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Les frondeurs du CNDD-FDD de plus en plus forts.

Serions-nous entrain de progresser vers la naissance d’un camp de frondeurs du CNDD-FDD plus forts que le camp du chef de l’Etat Nkurunziza? Telle est la question qui est sur toutes les lèvres cet après midi à l’annonce de la lettre que 17 hauts cadres du parti présidentiel ont adressé au numéro un burundais. Cette lettre signée entres autres par Messieurs Onésime Nduwimana, porte parole du CNDD-FDD, Hatungimana Léonidas, porte parole du président Nkurunziza, Evariste Nsabiyumva, ancien porte parole du parti et ancien président du groupe parlementaire CNDD-FDD, Moïse Bucumi, député et ancien ministre , demande au président sortant de ne pas rempiler pour un troisième mandat.

Les signataires de la lettre soulignent la tension qui tourne autour de ce troisième mandat. En outre ils font part au chef de l’Etat que les opposés à ce mandat qui violerait l’esprit de l’Accord d’Arusha risque d’utiliser ce prétexte pour replonger le pays dans les affres des troubles; cette situation endeuillerait le pays et replongerait le Burundi dans une misère sans nom.Ils terminent leur correspondance en demandant au Président sortant  d’organiser un congrès légal qui élirait un autre candidat, un candidat élu par une grande majorité de congressistes et capable drainer beaucoup de burundais pendant les élections.

A ce propos le président Nkurunziza serait tenter d’organiser un simulacre de congrès où on exigerait aux congressistes préalablement, maison par maison ,une signature de reconnaissance de la candidature de Nkurunziza. Autant dire que cette lettre ne fléchira pas la position du président Nkurunziza; car le message livré hier à  Rumonge, par son allié et fidèle parmi les fidèle, Joseph Ntakarutimana est sans équivoque: le président Nkurunziza briguera un troisième mandat! Le limogeage du général-major Niyombare Godefroid et du porte parole Onésime Nduwimana rentre dans cette dynamique de briser les reins des ennemis du troisième mandat de Nkurunziza. Mais curieusement plus les jours passent , plus le camp de cette fronde contre ce mandat de tous les dangers se renforce. Et Nkurunziza perd les pédales  et sévit l’opposition interne par des limogeages irréfléchis et contreproductifs. Il aurait tenter de renvoyer son deuxième vice-président, Monsieur Gervais Rufyikiri qui fait partis de cette fronde qui se renforce. Est-ce cette taille de la fronde qui pousse Nkurunziza à faire les yeux doux au  leader du MSD?

Pancrace CIMPAYE.