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Cap sur quelques signes avant-coureurs d’un génocide politico-ethnique au Burundi

Peu après l’expiration de l’ultimatum lancé par Nkurunziza, je lance ce cri d’alarme, le peuple burundais dans son ensemble est en danger. Tout le monde sait très bien qu’un génocide politico-ethnique est en cours au Burundi. A part des discours, des communiqués, des mots, des résolutions, des négociations annoncées mais qui ne commencent pas, etc. tout semble indiquer que le peuple burundais est abandonné à lui-même. Un terrorisme d’Etat a été instauré et des crimes contre l’humanité sont commis au quotidien et le monde observe. Pauvre Burundi ! L’Histoire récente est pourtant riche en leçons, en la matière. Tous les génocides : celui des juifs, des arméniens et récemment des Tutsi au Rwanda ont été préparés et exécutés par les pouvoirs en place. Ces pouvoirs ont utilisé les moyens de l’Etat mais aussi leur armée et leurs miliciens pour commettre ces crimes abominables qui ont emporté des milliers, voire des millions de citoyens innocents. Le schéma est toujours le même. Pour le cas du Burundi, des preuves irréfutables montrent qu’un génocide politico-ethnique se prépare depuis belle lurette.

1. Nkurunziza et son parti CNDD-FDD contrôlent tous les organes étatiques et sécuritaires, y compris l’armée et la police depuis plus de dix ans. Dès le lendemain de sa prise de pouvoir, Nkurunziza et son parti ont créé une milice Imbonerakure composée par les jeunes affiliés au parti mais aussi les anciens combattants, les démobilisés FDD. Deux hauts cadres du parti CNDD-FDD dont l’ancienne Vice-Présidente de la République affirmaient déjà en 2006, que les miliciens étaient au nombre de 30.000. D’après le site web « Burundi news », certains miliciens étaient envoyés au Soudan où ils s’entrainaient avec les Janjawid 2 . L’armement et les entrainements de la milice Imbonerakure ont bien continué jusqu’à la création d’une journée dédiée aux anciens combattants en 20113 au cours de laquelle les miliciens défilaient en tenue presque militaire et comme des militaires. Plusieurs rapports4 ont épinglé le comportement de ces miliciens depuis des années dénonçant leur comportement sous l’œil complice des forces de l’ordre. L’on se souviendra que ces Imbonerakure ont été envoyés pour s’entraîner en République Démocratique du Congo à Kiliba Ondesi5 . Le Président de APRODH Pierre Claver MBONIMPA est entrain de payer le prix pour avoir dénoncé ces entrainements : sa famille ne cesse d’être décimée !

2. Le 8 avril 2014, Jeffrey Feltman, sous-Secrétaire général chargé des affaires politiques a informé le Conseil de sécurité évoquant des rapports récents faisant état de « l’armement et de l’entrainement de la jeunesse du parti au pouvoir, Imbonerakure ». L’un de ces rapports, c’est le document confidentiel6 daté du 3 avril adressé aux départements des affaires politiques et du maintien de la paix de l’ONU, ainsi qu’aux envoyés spéciaux pour la région des Grands Lacs des Nations Unies et des Etats-Unis.

3. Aujourd’hui, ce n’est plus un secret pour personne, les Interahamwe qui ont commis le génocide contre les Tutsi au Rwanda sont bien installés au Burundi et ont été intégrés à l’armée, à la police, au service national des renseignements et même à la présidence de la République7 . Tous ces miliciens Imbonerakure, Interahamwe et ex-Mayi-mayi portent des tenues policières ou militaires, menacent, intimident, agressent et tuent des citoyens paisibles en toute impunité avec la complicité des forces de police ou autres agents de l’Etat.

4. Des discours du Président de la République Pierre Nkurunziza, du président du sénat Révérien Ndikuriyo, du Président du parti CNDD-FDD au pouvoir Pascal Nyabenda et du porte-parole de ce parti Gélase Ndabirabe appellent bien à la haine et certains font recours au même jargon utilisé au Rwanda à la veille du génocide contre les Tutsi. On retiendra le plan « Safisha », « Kora », « Guguna », « Kumesa », etc.

5. Nkurunziza Pierre a divisé les forces armées burundaises dans le seul objectif de casser les équilibres établies par Arusha, d’affaiblir les FDN et ainsi instaurer un terrorisme d’Etat sans que celles-ci puissent intervenir de façon concertée pour stopper sa barbarie.

6. Plusieurs lois contraignantes ont été votées toujours dans cette logique d’imposer par tous les moyens ce troisième mandat « maudit » car volé. Je pense à la loi sur la presse et plus particulièrement celle annoncée par Nkurunziza dans son discours du lundi 02 novembre 2015, une loi anti-terroriste qui instaurera certainement la peine de mort. Cette loi annoncée et qui sera mise en place rapidement bouclera la boucle toujours dans l’agenda caché de commettre un génocide politico-ethnique conformément aux lois élaborées par les concepteurs de ce génocide.

7. Tous ces crimes de génocide sur fond de terrorisme d’Etat se commettent dans un blackout total. Toutes les radios et TV privées ayant été anéanties. Les citoyens burundais n’ont plus droit à l’information à l’exception notable de celle véhiculée par les planificateurs de ce terrorisme d’Etat et de ce génocide politico-ethnique.

8. Le 6 février 2014, le Président de l’ADC-IKIBIRI, Léonce Ngendakuma adressait une correspondance au Secrétaire Général des Nations-Unies dans laquelle il lançait un cri d’alarme et demandait une « prévention d’une catastrophe humanitaire en perspective au Burundi »

9. La fermeture du BNUB au Burundi rentre dans cette stratégie de Nkurunziza et son parti de se préparer à commettre des crimes abominables en l’absence des témoins gênants. Les quelques observateurs des droits de l’homme de l’Union Africaine qui sont au Burundi sont enfermés dans un hôtel, ils ne sortent que quand il s’agit des shows organisés par Nkurunziza et sa clique. Il semblerait d’ailleurs qu’aucun texte ne régit ce déploiement des observateurs des droits de l’homme qui ne font que compter les morts.

