier à condition qu’il soit parrainé par un des partis de l’ADC-IKIBIRI. Un esprit d’ouverture incontestable!

Pancrace CIMPAYE.

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APPEL A CANDIDATURE POUR LA COORDINATION DE L’ ADC-IKIBIRI L’ETRANGER

 MOUVEMENT POUR LA SOLIDARITE ET LA DEMOCRATIE AU BURUNDI.  

téléchargement1. La   coordination  de   la  section  de   l’ Alliance  des  Démocrates  pour  le   Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI, à l’étranger  est  assurée  par une   présidence  tournante des partis membres de la coalition présents en Belgique.

2.  Cette coordination sera assurée cette année par le parti M.S.D. Fidèle à son idéal de la promotion des vertus de la Démocratie, la section du parti lance un appel solennel à candidature à tous les militants du MSD.

3.  Au regard des défis relatifs aux élections générales au Burundi, le candidat devra notamment:

  • être suffisamment armé pour galvaniser les membres et sympathisants de  l’ ADC-IKIBIRI et les partenaires du Burundi;
  •   être  disponible    et  avoir un contact facile   avec le  siège  de  l’ ADC- IKIBIRI à Bujumbura ;
  •   avoir suivi régulièrement les travaux de  l’ ADC-IKIBIRI  à l’étranger ;
  • être en règles avec les cotisations du parti.

4. La date limite de dépôt des candidatures au près du président de la section du MSD en Belgique est fixée à jeudi le 22 Janvier 2015 à minuit.

Contact :  E – mail   :  info@msdenbelgique.be

Fait à Bruxelles, le 15/01/2015

Pour la Section du MSD Belgique

  Aimé-Napoléon BUCUMI

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« Le processus électoral est en danger et un danger pour mon pays « , dixit Alexis Sinduhije!

Après la période d’enrôlement empreint de beaucoup d’irrégularités, MporeBurundi a tendu le micro au  président du MSD, Monsieur Alexis Sinduhije. Il donne la lecture des faits et gestes qui sont autour du processus électoral. Il revient sur la déclaration de Monsieur Rwasa Agathon de quitter l’ADC-IKIBIRI…

MporeBurundi: Monsieur le président du MSD quelle lecture faite vous de l’état d’avancement du processus électoral?

Alexis Sinduhije: L’organisation des élections de l’année prochaine est en train de se faire pour le compte du seul CNDD-FDD avec une CENI sourde aux revendications de l’opposition, une CENI totalement au service du parti présidentiel. C’est dire que les élections qui excluent, une CENI à la solde de la majorité présidentielle ne peuvent que conduire le pays vers le chaos. Ces élections, si on n’y prend pas garde risque de déboucher sur un drame.

MporeBurundi: Pourtant le président de la république rassure que le processus électoral se fait parfaitement, la CENI confirme que tout va pour le mieux….

Alexis Sinduhije: ( rires) J’ai attentivement suivi ce discours du président Nkurunziza, l’impression que j’ai eu est que le chef de l’Etat est sur une autre planète! Comment voulez-vous qu’il parle d’un processus électoral parfait au moment où les cartes d’identité se distribuent  au sein des permanences du parti CNDD-FDD, au sein des écoles! Comment parler d’un processus électoral parfait au moment où  la justice instrumentalisée veut  barrer la route aux hommes politique de l’opposition par des dossiers politiques inventés de toute pièce! De la même manière ce processus ne peut pas être crédible si Bujumbura nous refuse de rentrer participer pleinement aux élections. Comment parler d’un processus électoral parfait avec cette milice armée Imbonerakure qui terrorise la population! Pensez un seul instant à cet arsenal des armes découvert à Buterere dans une maison dite de la documentation  et dites moi si tout va bien! Bref pour moi, ce processus électoral taillé à la mesure du CNDD-FDD est en danger et un danger pour mon pays.

MporeBurundi:  Rwasa Agathon a récemment quitté l’ADC-IKIBIRI et se plaignait qu’il était exclu de certaines décisions ou réunions comme celle de Kampala. Q’en dites-vous? Ce départ n’est pas une perte pour votre coalition?

