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LE RAPPORT EINUB: NKURUNZIZA TREMBLE!

Ce 20 septembre 2016, un rapport d’Enquête Indépendant des Nations Unies sur le Burundi (EINUB) a été rendu public. Ce rapport vient de mettre à nu tous les horreurs du régime de Pierre Nkurunziza depuis qu’il a décidé de rempiler pour un troisième mandat illégal, le 25 Avril 2016. Des crimes contre l’humanité et un danger de génocide, voilà la substance de ce rapport. Une fièvre a tout de go pris Nkurunziza et sa galaxie. Pour la première fois depuis le 13 Mai 2015, une peur panique a envahi la dictature de Bujumbura.

Celle-ci désemparé, elle n’a pas tarder à attaquer au vitriol les accusations judicieuses de ce rapport salutaire. Cette dictature a osé crié au complot international. Pourtant les faits relevés dans ce rapport sont la pure vérité. Les atrocités répertoriées sont une triste vérité. Voici  17 cas de torture et mauvais traitements relevés au point 54:

1°. Fixation de poids aux testicules.

2°. Broyage des doigts et des orteils avec une pince.

3°. Détention dans un container fermé.

4°.  Forcer les familles à rester à côté du corps d’un proche.

5°. Viol d’une mère en présence de ses enfants.

6°. Forcer une victime à s’asseoir sur l’acide, du verre brisé ou des clous.

7°. injections d’un liquide jaune dans les testicules et d’autres parties du corps, induisant une paralysie.

8°. Coups de couteau et de machette.

9°. Coups avec un câble électrique ou une barre de fer préchauffée.

10°. Brûlures progressives au chalumeau ou à la bombonne à gaz.

11°. Electrocution progressive.

12°. Tirer une corde attachée aux testicules.

13°. Recouvrir la victime d’un mélange d’eau et de sable et frotter ce mélange avec un balai pour boucher les pores de la peau (connu sous le nom « ubutoteza »).

14°. Lier fortement les bras d’une personne derrière le dos pendant plusieurs jours.

15°. Insultes et discours humiliants,y compris à caractère ethnique.

16°. Enfoncer des doigts dans les yeux de la victime.

17°. Attacher la victime au plafond par les pieds (Connu sous le nom « Amagurizege »).

Cette liste est loin d’être exhaustive car le cas de l’adjudant Eddy-Claude Niyongera à qui on a explosé une grenade à la figure dans sa cellule de torture ce 14 septembre 2016 n’est pas cité. Il refusait d’apposer sa signature sur une déposition falsifiée. Alain Guillaume Bunyoni qui a ordonné au porte-parole de la police Pierre Nkurikiye de déclarer que cet adjudant s’est suicidé doit comprendre que le temps des comptes a sonné. Le tremblement de terre qui secoue l’oligarchie de Bujumbura n’est qu’un début. Face aux violations terribles des droits de l’homme au Burundi, la justice internationale devra sévir! Et contrairement à d’autres pays africains, au Burundi,c’est le peuple burundais qui réclame à cor et à cri cette justice de la CPI.

Nkurunziza et les siens ont raison de broyer du noir. Ils n’avaient jamais prévu ce levier de la justice internationale.

A suivre demain (EINUB: Les coulisses de la peur panique chez Nkurunziza).

(Sé) Shaka Théopiste.

 

 

RED TABARA: COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA VISITE DU CONSEIL DE SECURITE.

Du 21 au 22 janvier 2016, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a effectué une visite au Burundi . Cette visite  avait pour objet de demander à la dictature de Bujumbura d’autoriser le déploiement du contingent africain au Burundi, de rejoindre la table de négociations avec l’opposition en exil et de permettre une enquête sur  les cas de violation des droits de l’homme.

Malheureusement, le pouvoir de facto de Bujumbura a rejeté du revers de la main les trois requêtes. C’est dire que le despote Nkurunziza vient de demander au monde entier de circuler qu’il n’y a rien à voir au Burundi ! Par ce rejet Monsieur Pierre Nkurunziza vient de confirmer  la poursuite des massacres du peuple burundais.

Dès lors le mouvement RED-TABARA  demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l’Union Africaine et spécialement aux pays de la Communauté Est Africaine de considérer Monsieur  Pierre Nkurunziza comme les despotes  Idi Amin Dada, Milton Oboté de l’Ouganda, Jean Bedel  Bokasa de la République Centre africaine, Juvénal habyarimana du Rwanda. Le despote Nkurunziza veut mettre le Burundi à feu et à sang.

En conséquence, le mouvement RED-TABARA, convaincu que Nkurunziza veut plonger le Burundi dans le chaos, ne ménagera aucun effort pour combattre militairement cette menace qui pèse non seulement sur le Burundi, mais aussi sur toute la sous- région. Nous demandons au monde entier de comprendre que Pierre Nkurunziza est devenu une menace pour toute la région des Grands Lacs africains.

Fait à Mwumba, ce 23 Janvier 2016

Pour RED-TABARA,

David IHOTORIHIRWA

Porte-Parole.

Burundi- Union Européenne: Nkurunziza à genoux!

Mardi 8 décembre 2015, s’ouvrent les négociations entre l’Union Européenne et l’oligarchie de Bujumbura. Pourtant hier, le même pouvoir par la voix de ses porte-parole, avait juré qu’il ne mettrait jamais les pieds à Bruxelles pour quémander la charité; dans un élan de fierté déplacé il montait au créneau en disant qu’il préférait mourir de faim plutôt que de venir négocier la mise en place au Burundi d’un Etat moderne où les vertus de la démocratie règnent en maîtres absolus.