10. Nkurunziza et sa clique instrumentalisent plus particulièrement la justice mais aussi l’administration, les corps de défense et de sécurité. Le pauvre Valentin Bagorikunda, procureur général de la République signe les yeux fermés n’importe quoi ! Cette liste n’est pas exhaustive. Ce cri d’alarme est lancé à tous les hommes et femmes du monde entier en particulier ceux des pays démocratiques. N’oubliez pas les Burundais qui, aujourd’hui vivent dans la peur, interpellez vos gouvernements pour qu’ils interviennent de toute urgence pour stopper la folie meurtrière de Nkurunziza et son parti CNDD-FDD. Demain, ça sera trop tard si un autre génocide est consommé en Afrique des Grands Lacs alors que tout le monde l’aura vu venir. Que faire ?

1. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est réunie ce lundi, il faudrait de toute urgence une résolution qui autorise l’envoi immédiat d’une force de maintien de la paix au Burundi pour sécuriser la population et désarmer les milices sur tout le territoire national.

2. Il faut des sanctions immédiates contre Pierre Nkurunziza et tous les concepteurs de ce plan macabre ainsi que les exécutants. Nkurunziza n’est plus un homme crédible avec qui négocier, il faut plutôt l’arrêter vivant et le juger. Ce n’est pas pour rien qu’il se cache déjà et ne répond plus au téléphone ! Pourquoi négocier avec un criminel de son rang ? Pour lui donner des honneurs et une porte de sortie digne d’un homme responsable ? Après autant de burundais massacrés et de sang versé de tous ces jeunes, j’ose espérer que les politiciens nous épargneront ce spectacle désolant. L’impunité des crimes d’Etat doivent être combattus partout dans le monde et plus particulièrement au Burundi.

3. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit de toute urgence autoriser l’ouverture d’une radio privée qui couvre tout le territoire national afin de donner un message de paix, de réconfort à la population burundaise pour contrecarrer les médias de la haine contrôlés par le pouvoir dont la RTNB. A mes compatriotes burundais : Le peuple burundais est aujourd’hui comme un orphelin de père et de mère qui habite une région où règne la loi de la jungle et des gangsters qui rançonnent les citoyens, qui pillent, qui violent, qui torturent, qui tuent de façon abominable. Dans cette jungle, les jeunes qui ne sont pas tués, sont castrés avec de l’acide. Même des cadavres sont torturés. Des jambes sont coupées et des cœurs sont enlevés aux cadavres. Quelle atrocité ! Du jamais vu au Burundi. Quelle haine ! Les images parlent d’elles-mêmes. Willy Nyamitwe, bras droit et conseiller principal de Pierre Nkurunziza, a beau démentir qu’il n’y aura pas de génocide au Burundi, les faits têtus sont là pour le démentir. Le fait de tuer systématiquement des familles entières et des couples sans armes rime à quoi ? La famille Nkezabahizi (cameraman à la RTNB) a été décimée pourquoi ? Le père Panta Léon Hakizimana et ses deux fils jumeaux Frank et Fleury Hakizimana ont été massacrés pourquoi ? Tous ces centaines de cadavres retrouvés ligotés, les bras au dos, c’est quoi ? Et pourtant, tous ces jeunes qui sont préalablement arrêtés par la police, on les retrouve dans les buissons, sur les rues et dans les rivières, etc. Tous ces membres des partis d’opposition de l’UPD, du MSD, etc. qui sont assassinés à travers tout le pays, c’est quoi ? La ligne rouge a été dépassée, en plus des discours incendiaires de Nkurunziza, de Ndikuriyo, de Ndabirabe, de Bunyoni et bien d’autres, on observe ces dernières semaines des massacres dans des endroits sacrés pour le peuple du monde entier et en particulier les Burundais, rien ne peut justifier de tirer sur un cortège funèbre, empêcher les citoyens d’enterrer leurs morts et de faire leur deuil. Tirer un obus sur un bus avec des femmes, des vieillards, des enfants, catégories des personnes vulnérables ! Des élèves du secondaire sont enlevés de leurs classes et on retrouve leurs corps mutilés et assassinés, comme ce jeune élève du Lycée Municipal de Cibitoke ! D’autres citoyens innocents sont massacrés dans les bistrots comme ce fut le weekend passé à Kanyosha. Que faire devant ces crimes d’Etat abominables et toutes ces actions de haute trahison : 1. Le Burundi appartient à tous les Burundais sans distinction aucune d’appartenance ethnique, politique ou autre. Donc, dans ces moments très difficiles, la seule arme redoutable reste l’unité, l’entraide et la solidarité. J’exhorte les membres du CNDD-FDD qui sont opposés à la destruction du Burundi comme Nation d’être les premiers à être solidaires avec ceux qui sont aujourd’hui pourchassés pour avoir refusé un mandat illégal, de trop et maudit. 2. La résistance et le refus de cette folie meurtrière incombe à tout citoyen. Le Burundi doit être libéré rapidement et se doter d’un gouvernement digne et responsable dont la première mission PDF Pro Evaluation 5 sera celle de sécuriser les citoyens et leurs biens, mettre hors de l’état de nuire toutes les milices qui sont sur le sol burundais : Imbonerakure, Interahamwe et les Mayi-mayi.

3. Le Burundi est dans une situation de guerre, une situation de crise sécuritaire grave ! Nkurunziza ne décrétera jamais un couvre-feu pour des raisons que l’on peut bien deviner. A chaque compatriote burundais de prendre ses responsabilités. Aux citoyens du monde et à la communauté internationale :

1. Le peuple burundais a besoin du soutien de vous Toutes et de vous Tous. Usez de tous vos devoirs de citoyens pour faire un plaidoyer auprès de vos gouvernements pour que des mesures soient prises de toute urgence pour protéger la population burundaise en danger.

2. Au lieu d’apprêter des avions pour rapatrier les étrangers vivant au Burundi et abandonner les Burundais à leur sort comme ce fut au Rwanda, prenez plutôt des mesures de sécuriser tous les habitants de ce pays. Ça serait une honte pour les pays démocratiques de sauver uniquement les leurs et laisser les Burundais génocidés par un pouvoir que certains pays ont soutenu pendant 10 ans.

