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Coup d’Etat ou dégoût d’Etat

Depuis le 26 Avril 2015, le peuple burundais opposé au troisième mandat de Pierre Nkurunziza a exprimé son ras-le-bol. Pendant plus de deux semaines des manifestants ont dénoncé cette dérive totalitaire. De son côté Nkurunziza a ordonné sa police appuyée par des miliciens Imbonerakure et des éléments FDLR de tirer sur ces manifestants.

Un goût amer de ce bain de sang dégoûtant a forcé l’armée à prendre ses responsabilités ce mercredi 13 Mai 2015. Le devoir de protéger ce peuple lassé par une présidence à vie de Pierre Nkurunziza est honorable. Le peuple burundais et la communauté internationale en générale et la région en particulier doivent saluer cet acte de sauvetage patriotique. Ce geste d’une armée qui vient parachever une révolution menée par les manifestants est loin d’être un coup d’Etat.

Ce comité pour la Concorde Nationale composée par:

Le générale-Major Godefroid Niyombare

Le générale-Major Cyrille Ndayirukiye

Le Lieutenant-Générale Ntiguriwa Silas

Le générale de brigade Prime Ngowenubusa

Le générale de brigade Sylvère Habarugira

Le Générale de brigade Léonard Ngendakumana

Le commissaire de police Zénon  Ndabaneze

Le commissaire de police Nimenya,

n’a pas été motivé par un goût du pouvoir mais par une obligation d’arrêter une mascarade électorale qui allait plonger le pays dans les abîmes d’un bain de sang des civils innocents. Ce n’est donc pas un coup d’Etat mais un dégoût de l’Etat qui tue ses citoyens. C’est cette noble motivation qui pousse le président de ce comité, le générale Major Niyombare Godefroid à annoncé la consultation avec les acteurs politiques burundais pour définir ensemble la nouvelle feuille de route politique du pays.

Le désormais ex-président Nkurunziza est déjà un colis encombrant pour la sous région. Il est allé se réfugier à Kampala mais l’asile lui a été refusé. C’est ainsi qu’il est revenu implorer Dar Es Salaam tard dans la nuit de  ce mercredi un séjour de quelques jours. La chute des dictateurs est déshonorant et dégoûtant pour le bonheur des peuples libérés.

Bravo chers officiers, vous venez de faire honneur à votre peuple. Ce soir je suis fière de mon peuple! Que Dieu vous bénisse!

(Sé) Pancrace Cimpaye.