Alexis Sinduhije: Ce qui est pénible dans tout  ce que Monsieur Rwasa Agathon a déclaré, c’est le mensonge; un mensonge ahurrisant et indigne d’un homme politique qui ambitionne de diriger le Burundi. Comment peut-il oser déclarer sur les ondes des radio qu’il n’a pas été convié à cette réunion de Kampala alors que nous avons attendu plus d’une semaine sa réponse mais sans succès? C’est le même mensonge qu’il donne quand il justifie l’absence du FNL à la réunion de Caux en 2012 alors que pendant plus de trois heures les organisateurs de cette réunion ont tenu à rencontrer deux émissaires de Rwasa à Bruxelles. L’adage burundais  dit à juste titre ceci  » Hakubana n’umubeshi wobana n’umurozi » (NDLR: il vaut mieux vivre avec un sorcier qu’avec un menteur), c’est dire que nos ancêtres ont toujours eu horreur des menteurs. Q’un tel personnage quitte le navire ADC-IKIBIRI , je ne vais pas fondre en larmes de chagrin.

Propos recueillis par Andy Nyandwi

leonce-ngendakumana

DECLARATION DES PARTIS MEMBRES DE L’ADC-IKIBIRI SUR L’ETAT DU PROCESSUS ELECTORAL AU BURUNDI

adc-ikibiriDu 25 au27 Novembre 2014, les partis politiques réunis au sein de l’ADC-IKIBIRI se sont rencontrés à Kampala pour peaufiner la feuille de route des préparatifs aux élections de 2015. Au terme de cette session, les partis réunis au sein de l’ADC-IKIBIRI ont décidé de rendre publique la déclaration suivante :

Des engagements et leurs mises en application.

L’ADC-IKIBIRI réaffirme sa ferme résolution de participer aux élections de 2015.

En outre l’ADC-IKIBIRI réaffirme son engagement de présenter un candidat unique aux élections présidentielles et une liste commune aux élections communales, législatives et sénatoriales. Des modalités de la mise en place de cette démarche ont été arrêtées. A cet effet un cahier de charges et le profil du candidat aux élections présidentielles ont été adoptées. Ce candidat sera élu le 31 janvier 2015 par un collège de grands électeurs venus de tout le pays et de tous les partis de la coalition.

De l’environnement favorable aux élections de 2015

L’ADC-IKIBIRI est convaincu que seul un processus électoral inclusif est le seul salut du Burundi, exige le retour immédiat des leaders politiques en exil comme l’honorable Leonard Nyangoma et Monsieur Alexis Sinduhije respectivement président des partis CNDD et MSD. En outre la coalition exige la libération de tous les prisonniers politiques notamment l’honorable Hussein Radjabu et les jeunes du MSD. A ce titre un enrôlement des électeurs en l’absence de ces femmes et hommes politiques serait une exclusion inadmissible.

L’ADC-IKIBIRI constate avec regret que la CENI est inféodé à la majorité présidentielle. A ce titre le président de la CENI, Monsieur Pierre Claver Ndayicariye a osé déclarer sur les ondes de la Radio Publique Africaine qu’il sert l’homme qui l’a nommé. Cette arrogance et cette partialité disqualifient ipso facto cette CENI. En conséquence l’ADC-IKIBIRI exige la démission de l’actuelle CENI et tous ses démembrements et réclame la mise en place d’une CENI paritaire négociée entre la majorité présidentielle et l’opposition. Dans cet ordre d’idée, l’ADC-IKIBIRI retire tous les membres de la coalition qui sont dans les démembrements de la CENI.

 Dans le registre de la sécurité des élections, l’ADC-IKIBIRI constate que le déploiement de la milice IMBONERAKURE sur tout le territoire du Burundi avec la nouvelle composante des hommes aux longs manteaux qui sèment la désolation et la mort est une machine pour terroriser et broyer l’électorat de l’opposition. Pour ce faire,L’ADC-IKIBIRI exige le démantèlement de ces escadrons de la mort dans les meilleurs délais.