3. Si rien n’est fait, et qu’un génocide politico-ethnique est consommé au vu et au su du monde entier, les survivants et les générations futures accepteront difficilement les larmes de crocodile des représentants des pays démocratiques qui auront assisté à cette hécatombe sans rien faire. Je ne saurai terminer ce cri d’alarme sans adresser un message de sympathie à toutes ces familles qui ont perdu les leurs. Je pense aux nombreux orphelins, victimes des orphelins de 1972 comme s’ils n’avaient pas souffert de cela et comme s’il n’y en avait pas assez au Burundi. J’ose espérer que, tôt ou tard, ces criminels seront jugés et punis sérieusement à la hauteur des crimes abominables qu’ils commettent au quotidien.

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DECLARATION DU PARTI CNDD-FDD SUR LA DECISION DE L’UNION EUROPEENNE

La décision de l’Union Européenne de prendre des sanctions judiciaires contre certains Burundais est illégale et une provocation

En date du 1er Octobre 2015, l’UE a organisé une réunion en Belgique à l’issue de laquelle  des sanctions ont été prises contre 4 Burundais de même ethnie Hutu leur refusant les visa d’entrer dans cette Union et gelant leurs avoirs enregistrés dans ces 28 pays européens.
Le Parti CNDD-FDD a été profondément choqué  d’entendre ses sanctions qui rappellent fort bien l’histoire malheureuse que le Burundi a vécue, ponctuée par  des évènements sanguinaires  depuis plus de 40ans excepté l’expérience démocratique de 3mois sous la Présidence de Feu S.E. NDADAYE Melchior. Ce qui afflige en plus les cœurs des Burundais est que l’UE a fermé les yeux  devant les atrocités qui étaient en train de se commettre par les pouvoirs en place  sans même prendre des sanctions contre les responsables de ces massacres et génocide  dirigé contre une ethnie. Ici tout le monde devrait se poser une multitude de questions :
Pourquoi l’UE n’a pas osé  prendre des sanctions contre les dirigeants de cette époque ? Partagent-t-il le même plan ? Pourquoi les institutions judiciaires de lUE n’ont pas pu sévir, ne sont-elles pas similaires à celles d’aujourd’hui ? L’UE n’a-t-elle pas voulu protéger  les commanditaires de ces atrocités au Burundi parce qu’appartenant à une même ethnie ? Ce dont les 4 personnes sont accusées pour se voir exclure et indexer par l’UE est-il moins lourd que les accusations de génocide formulées par les opposants radicaux contre l’Etat et le Parti CNDD-FDD jusqu’à soulever l’opinion internationale alors que ce ne sont que des montages  savamment  orchestrés par les opposants radicaux pour diaboliser le pouvoir ? Pourquoi une si grave décision de l’UE n’a pas été portée à la connaissance du Burundi, membre des pays ACP- UE alors qu’une réunion de ces pays venait de se tenir à Bruxelles du 22- 27 septembre 2015  en Belgique ?