Pour l’heure, le despote Nkurunziza et sa galaxie  embarrassés par ce revirement tranquillisent la troupe et donnent de fausses informations suivantes:  » L’Union européenne a accepté de nous accorder l’aide financière sans aucune condition. La preuve, elle vient de nous payer les frais pour nous rendre à Bruxelles. En plus Bruxelles accepte notre délégation sans exiger la présence de son Excellence Monsieur le Président de la République. Le lobby de la Chine et de la Russie a convaincu l’Union Européenne que tout va très bien au Burundi. » Telle est la salade servie au cercle de Nkurunziza qui redoute encore l’issue des négociations de ce mardi: le retour à un Etat de droit au Burundi!

Bien entendu ce mensonge cousu de fil blanc est loin de la réalité des mobiles qui ont poussé Nkurunziza à accepter de se plier à la condition de négocier avec Bruxelles. En effet ce que les adeptes aveugles de Monsieur Pierre Nkurunziza ne savent pas c’est que les caisses de l’Etat burundais sont vides à tel enseigne que cette oligarchie ne peut plus se payer le luxe d’engager des frais de mission en Europe de dix huit personnes. Nkurunziza vient de découvrir, non sans surprise, que même la gestion d’une république bananière requiert de l’argent. En effet des sources proches du Ministère des Finances confient que Nkurunziza ne saura plus payer les fonctionnaires dès le mois de janvier 2016. Et pour preuve le budget de 2016 n’est toujours pas voté. A ce titre sans importations, avec presque la quasi-totalité des hommes d’affaires qui mettent la clé sous la porte, les caisses de l’Office Burundaise des Recettes sont vides! Cette paralysie des recettes intérieures conjuguée avec l’absence de 52% de l’aide budgétaire de la communauté internationale mettent à genoux le despote Pierre Nkurunziza.

Dès le mois de janvier 2016 Nkurunziza ne pourra même plus payer sa milice IMBONERAKURE, encore moins ses policiers et son armée. Et quand ces corps ne sont pas payés, c’est Nkurunziza qui y laisse la peau! En conséquence pour sa survie physique, Nkurunziza doit négocier avec l’Union Européenne les conditions de retour à un Etat de Droit au Burundi. Cela passe par Bruxelles et par Kampala où le CNARED attend de pieds fermes l’oligarchie de Bujumbura.

Nkurunziza doit comprendre qu’il ne suffit pas de faire un coup de force contre l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi pour régner tranquillement,mais encore et surtout il faut avoir les moyens financiers de gérer ce coup d’Etat. A ce propos la sagesse de nos ancêtres farouchement opposée aux coups de force dispose:  » Ikigoye si ukwiba ingoma, ni ukuronka aho uyivugiriza! ». Bwana Nkurunziza subiza ingoma wivye!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

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L’Union Européenne persiste et signe, il y a le feu en la demeure Nkurunziza!

Clique ici pour lire la lettre en PDF

Monsieur le Ministre,
Nous vous remercions de votre courrier en date du 11 novembre 2015 en réponse à l’invitation de
l’Union européenne de tenir des consultations conformément à l’article 96 de l’accord de Cotonou.
Nous avons bien pris note de votre analyse et nous vous félicitions de l’esprit de dialogue dont il
témoigne.
Cependant, tout en prenant en considération les arguments contenus dans votre requête, tant l’Union
européenne que ses Etats membres considèrent que les éléments essentiels de notre partenariat ne
sont pas respectés et que l’ouverture de consultations sur le fondement de l’article 96 reste
pleinement justifiée. Cette évaluation est d’ailleurs en ligne avec les décisions du Conseil de paix et
de sécurité de l’Union africaine (UA) du 17 octobre 2015 et la Résolution du Conseil de Sécurité
des Nations Unies 2248 du 12 Novembre. Elles seront l’occasion d’échanges substantiels avec, pour
notre part, la volonté d’aboutir à un accord mutuellement satisfaisant, pour permettre la poursuite de
notre partenariat pour le bénéfice de la population du Burundi.
Nous vous saurions donc gré de bien vouloir nous confirmer votre acceptation de notre invitation
du 27 Octobre et de prendre les dispositions y afférentes.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Monsieur Pierre Nkurunziza échappe à un complot à Rumonge.

Nous l’avions déjà évoqué, Monsieur Pierre Nkurunziza est l’autre victime collatérale du troisième mandat. A ce titre nous avions souligné le fait qu’il est devenu prisonnier de sa sécurité. Il ne sait plus faire un pas sans ses chiens de garde; finis les bains de foule tant adulé par le président à vie du Burundi.

Ce  vendredi, journée internationale de l’alimentation, il avait prévu de se rendre à Rumonge, mais avant hier tard dans la nuit la sécurité lui a intimé l’ordre de ne pas se rendre à Rumonge. Pourtant toute la province de Rumonge  était au courant que Monsieur Pierre Nkurunziza allait présider ces cérémonies. Butore Joseph a été dépêché in extremis en lieu et place de Nkurunziza.

Le complot de Rumonge.

Pourquoi Nkurunziza a été sommé de s’absenter à Rumonge? Un complot visant son élimination physique aurait été concocté par certains éléments de l’armée rentrés de l’AMISOM en Somalie sans avoir touché leur solde pendant 9 mois. En effet les militaires en Somalie viennent de passer 9 mois sans être payés alors que l’Union Européenne a toujours versé cette solde chaque mois. Du reste tous les autres contingents des autres pays sont payés régulièrement. Le détournement de cette solde des militaires burundais a été effectué à l’insu du Chef d’Etat Major de l’armée. Les principaux artisans de l’opération sont feu Adolphe Nshimirimana, Alain Guillaume Bunyoni, Tabu Abdallahet Pierre Nkurunziza. Le Général-Major Prime Niyongabo  qui est au courant de cette colère des militaires de l’AMISOM, n’avait cessé de répéter à Bunyoni que cette solde risque de causer un malheur au pays. Dès lors les deux hommes se regardent en chiens de faïences, une tension qui était perceptible déjà dans les derniers jours de Nshimirimana Adolphe.