L’ADC-IKIBIRI demande que les medias publics qui sont exclusivement réservés au parti présidentiel soient accessibles à tous les acteurs politiques sans exclusifs.

 

Du troisième mandat illégal du Président Pierre NKURUNZIZA.

L’ADC-IKIBIRI réaffirme une fois de plus sa position de combattre énergiquement toute tentative du président NKURUNZIZA de se présenter pour un troisième mandat. A ce titre la candidature du Président NKURUNZIZA pour un troisième mandat sera considérée comme un coup de force contre la Constitution et l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et en assumera les conséquences.

De l’appel au dialogue avec le Président Pierre Nkurunziza.

Au regard des menaces qui pèsent sur le processus électoral, l’ADC-IKIBIRI réitère sa demande d’un cadre de dialogue avec la majorité présidentielle pour mettre en place un climat favorable a des élections démocratiques, libres, inclusives et apaisées.

De l’appel au peuple burundais et à la communauté internationale.

Tenant compte du comportement têtu de la majorité présidentielle en vue d’accéder aux exigences de l’opposition l’ADC-IKIBIRI lance un appel solennel au peuple burundais afin qu’il soit prêt le moment venu à descendre dans la rue pour exiger les élections libres, inclusives, démocratiques et apaisées.

L’ADC-IKIBIRI lance un appel solennel à toutes les forces qui aspirent au changement de rejoindre la coalition ADC-IKIBIRI.

L’ADC-IKIBIRI lance un appel pressant a la communauté internationale afin qu’elle demande au Président de la République d’accéder aux exigences susmentionnées le minimum étant la mise en application de la feuille de route adoptée par les partenaires sociaux- politiques à Kayanza.

Fait à Kampala le 27 novembre 2014
Pour l’ADC-IKIBIRI,
Honorable Léonce NGENDAKUMANA

Président

adc-ikibiri

Quelle stratégie pour une évolution optimale au sein de l’ADC-IKIBIRI ?