  1. La réunion des pays Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP) :
  1. En date du 22 au 27 septembre 2015 s’est tenue une réunion des pays ACP-UE à Bruxelles  au cours de laquelle la question concernant le conflit Burundais, sur base de la déclaration sortie à l’issue de la réunion des même pays ACP tenue dans la ville de SUVA au mois de juin 2015 dans les Iles FIJI n’a nullement soulevé la question des sanctions contre certains Burundais, a noté plutôt des progrès dans l’évolution de la situation politique au Burundi et  a souligné au cours de ces assises la nécessité d’organiser un dialogue inclusifs interburundais ;
  1.  Les Représentants du Parlement du Burundi invités à ce forum ont montré que toutes les institutions ont été mises en place à la suite des élections de 2015 qui se sont bien déroulées et consécutivement aux recommandations de l’UA, des pays de EAC de la CIRGL, de l’ONU et de l’UE,  des pays ACP-UE. Ce qui ne peut se saisir ni se comprendre est qu’à la suite de ce forum de Bruxelles il y ait une décision prise par l’UE contre des ressortissants du Burundi sans que le Burundi ne soit ni informé ni consulté ni interpellé pour donner son avis.
  1. Les problèmes politiques sont résolus politiquement, les questions de justice sont répondues judicieusement tandis que des problèmes mathématiques sont répondues mathématiquement :
  1. Les sanctions prises contre les 4  Burundais d’une même ethnie Hutu ne découlent d’une justice connue dans le monde puisqu’il n’existe pas de justice pour une seule ethnie au monde. Même en considérant les victimes des sanctions, il est à remarquer que les concernées n’ont jamais été informées  pour comparaitre devant les juridictions de l’UE afin de   donner leur  avis sur les charges retenues contre elles. Tout le monde se pose alors la question de savoir sur quoi l’UE s’est- elle fondée  pour décider les sanctions ? Comme dit plus haut, des gens habitués à assister à de telles décisions n’hésitent pas à dire qu’il y a un groupe de gens qui ont influencé et trompé les décideurs judiciaires et les conduire à prendre des sanctions en cachette car ayant été prises à l’insu des concernées et du Pays dont elles sont ressortissantes.
  1. Il est affligeant que de telles institutions judicaires de l’UE prennent des sanctions de nature à saper les institutions de sécurité du Burundi  ou le Chef directement supérieur de la Police n’a pas été inquiété pour se rabattre à un Responsable adjoint  car issu des ex-PMPA (Mouvement CNDD-FDD à l’époque) et HUTU en même temps  alors que cette organisation européenne sait bien comment les corps de sécurité fonctionnent;
  1. Des observateurs avisés savent bien que la création et la mise en route de la Police Nationale Intégrée n’a pas été chose facile car s’étant fondée sur l’Accord Global de Cessez-le-feu entre le Mouvement CNDD-FDD et le Gouvernement du Burundi à l’époque le 16 novembre 2003. Prendre une décision judiciaire illégale, d’exclusion frappant des anciens du CNDD-FDD et de surcroit de l’ethnie Hutu montre que l’UE  n’ a pas été d’accord avec cet Accord Global de Cessez-le-feu qui a conduit à la mise en place des corps de défense et de sécurité intégrés afin de stabiliser le pays.  C’est la raison pour laquelle cette Union Européenne vient de prendre des sanctions pour détruire l’intégration obtenue après mille efforts. Une telle position met également  à nu la démarche de l’UE de faire semblant d’accepter NGENDAKUMANA Leonard comme putschiste alors qu’en réalité le sujet n’avait été approché que pour défendre les intérêts de ceux que ces pays européens voulaient remettre sur  les rennes du Pouvoir. Cette réflexion est d’autant plus vraie que  Sieur Leonard n’a pas commis plus de crimes que Pacifique NININAHAZWE, Général Major Cyrile NDAYIRUKIYE, Vital NSHIMIRIMANA, Marguerite BARANKITSE, etc, mais a eu la malchance de se retrouver dans l’autre camp ethnique.
  1. Il est bouleversant de voir que les commanditaires des manifestations féroces et insurrections jusqu’au putsch manqué du 13mai 2015 ayant exposé les enfants de moins  de 18ans aux troubles pour les transformer en bouclier humain les nourrissant des aliments contenant des  drogues  fortes pour qu’ils commettent l’irréparable et ayant commis des actes à la limite génocidaires n’ont été inquiétés par personne jusqu’aujourd’hui. D’ailleurs la plupart si non la totalité de ces faiseurs de malheurs sont logés et nourris par certains pays de l’UE. Quiconque se poserait la question savoir l’origine de tels agissements? Les différents responsables de ces atrocités depuis le 26 Avril 2015 sont ceux-là mêmes  qui ont soulevé les  jeunes gens  pour les dresser contre d’innocents citoyens en général et en particulier les Bagumyabanga du Parti du CNDD-FDD et contre la Police chargée d’assurer la sécurité du pays. Ils ont tué, ils ont brûlé vif leur frères, ils ont incendié des maisons, des véhicules, détruits les routes devant l’œil complice des journalistes ressortissants de ces pays de l’UE, attisant parfois les manifestations  et tout cela devant la contemplation des Pays de l’UE.  Ceux-ci  aujourd’hui assurent la protection de ces différents responsables ayant échoué à l’insurrection et au putsch pour montrer à qui veut voir que l’UE a réussi l’exfiltration de ces agents après l’échec de la mission qui leur avait été confiée. Encore une fois quiconque peut s’interroger sur ce fait ;
  1. Ne pas respecter la procédure normale judicaire, utiliser les mécanismes d’exclure certains membres de la Police sans raison, ni explications fournies au Burundi dans le simple soucis de saper et de détruire l’institution du corps de sécurité mise après beaucoup d’énergie nationale en oubliant les forfaits commis par les responsables de l’insurrection et du putsch manqué du 13 Mai 2015, fermer les oreilles au Gouvernement qui n’a cessé d’alerter la Communauté Internationale devant la cruauté et le sang versé par les insurgés putschistes démontre à suffisance  que la justice empruntée par l’UE n’a cherché qu’atteindre les buts politiques par l’usage des moyens judiciaires, ce qui donne raison au Parti CNDD-FDD  qui affirme que  la justice a été faussée par les preneurs de la décision pour arriver à leurs objectifs ;
  1. Le Gouvernement démocratiquement élu n’a de problèmes avec personne.
    1. Des organisations de la société civile telles que l’Initiative et Changement, l’OLUCOME et autres  veulent faire entendre à ceux qui les écoutent à travers de multiples réunions ,ateliers et conférences de presse que l’origine des manifestations sanguinaires qui se sont vite transformées en insurrections pour terminer dans un putsch  contre les institutions démocratiquement élues résiderait dans un conflit entre le pouvoir et l’opposition radicale. Ce jugement  est tellement fallacieux qu’ils oublient que le détenteur du pouvoir c’est le Peuple.
    2. Comme tout le monde le  sait bien, des manifestations féroces ont commencé au lendemain de la décision des Bagumyabanga réunis  en congrès et ont  choisi S.E. Pierre NKURUNZIZA pour les représenter dans les élections présidentielles de 2015. Ce congrès  national a eu lieu après les congrès collinaires, communaux et provinciaux. Le rejet de la candidature présentée par le Parti CNDD-FDD à cet effet, est une expression honteuse de l’opposition radicale contre les desideratas  du Peuple. Ceci est d’autant plus significatif que le candidat n’appartient pas aux partis de l’opposition radicale. C’est pour dire  en définitif  que les organisations  ci haut- citées  ne font que colporter les idées de l’opposition radicale  qui sont un mensonge tout fait, la réalité étant que l’opposition radicale a des problèmes avec l’électeur Burundais ou tout simplement le Peuple Burundais. Il va sans dire que le Peuple renié par les commanditaires des manifestations sanguinaires , insurrections et putsch manqué devront s’exprimer devant le seul détenteur du pouvoir qui est le Peuple souverain à travers  le dialogue en vue.
  1. L’Union Européenne  ne veut pas de dialogue inter-Burundais au Burundi :
  1. Le Parti CNDD-FDD s’étonne des sanctions provocatrices prises  par l’ UE d’exclure et d’indexer certains responsables Burundais sans rien demander au Burundi ni exiger aux concernés de s’expliquer et de se défendre devant les juridictions nationales ou de l’UE. Et ceci intervient au moment où le pays se trouve dans une phase préparatoire du dialogue inclusif   malgré que les amis de la division ne cessent d’exprimer  en vain des velléités destructrices contre le  Parti CNDD-FDD et du Gouvernement qui en est issu. Cette démarche ne trompe personne  car visant la condamnation du dialogue avant qu’il ne commence en essayant de torpiller les efforts du Gouvernement dans sa volonté de réunir tout le monde autour de la table de dialogue. La détermination d’étouffer le dialogue parce que ne répondant pas aux desideratas des décideurs de l’UE qui auraient permis le renversement des institutions démocratiquement élues et la mise en place du Gouvernement de transition ne pourra pas dédire le peuple Burundais dans son désir ardant de se réconcilier avec lui-même. Le Gouvernement de transition qui aurait permis  à certains pays de l’UE de faire mains basses sur les richesses du pays attendra la décision des seuls  détenteurs du Pouvoir que sont le Peuple Burundais.
