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NKURUNZIZA renforce la surveillance des étrangers…

Depuis que le Président Nkurunziza a réalisé que la communauté internationale n’était pas acquise à son troisième mandat, une peur canine contre tout étranger entrant au Burundi dévaste notre cher Président. Cette peur a atteint son paroxysme avec la récente résolution du parlement européen de ce 12 février 2015. Rappelons que les élus députés européens ont clairement  rappelé qu’aucun burundais ne peut diriger le pays pendant plus de 10ans, un prescrit de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. L’envoyé spéciale des Etats Unis dans la région des grands lacs, Monsieur Russel Feingold a pour la deuxième fois fait savoir que le troisième mandat de Nkurunziza était  inadmissible.

Face à cette position des européens et des Etats Unis d’Amérique, le Président Nkurunziza, par le biais du commissaire Général de la Police de l’Air, des Frontières et des Etrangers, l’OPC1 Hatungimana Jimmy vient de sortir un circulaire qui impose à tout étranger voulant se rendre au Burundi d’obtenir préalablement un visa d’entrée auprès de la mission diplomatique de son ressort . Seuls les étrangers ressortissants de la Communauté Est Africaine et de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs ne sont pas concernés par la nouvelle restriction.

Que vise cette mesure qui frise l’autarcie pour un pays qui doit avoir plus de 50% de son budget des partenaires économiques étrangers? Elle a pour objet de faire une anamnèse  de tout étranger désirant entrer au pays. autant dire que les missions diplomatiques burundaises devront préalablement collecter toutes les données relatives à tout étranger qui entre au Burundi. Car le Président Nkurunziza qui a aujourd’hui peur de son ombre, peur de son entourage, peur de l’opposition, peur de la société civile, peur de la presse, redoute une intervention étrangère contre son troisième mandat de trop.

Au demeurant pour entrer au Burundi, les étrangers, doivent montrer » patte blanche ». Et les chargés du renseignement dans ces missions diplomatiques se feront un malin plaisir de prolonger la procédure d’obtention du visa. Une lenteur qui ne manquera pas d’incidence sur le tourisme burundais qui avait pourtant tant besoin d’un coup de pouce de la présence des étrangers. Eh oui, le troisième mandat de Nkurunziza a ses raisons que la raison de l’essor économique du Burundi doit ignorer.

Andy Nyandwi.