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Le Président Pierre Nkurunziza au coeur de l’armement de la milice Imbonerakure.

Au lendemain de la découverte des agissements du Lieutenant général Nshimirimana Adolphe au sud du Burundi, où il est en train de mettre en place une rébellion, Mpore Burundi a décidé de republier l’article du 19 novembre 2014 qui met à nu l’implication du président Nkurunziza dans ce plan:
« Le 19 avril 2014 le Président de la République, Monsieur Pierre Nkurunziza rencontrait à Ngozi tous les représentants de la milice Imbonerakure à travers tout le pays. Une onde de stupeur a traversé tout le pays. La question à la quelle même son porte parole n’a pas pu répondre convenablement était de savoir comment le commandant suprême des forces de défense et de sécurité burundaise pouvait oser réunir une milice au grand jour. A ceux qui doutaient encore de la teneur du message délivré ce jour-là, sachez que  la mission de déstabiliser les élections(avant ,pendant et après) par les armes suit son cours.

C’est ainsi qu’en date du 25 septembre 2014, une distribution des armes a été effectuée au palais présidentiel. Ce jour-là, des représentants des dix sept provinces du Burundi se sont succèdés de 11 heures à 16 heures. Les hommes qui supervisaient la distribution étaient:

1. Le Général de Brigade Juvénal Niyungeko alias Kiroho

2. Le ministre de la Sécurité Publique

3. Kazungu de la Documentation

4. Victor Burikukiye, Vice-Président du parti présidentiel.

Voici la quantité des armes distribuées par province: Bujumbura Rural (1004 fusils); Mwaro (401 fusils); Bubanza (315 fusils); Cibitoke (287 fusils); Kayanza (500 fusils); Ngozi (1500 fusils); Kirundo (300);  Makamba (350); Rutana (300); Ruyigi (306); Cankuzo (159); Muyinga (202); Gitega (220); Muramvya (200); Bururi (306); Karusi (296); Mairie de Bujumbura (1608).

Le jeudi 2 octobre 2014, le Président de la République Monsieur Pierre Nkurunziza  a tenu une réunion d’évaluation de la distribution de ces armes à son palais. Il réunissait tous les représentants provinciaux, responsables de cette distribution. Il les a chaleureusement remerciés du travail accompli et a promis une récompense conséquente. A ce titre chaque représentant provincial devra bénéficier de 10 millions de francs burundais pendant que chaque milicien armé aura un salaire mensuel de 100 milles francs burundais. Signalons à toutes fins utiles que l’enveloppe prévue pour toute cette opération est de 192 millions de francs burundais.

En tout état de cause, la communauté internationale devrait convaincre à temps le Président Nkurunziza d’abandonner ce projet macabre de verser le sang des innocents pour garder le pouvoir. En effet au regards du mouvement de plus en plus inquiétant de cette milice à travers le pays et en mairie de Bujumbura, la situation risque de cheminer vers une implosion. Et pour cause la population sans défense commence à exécuter certains de ces miliciens. Une telle confrontation ne présage rien de bon! Dès lors une mise en garde contre Nkurunziza s’impose  dans les meilleurs délais! »

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Les-Imbonerakure-tentent-d’empêcher-les-militants-du-MSD-d’implanter-leur-drapeau

La milice IMBONERAKURE: Mode d’emploi

La déclaration du ministre de la sécurité publique burundais qui nie l’existence des hommes aux longs manteaux qui sèment la mort et la désolation dans certaines localités du Burundi ne doit pas étonner. En effet cet officier général appartient à la structure qui encadre la distribution des armes aux miliciens Imbonerakure. Rappelons à ce titre qu’il était présent le 25 septembre 2014 au palais présidentiel lors de la distribution des armes aux émissaires de toutes les provinces. Il ne peut donc pas reconaître ni fustiger ces miliciens qu’il considère comme une armée de réservistes devant décider le cours des élections de 2015 qui doit les maintenir au pouvoir. Au cours de cette séance de distribution le général Gabriel Nizigama répétait à l’oreille de chaque représentant de province ce crédo:  » MWIRINDE URUNWARUNWA » ou soyez discret, éviter de parler ! Comment voulez-vous donc qu’il viole la consigne qu’il a lui même prodiguée? comprenons donc son mutisme.

C’est au cours de la réunion d’évaluation du 2 octobre 2014 que des consignes claires ont été donnés. Ainsi le général Juvénal Niyungeko alias Kiroho a vivement recommandé ceci:

1. Les réunions pendant la journée sont interdites.

2. Interdiction de laisser le fusil à la portée de la population civile.

3. Les patrouilles sont interdites avant 22 heurs à l’intérieur du pays et avant 23 heures en mairie de Bujumbura.

4. La discrétion est la règle d’or ( Mwirinde urunwarunwa).

5. L’implication des corps de police est obligatoire. En mairie de Bujumbura, dans chaque quartier il y a un officier de contact.

6. Eviter les rivalités entre les représentants du parti et celle de la milice comme cela s’est observé à Bubanza, Muyinga et Rutana.

7. Assurez-vous que chaque colline a au moins 5 armes.

8. Contacter le Bureau d’appuie à la présidence ou le magasin d’armement en cas de problème d’huile d’entretien des armes.

Quand le président de l’ADC-IKIBIRI, l’honorable Léonce Ngendakumana alerte le secrétaire général des nations Unis, sur l’éventualité d’un bain de sang au Burundi, les mêmes qui planifient le drame le traînent en justice! Et la communauté internationale adopte un profil bas! Pourtant la planification  susmentionée est du déjà vu quelque part au rwanda. Qui dira qu’il n’était pas au courant?

Pancrace CIMPAYE