Proposition du CNDD A. Rappel de certaines dispositions du nouveau code électoral et de la nouvelle loi du 10 septembre 2011 sur les partis politiques. I. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l’élection du président Article 91 L’élection du Président de la République a lieu au scrutin uninominal à deux tours. Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour, il est procédé, dans un délai de quinze jours, à un second tour. Seuls peuvent se présenter au second tour du scrutin, les deux candidats qui ont recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour. En cas de désistement de l’un ou de l’autre des deux candidats, les candidats suivants se présentent dans l’ordre de leur classement après le premier scrutin. Est déclaré élu au second tour, le candidat ayant recueilli la majorité relative des suffrages exprimés. II. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des députés Article 127 Les candidats d’une circonscription font une déclaration collective présentée par leur parti politique qui comporte pour chacun d’eux, dans l’ordre de présentation, les noms et prénoms, date et lieu de naissance, profession et domicile ou résidence. Cette déclaration indique aussi la couleur, l’emblème ou le signe distinctif proposés par leur parti politique. La liste comporte un nombre de candidats égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription. Les listes doivent avoir un caractère multiethnique et tenir compte de l’équilibre de genre. Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement peuvent appartenir au même groupe ethnique, et au moins un sur quatre doit être une femme. Article 128 Les candidats indépendants se présentent également sur une liste bloquée d’un nombre égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription, Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement peuvent appartenir au même groupe ethnique, et au moins un sur quatre doit être une femme. Article 135 A la déclaration de candidature, une somme de cinq cent mille francs burundais par liste déposée doit avoir été versée sur un compte du Trésor public ouvert à cet effet à la Banque de la République du Burundi. Le défaut de cautionnement est sanctionné par l’irrecevabilité de la liste de candidats par la Commission Electorale Nationale Indépendante. Cette caution est remboursée en totalité si le parti ou la liste d’indépendants est déclaré irrecevable. Cette caution est également remboursée en totalité si le parti ou la liste d’indépendant obtient 2 % au moins au niveau national. Le retrait de candidature ne donne pas droit au remboursement. III. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des sénateurs Article 142 Le Sénat est composé de : a) deux délégués de chaque province, élus par un collège électoral composé de membres des Conseils communaux de la province considérée, provenant de communautés ethniques différentes et élus au cours des scrutins distincts menés sur base des candidatures présentées par les partis politiques ou à titre indépendant ; b) trois membres de l’ethnie Twa cooptés par la Commission Electorale Nationale Indépendante et provenant des régions différentes ; c) des anciens chefs d’Etat. Il est assuré un minimum de 30% de femmes. Si ce dernier pourcentage n’est pas atteint, la Commission Electorale Nationale Indépendante, en consultation avec les partis politiques et candidats indépendants concernés, procède à la cooptation en attribuant à chaque parti ayant atteint 5% des suffrages exprimés un nombre égal de sièges supplémentaires nécessaires pour résorber ces déséquilibres de genre. Pour les scrutins dont question à l’alinéa premier, chaque parti politique ou chaque indépendant présente un candidat accompagné d’un suppléant qui pourra lui succéder dans son mandat en cas d’empêchement momentané ou définitif. Est élu le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour, il est organisé un deuxième tour. Si la majorité requise n’est pas obtenue, un troisième tour est organisé entre les deux candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de suffrages. Est élu le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés. En cas d’ex aequo au troisième tour, il est procédé au tirage au sort pour départager les deux candidats. IV. Dispositions du nouveau code électoral relatives à l\’élection des conseillers communaux Article 182 La Commune est administrée par le Conseil communal et l’Administrateur Communal. Le Conseil communal comprend quinze membres au moins dont au moins 30% de femmes. Ils sont élus au suffrage universel direct sur base de listes bloquées des partis politiques ou des indépendants à représentation proportionnelle. Chaque liste doit tenir compte de la diversité ethnique et de la participation du genre. Pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, un au moins doit être une femme. La liste bloquée