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Déclaration conjointe de la HR/VP Federica Mogherini et du Commissaire à la

Suite aux attaques contre des camps militaires vendredi dernier, des actions des forces de sécurité

ont eu lieu ce week-end, entraînant la mort de nombreuses personnes, y compris par des exécutions

sommaires. Toute la clarté doit être faite sur toutes ces attaques graves afin que leurs responsables

puissent être identifiés et rendent compte de leurs actes.

Cette dégradation dramatique de la situation demande une réaction déterminée. Elle exige en

premier lieu l’ouverture d’un processus politique à travers un dialogue inter-burundais sous

médiation de l’Ouganda avec l’aide de l’Union africaine. L’Union européenne, en consultation avec

les autorités ougandaises et de l’Union africaine, a décidé de mettre à disposition une contribution

financière permettant son lancement immédiat. Tous les acteurs burundais doivent répondre

positivement à l’invitation et rejeter toute violence.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le Conseil de Paix de l’Union africaine se sont saisis de

la situation. Leur action est cruciale pour éviter de nouvelles pertes de vies et un embrasement de la

région.

L’Union Européenne persiste et signe, il y a le feu en la demeure Nkurunziza!

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Monsieur le Ministre,
Nous vous remercions de votre courrier en date du 11 novembre 2015 en réponse à l’invitation de
l’Union européenne de tenir des consultations conformément à l’article 96 de l’accord de Cotonou.
Nous avons bien pris note de votre analyse et nous vous félicitions de l’esprit de dialogue dont il
témoigne.
Cependant, tout en prenant en considération les arguments contenus dans votre requête, tant l’Union
européenne que ses Etats membres considèrent que les éléments essentiels de notre partenariat ne
sont pas respectés et que l’ouverture de consultations sur le fondement de l’article 96 reste
pleinement justifiée. Cette évaluation est d’ailleurs en ligne avec les décisions du Conseil de paix et
de sécurité de l’Union africaine (UA) du 17 octobre 2015 et la Résolution du Conseil de Sécurité
des Nations Unies 2248 du 12 Novembre. Elles seront l’occasion d’échanges substantiels avec, pour
notre part, la volonté d’aboutir à un accord mutuellement satisfaisant, pour permettre la poursuite de
notre partenariat pour le bénéfice de la population du Burundi.
Nous vous saurions donc gré de bien vouloir nous confirmer votre acceptation de notre invitation
du 27 Octobre et de prendre les dispositions y afférentes.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.