  1. Il est inconcevable que la mise en œuvre des recommandations issues des Sommets des Chefs d’Etats de l’EAC, de l’UA, de l’ONU, soit sabordée par l’UE qui elle-même n’a jamais cessé de formuler  de tels souhaits de dialogue inclusif. Le fait incompréhensible est exprimé par cette décision punitive contre certains  Burundais de la Police Nationale  qui apparait aux yeux des amis de la démocratie comme une volonté déguisée de diviser les Burundais au lieu de les encourager à se réconcilier. Cet acte est de nature à réveiller les vieux démons n’en déplaise aux preneurs de ladite décision
  1.  Un petit jet de regard dans l’histoire du Burundi s’impose:
  1. Comme annoncé précédemment dans les communiqués et analyses du Parti CNDD-FDD, une main  invisible a toujours fait et défait l’histoire sombre du Burundi depuis l’indépendance  jusqu’aujourd’hui. En 1961 plus exactement le 13 octobre, le Prince Louis RWAGASORE qui a réclamé   haut et fort la venue de l’indépendance immédiate a  été assassiné. Il a été dit et souvent redit que certains pays de l’UE en étaient responsables, raison pour laquelle le Prince et ses enfants ont disparu dans le silence absolu. En 1965, la mort du Premier Ministre a été annoncée bien avant sur les ondes de la Voix d’Amérique, ce qui prouve que le complot avait été ourdi ailleurs avec l’utilisation des réseaux burundais. A la suite de son assassinat, beaucoup d’intellectuels ont été massacrés surtout les députés, les ministres et quelques rescapés   ont pris le chemin de l’exil sous le regard silencieux de l’UE. De 1972-1973, un génocide orchestré par le Gouvernement du Capitaine Michel MICOMBERO a été commis au grand jour au Burundi sous les regards de la communauté internationale et surtout de l’UE. Malgré les cris d’alarmes poussées par des populations victimes, personne n’est venue à l’aide  comme si les victimes étaient condamnées d’avance à la mort. En 1988, plus de 5000 burundais ont été massacrés à  NTEGA et MARANGARA et 50.000 rescapés forcés à l’exil   sous le pouvoir BUYOYA ;  l’UE n’a pris aucune sanction contre ce pouvoir sanguinaire. En 1993, plus exactement le 21 octobre, le Premier Président Hutu démocratiquement élu a été sauvagement tué ; l’UE et la Communauté Internationale auraient pu le sauver mais ils n’ont rien fait comme si il était condamné d’avance. Depuis ce moment précis, le Peuple Burundais profondément blessé et abandonné,  a résisté contre la machine exterminatrice de l’armé mais chemin faisant la révolte a fini par devenir une véritable guérilla et se transformer plus tard en un mouvement de libération qui a enfin signé l’Accord Global de Cessez-le Feu avec le Gouvernement de l’époque. Cette résistance victorieuse n’a pas plu à certains esprits de l’UE et ceci est d’autant plus vrai que certains mots ont été formulés  par certaines autorités contre le CNDD-FDD encore Mouvement. Par la suite même, le tombeur de Feu NDADAYE Melchior est revenu au pouvoir encore une fois  et personne n’a levé le doigt pour l’en empêcher. Qui ne dit mot consent. Où était l’UE. Entre 1996 et 1997 plus exactement à SHABUNDA en RDC plus de 5000 fugitifs Hutu Burundais ont été massacrés  à l’époque lors de l’invasion de la RDC par le FPR-INKOTANYI du Rwanda, et tout ce monde a été massacré et jeté dans la rivière autour de la ville de SHABUNDA sans que la Communauté Internationale et principalement l’UE n’en disent mot comme s’ il y  a ceux qui  naissent pour vivre et d’autres pour mourir.
  1. Sans risque de se tromper, la transformation du Mouvement CNDD-FDD en un Parti Politique et son entrée triomphale à Bujumbura  n’a pas plu à certains pays de l’UE  à tel point que les parrains des anciens pouvoirs militaires de Bujumbura ont toujours  rêvé le retour au Pouvoir de leur protégé. Quoi alors d’anormal de voir l’UE prendre des mesures de nature à détruire l’Accord Global de Cessez-le Feu fondement actuel  des corps de défense et de sécurité ?
  1. En 2015, à peine le Parti CNDD-FDD termine son congrès ayant mis devant Son Excellence Pierre NKURUNZA pour le représenter dans les élections de 2015 que l’UE s’associe aux insurgés pour dire non. Ceci se voyait déjà dans des réunions, des manifestations  où des décisions et de stratégies contre le pouvoir étaient prises. Des rumeurs, des manipulations, des assassinats, des destructions publiques et individuelles, rien n’a été épargné dans le seul objectif de renverser les institutions démocratiquement élues. Des financements ont été accordés aux insurgés   et un coup d’Etat a échoué. Des journalistes envoyés sur terrain ne jouaient pas  leur rôle de véritable de journalistes car ils avaient eu la mission de voir comment les Bagumyabanga du CNDD-FDD allaient se tenir devant les cruelles provocations des insurgés et le mot IMBONERAKURE avait été transformé en une milice pour bien les diaboliser etc. Et tout cela devant l’œil complice de l’UE.  Nulle part au monde les coups d’Etat contre les pouvoirs démocratiquement élus ne sont acceptés.  L’exemple le plus récent est celui du Burkina Faso. Pourquoi deux poids deux mesures pour qu’au Burundi on accepte ce qu’on rejette ailleurs sous d’autres cieux. Un pays change la constitution mais l’UE ne le voit pas mais s’acharne sur le Burundi qui n’a pas changée la constitution. Ce qui est encore plus parlant que jamais  et que pendant  l’insurrection au sommet de la malfaisance l’UE a pris des sanctions contre le Burundi en suspendant les appuis budgétaires pour l’étouffer complètement  ce qui signifie que le putsch manqué le 13 mai 2015  se poursuit.
  1. Au regard de ce qui précède le Parti CNDD-FDD déclare ce qui suit :
  1. Demander à l’UE de retirer ses sanctions punitives car ne visant que la division entre les Burundais comme ci-haut mentionnés. Elle devrait revenir sur sa décision de suspendre les aides destinées au Burundi au lieu de chercher à l’asphyxier  comme le souhaite l’opposition radicale ;
  2. Mettre  fin au soutien des putschistes car le financement de leurs activités équivaut aux yeux des amis de la démocratie à la soif de parachever le putsch rampant ;
  3. Arrêter  et juger les putschistes abrités dans certains pays de l’Union Européenne ou les rapatrier de force pour être jugé au Burundi ;
  4. Exiger à l’Union Européenne  de remettre à l’état du Burundi le manque à gagner dû à la suspension des appuis budgétaires alloués au pays qui a provoqué l’arrêt des activités initialement financées ;
  5.  Demander aux pays membres de l’UE de distinguer les questions politiques   des questions judiciaires afin de prendre la bonne décision  objective sur le Burundi ;
  6. Démarrer le processus de dialogue inclusif interburundais et sans tarder qui se tiendra au Burundi et sans facilitateur étranger;
  7. Informer que le dialogue ne va pas enfreindre  la loi ni se substituer à la justice ;
  8. Informer que les sanctions d’ordre judiciaire  infligées par l’EU aux Burundais d’une seule ethnie  sont  de nature à mettre à mal le dialogue  en vue avant même son démarrage. Toutefois, il faut retenir que ce que Peuple veut  Dieu veut et que nul ne peut aller à l’encontre de la volonté du Peuple seul détenteur de la souveraineté nationale ;
  9.  Réfuter toutes les décisions prises contre le Burundi et les Burundais sans les concerter ni le permettre de se défendre ;
  10. Encourager le Peuple Burundais à rester serein et soudé et de ne pas prêter oreille  à ceux qui veulent le diviser car c’est l’unité  qui lui donnera la victoire finale ;
  11. Continuer à poursuivre la longue marche de la consolidation de la paix et de la sécurité puisqu’elles constituent  les piliers de la réconciliation nationale, la source d’éradication de toutes les formes de divisions surtout  à  caractère ethnique dans le Pays ;
  12. Faire savoir pour la nième fois à l’Union Européenne ainsi qu’à ses protégés que le Pouvoir issu des élections n’a de problèmes avec personne mais  que l’opposition radicale a des grands litiges avec le Peuple électeur seul détenteur du pouvoir ;
  13.  Poursuivre la politique de bon voisinage malgré les différentes  épreuves de provocation car le Parti CNDD-FDD  et le Gouvernement qui en émane sont préoccupés par la Paix pour les Burundais et la consolidation de bonnes relations  avec les pays frontaliers et étrangers.