comprend au moins quinze candidats et au plus trente candidats. Toutefois, au cas où la composition d’un Conseil communal ne refléterait pas la diversité ethnique et de genre de l’électorat, la Commission Electorale Nationale Indépendante corrige les déséquilibres selon la méthode des plus forts restes, en plus des quinze membres. La CENI coopte une personne d’ethnie Twa sur la liste des candidats du parti politique ou du candidat indépendant élu contenant des membres d’ethnie Twa et ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages au cas où aucun Twa n’aurait été élu. En cas d’ex aequo pour les cas ci-dessus, un tirage au sort est organisé pour départager les candidats. Nul ne peut être membre de plus d’un Conseil communal. V. Dispositions de la loi N0 1 /16 du 10 septembre 2011 sur les partis politiques, singulièrement l’article 8. Article 8. Les partis politiques peuvent fusionner ou former des coalitions. La fusion de deux ou plusieurs partis constitue une union de ces partis. Le parti issu de cette union peut porter une nouvelle dénomination ou garder celle d’un des partis le composant. Lors des élections les partis politiques peuvent former des coalitions. La coalition est un rassemblement momentané de deux ou des plusieurs partis politiques en vue de poursuivre un ou plusieurs objectifs communs conformément aux articles 36 et 38 de la présente loi. Toute coalition est conditionnée par la transmission au Ministre ayant l’Intérieur dans ses attributions des documents suivants : – Le procès-verbal issu du congrès de chaque parti politique souscrivant à la coalition ; – Le procès-verbal de la réunion constitutive de la coalition ; – Les statuts et le règlement intérieur de cette coalition authentifiés par un Notaire ; La transmission de ces documents confère d’office la personnalité juridique à la coalition. Les articles 36 et 48 concernent ; a. La transmission au ministère de l’intérieur, en janvier, de la liste des membres dirigeants à l’échelon national. b. Les indications que doivent comporter les statuts des partis politiques. ————- B. Réorganisation de l\’ADC-IKIBIRI pour gagner les élections de 2015 I. Dispositions pilotes de référence de l’ADC-IKIBIRI 1. Charte de gouvernance démocratique existe. Les autres partis devraient la relire et la valider définitivement. 2. Noter que l’ADC-IKIBIRI a élaboré un certain nombre de textes qu’il faudrait revisiter, hiérarchiser, voir s’ils sont en harmonie et signer. Il s\’agit entre autres: de la note de présentation de l\’ADC-IKIBIRI, du Règlement Intérieur de l\’ADC-IKIBIRI, Acte d\’engagement de l\’ADC-IKIBIRI… II. Problèmes qui empêchent une évolution harmonieuse et intégrée 1. De la détermination du type d’alliance : fusion ; alliance forte ou alliance relâchée. Pour le moment, il n’est pas question de fusion. L’alliance ADC-IKIBIRI est encore relâchée, par ce qu’il y a de la méfiance, des rivalités de leadership et des divergences idéologiques. 2. Les divergences idéologiques ; certains partis sont libéraux, d’autres socialistes. Les questions religieuse, ethnique, régionale, peuvent aussi constituer des freins à une constitution d’une alliance solide. 3. Le problème de leadership unique. Le problème devient plus délicat encore quand il s’agit de savoir qui sera le chef de la coalition. De quel parti viendra-t-il ? Comment va-t-on le désigner ? 4. Les questions de représentativité. Dès lors qu’on veut mettre en place un leadership et des organes communs, la question se pose de savoir qui occupe quelle place, qui aura combien de sièges ou de postes dans tel ou tel organe de l’Etat ? Dans la formation des listes communes, quels seront les critères pour attribuer une position à tel ou tel parti ? 5. Le problème de la collaboration sur le terrain 6. La question financière et des cautions électorales 7. Le pouvoir en place est le principal frein à l\’évolution de l\’ADC-IKIBIRI 8. Comment diviser le CNDD-FDD III. Quelques propositions de solutions 1. Type d’alliance. La fusion n’est possible que sur la base d’un accord idéologique. Donc pour le moment, il faut viser une alliance forte, bâtie sur des principes clairs, à savoir : • Autonomie de chaque parti ; • Engagement à ne pas collaborer avec le CNDD-FDD ; • Engagement à accepter le primat des décisions de l’alliance par rapport à celles de chaque parti, aussi longtemps qu’il est dans l’Alliance ; • Saine émulation sur le terrain ; • Eviter de se dénigrer et de se combattre ; • Montrer les points communs et l’intérêt qu’il y a à former la coalition ; • Faire des réunions communes au moins une fois par trimestre ; 2. Divergences idéologiques a. La charte de gouvernance démocratique constitue une base. Poursuivre son approfondissement. b. Rapprocher les points de vue clairement exprimés, avec un esprit de synthèse, toujours en tenant compte de l’intérêt de tous et de l’arbitrage du peuple. 