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COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU FIASCO D‘ARUSHAII.

Ce samedi 21 mai 2016 débutent à Arusha des pourparlers inter-burundais qui excluent la principale force politique de l’opposition le CNARED-GIRITEKA ainsi que les organisations et principaux acteurs de la société civile qui ont combattu le troisième mandat illégal de Pierre Nkurunziza. Cette exclusion dictée par le pouvoir de facto de Bujumbura par le biais du Secrétaire Général de l’EAC, l’Ambassadeur Mfumukeko Libérat condamne ces pourparlers à un échec cuisant.

En outre, ces assises d’ArushaII violent l’esprit et la lettre de l’Accord  d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation parce que la sensibilité ethnique tutsi n’est pas représentée. Pourtant la barbarie meurtrière du pouvoir de facto de Bujumbura s’abat aujourd’hui essentiellement sur cette composante ethnique.

La Médiation justifie dans son courrier l’exclusion du CNARED-GIRITEKA par le fait qu’il n’est pas reconnu légalement par le pouvoir de facto de Bujumbura. Pourtant le CNDD-FDD EPRIS DU RESPECT DE LA LOI de Monsieur Hussein Radjabu présent à cette session n’est reconnu par aucune loi burundaise. De la même manière l’ADC-IKIBIRI représenté par quelques jeunes a toujours été présenté par le même pouvoir d’illégale. Nous tenons à féliciter les jeunes du MSD, de l’UPRONA et de FEDES-SANGIRA qui ont décliné cette invitation.

En définitive, comme le dit si bien Monsieur Willy Nyamitwe, le Porte-Parole de Monsieur Pierre Nkurunziza, cette session d’ArushaII est une continuité du monologue intérieur organisée et conduite par Pierre Nkurunziza par le biais de son Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire Libérat Mfumukeko. ArushaII est de ce fait un fiasco qui viole ArushaI de l’an 2000.

 

 

Fait à Bruxelles,  le 21 Mai 2016

 

Pour le CNARED-GIRITEKA

 

Pancrace Cimpaye

 

 

Porte-Parole .

 

 

 

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Burundi: report du dialogue entre le gouvernement et l’opposition à Arusha

Le dialogue entre le gouvernement burundais et l’opposition ne reprendra finalement pas ce lundi 2 mai à Arusha en Tanzanie. L’information a été confirmée par la médiation tanzanienne menée par l’ancien président Benjamin Mkapa sous l’égide du président ougandais Yoweri Museveni. Initié dans l’espoir de mettre fin à la violente crise politique déclenchée il y a un an par la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, ce dialogue reste bloqué depuis fin 2015.

Depuis la séance inaugurale le 28 décembre à Entebbe en Ouganda, le dialogue inter-burundais est au point mort. Il devait reprendre lundi à Arusha mais la date a été repoussée. La facilitation espère organiser une nouvelle rencontre à la fin du mois de mai. Explication officielle : « Toutes les consultations nécessaires » pour commencer le dialogue n’ont pas encore eu lieu. Mais on sait que les modalités de cette rencontre ne faisaient pas l’objet d’un consensus. Bujumbura refuse toujours de s’asseoir à la même table que le Cnared, la plateforme de l’opposition en exil, qu’elle accuse d’avoir participé à la tentative de putsch.

Vendredi matin, seuls cinq partis du Cnared avaient reçu leur invitation pour ce dialogue. La veille, le nouveau président, Jean Minani, avait écrit au facilitateur Benjamin Mkapa pour lui dire combien il était « absurde » à ses yeux d’organiser ce dialogue sans cette large coalition d’opposition qui se pose en « principal adversaire de Nkurunziza ». Il avait annoncé que ses membres ne viendraient pas à Arusha tant que le Cnared ne serait pas invité en son nom propre. La facilitation, comme l’Union européenne qui finance le dialogue, avait insisté pour que toutes les parties prenantes y participent.

Un report qui arrange tout le monde

Le Cnared a accueilli favorablement la nouvelle de ce report, espérant recevoir une invitation d’ici là. Du côté des autorités burundaises en revanche, personne n’a souhaité s’exprimer pour l’instant.

Mais cette décision répond aux vœux de Bujumbura. Mercredi, le gouvernement burundais avait exigé des consultations avec la médiation sur « les invités, les dates et le lieu » où devait se tenir cette session de relance, en menaçant de ne pas y participer. Il a obtenu gain de cause. Les pourparlers de paix ont été renvoyés à une date ultérieure, mais surtout, son ennemi juré, le Cnared, dont il ne veut pas entendre parler, n’a pas été convié cette fois.

Ce qui fait dire à un diplomate que la médiation « ne pouvait faire de meilleur choix », en expliquant que cette session n’avait pas été bien préparée. Et de détailler : toutes les parties concernées n’avaient pas encore reçu leurs invitations, l’Union africaine et l’ONU viennent à peine d’y être associées, la médiation venait tout juste de faire des requêtes pour le financement de la réunion et surtout, il y a la question de l’invitation du Cnared.

Plusieurs observateurs espèrent que la médiation mette ces trois semaines à profit afin d’organiser « un véritable dialogue de paix ». « C’est sa crédibilité qui est en jeu », assurent-ils.

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Communiqué de presse du CNARED contre la résolution du Conseil de Sécurité

1. Ce vendredi 1er avril 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a pris une
résolution en faveur du déploiement d’une présence onusienne de quelques dizaines de
policiers pour renforcer la capacité des Nations Unies de surveiller les conditions de
sécurité et celle de promouvoir le respect des droits de l’homme au Burundi.
2. Le CNARED-GIRITEKA est surpris par le caractère dérisoire du remède proposé au
regard de la gravité du mal imposé par Monsieur Pierre Nkurunziza au peuple martyr
du Burundi.
3. En effet comment est-ce qu’une poignée d’experts peut-elle stopper la saignée qui vide
le Burundi de ses forces vives, obligées de s’exiler pour ne pas finir dans des fosses
communes? Le régime honni de Nkurunziza sait bien que les tortures inhumaines et
les exécutions extra-judiciaires s’opèrent la nuit, dans des sinistres endroits connus des
seuls escadrons de la mort, loin des hôtels de luxe qui hébergeront ces experts. Voilà
pourquoi le régime de facto de Bujumbura a applaudi des deux mains cette faible
résolution proposée par la France, avec une nuance mineure concernant les effectifs.
4. Le CNARED-GIRITEKA salue la visite au Burundi de Monsieur Tom Malinowiski,
Sous-Secrétaire d’Etat américain pour la Démocratie et les Droits de l’Homme qui
vient de dénoncer à juste titre « la situation extrêmement grave dans laquelle se
trouve le Burundi ». Sa sonnette d’alarme devrait inspirer le Conseil de Sécurité dans
la prise des mesures à la hauteur du drame que Monsieur Tom Malinowiski vient
d’observer au Burundi ; la réponse à la gravité de cette situation ne saurait être le
déploiement de quelques policiers.
5. Le CNARED-GIRITEKA rappelle qu’il est du devoir du Conseil de Sécurité des
nations Unies de préserver la paix dans le monde, en envoyant dans les pays où des
rivières de sang coulent une force de maintien de la paix et non des policiers-
observateurs. A cet égard, à défaut d’une force onusienne, le Conseil de Sécurité
devrait plutôt relancer et appuyer l’initiative de l’Union Africaine d’un déploiement de
5000 militaires au Burundi

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Compte : IBAN : BE17068902923921 ; SUIF CODE : GKCCBEBB, Belfius Bank
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6. Face à une crise politico-sécuritaire profonde qui risque d’embraser toute la région, le
CNARED-GIRITEKA demande une fois de plus au Conseil de Sécurité des nations
Unies d’imposer des négociations entre le Gouvernement de facto de Bujumbura et
l’opposition.
Fait à Bruxelles, le 02 avril 2016
Pour le CNARED-GIRITEKA
Pancrace Cimpaye
Porte-parole Adjoint.