                                                   Fait à Bujumbura, le 03 octobre 2015
                                                   Honorable Pascal NYABENDA

                                                        Président du Parti CNDD-FDD

europe-drapeau

Conclusions du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne du 16 mars sur la situation politique au Burundi dans le contexte pré-électoral.

1. L’Union européenne (UE) salue les avancées au Burundi depuis la signature des Accords de paix
d’Arusha. Elles ont permis au Burundi de s’engager sur la voie du développement, de la stabilité et de
la démocratie, et de participer à des missions de paix sur le continent africain. L’UE a été un acteur
engagé en soutien de ce processus. Elle entend le rester en travaillant étroitement avec ses
partenaires, en particulier l’UA, la CIRGL, et les Nations Unies dont la mission électorale (MENUB)
doit pouvoir jouer pleinement son rôle.
2. Le prochain cycle électoral au Burundi, entre mai et août 2015, constitue un enjeu majeur pour
consolider les progrès accomplis et contribuer à la construction d’un avenir plus solide. Le pays ne
peut pas manquer cette opportunité au risque d’un retour en arrière. En adoptant le Code électoral,
la Feuille de route pour les élections de 2015 ainsi que le Code de bonne conduite, l’ensemble des
partis et acteurs politiques burundais ont tracé la voie. Il s’agit maintenant de les respecter dans leur
intégralité. L’UE salue les efforts de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et
l’encourage à assumer son rôle en toute indépendance et impartialité. Elle appelle la CENI et les
institutions burundaises concernées à assurer la mise en oeuvre des mesures correctives à
l’enrôlement des électeurs agréées lors de la réunion d’évaluation du 22 décembre 2014 et à renouer
le fil du dialogue avec les partis et acteurs politiques tout au long du processus électoral.
3. Devant les tensions et intimidations qui ont marqué la période pré-électorale, l’UE appelle les
autorités à faire des efforts supplémentaires afin d’assurer le caractère inclusif, paisible et
transparent du processus. Opposition comme majorité portent des responsabilités à cet égard, mais
il incombe aux autorités de garantir l’exercice des droits civils et politiques, des libertés
fondamentales, y inclus la liberté d’expression et de la presse ainsi que l’indépendance de la justice,
dans le respect des lois et des engagements internationaux du Burundi. A cet égard, l’UE exprime sa
préoccupation face aux nombreux cas de poursuites judiciaires visant des leaders des partis
d’opposition et des représentants de la société civile engagés dans la défense des droits de l’Homme.
Ces arrestations et condamnations risquent de porter le discrédit sur l’ensemble du processus
électoral, et sur le fonctionnement de la justice.
4. L’UE attache une grande importance au maintien des acquis de l’Accord d’Arusha qui constitue le
socle sur lequel la paix et la démocratie se construisent au Burundi après la période de guerres
civiles. À l’heure actuelle, des voix s’élèvent au Burundi en faveur du respect de l’accord d’Arusha,
tout particulièrement au sujet d’un possible troisième mandat présidentiel. Ces voix ne peuvent être
ignorées. L’UE exhorte les autorités burundaises à aborder cette question avec sagesse et dans un
esprit de réconciliation afin de trouver rapidement une solution emportant une adhésion large de
sorte à apaiser les tensions et éviter une détérioration de la situation.
5. Suite à l’invitation des autorités burundaises, l’UE a décidé de déployer une mission d’observation électorale à partir du mois d’avril 2015 afin d’assurer l’évaluation continue et complète de l’ensemble du processus électoral, en contact étroit avec d’autres missions d’observation. Le soutien de l’UE au processus électoral, par la présence de cette mission d’observation et par son appui financier, ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’une compétition électorale inclusive et transparente, ouverte de manière équitable à tous les partis et acteurs politiques.
6. L’UE invite tous les acteurs à prendre des initiatives visant à préserver la paix et à réduire les tensions. Elle déplore les évènements violents qui se sont produits en province de Cibitoke du 30 décembre 2014 au 3 janvier 2015 et exprime sa préoccupation face aux allégations d’exécutions sommaires commises par des membres des forces de l’ordre et des membres de l’aile de la jeunesse du parti CNDD-FDD. L’UE salue la formation d’une commission d’enquête judiciaire qui devra être en mesure de faire son travail sans entraves et en toute indépendance. L’UE attend également de recevoir les résultats de l’enquête en cours concernant l’assassinat de trois religieuses italiennes en septembre 2014 à Bujumbura, qui doit être menée de façon transparente et impartiale.

sinduhij

« Le processus électoral est en danger et un danger pour mon pays « , dixit Alexis Sinduhije!