3. Le problème de leadership unique et de la représentation de chaque parti membre au sommet de l’Etat. Il semble que les égos seront calmés si chacun est assuré d’avoir un poste éminent. Recenser ces postes, et s’accorder sur leur répartition en cas de victoire permettrait de rassurer les uns et les autres. a. Des postes clés à pourvoir 1. Présidence de la République 2. Présidence de l’Assemblée nationale 3. Présidence du Sénat 4. Première vice-présidence 5. Ministère des Affaires étrangères 6. Ministères de l’Economie et des Finances 7. Ministère de la Justice 8. Ministère de la Défense nationale… 9. Ministère de l’intérieur 10. Ministère de l’agriculture et de l’élevage… 11. Ministère du Commerce et de l’Industrie… 12. Ministère de l’éducation nationale… 13. Ministère de la communication… 14. Présidence du CNC 15. Ombudsman 16. Présidence du Conseil économique et social 17. Etc. b. Mode de désignation du candidat unique à la présidence de la République On peut ici se référer à l’exemple du Sénégal où, pour déboulonner Wade, les partis de l’opposition se sont mis d’accord sur le candidat Macky Sall. Au Burundi, pour mettre toutes les chances de leur côté, l’ADC-IKIBIRI ne doit pas aller en rangs dispersés au premier tour, les partis qui la composent doivent s’entendre dès le premier tour, et faire tout pour faire échec aux fraudes. Donc : 1. Les candidats à la candidature se font connaître auprès d’une commission désignée par le collège des présidents, 2. Chaque candidat(e) à la candidature dépose un dossier auprès de cette commission, dossier comprenant : – Un curriculum vitae: une petite biographie – Un plaidoyer de 3 pages maximum pour justifier qu’il-elle- est l’homme- la femme- qu’il faut pour le poste, plaidoyer présenté le jour de l’élection du candidat. – Un programme politique – Le jour de l’élection, après l’exposé du plaidoyer de chaque candidat à la candidature unique, l’ensemble des présidents des partis votent pour désigner le candidat. Est retenu le candidat ayant obtenu la majorité des deux tiers au premier tour, ou la majorité absolue au second tour, où restent en compétition les deux candidats les mieux placés au premier tour. c. De la répartition des autres postes de responsabilité – Une liste en sera dressée ; – Le candidat venu en seconde position occupe la présidence de l’Assemblée nationale ; – Le candidat retenu pour la présidence propose à l’approbation de ses pairs les postes de l’exécutif à pourvoir, en tenant compte des résultats obtenus dans ces élections ; – Les candidats retenus pour la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale proposent un candidat pour la présidence du Sénat ; – Pour les organes de conseil, le candidat à la présidence, au Sénat et à l’Assemblée nationale s’entendent pour proposer des titulaires potentiels en cas de victoire. 4. Les questions de représentativité. a. Dans les organes directeurs de l’ADC-IKIBIRI • Pendant une certaine période, la présidence de l’ADC-IKIBIRI doit être tournante, jusqu’à six mois des élections. Durant cette période, chaque parti a l’occasion de s’implanter sur le terrain, d’activer ses structures. • Une répartition des postes de responsabilité a eu lieu qui assigne au CNDD le poste de chargé de la propagande de l’ADC-IKIBIRI, ce qui lui donne un certain avantage de manœuvre. b. Sur les listes électorales. Pour composer des listes électorales en vue de l’élection des députés, il faut avoir des critères précis, équitables pour déterminer l’ordre d’inscription sur la liste. Il s’agirait notamment de : • Considérer que tous les partis sont égaux • Considérer qu’il faut tenir compte de la représentativité de chacun et de son degré d’implantation • Considérer que la victoire d’un parti de l’ADC-IKIBIRI est une victoire de tous les partis de l’Alliance • Convenir de la confection de listes communes dans toutes les provinces aux législatives. • Donner à chaque parti membre la tête de liste dans deux provinces de son choix. • Donner à chaque parti membre la deuxième place sur la liste dans deux provinces de son choix. En cas de province disputée, le parti qui a eu le poste le plus élevé dans l’exécutif cède la priorité. • Donner à chaque parti membre la troisième place sur la liste dans deux provinces de son choix. En cas de province disputée, le parti qui a eu le poste le plus élevé dans l’exécutif cède la priorité. • Pour la quatrième, la cinquième, la sixième place etc…des concertations permettront de s’entendre sur l’ordre de succession. Par exemple : Parti. N0.prov Parti en tête de liste par prov/ députés 2ème place 3ème place 4ème place 5ème place 6ème place A 1 A D F B 2 B H E C 3 C G D D 4 D A C E 5 E F B F 6 F E H G 7 G B A H 8 H C G 9 A H F 10 B G D 11 C E G 12 D B C 13 E F A 14 F A E 15 G E B 16 H C E 17 • Pour l’élection des sénateurs, là aussi les partis de l’ADC-IKIBIRI peuvent s’entendre pour que chaque parti ait deux provinces fiefs où il présente ses candidats, soutenus par tous les autres partis ADC. • Pour l’élection des conseillers communaux – sur les 129 communes, chaque part-IKIBIRI aura au moins 129/8= 18 communes où deux de ses candidats sur les 15 sont en tête de liste. Pour les communes urbaines, un candidat en tête de liste sera octroyé à chaque parti. – sur les 2908 collines de recensement, même si les élections ne se déroulent pas sur une base partisane, les partis ADC pourront bien s’entendre pour désigner les listes de leurs candidats et les soutenir. 