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DÉCLARATION DU DIRECTOIRE DU CNARED APRÈS SA RÉUNION EXTRAORDINAIRE DU 30 OCTOBRE AU 01 NOVEMBRE 2015

1. Du 30 Octobre au 1er Novembre 2015, le Directoire du CNARED a tenu une réunion extraordinaire. Après une évaluation des activités politiques et diplomatiques du CNARED depuis sa création le 1er août 2015, les membres du Directoire ont passé en revue la situation politique et sécuritaire prévalant aujourd’hui au Burundi avant d’analyser la stratégie globale du CNARED pour mettre fin au chaos engendré par le 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA,

2. Avant d’entamer les travaux à proprement parler, les membres du Directoire du CNARED ont tenu, encore une fois, à s’incliner et à rendre hommage au peuple burundais qui, jour et nuit, consent des efforts et des sacrifices sans limites pour défendre l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et les multiples acquis auxquels il a fait parvenir le pays en matière de paix, de sécurité, de concorde nationale, de démocratie, de respect et de promotions des droits de la personne humaine et des libertés publiques, acquis contre lesquels le pouvoir en place est parti à l’assaut à travers le 3 ème mandat de Pierre NKURUNZIZA. Au stade actuel, les Burundais, la Région, l’Afrique et la communauté internationale découvrent hébétés les véritables raisons qui poussaient Pierre NKURUNZIZA et le cercle autour de lui à chercher un mandat qu’ils savaient être en violation de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et contre la Constitution du Burundi qui trouve sa source dans cet Accord, notamment dans son le chapitre I du Protocole II. Comme le CNARED n’a cessé de le rappeler depuis sa création, la violation de ces textes et des principes fondamentaux qu’ils édictent dans l’organisation et le fonctionnement de l’Etat a conduit le pays dans l’abime et sème le désordre et une désolation sans commune mesure. Aujourd’hui, les Burundais, la Région, l’Afrique et la communauté internationale s’interrogent : que faire pour sortir de l’engrenage criminel dans lequel Pierre NKURUNZIZA et le cercle autour de lui enfoncent chaque jour le Burundi ?

3. Le Directoire du CNARED constate que les positions et comportements des plus hauts responsables qui gèrent illégalement les institutions de l’Etat ne font qu’enfoncer le Burundi dans des violences qui prennent des dimensions d’un génocide programmé. Cela se constate à travers les positions de la frange du CNDD-FDD qui demeure fidèle à Pierre NKURUNZIZA. Ces positions ont été exprimées à travers les deux dernières déclarations signées par le président à la tête de cette frange, Pascal NYABENDA, et portées à la connaissance du public par la voix de son porteparole, Gélase NDABIRABE. Jamais l’on n’avait entendu dans la vie du Burundi un pouvoir qui justifie ses crimes par d’autres crimes du genre que le pays a connus au cours des décennies passées. Jamais l’on avait vu un pouvoir qui, pêle-mêle, s’attaque sans discernement à tous ceux qui, au Burundi, dans la Région, en Afrique et dans le monde condamnent la dérive autoritaire et criminelle d’un pouvoir uniquement soucieux de défendre ses intérêts et non ceux du peuple burundais.

4. C’est malheureusement ce que cette frange du CNDD-FDD toujours fidèle à NKURUNZIZA sert quotidiennement au Burundi et au monde à travers des diatribes sans fondement contre l’Union Africaine, l’Union Européenne et d’autres partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burundi. De même, Pierre NKURUNZIZA et ceux qui gravitent autour de lui dans le contrôle du pouvoir, distillent malicieusement un discours dégradant à l’endroit de ses opposants qu’il qualifie de « putschistes » ou de « terroristes » dans l’unique but de les exclure des négociations globales et inclusives auxquelles les Burundais, la Région, l’Afrique et la Communauté internationale ne cessent d’appeler les protagonistes de la crise actuelle. Cela rappelle étrangement la stratégie de certains responsables politiques et militaires qui, entre 1995 et 2000, s’opposaient viscéralement à toute négociation avec le CNDD qu’ils qualifiaient alors de « Groupe Tribalo-Terroriste Génocidaire » ! Malheureusement, les déclarations du président du Sénat de facto, Révérien NDIKURIYO, que d’aucuns considèrent comme un des animateurs assidus de la milice IMBONERAKURE, vont dans le sens d’accréditer cette assertion. Au lieu de plaider pour la consolidation de l’unité nationale dont le Sénat qu’il dirige est constitutionnellement un des garants, Révérien NDIKURIYO annonce l’apocalypse pour les quartiers et autres provinces contestataires du troisième mandat. Pour lui, la solution est de les « raser » ! Et comme pour chauffer davantage la hargne et la détermination de ceux à qui cette sale besogne sera confiée, il promet que les parcelles dont les propriétaires seraient disparus au cours de cette extermination pourraient être aisément récupérées à leur faveur ! Signe que cette déclaration extrêmement dangereuse du président du Sénat relève de la stratégie globale de l’Etat-NKURUNZIZA, ce denier vient, à son tour, de donner officiellement autorisation aux éléments des forces de l’ordre qui lui demeurent fidèles d’utiliser tous les moyens matériels à leur disposition contre tout résistant qui n’acceptera pas, endéans cinq jours, de courber l’échine et de se rendre sans conditions à ces éléments des forces de défense et de sécurité toujours fidèles à Pierre NKURUNZIZA.

5. Dans les faits, cette stratégie criminelle est en cours depuis des mois. Depuis le début des manifestations contre le 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA, une vague de répression aveugle et sanglante s’est abattue sur le Burundi. Cette répression est beaucoup plus féroce dans les quartiers de la capitale et dans les communes du pays qui ont pris les devants dans la contestation du 3ème mandat présidentiel de Pierre NKURUNZIZA.

