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Quand les armes s’en mêlent…

Depuis ce 10 juillet 2015, c’est officiel, le tyran Nkurunziza doit ajouter dans le registre de ceux qui combattent son coup de force contre la démocratie et sa folie meurtrière, une résistance armée qui est à sa porte( Ngozi, sa province natale) dans la Kibira.

Bien que   le leadership de cette résistance ne soit pas encore annoncé officiellement, la joie est perceptible dans les cœurs des burundais. La sensation perceptible est que ce front armé est libérateur et protecteur. Notre micro baladeur dans Bujumbura a glané des confidences à travers lesquelles  soulagement, réconfort riment avec établissement d’un rapport de force salutaire.

Du côté des forces de défense et de sécurité que le dictateur Nkurunziza a partitionné en deux (ceux qui sont pour son troisième mandat et ceux qui sont contre) un soupir de soulagement est clairement exprimé: « Erega twari twarabuze isaganirizo. Nkurunziza yari yaratwirukanye twari twabuze  iyo tuja » ( Nous ne savions pas où aller. Nkurunziza nous avait chassé mais on n’avait pas où aller.) telle est la substance du message que nos reporters ont récolté auprès des forces de défense et de sécurité. Un des conseillers de Nkurunziza, conscient de la force de cette menace de la résistance armée, dira tout simplement: « Quand les hostilités se déclencheront, les ralliements s’effectueront comme ce que nous avons observé à la chute du pouvoir de Mobutu. Sans se voiler la face, tu penses que sans appuie budgétaire de la communauté internationale, donc sans la solde de l’armée, sans les salaires des fonctionnaires, les gens continueront à se battre pour mon patron? Pas du tout! Les gens vont lui tourner le dos et il risque de se retrouver seul. »

Ce capital de sympathie doit se mériter! La nouvelle résistance armée doit comprendre qu’elle a une lourde responsabilité de sauvetage. A cet égard elle doit mener une lutte propre, une lutte qui doit arrêter le sang des innocents qui ne cesse d’inonder les monts et vallées du Burundi. Cette lutte doit traquer les criminels et protéger les populations civiles innocentes victimes de la folie meurtrière de Nkurunziza.

Chers résistants, on vous jugera par vos actes, vous êtes le rempart de tout un peuple! Et votre tâche devrait être relativement facile car la dictature de Nkurunziza a une peur canine du langage des armes. Quand les armes s’en mêlent l’oligarchie de Bujumbura se fissure.

Andy Nyandwi.