Le malheur a failli arrivé ce vendredi 16 octobre.D’une source de la garde rapprochée de Nkurunziza, avant hier soir, une information faisant état d’un complot contre Nkurunziza le lendemain à Rumonge a été rapportée au palais. C’est ainsi qu' »on nous a signifié que le déplacement vers Rumonge était annulé sans plus de détails. » La même source confie que l’information de ce complot circule sous le manteau. La hiérarchie préfère cacher un complot consécutif à un malaise provoqué par un détournement de la solde du contingent burundais en Somalie. Ils ne pourront pas arrêtés tous les militaires qui ont été en somalie. Ils sont nombreux!

Au demeurant Nkurunziza Pierre est pris à son propre piège. Désormais il a un autre front, celui de ses militaires à qui il a volé une solde de neuf mois. Pauvre Nkurunziza!

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Nkurunziza Pierre perd la tête.

Les bourdes à répétition de l’oligarchie de Pierre Nkurunziza ne cessent de rassembler le monde entier contre ce pouvoir sanguinaire. Mais cette semaine, avec deux impairs diplomatiques contre le Rwanda voisin et le Royaume de Belgique, Nkurunziza vient de franchir le rubicon.

La provocation contre le Rwanda.

Le despote Nkurunziza répète à qui veut l’écouter que le responsable de l’embrasement du Burundi s’appelle le Rwanda. Mais comme il peine à prouver cette responsabilité du Rwanda, il a choisi  la voie de la provocation. Ainsi il a déclaré persona non grata le Ministre Conseiller Désiré Nyaruhirira. Dans cette expulsion, Bujumbura espérait la réciprocité du Rwanda qui allait déboucher sur une rupture des relations diplomatiques. C’est ainsi que les griots de ce pouvoir en perte de vitesse ont annoncé via les réseaux sociaux que le Rwanda venait d’expulser l’ambassadeur du Burundi à Kigali.  Un canular. Au fait c’était leur souhait. Mais cette réaction  tant attendu par Bujumbura n’a pas eu lieu.

Le deuxième stratagème a été l’expulsion des ressortissants rwandais, le vandalisme des intérêts économiques des rwandais résidant au Burundi. Ce front visait à forcer le Rwanda à expulser à son tour les burundais exilés au Rwanda. Mais une fois de plus Kigali n’a pas cédé à cette provocation.

Déboussolé par cet échec cuisant, l’oligarchie de Bujumbura a saisi l’Union Africaine. Et ce vendredi le 16 Octobre 2015, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine se réunira pour analyser cette implication du Rwanda dans la déstabilisation du Burundi. Espérons que cette instance de  l’Union Africaine compatira avec le peuple burundais  contraint de fuir un régime sanguinaire de Bujumbura. Autant dire que l’Union Africaine doit comprendre que c’est pas le Rwanda qui va chercher les réfugiés burundais qui sont sur son sol; c’est l’oppression de Bujumbura qui déverse ces burundais dans des camps de réfugiés au Rwanda. Du reste l’Union africaine devrait aussi analyser »l’implication du Royaume de Belgique dans la déstabilisation du Burundi » selon Bujumbura.

L’attaque contre le Royaume de Belgique.

Dans sa quête désespérée d’ un souffle-douleur, Nkurunziza  vient de mettre dans sa ligne de mire le Royaume de Belgique. En effet par la voie de la Radio France Internationale, nous apprenions ce vendredi 9 octobre que Bujumbura retire à l’ambassadeur du Royaume de Belgique à Bujumbura son agrément. Comme si cette bourde ne suffisait pas, ce samedi 10 octobre 2015, Nkurunziza a organisé une marche manifestation contre le Royaume de Belgique. Cette marche  s’est terminé par un seat in devant cette représentation diplomatique belge. Le tort de la Belgique est de ne pas aider financièrement le despote Nkurunziza dans son plan macabre de massacrer l’opposition et d’enterrer la démocratie au Burundi.  Au demeurant Nkurunziza demande à la Belgique d’assister le boucher Désiré Uwamahoro qui tue devant des caméras!

Cette attaque contre la Belgique vient de mettre à nue les intentions de la dictature en place à Bujumbura. Dès aujourd’hui le monde entier doit comprendre que l’attaque au vitriol contre les pays de l’Union européenne par Gélase Ndabirabe fait partie d’un plan d’expulser tous les témoins qui ne doivent pas assister au génocide politico-ethnique programmé. En outre la haine ethnique contenu dans le message incendiaire du même porte-parole du CNDD-FDD doit être pris au sérieux. La ligne rouge est largement dépassé par Bujumbura. Un proche de Nkurunziza, terrifié par cette escalade devant l’ambassade belge, confiait ce matin « Nkurunziza a perdu la tête! Le Rwanda et la Belgique sont logés à la même enseigne! Quelle connerie! » La communauté internationale doit se rendre à l’évidence: « Il n’ y a plus de pilote dans l’avion Burundi ». Le CNARED doit être l’alternative. Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine qui se réunit ce 16 octobre doit intégrer cette réalité. Le seul pilote du Burundi doit être le CNARED. Le Rwanda et la Belgique ne sont que des bouc émissaires d’une dictature sanguinaire de Bujumbura en détresse.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

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A l’intérieur de la crise burundaise (I): Une armée divisée et en perte de repères

Le 11 septembre au matin, sur la route de Rumonge au sud du pays, le chef d’état-major de l’armée burundaise, Prime Niyongabo, échappe de justesse à une tentative d’assassinat. Trois militaires de son escorte n’ont pas cette chance et sont tués sur le coup. Un mois plus tôt, un autre militaire, le général major Adolphe Nshimirimana, chef des services de renseignement, est abattu en plein jour lors d’une embuscade dans la capitale, Bujumbura.