6. Ainsi, des massacres qui prennent l’allure d’un génocide politico-ethnique sont observés. Pour faciliter ces massacres, des agents de la police de protection des institutions se placent dans les quartiers résidentiels et simulent des attaques de groupes armés. Par la suite, des agents du service national des renseignements (la documentation), de la brigade anti-émeute et de la police de protection des institutions, appuyés par des miliciens IMBONERAKURE sont déployés dans ces quartiers résidentiels pour soi-disant poursuivre ces groupes armés. Ils entrent systématiquement dans les maisons habitées, forcent certains habitants ciblés d’avance de sortir de leurs maisons, leur ordonnent de s’agenouiller et les massacrent le plus souvent chacun d’une seule balle dans la tête. Au cours de ces opérations terroristes, des familles entières sont décimées et des maisons saccagées ou incendiées. Les derniers de ces crimes ont eu lieu à Mutakura-Cibitoke, le 1er Juillet et le 3 octobre 2015, ainsi qu’à Ngagara, le 13 octobre 2015, quand une famille entière d’un cameraman de la Radiotélévision Nationale du Burundi a été décimée. Des assassinats et tentatives d’assassinats ciblés augmentent aussi dans le pays, tous planifiés par le Service National des Renseignements.

7. Cette situation politique et sécuritaire plus que délétère conduit chaque jour à l’effondrement total de l’économie burundaise. Depuis fin avril, l’économie burundaise est pratiquement à l’arrêt, les recettes internes sont en chute libre. En outre, depuis qu’il a décidé de s’octroyer un troisième mandat anticonstitutionnel, Pierre NKURUNZIZA a fermé les oreilles aux conseils des partenaires du Burundi qui lui ont toujours conseillé de renoncer à ce troisième mandat. Cet entêtement de Pierre NKURUNZIZA, combiné aux violations graves des droits de l’homme et à la remise en cause des acquis démocratiques du Burundi, a obligé les partenaires du Burundi à prendre des sanctions économiques. Celles-ci visent à contraindre Pierre NKURUNZIZA à rejoindre la table des négociations. Cette asphyxie totale de l’économie burundaise ne fait qu’aggraver la souffrance du citoyen ordinaire déjà étranglé par la misère qui s’accentue. En effet, outre la violation de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, Pierre NKURUNZIZA et le cercle autour de lui sont des champions dans la corruption et les malversations économiques et financières, y compris en ce qui concerne le bradage des richesses nationales. C’est ainsi que les crimes politiques et économiques de Pierre NKURUNZIZA et du cercle autour de lui font qu’aujourd’hui le Burundi est classé au premier rang des pays les plus pauvres du monde !

8. Cette situation qui se dégrade dangereusement conduit le CNARED à adresser encore une fois un appel vibrant à toutes les forces vives du Burundi, à la Région, à l’Afrique et à la communauté internationale pour qu’elles prennent les mesures qui s’imposent pour éviter que le Burundi ne tombe inéluctablement dans un chaos total. Ne pas agir vite signifierait laisser aux forces aujourd’hui au pouvoir à Bujumbura de continuer leur œuvre destructrice. Une telle situation risquerait d’entraîner l’ensemble de la Région des Grands Lacs dans un engrenage de la violence, dont on peut deviner les dimensions effarantes, quand on se souvient de la crise régionale consécutive au génocide Rwandais en 1994.

9. Au regard de cette situation :

a) Le CNARED salue les récentes prises de position de l’Union Africaine (lors de sa 551ème Réunion tenue le 17 octobre 2015) soutenues dans la suite par le Conseil de Sécurité des Nations Unies ainsi que par les Envoyés Spéciaux de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des Etats-Unis d’Amérique et de la Belgique dans la Région des Grands Lacs. Il s’agit d’une avancée importante qui peut aider à maîtriser cette situation au Burundi qui se dégrade au jour le jour. Le CNARED appelle les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies à saisir dans ses dimensions dangereuses la situation qui prévaut au Burundi. Pour cela, le Conseil devrait adopter une résolution vigoureuse qui contraigne le pouvoir de Bujumbura à mettre fin à une stratégie criminelle qui constitue une menace pour la paix et les droits humains au Burundi en même temps qu’elle porte les germes d’une extension de cette crise au niveau de toute la Région.

b) Le CNARED apprécie les positions de l’Union Africaine laquelle, à travers la Présidente de la Commission et le Conseil de Paix et de Sécurité, ne cesse de déployer des efforts pour accélérer la recherche d’une solution négociée à la crise burundaise. Le CNARED s’inscrit dans la ligne d’action de l’Union Africaine et réitère son soutien à une médiation consensuelle, capable de contribuer à la résolution du conflit burundais. Le CNARED se tient prêt à répondre, à tout moment, à une invitation de la médiation pour le montage du schéma que les négociations devraient vite emprunter afin de bloquer et mettre fin définitivement aux risques de dérapages de la crise burundaise. C’est un devoir auquel aucun acteur burundais qui travaille pour la paix, la sécurité, la concorde nationale, la démocratie, les droits de l’homme et les libertés publiques ne peut se dérober.

10. Le CNARED demande en conséquence à toutes les forces vives de la nation de combiner et coordonner leurs actions dans l’unité, la confiance et la solidarité afin de résister ensemble, et pour l’intérêt de tous, aux sirènes de la violence d’Etat contre un peuple pacifique que le 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA martyrise et paralyse aujourd’hui. Le CNARED appelle la population burundaise, dans toutes ses composantes, à rester sereine et à continuer à résister au Coup d’Etat constitutionnel de Pierre NKURUNZIZA en rejetant catégoriquement et vigoureusement les messages de haine et de division subtilement distillés et propagés par les serviteurs du cercle au pouvoir à Bujumbura. C’est ensemble et pour tous que les Burundais parviendront à mettre hors d’état de nuire tous ceux qui cherchent à pousser le Burundi à l’apocalypse. Le CNARED recommande alors :

a) aux partis et groupes politiques œuvrant au Burundi, de condamner sans ambages ni fuites en avant les dérapages que trahissent aujourd’hui les discours et autres messages des plus hauts responsables du pouvoir de facto de NKURUNZIZA. Se taire, c’est pécher par complicité et en conséquence se mettre du côté de causes négatives sans lendemain. Il s’agit ici d’un combat pour la paix et la dignité du peuple burundais aujourd’hui agressé dans sa quiétude et dans sa vie dans la concorde nationale qui se consolidait chaque jour depuis la signature et la mise en application de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ;

b) rappelle aux confessions religieuses, leur place dans la société. Elles n’ont pas droit d’être muettes face aux stratégies qui, quotidiennement, enlèvent la vie à des êtres humains. La violence doit être condamnée et ses commanditaires et auteurs doivent être réprouvés. Sinon, ce serait pécher par compromission et/ou lâcheté ;

c) rappelle aux organisations de la société civile leur devoir citoyen d’être toujours des porteparoles des sans voix, particulièrement en ces moments où les droits humains et les libertés fondamentales des citoyens subissent des épreuves sans précédent. Le CNARED exprime sa solidarité aux organisations, leaders et activistes de la société civile aujourd’hui dans le viseur de Pierre NKURUNZIZA et du cercle du pouvoir autour de lui à cause de leur engagement et de leur détermination à lutter contre le 3ème troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA. Le CNARED fait un clin d’œil aux organisations dites de la société civile qui analysent et se comportent de manière complaisante face à cette question. Ils pèchent par omission, de manière volontaire et regrettable.