Après la période d’enrôlement empreint de beaucoup d’irrégularités, MporeBurundi a tendu le micro au  président du MSD, Monsieur Alexis Sinduhije. Il donne la lecture des faits et gestes qui sont autour du processus électoral. Il revient sur la déclaration de Monsieur Rwasa Agathon de quitter l’ADC-IKIBIRI…

MporeBurundi: Monsieur le président du MSD quelle lecture faite vous de l’état d’avancement du processus électoral?

Alexis Sinduhije: L’organisation des élections de l’année prochaine est en train de se faire pour le compte du seul CNDD-FDD avec une CENI sourde aux revendications de l’opposition, une CENI totalement au service du parti présidentiel. C’est dire que les élections qui excluent, une CENI à la solde de la majorité présidentielle ne peuvent que conduire le pays vers le chaos. Ces élections, si on n’y prend pas garde risque de déboucher sur un drame.

MporeBurundi: Pourtant le président de la république rassure que le processus électoral se fait parfaitement, la CENI confirme que tout va pour le mieux….

Alexis Sinduhije: ( rires) J’ai attentivement suivi ce discours du président Nkurunziza, l’impression que j’ai eu est que le chef de l’Etat est sur une autre planète! Comment voulez-vous qu’il parle d’un processus électoral parfait au moment où les cartes d’identité se distribuent  au sein des permanences du parti CNDD-FDD, au sein des écoles! Comment parler d’un processus électoral parfait au moment où  la justice instrumentalisée veut  barrer la route aux hommes politique de l’opposition par des dossiers politiques inventés de toute pièce! De la même manière ce processus ne peut pas être crédible si Bujumbura nous refuse de rentrer participer pleinement aux élections. Comment parler d’un processus électoral parfait avec cette milice armée Imbonerakure qui terrorise la population! Pensez un seul instant à cet arsenal des armes découvert à Buterere dans une maison dite de la documentation  et dites moi si tout va bien! Bref pour moi, ce processus électoral taillé à la mesure du CNDD-FDD est en danger et un danger pour mon pays.

MporeBurundi:  Rwasa Agathon a récemment quitté l’ADC-IKIBIRI et se plaignait qu’il était exclu de certaines décisions ou réunions comme celle de Kampala. Q’en dites-vous? Ce départ n’est pas une perte pour votre coalition?

Alexis Sinduhije: Ce qui est pénible dans tout  ce que Monsieur Rwasa Agathon a déclaré, c’est le mensonge; un mensonge ahurrisant et indigne d’un homme politique qui ambitionne de diriger le Burundi. Comment peut-il oser déclarer sur les ondes des radio qu’il n’a pas été convié à cette réunion de Kampala alors que nous avons attendu plus d’une semaine sa réponse mais sans succès? C’est le même mensonge qu’il donne quand il justifie l’absence du FNL à la réunion de Caux en 2012 alors que pendant plus de trois heures les organisateurs de cette réunion ont tenu à rencontrer deux émissaires de Rwasa à Bruxelles. L’adage burundais  dit à juste titre ceci  » Hakubana n’umubeshi wobana n’umurozi » (NDLR: il vaut mieux vivre avec un sorcier qu’avec un menteur), c’est dire que nos ancêtres ont toujours eu horreur des menteurs. Q’un tel personnage quitte le navire ADC-IKIBIRI , je ne vais pas fondre en larmes de chagrin.

Propos recueillis par Andy Nyandwi

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ALAIN GUILLAUME BUNYONI ET ADOLPHE NSHIMIRIMANA , QUE DEVIENNENT-ILS ?

Depuis le limogeage de façade des dinosaures Alain Guillaume Bunyoni et Adolphe Nshimirimana, beaucoup de spéculations vont bon train. Les uns, heureux de ce mouvement donnent Bunyoni en cavale, Adolphe Nshimirimana en résidence surveillée, les autres déclarent que les deux sont à couteaux tirés avec le chef de l’Etat burundais. La vérité est que le duo mafieux reste bien en place, libre et au centre de toutes les décisions qui enfoncent le pays dans le chaos.

Et pour cause Alain Guillaume Bunyoni vient d’effectuer une mission à Oman en compagnie de l’Ombusman Mohamed Rukara. Quant à Adolphe Nshimirimana, il vient de conduire une délégation de l’équipe nationale de football en Tanzanie. Les deux rencontrent régulièrement Pierre Claver Ndayicariye et Prosper Ntahorwamiye de la CENI pour leur donner des ordres. Au demeurant, ils n’ont pas bougé d’un iota dans le système qui gangrène le Burundi.

Cependant la fronde interne qui en veut à ce duo est en ordre de bataille. C’est ainsi que la cache des armes de la milice IMBONERAKURE à Buterere dans la maison de l’ancien patron des renseignements a été révélée par le camp qui veut la tête du duo. De la même manière la tentative d’assassinat de la mère d’Alain Guillaume Bunyoni ce jeudi 11 décembre 2014 s’inscrit dans cette dynamique de dynamiter ce duo de malheur. Mpore Burundi condamne énergiquement cette colère déversée sur cette pauvre maman qui n’a d’autre péché que d’être la mère de l’homme qui est haï par la grande majorité présidentielle, l’opposition entière et la communauté internationale.

En tout état de cause les frondeurs du CNDD-FDD qui réclament le retour aux nobles idéaux qui avaient mené ce mouvement vers la lutte armée d’une décennie gardent dans leur ligne de mire le duo d’Adolphe Nshimirimana et Alain Guillaume Bunyoni.. Pour l’heure ils réalisent avec regret que le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza refuse de lâcher ses deux complices. Au contraire Nkurunziza, pressé par Bunyoni et Nshimirimana, envisagerait de frapper fort dans les rangs des frondeurs. Mais il devrait se rappeler que s’il persiste à garder et à protéger les deux cibles des frondeurs, il risque d’y laisser les plumes.

En définitive, reconnaissons-le, Bunyoni et Nshimirimana Adolphe est un casse-tête qui risque de briser le Président Pierre Nkurunziza. Ce duo qui reste en contact très étroit avec la CENI de Pierre Claver Ndayicariye risque d’être la source d’une autre guerre civile au Burundi.

(Sé) Pancrace CIMPAYE

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IKIGANIRO HAGATI YA PETERO NKURUNZIZA ,DOLOFO NA BUNYONI (Ikigabane caicenda).