Malgré la disparition des médias indépendants et le black-out informationnel qui en résulte, pour beaucoup de Burundais, les auteurs de ces meurtres ciblés sont des militaires. Seuls des militaires auraient les informations et les armes nécessaires pour organiser deux attaques visant des hauts gradés. Les arrestations de militaires qui ont suivies semblent confirmer ce soupçon.

Considérée il y a peu comme la plus grande réussite de l’accord de paix d’Arusha signé en 2000, l’armée est aujourd’hui une institution dangereusement proche de la rupture. Le silence qu’elle observe depuis la réélection du président Nkurunziza  en juillet dernier contraste avec l’augmentation des violences et de ses divisions internes.

Une institution intégrée mais pas unie

La composition de l’armée burundaise fut un des points-clés des négociations d’Arusha. Dans un pays qui avait une longue tradition de régimes militaires (le capitaine Micombero, le colonel Bagaza et le major Buyoya ont été successivement présidents de 1966 à 1993, à chaque fois à l’issue d’un putsch), l’armée était le principal centre de pouvoir. Son partage prend donc une tournure stratégique pour les parties qui négocièrent l’accord d’Arusha. Au final, l’accord  stipule que l’armée burundaise ne doit plus jouer de rôle politique, doit se composer à égalité de représentants des deux principaux groupes ethniques du pays, les Hutu et les Tutsi, et doit réunir les ennemis d’hier – c’est-à-dire intégrer dans le même corps les soldats de l’ancien régime, dénommés les ex-Forces Armées Burundaises (FAB) majoritairement tutsi, ainsi que les miliciens des groupes armés majoritairement hutu.

L’intégration des « maquisards » dans une armée qui avait lutté contre eux pendant plusieurs années doit en partie sa réussite à une supervision internationale forte résultant d’un engagement important de l’Afrique du Sud et d’autres garants de l’accord d’Arusha (Nations unies, Union africaine, Belgique, France, etc.). La réussite de l’intégration des combattants du Conseil national pour la défense de la démocratie-Force de défense de la démocratie (CNDD-FDD), des Forces nationales de libération (FNL) et autres groupes d’opposition dans l’armée nationale transforma cette institution en symbole du compromis d’Arusha. Perçue par la population et la communauté internationale comme un facteur de stabilité pour le pays et une force désormais apolitique, l’armée bénéficia de l’appui de plusieurs partenaires, dont les Etats-Unis, la France, les Pays-Bas, et les portes des missions de maintien de la paix de l’Union africaine et des Nations unies lui furent ouvertes.

Cependant, durant le second mandat du président Nkurunziza (2010-2015), issu du CNDD-FDDune part d’idéalisation dans l’unité et le caractère apolitique attribué à l’armée burundaise était déjà présente. En effet, bien que sa participation à l’opération de l’Union africaine en Somalie dès 2007 semblait avoir renforcé sa cohésion, les différences et les affiliations partisanes héritées de la guerre civile des années 90 ne s’estompaient pas. Par exemple, un certain favoritisme du pouvoir en place envers ses combattants continuait. Qu’il s’agisse des stages de formation à l’étranger ou des affectations dans les missions de maintien de la paix, les anciens combattants du CNDD-FDD étaient souvent privilégiés par rapport aux ex-FAB. Les militaires avaient leurs propres sigles pour signifier les différences d’affiliation parmi eux : d’un côté les ex-FAB, de l’autre les PMPA (Partis et Mouvements Politiques Armés) qui regroupaient le CNDD-FDD et d’autres anciennes factions rebelles. De même les phénomènes de double commandement en fonction des affiliations partisanes n’étaient pas rares. L’armée était donc une institution intégrée sans pour autant être unie.

De la crise électorale à la crise de l’armée

Après le début de la crise électorale en avril, et face aux manifestations quotidiennes à Bujumbura contre la candidature de Nkurunziza, un certain malaise est apparu dans les rangs de l’armée. A plusieurs reprises en avril et mai dernier, des militaires se sont interposés entre les policiers et les manifestants. Ces tentatives d’apaisement, bien qu’en apparence positive, aboutissent à au moins deux « incidents » mortels entre policiers et militaires (dans les deux cas, des militaires ont été tués) accentuant les tensions entre ces deux institutions sécuritaires. Face à la contestation de la rue, les militaires sont partagés : pour certains, l’apolitisme de l’armée signifie qu’elle ne doit pas se mêler de ce qui était une « lutte politique » ; pour d’autres, elle ne doit pas laisser se développer un mouvement remettant en cause le pouvoir en place.

Organisé par le général Niyombaré durant l’absence du président parti assister à un sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est, le putsch avorté du 13 mai change la donne.

BRIEFING | Burundi : la paix sacrifiée ?

ENTRETIEN | Burundi: Godefroid Niyombaré avait mis en garde Nkurunziza

BLOG | Un coup d’Etat orchestré dans les coulisses du pouvoir

Le malaise a fait place à la peur. En révélant des failles de loyauté dans le commandement, la tentative de coup d’Etat conduit à une répression dans l’ombre. Des militaires du camp Para commando et de la Brigade logistique, communément appelée Base, sont  enlevés par des agents de police et du service national de renseignement (SNR). Certains réapparaitront, d’autres pas. Certains officiers désertent même – les derniers en date étant le lieutenant-colonel Edouard Nshimirimana et le major Ndayikeza, commandant en second du camp de Muha. Peu après le putsch manqué, le ministre de la Défense d’alors, l’ex-FAB général major Pontien Gaciyubwenge, se réfugie en Belgique et la règle non-dite qui voulait que le ministre et le chef d’état-major représentent chacun une des composantes de l’armée (les ex-FAB et les PMPA) a été remise en cause. En effet, le nouveau ministre de la Défense Emmanuel Ntahomvukiye, qui a d’ailleurs lancé un appel à la cohésion de l’armée dès sa prise de fonction en mai, n’est pas issu de l’ancienne garde militaire. A cette modification des équilibres politiques dans l’armée s’ajoute aussi un manque de régularité dans le paiement des militaires engagés dans des opérations de maintien de la paix.