d) exprime aux organisations des femmes et des jeunes, son appréciation positive et son soutien à l’endroit de celles qui se sont levées pour dire non à un 3ème mandat de Pierre NKURUNZIZA. Ce mandat est en train de détruire le Burundi harmonieux qui s’édifiait depuis la signature et la mise en application de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. Le CNARED salue particulièrement le courage des jeunes qui depuis la déclaration de la candidature de Pierre NKURUNZIZA pour un mandat illégal et illégitime n’ont cessé de dire non à la violation de cet Accord dans lequel ils voient un instrument efficace pour l’émergence d’un Burundi Nouveau protégé des excluions et des violences à caractère ethnique qui, au cours des dernières décennies, n’ont fait que fragiliser le Burundi. Le CNARED exhorte la jeunesse burundaise à œuvrer ensemble, dans ses diversités ethniques, politiques et sociales pour réclamer des négociations rapides entre les protagonistes politiques burundais en vue de trouver une solution rapide à la présente crise. C’est la voie la plus rassurante pour chacun et pour tous ;

e) rappelle aux membres des corps de défense et de sécurité, les missions qui leur sont confiées par l’Accord d’Arusha pour la Paix au Burundi et la Constitution qui en découle. « Les corps de défense et de sécurité doivent refléter la volonté résolue des Burundais, en tant qu’individus et en tant que nation, de vivre égaux, dans la paix et l’harmonie. Ils doivent enseigner à leurs membres à agir en conformité avec la Constitution et les lois en vigueur, ainsi qu’avec les conventions et accords internationaux auxquels le Burundi est partie, et exiger d’eux qu’ils respectent ces textes. Les corps de défense et de sécurité sont au service du peuple burundais. Ils doivent être un instrument de protection de tout le peuple burundais et tout le peuple doit se reconnaître en eux » (Article 241). D’autre part, « ni les corps de défense et de sécurité, ni aucun de leurs membres ne peuvent, dans l’exercice de leurs fonctions (a) porter préjudice aux intérêts d’un parti politique qui, aux termes de la Constitution, est légal, (b) manifester leurs préférences politiques, (c)avantager de manière partisane les intérêts d’un parti politique, (d) être membre d’un parti politique ou d’une association à caractère politique et (e) participer à des activités ou manifestations à caractère politique » (Article 244). C’est pourquoi, les membres des corps de défense et de sécurité doivent en ces jours agir avec discernement et refuser d’être entraînés dans la défense de causes uniquement partisanes ou, pire, de se soumettre au service d’un individu ou d’un groupe uniquement soucieux d’intérêts sectaires. Le CNARED appelle les membres de corps de défense et de sécurité à refuser et se protéger contre les stratégies du pouvoir de facto qui tendent à les dresser les uns contre les autres sur base des appartenances ethniques et/ou de leurs appartenances politiques lors de la guerre civile (1994- 2006). Ce que le peuple burundais attend de ses corps de défense et de sécurité est qu’ensemble leurs membres se dressent et agissent comme un rempart de la paix et de l’unité de tous les Burundais. 11. Pour sa part, le CNARED réaffirme son engagement vis-à-vis du peuple burundais, de la Région, de l’Afrique et de l’ensemble des partenaires du Burundi à tout mettre en œuvre pour qu’une solution politique soit rapidement trouvée à la crise actuelle. Pour cela, il appelle chacun des protagonistes et partenaires burundais et étrangers à ses responsabilités. L’histoire récente, au Burundi et dans la Région, a démontré que l’inertie de la Région, de l’Afrique et de la communauté internationale a laissé émerger et se consolider jusqu’à laisser éclore des situations déshumanisantes dont la Région porte toujours des stigmates et vit des conséquences. Le CNARED rappelle que des déclarations du genre « plus jamais ça » ne suffisent plus. Il faut agir rapidement et efficacement pour que le « plus jamais ça » soit traduit en réalité.

Bujumbura, le 4 octobre 2015

Pour le Directoire du CNARED,

Leonard NYANGOMA

Président du CNARED

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INVITATION AUX CEREMONIES DU 22 ème ANNIVERSAIRE DE L’ASSASSINAT DU PRESIDENT MELCHIOR NDADAYE.

A L’occasion de la célébration du 22 ème anniversaire de l’assassinat de Son Excellence Melchior Ndadaye, héros de la Démocratie, le  CNARED, invite les burundais ainsi que les amis du Burundi aux cérémonies qui auront lieu ce 21 Octobre 2015 à 17h30.

  • La messe en mémoire du héros à 17h30: Eglise Saint Roch, Chaussée d’Anvers no.60- 1000 Bruxelles (Accessible à pieds à partir de la gare du Nord).
  • La réception : Rue Marcq no.25-1000 Bruxelles (Accessible à pieds à partir de l’Eglise Saint Roch).

 

Le CNARED remercie d’avance ceux qui se joindront à lui pour honorer la mémoire de cet illustre disparu.

 

Pour tout contact :

Bakunda Athanase ( 0485633857)

Cimpaye Pancrace ( 0492512361)

Ndahabonima Jean Berchmans (0485177485)

Ndagijimana Philippe ( 0487104696)

 

Fait à Bruxelles, le 14 Octobre 2015

Pour le CNARED,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Porte-Parole Adjoint.

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Célébration des 13 et 21 Octobre 2015: Position du CNARED.

                                        COMMUNIQUE DE PRESSE no.4/2015.

A la veille de la célébration  des anniversaires de l’assassinat des héros de l’indépendance et de la démocratie respectivement son Altesse Royale le Prince Louis Rwagasore et son Excellence Melchior Ndadaye, le CNARED porte à la connaissance du peuple burundais et des amis du Burundi que l’imposteur Pierre Nkurunziza et son pouvoir ne peuvent pas organiser ces cérémonies. Et pour cause l’ancien Président Pierre Nkurunziza a travesti l’idéal de ces deux héros et ne saurait en conséquence bénéficier de l’honneur de présider des cérémonies en leur mémoire.

Pour ce faire, le CNARED en  collaboration avec la diaspora burundaise vous communiquera les détails de l’organisation de ces festivités.

 

 

Fait à Bruxelles, le 7 octobre 2015

Pour le CNARED,

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Porte-Parole Adjoint.

