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La libération de Bob Rugurika doit être une priorité de l’Eglise Catholique.

«  Il y a des péchés qui crient vengeance au ciel« . Telle est  la phrase que l’archevêque de Bujumbura, Monseigneur Ngoyagoye Evariste a prononcé quand il revenait sur l’ignoble assassinat des soeurs Raschietti, Pulici et Boggia. Ce jour -là les chrétiens ont senti que  l’archevêque de Bujumbura était ulcéré par cette décapitation macabre et exigeait réparation. Effectivement  le sang de ces innocentes soeurs catholiques crient vengeance au ciel. Et la première vengeance légitime  était de démasquer les  bourreaux qui avaient commis l’irréparable afin de les traduire par  la suite en justice. Voilà la noble mission que le chrétien Bob Rugurika a accompli avec brio.

Depuis le 20 janvier Bob Rugurika est incarcéré dans des conditions inhumaines par les bourreaux des trois soeurs. Dès lors l’Eglise catholique du Burundi qui est au courant dans les moindres détails des investigations menées par la Radio Publique Africaine doit s’investir corps et âme afin que le Directeur de cette radio soit libéré. Dans un pays comme le Burundi où plus de 90% de la population sont catholiques, le clergé burundais a l’obligation d’ intervenir. L’assassinat de ses trois soeurs italiennes et l’emprisonnement du fidèle Bob Rugurika doivent alerter la conscience du leadership de l’Eglise catholique. Le silence coupable n’est pas permis dans cette affaire. Il y va de la crédibilité de notre Eglise. Face à ce dossier noir la  voix de la conférence des évêques du Burundi doit être unique:  » Libérer Bob Rugurika et châtier les véritables assassins de Raschietti, Pulici et Boggia« .

Quant au Président de la République Pierre Nkurunziza fidèle allié du Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana, il doit comprendre qu’on ne badine pas avec l’Eglise Catholique! Cette confession religieuse a une force  redoutable! Pour vous en convaincre, allez consulter l’ancien Président Jean Baptiste Bagaza. Il en sait quelque chose. C’est dire que cette fois-ci  le protégé du Chef de l’Etat burundais a assassiné les femmes qu’il ne fallait pas. L’assassinat des trois soeurs par les services secrets du président Nkurunziza risque de lui coûter cher. En effet tuer ces trois missionnaires de l’Eglise catholiques était une bévue de trop que l’Eglise catholique qui crie vengeance au ciel ne laissera pas passer comme une lettre à la poste. Désormais le combat pour la vengeance de RASCHIETTI, PULICI et BOGGIA qui passe par la réhabilitation de Bob Rugurika doit être la priorité de l’Eglise Catholique.

« MA PENSEE VA AUSSI A PARTICK NKURUNZIZA DETENU ARBITRAIREMENT A CIBITOKE »

Pancrace CIMPAYE