La chasse aux putschistes ?

Des positions militaires étant attaquées depuis le mois de juillet par des éléments armés non-identifiés et des tirs d’armes lourdes ayant visé le palais présidentiel à la fin du mois de septembre, le pouvoir a pris des mesures anti-putsch qui visent surtout les ex-FAB. Des officiers tutsi ont ainsi été retirés de leur poste de commandement et mutés dans des unités reculés après la tentative de putsch en mai. Les militaires issus de l’ancienne rébellion FNL n’ont pas été épargnés. Selon certaines sources, de nombreux militaires tutsi appartenant à la Brigade spéciale de protection des institutions (BSPI) ont été remplacés par leurs collègues issus du CNDD-FDD.

Par ailleurs, selon une source crédible, « Les militaires qui viennent de la mission de maintien de la paix [des Nations unies] en Centrafrique ont laissé toutes leurs armes à ceux qui sont allés assurer la relève. Arrivés à Bujumbura, les ex-FAB ont reçu un fusil avec un seul chargeur garni. Mais les PMPA ont eu un fusil avec deux ou trois chargeurs garnis, ce qui a choqué les ex-FAB. » Enfin, les militaires n’échappent pas aux perquisitions de la police qui se sont multipliées ces dernières semaines : « Quand les policiers arrivent au domicile d’un militaire, ils demandent si c’est un PMPA ou un ex-FAB. Chez un PMPA, ils n’entrent pas ou entrent et font semblant de fouiller. Mais chez un ex-FAB, ils fouillent partout, même sous le matelas ou dans le plafond. »

En ce début de troisième mandat, chaque nouvelle désertion et chaque nouveau meurtre accentuent la rupture entre le régime et l’armée. Le régime doute de l’armée et l’armée doute du régime. Dans l’équation politique et sécuritaire burundaise, elle fait aujourd’hui figure de facteur X et son mécontentement présage d’autres défections, d’autres violences et sans doute d’autres tentatives de putsch.

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Nkurunziza Pierre échappe à une attaque au mortier.

La nuit d’hier a connu dans la capitale de Bujumbura  un concert des armes sans précédent. Le premier foyer du dialogue des armes était localisé dans les quartiers Nord de Bujumbura. En effet un groupe de combattants a attaqué simultanément trois positions de la police-milice de Nkurunziza. Il s’agissait des positions de la zone Cibitoke, celle du Lycée municipale de Cibitoke et la position du centre Jeunes Kamenge. Cette attaque qui a commencé à 20h30 s’est terminé à 23 heures. D’une source de la police, Nkurunziza a perdu 17 hommes. Du côté de ces combattants on déplore un mort et trois blessés.

Alors que Nkurunziza était absorbé par cette attaque de Cibitoke et de Kamenge, une attaque fulgurante a frappé son palais. Ainsi trois mortiers 82 ont été largués sur le palais présidentiel. Deux mortiers ont atteint la cible pendant qu’un troisième est tombé dans les parages du palais. La garde de Nkurunziza  déboussolée a  alors ouvert le feu dans tous les sens; des tirs à la mitrailleuse ont été perçus à Kiriri.

On ignore encore les dégâts causés par ces deux mortiers. Mais le despote Nkurunziza qui a passé une nuit blanche a tôt le matin pris le chemin de Gitega. Il est allé se cacher au palais de Gitega, situé au centre du Burundi. Mais avant de partir pour Gitega, il a déployé un bataillon de sa garde dans Bujumbura rural pour débusquer ce mortier 82 sans succès. Ces hommes ont sillonné Bujumbura Rural depuis 6 heures du matin jusqu’à 13 heures, mais ils sont rentré bredouille; ils n’ont pas mis la main sur ce mortier.

La rédaction de Mpore Burundi a essayé d’identifier les hommes qui ont mené ces deux attaques. Mais les intéressés ont répondu que leur identité sera porter à la connaissance des burundais prochainement. Cependant le porte-parole de ce front a précisé l’objet de leur lutte: » Nous avons pris la résolution de faire recours au langage que Nkurunziza comprend mieux, celui des armes. Nous devons résister contre cette tyrannie  de Nkurunziza qui sème la mort et la désolation. Notre combat est noble est légitime. Nous le mènerons jusqu’à la résurrection de la démocratie et de l’Etat de droit au pays. Ntantambwe azoduterana!( il ne fera pas un pas en avant) ».

Nkurunziza Pierre devrait revenir à la raison à temps, et privilégier les négociations avec le CNARED. Refuser cette voie ouvre la voie à une guerre civile. Nkurunziza en portera toute la responsabilité. Et l’histoire le jugera en conséquence.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

La chute de Pierre Nkurunziza ( Suite et fin).

9° La corde ethnique et la régionalisation de cette campagne ethnique.