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DÉCLARATION DU DIRECTOIRE DU CNARED APRÈS SA DEUXIÈME RÉUNION TENUE À BRUXELLES

1. Du 09 au 12 septembre 2015, le Directoire du CNARED a tenu sa première réunion à Bruxelles, en Belgique. Cette réunion avait à son ordre du jour de compléter son organisation, son fonctionnement par l’amendement de son Acte Constitutif et l’adoption de son Règlement d’Ordre Intérieur. Le Directoire a également arrêté la stratégie globale à poursuivre ainsi qu’une feuille de route/plan d’action pour son exécution. 2. Au début de cette réunion, le Directoire du CNARED a tenu d’abord à s’incliner et à rendre hommage au peuple burundais aujourd’hui engagé dans une lutte pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, de la Constitution et de l’État de droit au Burundi. Une pensée particulière a été réservée à tous les compatriotes qui ont perdu leur vie au cours des campagnes et des manifestations contre le troisième mandat aux fonctions présidentielles de Pierre NKURUNZIZA ainsi qu’à toutes les victimes des répressions féroces que mène le cercle du pouvoir, notamment contre des jeunes soupçonnés d’avoir participé à ces campagnes et manifestations. Le CNARED exprime également sa solidarité à l’endroit des centaines de compatriotes qui croupissent aujourd’hui dans les prisons burundaises pour le simple fait d’avoir exercé un droit fondamental que leur reconnaît la Constitution en s’opposant contre ce troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA. C’est un troisième mandat qui viole l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et dont le caractère anticonstitutionnel est avéré malgré la parure légale qu’a tenté de lui donner le cercle du pouvoir de Bujumbura par des pressions sans nom sur la Cour Constitutionnelle, y compris par des usages de faux. 3. Cette recherche d’un troisième mandat présidentiel de Pierre NKURUNZIZA par le cercle qui contrôle le pouvoir à Bujumbura a conduit le Burundi dans une situation politique et sécuritaire qui met quotidiennement en danger les acquis de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. 4. Des centaines de personnes ont perdu la vie. Parmi elles, des manifestants assassinés par des membres de la Police Nationale ou des milices IMBONERAKURE « infiltrés » dans cette police. Les personnes, particulièrement des jeunes, soupçonnées d’avoir participé à ces manifestations, sont poursuivies par des IMBONERAKURE et arrêtées. Plusieurs finissent par disparaître mystérieusement. Il y a aussi des membres des corps de défense et de sécurité, dont des dizaines de policiers. Il y a enfin des populations civiles non impliquées dans les manifestations. Pendant les manifestations contre le troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA, plusieurs centaines de personnes ont été blessées. Plus d’un millier ont été arrêtées et incarcérées, en même temps que près de 200.000 burundais ont pris le chemin de l’exil. 5. D’autre part, depuis la tentative de coup d’État du 13 mai 2015, les Forces de Défense et de Sécurité, si patiemment construites grâce à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et les différents accords de cessez-le-feu qui l’ont enrichi et complété, sont menacées chaque jour de désintégration. Ce qui peut conduire à des violences politico-ethniques et entrainer des conséquences régionales incontrôlables. 6. Des inquiétudes sont ressenties au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui suivent la dégradation de la situation. La Communauté de l’Afrique de l’Est a déjà tenu trois sommets extraordinaires sur le Burundi. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine a tenu une réunion au niveau des Chefs d’État alors que les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont, non seulement visité le Burundi, mais aussi tenu plusieurs réunions sur le pays.Le pays est chaque jour isolé de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. Son économie s’affaiblit quotidiennement. Que sera l’avenir économique du Burundi privé de ses aides extérieures pour une économie qui « en condition normale, dépend à 54% des appuis des partenaires techniques et financiers » ? 7. Les mascarades électorales à tous les niveaux qui ont été organisées n’ont pas rempli les conditions exigées par les standards internationaux. Les observateurs de la Communauté de l’Afrique de l’Est et de la MENUB en ont souligné la non crédibilité. Des États et Organisations internationales, comme les États-Unis d’Amérique, l’Union Européenne, l’Union Africaine et les Nations Unies en sont arrivées à préconiser la recherche d’une voie politique négociée entre les différents partenaires politiques burundais afin d’éviter que le pays ne sombre dans des actions violentes. 8. Enfin, la crise est en train d’atteindre son paroxysme avec l’assassinat de l’ancien Chef d’État-Major Général des Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD), ancien Chef d’État- Major Général Adjoint de la Force de Défense Nationale (FDN) et ancien Administrateur Général du Service National de Renseignement (SNR), le Lieutenant-Général Adolphe NSHIMIRIMANA, du Colonel Jean BIKOMAGU, Chef d’État- Major Général des Forces Armées Burundaises (FAB) de 1993 à 1996 et de l’assassinat du Président et du porte-parole du parti UPD-ZIGAMIBANGA ; les attentats contre le défenseur des droits de l’homme Pierre-Claver MBONIMPA et récemment du Chef d’ÉtatMajor Général de la Force de Défense National (FDN) le Général-major Prime NIYONGABO. Les assassinats ciblés et les harcèlements des opposants qui sont quotidiennement rapportés. Sans oublier de nombreuses autres menaces d’assassinats de personnalités politiques, morales et de la société civile qui constituent des signes du climat politique et sécuritaire de plus en plus délétère qui s’enracine au Burundi. Le tout se passe dans un environnement de pré-guerre civile.

9. Face à cette situation, le Directoire National du CNARED a adopté les décisions, résolutions et recommandations suivantes : I. CONCERNANT LES INSTITUTIONS DU PAYS 10. La question fondamentale qui se pose aujourd’hui est relative à la légalité, la légitimité, la crédibilité nationale et internationale ainsi que les capacités et les ressorts dont disposent les institutions actuelles autoproclamées qui gouvernent le Burundi. 11. Le CNARED ne reconnaît pas le pouvoir actuel au Burundi issu des mascarades d’élections organisées par le cercle du pouvoir. Pour stabiliser le pays, de nouvelles élections doivent être organisées. Une période de transition destinée à assurer une bonne préparation de véritables élections pluralistes, inclusives et crédibles est nécessaire. Elle sera dotée d’un programme en rapport avec la préparation de ces élections, des institutions de transition ainsi que d’un chronogramme de l’exécution du programme arrêté. 12. En dehors de cette voie de négociations, le CNARED se réserve le droit de prendre les dispositions nécessaires pour faire face à la situation, y compris en ce qui concerne la mise en place de mesures palliatives par rapport à l’illégalité et à l’illégitimité du régime qui gère aujourd’hui l’État burundais. À cet égard, fort du mandat implicite découlant du mouvement citoyen lancé depuis le 23 avril 2015, le CNARED incarne à partir du 26 août 2015 la légitimité et la souveraineté de la République du Burundi. Le Directoire du CNARED a par conséquent mandaté expressément le Bureau du Conseil pour entreprendre dans les meilleurs délais les actions politiques et diplomatiques soutenues afin d’engager les membres de la communauté internationale à prendre des mesures concrètes contre Pierre NKURUNZIZA et son cercle du pouvoir illégal et illégitime, notamment des sanctions ciblées. 13. Le CNARED exhorte toutes les forces opposées au troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA à combiner et coordonner leurs actions dans l’unité, la confiance et la solidarité afin de réussir ensemble et pour tous. Aujourd’hui, le leadership politique, moral, social et civil burundais doit écrire une nouvelle page de l’histoire du Burundi. C’est en négociant que cela pourra être fait pour résoudre des problèmes dont aucune des parties en présence n’est jusqu’aujourd’hui parvenue à trouver des solutions qui mettent fin à la grave crise créée par la recherche effrénée d’un troisième mandat à la Présidence de la République par Pierre NKURUNZIZA. II. CONCERNANT LE RÉTABLISSEMENT DES LIBERTÉS PUBLIQUES 14. Le CNARED constate que depuis l’annonce de la candidature de Pierre NKURUNZIZA, les libertés publiques ont été gravement mises en danger à travers : – L’interdiction de manifester ;