5. La collaboration sur le terrain. • Organiser des meetings communs, bien préparés, avec des ordres du jour convenus et des tâches bien réparties ; • Insister sur ce qui rassemble et non sur les différences ; • S’inviter mutuellement lors de réunions statutaires des organes des partis ; • Echanger des informations et des documents de travail ; • Avoir des séances communes de formation des mandataires aux élections ; • Mettre en place un organe commun pour préparer les élections ; • Mettre sur pied un comité technique pour proposer des actions pacifiques tactiques pour diviser le CNDD-FDD, notamment en suscitant une ou des candidatures au sein de ce parti. • Mettre en place un état-major de campagne chargé d’étudier les stratégies pour la campagne de 2015 6. La question financière et des cautions électorales • Mettre sur pied un fonds commun pour les actions communes : meetings, informations, campagnes etc. Chaque parti sera tenu d’apporter une contribution mensuelle de… • Pour le candidat à la présidence, proposer le paiement de la caution, moitié par le candidat, et moitié par l’ADC-IKIBIRI. • Pour les listes électorales à la députation et au sénat, proposer le paiement moitié par les candidats sur la liste et l’autre moitié par l’ADC-IKIBIRI. 7. Comment diviser le CNDD-FDD • Sélectionner des personnalités capables d’entraîner la scission au sein du CNDD-FDD : Rufyikiri, Rukara, Ntisezerana ? • Définir une technique d’approche • Définir les propositions à lui faire : – Se porter candidat indépendant à la présidentielle, – Se rallier, en cas de second tour, au candidat de l’ADC-IKIBIRI, si celui-ci est parmi les deux premiers – Lui assurer le soutien de l’ADC-IKIBIRI s’il arrive parmi les 2 premiers à la présidentielle – Si le candidat ADC-IKIBIRI gagne, assurer au transfuge une vice-présidence ou un ministère de souveraineté. 8. Quelle alternative pour arriver à un rapport de forces équilibrées avant les élections? Compte tenu du climat délétère actuel d\’insécurité, de marasme économique et politique créé et entretenu par le régime en place, il est quasiment impossible et impensable d\’organiser des élections libres et transparentes. L\’opposition est tacitement interdite: tous les leaders des partis d\’opposition ont une affaire pendante à la justice totalement inféodée au pouvoir exécutif. Dans ces conditions, l\’opposition doit aussi réfléchir sur l\’alternative au cas où la situation dégénère et arrêter des actions de mobilisation pour modifier les rapports de forces en sa faveur. 9. Timing des principales activités avant décembre 2014 a. Juillet-août: poursuivre le renforcement des structures des partis et de l\’ADC-IKIBIRI, adoption des principes et critères de désignation des candidats à tous les niveaux, mise en place d\’un fond commun pour les élections. b. Septembre: mise en place des structures de surveillance des élections: organes communs des mandataires, directions communes de campagne électorale à tous les niveaux: communal, provincial et national c. Octobre: formation des listes des candidats aux élections communales et législatives, formation systématique à la surveillance des élections d. Décembre: désignation d\’un candidat unique aux élections présidentielles Conclusion. Il est temps que les partis de l’ADC-IKIBIRI optent pour lutter ensemble et gouverner ensemble ou aller en rangs dispersés et échouer lamentablement. Pour garantir le succès, il est urgent que ses leaders impulsent des actions appropriées pour lever les obstacles qui empêchent une marche assurée vers la victoire. Résumé Accord sur le principe : lutter ensemble, gouverner ensemble Accord sur un candidat unique à la présidentielle de 2015 Accord sur la répartition des hauts postes de responsabilités Accord sur des listes communes aux législatives Accord sur une collaboration réelle sur le terrain Accord sur la constitution d’un fonds commun Accord sur une stratégie pour diviser le CNDD-FDD et susciter une candidature FDD à la présidentielle avec la promesse de lui assurer une vice-présidence ou un ministère Accord pour éviter les pièges de la loi et se conformer aux dispositions légales relatives aux coalitions et aux élections. Accord sur une alternative pour un rapport de forces équilibrées avant les élections.