Au regard de la réaction à chaud des fidèles de Pierre Nkurunziza, la parade d’un péril hutu orchestrée par les tutsi ou plus précisément par les Hima, mérite qu’on s’appesantisse sur  cette corde ethnique dangereuse. Une telle campagne ethnique qui va de pair avec l’apologie de l’extermination de la composante tutsi est une menace contre le Burundi et contre la région entière. C’est aussi et surtout une menace contre le pouvoir autocratique de la clique de Nkurunziza car face à une telle menace, le monde entier va se liguer contre un autre génocide politico-ethnique dans la région. Les plaies du génocide rwandais ne sont pas encore complétement cicatrisées, le monde ne peut pas fermer les yeux face à un autre génocide fût-il piloté par Nkurunzia.

10° La naissance du CNARED.

En réponse à cette menace d’un génocide politico-ethnique, un mouvement citoyen qui regroupe toute l’opposition burundaise, toute ethnie confondue, et la société civile a vu le jour le 1er Août 2015 à Addis Abeba. Ce front qui lutte pour un retour à un Etat de droit au Burundi donne des frissons à Bujumbura qui avait longtemps misé sur la faiblesse d’une opposition divisée. Ce front commun d’un mouvement citoyen est le début de la fin de Pierre Nkurunziza. D’où cette  déclaration d’Alain Nyamitwe qui confiait cette semaine que les négociations avec l’opposition sont envisageables mais pas avec le CNARED. Ce dernier fait peur. Nkurunziza préfèrera négocier avec Rwasa Agathon et Concilie Nibigira! Ira t-il loin avec cette politique de l’Autriche? Je ne pense pas.

11° L’absence de NkurunzizaPierre sur la scène internationale ou le coup d’Etat rampant qui tétanise.

Depuis le 13 Mai 2015, date de la tentative de coup d’Etat  de l’armée, Pierre Nkurunziza ne peut plus sortir du Burundi. En principe, après sa mascarade électorale, il devait profiter de la tribune de l’Assemblée Générale des Nations pour expliquer les raisons de son coup de force. Mais n’ayant plus une armée pour veiller sur son fauteuil en son absence du pays, il est contraint de rester cloîtré au Burundi. Or tous les chefs d’Etat du monde se bousculent pour monter sur cette tribune des Nations Unies. Quel chef d’Etat, ce Nkurunziza Pierre  qui n’a même pas droit à la tribune des Nations Unies? Pourtant une forte délégation du CNARED est à New York. Alain Nyamitwe et NKURUNZIZA doivent comprendre que le CNARED est un acteur incontournable qui leur donnera du fil à retordre.

12° Nkurunziza Pierre, pas généreux du tout!

Le propre des dictateurs africains qui ont une longévité à la tête de l’Etat, c’est la générosité. Or notre Pierre Nkurunziza est tellement radin que sa propre sœur pour avoir  un peu d’argent de son frère-président, doit recourir à un chantage. Ainsi elle doit demander à le rencontrer via un ministre ou un membre de sa galaxie. Dans ce cas Nkurunziza croit que sa sœur à dévoiler ses misères et s’empresse d’accorder l’audience.

Que retenir? Un chef d’Etat radin , qui n’est pas généreux même à l’égard de sa famille, ne peut pas protéger son pouvoir. Au lieu de  protéger son pouvoir, il se fait des mécontents autour de lui. Une aubaine pour l’opposition. Radin, il ne peut que provoquer des fissures dans son pouvoir.

13° La justice internationale.

S’il était facile hier de massacrer son peuple en toute impunité, aujourd’hui la cour pénale internationale et la compétence universelle de certains pays comme la Belgique  sévissent. Ainsi la diaspora burundaise, très active sur le dossier ainsi que la société civile burundaise attendent de pieds ferme la présence de Nkurunziza  en Europe pour faire valoir cette compétence de la justice internationale. A ce titre Nkurunziza Pierre est un prévenu libre qui tôt ou tard sera derrière les barreaux. Pour ses partisans comme Ntahimpera et Nzorijana, ils doivent intégrer cette perspective qui attend leur champion.

En définitive le pouvoir autocratique de Nkurunziza ne peut que tomber. Ce pouvoir qui a les mains sales, ce pouvoir sans armée, ce pouvoir sans appuie budgétaire, ce pouvoir qui attise la haine ethnique, ce pouvoir radin, ce pouvoir qui a un Nkurunziza prisonnier et pantouflard, ce pouvoir qui a l’Eglise catholique sur son dos, ce pouvoir qui se moque de Dieu, ce pouvoir qui s’isole diplomatiquement et qui a les Etats Unis d’Amérique sur son dos, ce pouvoir qui a un Nkurunziza qui a peur de son peuple et de sa sécurité, ce pouvoir qui a Nkurunziza retranché derrière une vitre blindée, ce pouvoir qui tire sur le chef d’Etat-Major de l’armée, ce pouvoir qui assassine un Lieutenant-Général comme Adolphe Nshimirimana, ne peut que sombrer dans une décadence irréversible. Ce pouvoir en décadence confronté à un grand mouvement citoyen comme le CNARED n’ a d’autre destin que la disparition. Les fidèles de cette oligarchie peuvent déjà composer le requiem. L’enterrement est imminent. Nkurunziza aura t-il la possibilité de prononcer l’oraison funèbre de ce jour? Seul l’avenir nous le dira. Les opprimés et les victimes de la barbarie meurtrière de Nkurunziza ont le droit d’espérer un Burundi meilleur dans un avenir proche.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

La chute de Nkurunziza (suite)

Avant de revenir sur les éléments qui finiront par avoir raison de Nkurunziza, laissez-moi partager avec vous  quelques commentaires des défenseurs de l’oligarchie de Bujumbura. Ces commentaires acerbes sont riches en renseignements et viennent réconforter le diagnostic que j’ai fait du mal qui ronge le Burundi. Monsieur ou madame Ntahimpera (domintah@yahoo.fr) et Nzorijana (nzorijana@gmail.com) confirment sans détour que la crise  politique que la clique Nkurunziza impose au Burundi est ethnique. Pour ces auteurs des commentaires que nous vous livrons, les tutsi veulent détrôner les hutu au pouvoir et  » Pancrace Cimpaye est à la solde des HIMA ». Je vous propose les commentaires dont il est question:

  1. NTAHIMPERA ( domintah@Yahoo.fr) écrit ce 22 septembre 2015 à 17 h 31 minutes ceci:

« … Vous êtes à la solde de l’impérialisme occidental, il paie votre loyer, votre déplacement,vos courses, tout, et vous racontez que vous allez sauvez le Burundi avec les anciens putchistes notoires, de tristes mémoires-Bagaza, Buyoya( ntegamarangara) qui ont endeuillés le pays et vous y ajouté de nouveaux putchistes, PIE, RUFYIKIRI,ct….et donc vous voulez remettre les Hima au pouvoir vous n’êtes que leur instrument. Vous avez une mémoire courte. Le cnared n’est pas CREDIBLE, pour ces raisons et autres, vous n’êtes pas LEGITIME.

Le peuple burundais aspire à la paix et à la réconciliation, vos histoires des élections et mandats c’est du passé, attendez 2020 si vous êtes capables de vous présentez devant le peuple ».

A 17h 38 minutes, dans une colère perceptible il ou elle écrit cette phrase:

 » Vous rencontez (comprenez  » racontez ») n’importe quoi, vous êtes à la solde des HIMA »

 

2. NZORIJANA ( nzorijana04@gmail.com) écrit à son tour, le même jour à 14h51, ceci:

 » Pancrace Cimpaye est malade, il faut qu’il soit examiner à l’hôpital, tout ce qu’il écrive c’est de la folie et n’a aucun sens. Il passera encore plus de 20 ans en dehors de son pays natal et regrettera toujours de ce qu’il dit et ce qu’il écrive ».

N.B: 1°J’ai omis de corriger les fautes contenues dans ces deux commentaires pour vous donner une idée exacte des hommes et femmes qui veulent gouverner le Burundi à vie.

2° Je reviendrai sur ces commentaires. ( A SUIVRE)

(sé) Pancrace CIMPAYE;

nkurunziza

Burundi: Nkurunziza sommé de démissionner d’ici au 26 août

Le Conseil national pour le respect de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit (CNARED) a choisi cette date qui correspond à la fin de mandat présidentiell

DIASPORA: NKURUNZIZA NOUS IMPOSE UNE TAXE DE 3,5%!

L’oligarchie de Pierre Nkurunziza qui est en train d’isoler le Burundi et de l’asphyxier économiquement a mis en place en secret, sans passer par le parlement, une taxe au niveau de toute transaction via Western Union. Ainsi pour tout envoie d’argent au Burundi via Western Union, l’oligarchie de Bujumbura perçoit 3,5%. Pour tout envoie à partir de Bujumbura vers l’étranger, la même oligarchie perçoit 19,25 %.

Dans cette misère chronique imposé au peuple burundais,  le flux des transfères du Burundi vers l’étranger n’est pas important. Par ailleurs plutôt que de payer 19,25 % à la dictature de Nkurunziza, il est moins  cher de faire la même transaction à partir d’un pays voisin. Autant dire que cette taxe frauduleuse est beaucoup plus imposée à la diaspora burundaise qui mène un combat légitime, sans merci, à la dictature de Nkurunziza. Dans cette logique les fonds collectés à travers le monde entier pour venir en aide aux sinistrés burundais, Nkurunziza garde 3,5%! Inadmissible! Cynique! Incroyable mais vraie!

La diaspora qui doit être solidaire avec le peuple burundais meurtri par la misère, l’exil, la prison et les assassinats doit mettre en place rapidement un autre créneau pour envoyer l’argent au Burundi. Une chose est certaine, cette diaspora est plus maligne et plus intelligente que Nkurunziza et sa galaxie! Nous devons contourner cette supercherie qui est une provocation de trop! (LARGE DIFFUSION)

( Sé) Pancrace CIMPAYE

Nkurunziza Pierre, une Arme de Destruction Massive.

Quand le président sortant Pierre Nkurunziza demande un troisième mandat au prix du sang, la question qui revient sur toutes les lèvres, y compris parmi ses pairs, est celle de savoir la raison de cette obstination avec un bilan largement négatif.
« Bilan largement négatif », est un euphémisme, car l’action de Pierre Nkurunziza, pendant ces dix ans, est pire. pendant une décennie Nkurunziza a brillé par la destruction de tous les secteurs de la vie nationale. A ce titre
1. Nkurunziza a détruit la démocratie par la destruction des partis politiques, la destruction de la presse et de la société civile;
2. Nkurunziza a détruit l’économie burundaise par une corruption hors pair, la concussion et le trafic d’influence jamais égalés; Nkurunziza a détruit la monnaie burundaise qui devient dans la région une monnaie de singe;
3. Nkurunziza vient de détruire les corps de défense et de sécurité, socle de la stabilité du pays. Il vient de transformer ces corps en une milice au service d’un groupe mafieux. Il a osé déclarer haut et fort qu’il détruira certaines unités de l’armée, une tâche qu’il est en train d’accomplir avec brio par des mutations irréfléchies et ethniques;
4. Nkurunziza est en train de détruire les excellentes relations diplomatiques que le Burundi a toujours eu aves la communauté internationale. Il est en train de réussir avec brio l’isolement diplomatique du Burundi.