– La destruction des stations de radios ; – Les arrestations arbitraires, détentions illégales, torture des manifestants ; – Les menaces à l’encontre des partis d’opposition et de personnalités de la société civile en vue de les exclure du champ du dialogue politique. 15. C’est au prix d’une violence institutionnelle illégale que le cercle autour de Pierre NKURUNZIZA occupe le pouvoir au Burundi. 16. Pour le CNARED, la restauration de l’État de Droit implique : a) La restauration de la liberté de manifester paisiblement sur l’ensemble du territoire burundais, ce droit ne peut être réservé à ceux qui soutiennent la junte en place. La liberté de manifester implique aussi le droit de ne subir aucune pression à l’occasion de la participation à une manifestation et d’être protégé par les autorités publiques dans l’exercice de cette liberté. Le CNARED exige un moratoire pour la restauration de cette liberté à bref délai. b) La liberté de la presse ne peut être un droit formel. Il faut rappeler que l’équipe de Pierre NKURUNZIZA a profité des événements du 13 mai, pour cibler et détruire des médias dont l’indépendance et la liberté étaient unanimement reconnues et appréciées. Ces radios sont notamment la Radio BONESHA-FM, la Radio ISANGANIRO, la Radio RPA et Télé- RENAISSANCE. Le CNARED demande à la communauté internationale d’exiger sans atermoiement la restauration de ces organes de presse au Burundi. Le CNARED demande que le financement de ces organes de presse soit une priorité de tout programme de financement dans le secteur des médias. c) Aujourd’hui, les avocats sont menacés dans l’exercice de leurs activités lorsqu’ils prennent la défense de personnes qui ont la qualité d’opposants. L’appareil judiciaire est perverti dans ses missions essentielles, le parquet se prêtant à la rédaction de rapports qui ne visent que l’opposition, en vue d’utiliser le bras de la justice pour réprimer plus durement encore ceux qui ont eu le courage de dire non au pouvoir en place. La défense, n’est pas une incantation intellectuelle. Ce sont des équipes d’avocats qui vont sur terrain, qui collectent des preuves et qui dénoncent les dérives arbitraires des pouvoirs. L’opposition est privée de l’organisation de la défense libre et indépendante à laquelle ses militants ont droit. Le CNARED exige que des processus de sécurisation soient mis en place avec l’aide de la communauté internationale, en faveur des avocats qui rendront visite aux prisonniers et qui organiseront la défense des opposants. La communauté internationale ne peut laisser se développer une zone de non-droit. Il faut être dans l’action pour que la vérité judiciaire ne soit pas une vérité alibi au service d’une junte militaire. d) Le cercle au pouvoir tente de transformer les leaders de la société civile et les leaders de l’opposition politique au troisième mandat en terroristes et délinquants. Ils ne parviendront pas à réussir dans cette entreprise criminelle qui s’inscrit dans la crainte de devoir négocier avec un mouvement soutenu par des millions de burundais œuvrant ou non dans la clandestinité. Ce n’est pas avec des manœuvres aussi grossières que l’on divisera le peuple burundais et ses représentants légitimes. Ici encore, il y a lieu de permettre aux avocats du CNARED d’agir en toute liberté au Burundi et de prendre librement position pour la défense, au Burundi et ailleurs. Mais il y a plus. Il faut que la junte au pouvoir à Bujumbura soit informée que le CNARED, toujours ouvert à une négociation sans à priori, se rendra en organisation unie et forte à toute négociation et que ses représentants refuseront la division de leur représentation. III. CONCERNANT LE BRADAGE DES RICHESSES NATIONALES 17. Le CNARED rappelle aux opérateurs économiques privés travaillant ou désireux de travailler au Burundi que les élections de 2015 y ont été irrégulières et que les diverses institutions issues de ce processus électoral sont illégales. En conséquence, et faute d’un accord politique instaurant les modalités de régularisation juridique de la situation, ni l’Assemblée Nationale, ni le Gouvernement ne peuvent valablement siéger. 18. Le fait actuel d’hommes et de femmes siégeant malgré tout dans ces institutions, constitue une usurpation du pouvoir légal. Dans ces conditions, le CNARED attire l’attention des opérateurs économiques privés sur les conséquences juridiques découlant de leurs actes de collaboration avec l’autorité illégale du Burundi, notamment sur le fait que l’attribution de marchés décidée par un pouvoir inconstitutionnel ou la signature de contrats par celui-ci sont conséquemment illégales. 19. Toutes les attributions de marchés ou contrats intervenus illégalement à travers les autorités usurpant le pouvoir légal seront donc nuls et non avenus, et résiliés sans que les entreprises complices puissent prétendre à une quelconque indemnisation. 20. Par ailleurs, la lutte contre la corruption étant une préoccupation majeure du CNARED, tous les faits de corruption repérés seront impitoyablement poursuivis en justice et l’assistance des États de la nationalité des entreprises qui s’adonnent à la corruption sera réclamée dans le cadre de la coopération judiciaire et policière internationale. 21. Le CNARED attire enfin l’attention des opérateurs économiques privés sur le fait que la présente résolution constitue un obstacle juridique à quelque entreprise qui tentera de s’abriter derrière l’engagement de bonne foi avec le pouvoir de Bujumbura. La bonne foi sera inopérante dès lors que le caractère illégal de ce pouvoir est constitutionnellement établi et connu des opérateurs économiques. IV. CONCERNANT LE RECRUTEMENT ÉVENTUEL DE MERCENAIRES PAR LE CERCLE AU POUVOIR AU BURUNDI 22. Des informations précises ont été transmises au CNARED selon lesquelles des mercenaires ou anciens militaires pourraient être recrutés par le gouvernement burundais. Certaines personnalités politiques africaines soutiendraient cette initiative.