Intangamarara.

Murukurikirane rw’ibiganiro vyerekana ingene abo bagabo batatu , Petero Nkurunziza, Dolofo na Bunyoni aribo batwaye igihugu bagicuritse, twarabereka abagenzi babo binjiye aho bacuritse imitwe ikiyago caca gihera canke kigahagarikwa. Uyumusi uyo murwi niwo wahagurutse urahakana ko Uburundi busha canke ko ihangiro barwaniye  rihinduka rikaba ubunyonyezi, intwaro y’igikenye, y’agacinyizo, indandende,gukumirana, inzara n’ubukene nayandi mabi yugarije igihugu. Nabo rero baraye bandikiye umukuru w’igihugu bamusaba ko ako karwi kabandanije kigenza nk’impene yo muci ko Petero Nkurunziza azojana nako. None Nkurunziza nabo basoma mbike biwe bavyakiriye gute ? Mbega umupfasoni w’umukuru w’igihugu ahagaze he ? Ni muvyisomere.

Petero Nkurunziza : Bane ba mama, ubutigu burageze, intenderi yasheshe umuti ! Kakarwi kababasazi kanyandikiye ikete kansaba ko ndababogoza canke ngo nibonereko. Nabuze ico mfata, nabuze ayo ncira nayo mira ! Turabikika gute ? Aho bigoreye badufatiye habi : mugihe ADC-IKIBIRI yasaze ngo sinitoze, mon ami Blaise Compaoré bamwirukanye nkumumenja ! François Hollande aguma asaba ko sindahirahire ngo nsubire kwitoza !

BUNYONI : Monsieur le Président nakubwiye kuva kera ko abo ba Nabindika, ba Neva, ba Moîse i Kinshasa, ba Niyombare kubavugutira umuti hakiri kare urahesha ; none raba baraduhanze. Bate mugasho bose urabe ko hari uwusubira kuryogora.

DOLOFO : wewe ugomba ko baba abamaratiri ! Ubashize mugasho amakungu nazamburabugirire za société civile bazoba baronse akazi nakaryo ko kutwimbira icobo. Jewe ndabasavye ko tubarasa umwumwe. Kuburana nikiziga biroroshe gusumba kuburana nuwuri mumpimba. Ari bazima bazogumura igihugu cose, ibizoshika nibirya vya Burkina Faso. Jewe ndafise inkoho nirengagije kubuterere reka turabe abana tuziha bitwe ko ari rebellion ya ADC-IKIBIRI yateye ica igandagura abo bavandimwe bacitse abagesera.

NKURUNZIZA : Mwabagabo mwe ! Mwabagabo mwe ! Kumengo iki cuka mugifata minenerwe ! Kumengo mwibagiye ko na Chef d’Etat major de l’armée  twasamaye gushika aho nawe asigaye ashigikiye ako karwi! Erega turi encirclés, niba mucibuka ico bivuga kurugamba! Nous sommes dans la merde les amis!

BUNYONI : Président, barungike bose muma ambassade yakure : mu bu Rusiya, mu buchinois, muri brésil, mubuhindi nahandi. Canke basabire ubuzi muri ONU muri maintien de la paix.

NKURUNZIZA : Jewe nibaza ko nobakura mubibanza murimwo nkabashira ahandi habayabaye. Erega igikuru si ibibibanza murimwo mais ama deals yamahera tugira ! Ivyo navyo ntakizohinduka : nitwe tuzoguma dufata ingingo kubibazo vyose vyega igihugu. D’ailleurs tuzoza tugira inama chaque jour kugira tugire stratégies zo gukomeza notre système. Kandi mwibuke ko twamye nantaryo dukora gutryo mugihe cose uwacu yaba abangamiwe. Ibuke ingene wewe ( avuga Bunyoni) twagukuye muri Leta tukaza kukunyegeza ngaha muri cabinet…

BUNYONI :… none raba nongaha bansanze ho !

DOLOFO : Uko biri kose abobajenjeka nabonyene nukubakura mubibanza barimwo. Bibatera amanyama menshi : urabona Nabindika bageze aho bamusasira tapis rouge mumanza zimwe zimwe !

NKURUNZIZA : Reka ngende kwiyumvira ! Ngomba kuva Dakar muri birya bintu vya Buyoya ico kibazo caheze. Wewe ( DOLOFO) nzokugira Chargé de mission, uzoguma wiryamiye muhira canke muri za clubs zawe mbere uce uronka numwanya wokuraba irya armée de réservistes yacu ( avuga imbonerakure). Nawe fata Conseil de Sécurité.

DOLOFO : Mzee none ivyo bivagundu navyo bica biguma bigayagaya iruhande yawe ? Eka….Ekawe….kura ubwo bucafu hambavu yawe !

( Umupfasoni w’umukuru w’igihugu arinjiye. Afise agashavu)

DENISE : Narababwiye ko muzohemuka mumpfakaje ! Iyo mitwe muguma mucurika hamwe abagenzi mwasangiye urugamba mubafata nkibijuju ataco bimaze izobakwegera akarambaraye!

Président, va murivyo bintu amazi atararenga inkombe! Ubu irashize ingani ubutegetsi bwanyu burangirize mumaraso? Ndabarahiye mutikebutse inganda ziratikira, amaraso araseseka, dusigare turi abapfakazi , dusigarane impfuvyi zitazoronka naho zihungira kuko isi yose itaduha nirwere!

Président, irukana ababagabo! Harya umuhanuzi mubi angana numurozi!

( Nkurunziza aciye asohoka azunza umutwe. Abandi basigaye mugacerere. Bunyoni agomvye gusohoka Denise aramuhagaritse)

DENISE: Ubu murakenyeye koko umugabo wanje bamugandagure  kubera amaronko yangu? Ubu murakenyeye tuzopfe twangara n’uruvyaro kubera ububegito bwanyu? Ubu muremanze  gose mubohere amaboko imugongo igihugu cose gushika aho umugambwe CNDD-FDD utazopfa usubiye kuvurwa mumateka y’igihugu?

Ndabarahiye mutisubiyeko ibara rirarwa! Inganda ziratikira! Kandi ntimwibaze ngo namwe muzohava amarembe !

( Ikiganiro catororokanijwe na Pancrace CIMPAYE arongoye www.mporeburundi.org).