5. Plus grave et plus triste, Nkurunziza vient de détruire le CNDD-FDD; hier, ce parti  de libération adulé est devenu un cauchemar pour une grande majorité de burundais. Du parti de libération Nkurunziza l’a fait passé pour un club d’aliénation du peuple burundais. Quel dommage!
En tout état de cause, Nkurunziza est devenu une arme dangereuse de destruction massive. La seule chose qu’il est en train de réussir c’est la multiplication des camps de réfugiés des burundais dans tous les pays limitrophes du Burundi; c’est aussi les tombes des compatriotes assassinés par ses miliciens.
Dès lors, un troisième mandat pour parfaire cette destruction est une provocation inadmissible; une mascarade électorale pour reconduire cette machine de destruction massive est une déclaration de guerre contre le peuple burundais.
(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Sommet de Dar es-Salaam: Nkurunziza organise la terreur à Bujumbura

On l’annonçait depuis avant hier, Nkurunziza cherche un prétexte pour s’absenter au sommet de Dar es-Salaam de ce 31 Mai 2015. Son laboratoire lui suggère de semer la terreur dans toute la capitale.

Ainsi cet après midi, deux grenades viennent d’être lancées dans un parking de la banque KCB, brûlant deux véhicules. Une deuxième grenade dans les parages du palais des Arts vient d’être lancée.

Jusqu’où Nkurunziza est prêt à aller pour garder le pouvoir de force? Une chose est certaine ce terrorisme, ce sang des innocents qu’il verse le disqualifient de plus belle. Les burundais ne peuvent plus être dirigés par un homme aussi cruel et irresponsable.

(Sé) Pancrace CIMPAYE.

Lettre aux partis et coalitions politiques burundais actuellement en campagne aux côtés de Nkurunziza

À l’attention de :
1. Mr. Sylvestre Ntibantungaya (candidat de Ijambo)
2. Mr. Domitien Ndayizeye (candidat de RANAC)
3. Mr. Jean Minani (candidat de Frodebu-Nyakuri)
4. Mr. Gerard Nduwayo (candidat de l’Uprona)
5. Mr. Agathon Rwasa (candidat de Mizero y’Uburundi)
6. Mr. Jean de Dieu Mutabazi (candidat de COPA)
7. Mr. Jacques Bigirimana (candidat du FNL)
Messieurs,
En dépit de la cruauté des évènements consécutifs à la violation de la constitution
par Mr. Nkurunziza, vous avez choisi de lui venir en aide et de l’accompagner dans
ses mésaventures.
Pour cela, vous avez décidé de poser vos candidatures aux côtés de la sienne et
bien évidemment vous continuez comme lui à faire campagne comme si rien n’était.
En âme et conscience seriez-vous fières de vous-mêmes en allant totalement à
l’encontre :
– Des sacrifices qu’endure la population burundaise ; vos propres concitoyens ?
– Aux cris et aux appels à la raison de la société civile ainsi que les autres partis
politiques qui ont choisi la voie du peuple, qui est celle de la légalité ?
– De tous les efforts que l’ensemble de la communauté africaine et internationale
est en train de faire pour forcer Nkurunziza à mettre fin à cette course
mortifère ?
Pour ce qui nous concerne, au nom de la Communauté Burundaise de Belgique, le
comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi
– Constate avec étonnement et profonde déception le mépris que votre attitude
témoigne envers les accords d’Arusha et la constitution burundaise.
– Constate avec effarement le peu de considération que vous portez à l’égard de
la population burundaise qui jour après jour descend dans les rues pour
contester et exiger de Nkurunziza le strict respect de la constitution et des
accords d’Arusha.
– Constate avec consternation que les flots de sangs à travers tout le Burundi et
dans la capitale Bujumbura en particulier, ne vous font aucun effet.
– Constate avec indignation que les flux de réfugiés vers les pays voisins du
Burundi ne vous inspirent aucune compassion.
Ceci est d’autant plus troublant que certains d’entre vous sont de ceux qui ont
négocié les accords d’Arusha.
Comment peut-on comprendre, que d’anciens présidents de la république, que
d’anciens ambassadeurs et d’autres personnalités sensées être mieux éclairées pour
défendre un Etat de droit au Burundi, puissent souiller leur honorabilité en acceptant
de se mettre en compétition avec un hors la loi qui un certain 26 avril 2015 a décidé
d’ignorer les accords d’Arusha, de déchirer la constitution et qui au jour le jour verse
le sang de son peuple qui ne réclame qu’une seule chose :
Le strict respect de la constitution, celle-là même sur laquelle il a juré par deux
fois, respect et fidélité lors de son entrée en fonction.
Comme le dit l’adage : «Ikiza kirahera, mugabo igihemu kibi ntigihera».
Nous attendions de vous la dignité des « bashingantahe », aux côtés de votre
population pour exiger un retour à la légalité et à l’éthique démocratique.
Nous avons du mal à réaliser que du haut de vos titres les uns aussi
respectueux que les autres, vous puissiez faire montrer de si peu de
discernement en étalant au grand jour une telle étroitesse d’esprit et un tel
niveau d’opportunisme. Comme l’on dit : « ba mpemuke ndamuke ! »
Cependant, nous ne désespérons pas, c’est pourquoi :
– Nous vous demandons de faire montre d’un minimum de solidarité avec
votre peuple pour exiger la dignité et arrêter cette course déshonorante.
– Nous vous demandons de vous retirer publiquement et sans délais de
cette campagne qui ne rime à rien.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi,
réaffirme que le retrait de la candidature de Mr. Nkurunziza qui viole la constitution et
les accords d’Arusha, est une condition sine qua none pour la tenue des élections
régulières au Burundi.
Nous considérons que toute association à ce projet indigne qui viole les textes
fondamentaux du pays par Mr. Nkurunziza, est à la fois un acte de haute trahison
contre le peuple burundais et un acte de compromission de la paix et de la stabilité
de toute la sous-région.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise que traverse
le Burundi.
Fait à Bruxelles, le 27 mai 2015
Mames Bansubiyeko