23. Le CNARED constate que ce type de recrutement constitue l’aveu même des carences et faiblesses d’un pouvoir qui s’est maintenu en violation de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’État de Droit au Burundi. 24. C’est aussi l’aveu des divisions criantes existant au sein des Corps de Défense et de Sécurité du Burundi. Aujourd’hui, des pans entiers de la Force de Défense Nationale (FDN) soutiennent les forces qui réclament le respect de l’Accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’État de Droit. 25. Le CNARED ne peut accepter la présence de forces étrangères sur le territoire burundais sauf celles qui viennent sur une base légale, à la suite d’une résolution du conseil de sécurité des Nations Unies ou d’une résolution de l’Union Africaine, sur base d’un mandat précis et en vue de protéger les populations civiles. 26. Le CNARED invite les militaires ou mercenaires tentés par une autre manœuvre, à ne pas participer à des actes illégaux. Qu’ils sachent que des preuves concernant leur identité seront collectées systématiquement et qu’ils seront poursuivis par les autorités judiciaires burundaises dès la restauration de l’État de Droit. V. CONCERNANT LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE 27. Le CNARED rappelle le constat de la prise de pouvoir illégale par Pierre NKURUNZIZA et son équipe, consécutive aux scrutins de 2015 qui se sont déroulés dans un contexte de violence grave dont les auteurs appartiennent à l’armée, aux corps de police et au service national des renseignements. 28. À l’heure actuelle encore, des personnes sont tuées de sang froid parfois par de hauts gradés au sein de l’appareil policier et militaire burundais. Des personnes sont enlevées et l’on ignore où elles se trouvent actuellement, de très nombreux autres sont torturées. 29. Le Service National des Renseignements distribue en outre des armes à des milices IMBONERAKURE qui font régner la terreur spécialement dans les campagnes où de nombreuses victimes sont recensées. 30. Tous les appels à l’aide formulés par la population et ses leaders religieux, sociaux et politiques ont abouti à des marques d’appui, à des sanctions économiques limitées, à des interventions de médiateurs et conciliateurs mais Pierre NKURUNZIZA et ses complices n’ont pas rencontré une force capable d’arrêter cette violence inadmissible et de restaurer l’État de Droit.

31. Face à cette situation d’illégalité du pouvoir et de violence qu’il engendre, le CNARED reconnait le droit inaliénable de la population burundaise à la désobéissance civile, dans la tradition historique des luttes contre la ségrégation raciale, contre l’apartheid et contre les dictatures. La conscience démocratique de la population est inaliénable et le CNARED appelle solennellement le peuple burundais à exercer pacifiquement ce droit de désobéissance et de résistance. 32. Le CNARED réitère par ailleurs son appel aux États membres de la CAE, de l’UA, de l’UE et à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burundi à assumer leurs responsabilités pour imposer à Pierre NKURUNZIZA le respect de l’Accord d’Arusha et rendre possible l’organisation d’élections démocratiques, au besoin par la contrainte afin d’éviter que la violence ne s’impose comme solution alternative pour asseoir les revendications démocratiques légitimes. VI.CONCERNANT LA PROBLÉMATIQUE DES NÉGOCIATIONS 33. Pour le CNARED, les négociations auront pour bases les principes fondamentaux suivants : – Tout mettre en œuvre, de la part de toutes les parties, pour éviter que la persistance de la crise ne conduise à une guerre civile dont le glissement rapide dans des dimensions ethniques est redouté; – Tout construire dans le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la Constitution de la République du Burundi ; – Respecter l’option démocratique qui doit se construire sur un pluralisme politique réel, ouvert et responsable, une société civile et une presse libres, dynamiques et également responsables. 34. Concernant la Médiation, en date du 6 juillet 2015, le Sommet Extraordinaire des Chefs d’État des pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) a désigné le Président de l’Ouganda, Son Excellence Yoweri Kaguta MUSEVENI comme Médiateur dans les négociations inter burundaises. Le CNARED exprime sa confiance et son soutien au Médiateur, Son Excellence le Président Yoweri Kaguta MUSEVENI. Il lui demande de tout mettre en œuvre pour que ces négociations reprennent le plus rapidement possible. 35. Le CNERED demande en conséquence que le Médiateur jouisse du soutien, non seulement de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) mais également de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Son mandat doit être fermement soutenu par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’Union Européenne et les États-Unis d’Amérique. Pour cette raison, le Médiateur sera appuyé par un panel composé de représentants de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Union Africaine (UA), de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE). Les envoyés spéciaux de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, des États-Unis et de la Belgique dans la Région des Grands Lacs seront également invités à ces négociations. 36. Enfin, pour que ces négociations puissent impliquer l’ensemble des représentants des acteurs intéressés, le CNERED considère que les prochaines négociations doivent se tenir à l’extérieur du Burundi. 37. Au terme de sa réunion, le Directoire du CNERED a de nouveau remercié la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), l’Union Africaine (UA), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’ensemble de la communauté internationale pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer en assistant les réfugiés burundais victimes de la candidature au troisième mandat de Pierre NKURUNZIZA et en assurant la promotion de la recherche d’une solution politique négociée à cette crise.

FAIT À BRUXELLES, LE 12 SEPTEMBRE 2015

LE PRÉSIDENT DU CNARED

Léonard NYANGOMA

cnared

CONFERENCE PUBLIQUE DU 05 SEPTEMBRE 2015.

Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et Messieurs, 1. Au nom du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la Restauration de l’Etat de Droit, CNARED, et en mon nom propre, permettez-moi de vous remercier du fond du cœur pour avoir répondu à ce rendez-vous précieux pour le sauvetage de notre nation qui sombre dans l’abîme d’une dictature sanguinaire de l’ex président Pierre Nkurunziza. Il ne mérite plus cet honneur de porter l’étiquette d’un ex président, mais tout simplement d’un mercenaire qui cherche par la force à s’imposer à la tête de l’Etat. En effet nous sommes ici pour récolter vos sages contributions au processus du rétablissement d’un Etat de droit démocratique au Burundi. En fait nous ne cesserons jamais de remercier la diaspora burundaise ainsi que les amis du Burundi pour les gestes magnanimes de solidarité que les uns et les autres ont toujours posés tout au long de cette lutte pour la sauvegarde de l’esprit et de la lettre de l’Accord d’Arusha qui a débuté au mois d’avril de cette année. Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et Messieurs, 2. En date du 1er Août 2015 à Addis Abeba, un mouvement citoyen qui regroupe des partis politiques et des organisations de la société civile s’est constitué pour résister contre l’enterrement de la Constitution et de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. En substance, cette plate-forme, le CNARED, s’est donné pour mission le rétablissement d’un Etat de Droit dans notre pays, le Burundi, et par là l’émancipation du peuple burundais. Cette structure de combat est LA VÔTRE ! Cette structure de combat est le REMPART DU PEUPLE BURUNDAIS DANS SON ENTIERTÉ. Cette structure de combat politique doit restaurer l’Etat de droit démocratique au Burundi. En collaboration avec tous les Burundais épris de paix et de dignité ainsi que les amis du Burundi, sans oublier les forces de défense et de sécurité ainsi que la jeunesse burundaise, cette structure de combat politique doit chasser Nkurunziza chef des mercenaires et sa clique du pouvoir. Elle doit redonner la dignité et l’espoir d’un lendemain meilleur au peuple burundais. Je demande à tous ceux qui hésitent encore de rejoindre le front de lutte pour une cause juste et noble, le peuple burundais s’en souviendra. Je suis ici pour vous demander d’aplanir tous vos différends, de ravaler tous les rancœurs et tous les clivages, politiques, ethniques, sociales ou idéologiques pour sauver un peuple qui pleure et qui nous regarde impuissant devant une oppression digne des hitlériens. Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et messieurs, 3. Cette boulimie du pouvoir à vie de l’ex président Pierre Nkurunziza est en train de provoquer un drame humanitaire sans précédent au Burundi et dans la région des Grands Lacs d’Afrique : plus de 200 milles réfugiés dans les pays limitrophes, plus de deux milles prisonniers politiques, plus de 200 personnes tuées depuis le 26 avril de cette année, des exécutions extrajudiciaires, de nombreux enlèvements, etc. etc., sont autant d’indicateurs qui démontrent que le Burundi va tout droit vers l’enfer ! Il faut le sauver à temps. Je dirais même que c’est trop tard, mais il n’est jamais tard pour bien faire ! Plus de 200 morts pendant les dix jours du mandat de trop que le régime s’est octroyés, sans parler de la chute de l’économie et d’autres maux dont souffrent nos populations au quotidien. A ce tableau sombre ajoutez-y la destruction méchante des médias privés ; les chevaliers de la plume et du micro sont obligés de prendre le chemin de l’exil. En somme le Burundi est devenu une république bananière où la loi de la jungle règne en maître absolu dans un silence radio assourdissant. Depuis quatre jours, la ville de Bujumbura vit une répression aveugle et sanglante menée par les escadrons de la mort du même Pierre Nkurunziza. Les quartiers qui ont combattu officiellement la présidence à vie de Pierre Nkurunziza sont en train de payer un lourd tribut dans un silence total et complice de la communauté internationale. J’aime répéter une des phrases célèbres de Mandela : aucun peuple ne devrait se sentir libre s’il existe encore dans le monde d’autres peuples opprimés, et j’ajouterais que la solidarité de tous les peuples libres du monde entier envers les opprimés reste un devoir sacré pour tous les démocrates. Nous leur demandons de faire preuve d’empathie et de dénoncer la dictature féroce au Burundi. Du haut de cette tribune de l’hôtel Marivaux, le CNARED lance un cri d’alarme, un SOS à l’endroit de la solidarité internationale et des autres peuples. On ne peut pas se taire longtemps face à un massacre de citoyens civils innocents. Ce mot de Victor Hugo devrait interpeller le monde entier, en effet, il disait : « Il vient une heure où protester ne suffit plus ; il faut l’action ; la vive force achève ce que l’idée a ébauché ». Mes chers compatriotes, Chers amis du Burundi, Mesdames et Messieurs, 4. Si les peuples libres et la communauté internationale restent sourds et muets face au drame qui frappe le peuple burundais, que devons –nous faire ? Si l’exprésident Nkurunziza Pierre reste accroché au pouvoir, que devons-nous faire ? Par le biais de son Conseiller Spécial Willy Nyamitwe, Nkurunziza a déjà déclaré qu’il n’est pas prêt à négocier qu’allons-nous faire ? Telles sont, entre autres, les interrogations que nous vous soumettons. Nous sommes venus récolter vos propositions que nous allons analyser dans les prochaines réunions des structures du CNARED en ce mois de septembre 2015. Au terme de ces rencontres le CNARED rendra publique sa feuille de route pour un Burundi Meilleur. Vive le peuple Burundais Vive le CNARED Je vous remercie. Fait à Bruxelles,le 5 septembre 2015 Léonard Nyangoma Président

CNAREDkkk

Burundi: le Cnared accuse le pouvoir de harcèlement via Interpol

Le Cnared, la nouvelle plateforme contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, dénonce un harcèlement des autorités de Bujumbura. En deux semaines, trois de ses membres ont été bloqués dans des aéroports européens, suite à des problèmes de passeport. L’ancien président Sylvestre Ntibantunganya, désormais opposant au régime, accuse Bujumbura de manipuler Interpol. Du côté de la présidence, on se défend de ces accusations.

Sylvestre Ntibantunganya, ex-président burundais (1994-1996) a été stoppé, le 4 septembre dernier, par la police de l’aéroport de Bruxelles. Il est le troisieme membre du Cnared à se faire interpeller par la police en Europe, après deux autres cadres du mouvement contrôlés respectivement le 27 août à Paris et le 3 septembre, à Bruxelles là encore.

« Visiblement ce sont les autorités policières burundaises qui ont certainement demandé à Interpol de poursuivre certaines personnalités du Burundi, dont moi-même », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Il y a harcèlement de tous ceux qui d’une manière ou d’une autre se sont opposés à ce troisième mandat. On l’a déjà vu au niveau de ce qu’on appelle les fraudeurs du CNDD-FDD. On le voit aussi à l’intérieur du pays pour d’autres opposants, d’autres partis politiques, d’autres associations. »

L’ancien président a même paru très surpris d’avoir été ainsi traité. « J’interpelle Interpol parce que c’est une organisation internationale qui normalement doit œuvrer pour la sécurité des citoyens du monde, et non justement pour être un objet de manipulation comme cela me semble avoir été le cas en ce qui concerne le Burundi. Vous voyez un ancien président être traité de cette manière-là ! C’est pratiquement incompréhensible », s’est-il indigné.

Le régime se défend de toute manipulation d’Interpol

 Du côté des autorités burundaises, on se défend de toute chasse aux opposants politiques de Pierre Nkurunziza. « Il y a une liste de putschistes ou d’autres personnes qui seraient impliquées dans les violences de ces derniers jours qui sont poursuivies par la police burundaise. Et la justice burundaise ne voudrait pas que ces personnes continuent à utiliser des documents de voyages de la République du Burundi alors qu’elles sont recherchées. Et la liste a été en bonne et due forme transmise à Interpol », s’est défendu Willy Nyamitwe, le conseiller en communication de la présidence.

Moise Nzeyimana et Onesime Nduwimana, les deux autres cadres du Cnared concernés, sont soupçonnés par le pouvoir, pour l’un d’avoir participé à la tentative de putsch de mai dernier, et pour l’autre d’avoir commis des crimes économiques, confirme Willy Nyamitwe, et donc figurent sur cette liste. « La justice a le droit et le devoir de protéger les citoyens burundais en essayant de demander l’assistance d’Interpol ou d’autres pays amis pour que ces personnes impliquées dans les crimes soient arrêtées et transférées à la justice », justifie encore le porte-parole de Pierre Nkurunziza.

cnared

Communique : Invitation à une conférence publique du CNARED

Juste après la marche-manifestation de ce samedi 5 septembre 2015 à Bruxelles, le CNARED animera une conférence publique à l’Hôtel Marivaux, Avenue Adolphe Max 98, 1000Bruxelles, de 16h30 à 19h 30.

Venez nombreux déposer une pierre angulaire au chantier de la Restauration d’un Etat de Droit au Burundi.

 

(Sé) Pancrace CIMPAYE,

Porte-Parole Adjoint.